Auteur : Daiya

Titre : Destinée, chapitre 6

Origine : Harry Potter (J'ai fini le 5 ! Je commence le 6 ! Et j'ai vu le film ! OUAIS !)

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à personne d'autre que J.K. Rowling. Je ne fais que les emprunter (pour le plaisir de les faire souffrir !)

Couple : futur HP/DM. C'est un POV de Draco.

Note : Je me fais pardonner en vous offrant un chapitre qui fait plu du double de celui de la dernière fois. C'est pour Noël lol. J'espère qu'il va vous plaire. En tout cas il s'y passe beaucoup de choses lol.

Je vous remercie pour tous vos petits mots, je suis sincèrement heureuse que ma fic vous plaise. Et grâce à vous je prends réellement du plaisir à l'écrire.

Je crois que l'on ne peut plus répondre aux reviews sur le chapitre, donc pour celles qui ne sont pas anonymes j'ai répondu par le nouveau système de ffnet (c'est à dire par mail.). Un énorme merci à Lightofmoon, Shima-chan, Swendaii, Niphredill, Ptit Bou, Aki, Lyj-chan, Cess et Puriel.

Un énorme merci également à Lilou et Gin, à qui je ne peux malheureusement pas faire de RAR. Laissez-moi vos adresses s'il vous plait, que je puisse vous répondre.

Cette fic est encore dédiée à ma méchante bêta. Je sais que tu aimes ce chapitre, et j'en suis méga trop ravie ! J'espère que la suite ne te décevra pas lol. En tout cas je te déteste, car tu es d'une cruauté sans nom avec moi. Et je me demande si je vais venir à la patinoire… (remarque je pourrais te faire tomber pour me venger… hum oui, pas mal comme idée !). Bisous quand même sale mioche.

--Destinée--

Chapitre 6

Avec un fracas volontaire, je pose mes livres sur la longue table de chêne.

A l'extrémité de cette même table, l'unique occupant lève brusquement la tête.

Ses yeux se plissent.

Les miens aussi.

Je tire la chaise et m'installe, mon regard toujours ancré au sien.

Il fronce un sourcil, et voir une nouvelle fois ce geste sur lui me laisse une drôle s'impression.

« Un problème, Potter ? » je lui demande, tandis que je sens déjà le bout de mes doigts s'imprégner de sa chaleur.

Il fait un rapide tour visuel de la bibliothèque, s'arrêtant quelques secondes sur les tables vides, puis accroche de nouveau son regard au mien.

« J'aimerai savoir pourquoi tu décides de t'asseoir ici, alors que la bibliothèque est pratiquement vide ? »

« Parce que je suis plus près du rayon potion. Je te dérange peut-être ? » je réponds avec une moue ironique significative.

Il soupire d'agacement.

« Bien-sûr que tu me déranges ! Je vais essayer de faire comme si tu n'existais pas même si ton aura malsaine commence déjà à m'étouffer. »

Je souris doucement tout en éparpillant des différents livres autour de moi.

« Je croyais que cela ne t'étais pas bien difficile… » je dis tout bas.

Je le vois relever la tête, ses cheveux en désordre retombant en mèches éparses sur son front.

« Qu'est-ce que t'as dis, Malfoy ? » me demande-t-il suspicieusement.

Posant mes mains à plats sur le meuble de chêne, je répète, en prenant bien soin de détacher chaque mot :

« Je croyais t'avoir entendu me dire, un jour, que ce n'étais pas bien difficile pour toi de faire comme si je n'existais pas. »

Je soutiens son regard, maintenant étonné, mais je regrette déjà d'avoir prononcé ces mots.

Au creux de mon corps, je sens ce drôle de tiraillement douloureux.

Il cligne des yeux plusieurs fois, son regard se faisant songeur.

Puis, agrippant mes yeux, si fort que je sens ce mal en moi devenir aigu, il me répond, un peu hésitant :

« Ouais. C'est exactement ce que je pense. »

Un léger sourire effleure mes lèvres.

Le chatouillement ailé fait subitement son apparition en moi.

« Tant mieux. »

Ma voix est calme, peut-être un peu trop.

Il baisse alors les yeux en soupirant doucement et reporte son attention sur son livre d'Histoire de la Magie.

Moi je continue à le regarder jusqu'à ce que le mal en moi devienne insupportable.

Lorsque je me décide à ouvrir le premier livre, seul ma haine frissonne légèrement.

Mes doigts, brûlants, tournent les pages à la recherche de ce que je recherche.

Je me sens douloureusement bien.

Et j'ai chaud.


Les derniers occupants s'affairent autour de moi.

Suçotant machinalement ma plume, je relis avec application les quelques lignes que je viens de rédiger.

Puis, reportant mon attention sur l'image du manuscrit, j'observe avec attention les éléments qui, un à un, rejoignent le chaudron.

« Il est l'heure de partir, jeune homme. » résonne une voix derrière moi.

Je hoche imperceptiblement la tête.

Quelque chose m'ennuie.

La potion, au premier abord, semble simple.

Cependant, la complexité réside dans l'association des différents composants, tous plus délicats les uns que les autres. Je referme le livre avec une certaine impatience.

Je le laisse avec regret sur la table.

J'aurais vraiment aimé pouvoir l'emprunter, mais c'est malheureusement impossible.

L'esprit toujours ailleurs, je quitte la bibliothèque.

Cette histoire d'âme sœur va être plus difficile à élucider que je ne le pensais.

« Draco ? »

Je sursaute légèrement et me retourne.

Depuis quand m'appelle-t-elle par mon prénom ?

« Qu'est-ce que tu me veux ? »

Ma voix claque comme un fouet.

Elle relève la tête.

« Je voulais savoir si tu allais bien. Depuis la dernière fois qu'on s'est vu tu ne m'as pas reparlé et… »

Je la regarde.

« Écoute, Parkinson, je n'ai pas le temps à perdre en bavardages inutiles. J'ai mieux à faire. Et tu m'excuseras, mais parler avec toi ne fait pas partie de mes priorités. »

« Partie de tes priorités ! Tu te fous de moi, Malfoy ! C'est toi qui est venu me voir pour qu'on passe plus de temps ensemble. Et ça ne semblait pas te déplaire, l'autre jour ! Il a suffit que Potter arrive, et te voilà redevenu un parfait connard. C'est lui qui te fait cet effet ! »

Je sens la douleur revenir, comme un poids nauséeux.

« Qu'est-ce que tu raconte ! » je crache « Potter n'a rien à voir là dedans. »

« Alors c'est quoi ton problème, hein ? »

Elle m'exaspère tellement…

« Mon problème ? Mon problème c'est que je n'ai pas envie de te parler, et je n'ai pas d'autre explication à te donner. »

Je vois ses yeux trembler légèrement.

« Je… »

Elle passe une main dans ses longs cheveux et me regarde de nouveau.

« Quand tu seras de meilleure humeur, on en reparlera, ok ? »

Elle me lance un regard déterminé et s'éloigne à grand pas.

Malgré l'agacement que j'éprouve à son sujet, je suis fier de sa volonté de fer.

Cependant ses enfantillages ne m'intéressent guère à cette heure-ci.

Je m'accroupis au sol et effleure le parquet glacé.

Gardant au creux de la paume l'intérêt de ce geste insolite, je me relève et rejoins ma chambre.


Les autres quittent peu à peu la salle tandis que je range mes affaires avec une lenteur exagérée.

Rogue est dans sa remise, et je dois attendre que la salle soit entièrement vide pour pouvoir l'y rejoindre.

Je ne dois pas me permettre de faire échouer mon plan.

Cependant, malgré le fait que personne ne semble m'entourer, je sais que je ne suis pas seul.

Mes cheveux se hérissent légèrement sur mon cou et le frisson ailé est là, en moi.

Il me regarde, et son regard, qui me brûle, est scrutateur.

Je le sens.

Je perçois ses pas derrière moi, je l'entends se rapprocher.

Lentement.

J'ai chaud.

La chaleur se diffuse dans mon corps à une vitesse incroyable.

Elle est si forte qu'elle monte jusqu'à mes yeux.

Ils me piquent douloureusement, et je sens une larme glisser sur ma joue.

Un peu honteux, un peu perdu, et surtout très en colère contre moi même et ce florilège d'émotions particulièrement incompréhensible, j'attrape mon sac et m'avance de trois pas.

La chaleur se fait plus douce, moins étouffante, mais elle est toujours là.

Et je ne comprends pas.

Je distingue un petit rire sarcastique dans mon dos, et je me retourne violemment.

Il me regarde, les bras croisés, dégageant une impression de suffisance inhabituelle qui pourtant lui semble naturelle.

« Que me vaut le déplaisir de ta vue, Potter ? »

Ses yeux se teintent d'ironie haineuse tandis qu'il comble la distance entre nous.

Je sens mon souffle se couper par l'arrivée trop conséquente de cette chaleur étouffante et insoutenable, mais je ne le montre pas, et soutiens son regard, ne vacillant pas le moins du monde.

« Je te retourne la question, Malfoy. » me rétorque-t-il tout bas, alors que ses yeux deviennent si foncés qu'ils en sont presque noirs.

Déglutissant péniblement, je réponds avec une assurance qui me surprends :

« Je dois voir Severus. »

Ses prunelles se font mi-étonnées, mi-amusées.

« Severus ? Comme c'est intéressant… Je me suis toujours demandé… Est-il bon, au lit ? »

« Pardon ! »

« Je te demande, Malfoy, si Rogue est un bon coup. Tu dois le savoir, toi qui passes tant de temps avec lui seul dans sa remise… »

Je ne sais pas si c'est cette foutue chaleur, ce tiraillement dans mon corps douloureux ou bien l'effarement face à ses paroles, mais je me sens brusquement happé par la haine.

D'un mouvement rapide et violent, je le plaque contre le mur, mes mains tremblantes de rages de chaque côté de sa tête.

Lui continue à me regarder de ses grands yeux sombres pleins d'aversion, pas le moins du monde effrayé par mon excès de rage.

« Et bien frappe, qu'attends-tu ? Je sais que tu aimes ça, Malfoy. Je sais que tu adores la violence. »

Et moi je sais surtout que je perds pieds, une nouvelle fois.

Ses cheveux caressent inconsciemment mes mains.

Elles frissonnent encore plus.

Et cette sensation de brûlure qui ne me quitte plus…

Il sent la violence qu'il y a en moi, et je perçois en lui une sorte de jubilation passionnée.

« Tu sembles bien sensible au sujet de Rogue, Malfoy. » continue-t-il d'une voix tranquille. Je vois sa tête s'approcher de la mienne, se glisser près de mon oreille.

Je sens son souffle brûlant sur ma peau.

Malgré moi, je ferme les yeux.

Dans l'espoir d'avoir moins mal.

« Mais ne t'inquiète pas… Je ne dirais rien… » continue-t-il, murmurant. « A moins que tu ne m'y obliges… »

La douleur devient insupportable.

J'ouvre les yeux et m'éloigne de lui à grands pas.

Je recherche le froid, je recherche le calme.

Je recherche tout l'inverse de ce que je ressens quand je suis près de lui.

La porte de la remise s'ouvre soudain.

Rogue pénètre dans la pièce et me regarde avec étonnement.

« Draco, que fais-tu ici. »

J'entends son soupir, comme un éclat de rire étouffé.

Notre professeur de potion le perçoit aussi, puisque sa tête se lève brusquement.

« Potter, puis-je savoir ce que vous fichez ici ? »

« Rien professeur. Je finissais juste de ranger mes affaires. » répond le diable d'une voix parfaitement angélique.

Le connard.

« Déguerpissez d'ici immédiatement, si vous ne voulez pas que je vous enlève des points pour insolence à un professeur. »

Il passe près de moi, faisant débouler la violence de ces émotions dans mon corps.

Je ne le regarde pas.

Dès que la porte claque, dès que ses pas se sont éloignés dans le couloir, je reprends enfin mon souffle, laissant mon corps se détendre doucement.

« Que veux-tu, Draco ? »

La voix douce de Rogue me fait revenir à la réalité du moment.

« J'aurais besoin de votre aide, Severus. »


Je regarde avec un certain émerveillement le chaudron devant moi.

Je n'ai jamais vu une potion de couleur aussi belle…

Elle est d'un gris profond, étincelant, à l'allure à la fois veloutée et chaude.

Elle tourne doucement dans le sens des aiguilles d'une montre, paisible.

Hypnotisante.

Sans la quitter des yeux, j'attrape les quelques flacons pour les remplir de potion.

Puis je saisie délicatement ce que j'ai ramassé au sol hier soir et le glisse dans le premier flacon.

Le cheveux de Parkinson se dissout rapidement dans le liquide frémissant.

Je me penche sur mes notes.

Normalement, si la personne est celle escomptée, sa couleur devrait se mélanger à la mienne. Elles devraient fusionner.

Hum.

Le vert de se mêle pas à l'argent. Au contraire, elles se repoussent.

Merde.

Ce n'est pas à elle.

Cela aurait été beaucoup plus facile… tellement plus facile…

Je soupire sourdement.

Je sens que cela ne va pas être une partie de plaisir.

Pourtant, je n'ai pas le choix.

Tant que je n'aurais pas fait ce que je dois faire je ne pourrais pas me regarder dans la glace sans voir le visage de mon père se superposer au mien.

Alors je dois le faire.

J'y passerai toutes les nuits de ma vie, mais je trouverai cette fichue âme-sœur.

Je passe alors ma soirée à essayer de mélanger cette foutue potion avec ce que j'ai pu récolter, même des Gryffondors, mais rien n'y fait.

Aucune alchimie, même pas un semblant d'alliance

Strictement rien.

À trois heure du matin, épuisé, je décide d'aller me coucher.

Je suis terriblement déçu.

Si mon âme sœur se trouve au fin fond de la Russie, ou en Australie…

Le temps que je la trouve, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom aura déjà exterminé tous les sorciers d'Angleterre, voire même le monde entier, et mon père règnera à ses côtés, fier.

Contrarié comme jamais, je rebouche les différentes fioles encore inutilisées avec une certaine difficulté à cause de ma fatigue, vidant quelques unes sur mes doigts.

Pestant contre ma maladresse, je me rends à ma salle de bain.

Cependant la douche ne fait que m'épuiser encore plus.

Je m'enroule dans un drap de bain, je rejoins ma chambre.

Inconsciemment, mon regard se pose sur le chaudron et les fioles.

Je manque alors de m'étrangler.

Au milieu des flacons encore vierges de tout essai de distingue trois fioles d'un or éclatant.

Toute fatigue oubliée, je me rue sur mon bureau et attrape précipitamment les objets responsables de mon trouble.

Je lâche une exclamation étonnée.

La fusion est parfaite.

Vraiment parfaite.

Aucune trace de ma couleur. Juste un doré flamboyant.

Je me mets à rire nerveusement.

J'ai réussi !

J'ai trouvé mon âme sœur.

Elle est ici. À Poudlard.

Près de moi.

Ma joie retombe pourtant rapidement.

Comment cela se fait-il que ces fioles soient de cette couleur ?

Comment le mélange a-t-il opéré ?

Je suis sûr que ces flacons étaient inutilisés.

J'en suis persuadé.

Alors…

Seuls mes doigts sont entrés en contact avec la potion.

Cela veut dire que c'est quelqu'un que j'ai touché avec mes mains aujourd'hui.

Je m'assois et refais le cours de ma journée.

Il y a eut Crabbe et Goyle ce matin lors de notre altercation.

Hum, j'espère que ce n'est pas l'un deux…

Enfin, ce ne serait pas logique (et complètement répugnant).

Cependant je ne dois pas prendre de risque, il faudra que je vérifie.

Il y a eut cette fille de sixième année, Lola quelque chose, mais j'ai déjà essayé, et ce n'est pas elle.

Il y a eut Rogue.

Mais Rogue est vieux, c'est mon parrain (un peu comme un père de substitution).

Non ce n'est pas possible.

À contrôler tout de même.

Je plisse les yeux tout en cherchant d'autres personnes, mais rien ne me vient.

Je crois bien que c'est tout.

Ou du moins tout ce dont je me rappelle.

Non…

Il y a eu aussi…

Lui..

Potter.

Mais…

Non. Non, ce n'est pas Potter, c'est tout bonnement improbable.

Une vérification ne servirait à rien n'est-ce pas ? Puisque ça ne peut pas être lui.

Je…

Je porte mes mains à mes tempes.

Ma fatigue refait surface, terrassant mes dernières forces.

Déposant précautionneusement les petites bouteilles de verre, je me dirige vers mon lit et me glisse frileusement sous ma couette.

Mon corps nu frissonne légèrement sous la caresse du drap.

Je me recroqueville sur moi même, sentant le sommeil me gagner.

Ça ne peut pas être lui…

Ça ne peut…


Parkinson fait claquer sa langue sur son palet et lève les yeux au ciel.

Je me retiens de ne pas sourire.

« Franchement Draco, quelques fois je me demande comment tu fais pour avoir d'aussi bons résultats ! »

Je souris orgueilleusement.

Elle me coupe avant que je n'ai pu ajouter quoi que ce soit.

« Ne dit rien ! » s'exclame-t-elle en brandissant son doigts de manière menaçante « Ou je te laisse peiner sur ton devoir de Niorks à huit têtes. »

Elle penche à nouveau sur nos notes.

Je ressent un certain regret que mon âme sœur ne soit pas Parkinson.

Nous aurions formé un couple si parfait…

« Par la barbe de Salazar tu m'écoutes Draco ? »

« Oui, je t'écoute Parkinson. Pas besoin d'hurler comme un cochon qu'on égorge. »

Ma plaisanterie ne semble pas l'amuser, mais elle ne la vexe pas non plus.

« Qu'est-ce que j'ai dit, alors ? » s'enquit-elle, fière de me piéger.

« Que les Niorks ne sont puissants que la nuit et seul le bruit de la mer les endort. »

Son regard se fait furieux.

« Tu m'exaspères. » grommelle-t-elle en attrapant sa plume « Si tu es si intelligent, fais donc ton devoir tout seul. »

Alors que je m'apprête à rétorquer quelque chose à propos des femmes et de leur mauvaise humeur coutumière, je me sens brusquement arrêté par un bruissement d'aile à l'intérieur de moi.

Il vient de passer devant notre entrée.

Je me lève brusquement, faisant voler la table et son contenu.

« Qu'est-ce qui te prend, Malfoy ? » s'exclame ma compagne de travail avec agressivité.

« J'avais oublié que Rogue voulait me voir à propos des rondes que je fais le soir. » je réponds rapidement tout en enfilant ma cape. « Je reviens. Finis sans moi. »

Je m'élance hors de la salle commune.

Je me sers de sa chaleur pour le suivre et le rattraper.

Je le vois assis sur un banc.

Seul.

Pensif.

Luttant contre l'envie irrépressible de m'imprégner jusqu'à en ressentir la brûlure, je me dirige à pas lent vers lui, prenant bien soin de ne faire aucun bruit.

Cependant, il m'entend et se retourne vers moi.

L'air devient d'un seul coup électrique.

« Que fais-tu là, Malfoy ? Quel sale coup tu es en train de magouiller encore ? »

« Moi ? Rien du tout ! Je me baladais, c'est tout. » je réponds innocemment.

Il renifle avec mépris et saute du banc.

« Dans ce cas là je me barre. »

Merde.

S'il part mon plan échoue.

Avant qu'il ne s'éloigne je lui accroche le bras.

« Quoi ! Lâche moi Malfoy. »

Il faut que je parvienne à avoir l'un de ses cheveux.

Par Merlin que ce contact me répugne !

Et me brûle…

« Ne recommence plus jamais à t'occuper de mes affaires, Potter, et encore moins à parler de Severus en ces termes. » je commence d'une voix sifflante.

Presque inconsciemment mon corps se rapproche du sien.

« Dans une petite bouche abjecte comme la tienne, c'est une véritable insulte, Potter. »

Il me regarde avec insistance et se net à rire avec sarcasme.

« Mais c'est plutôt moi qui salis ma bouche en prononçant vos noms. Ce sont eux qui sont abjects. Comme vos personnes. »

J'attrape violemment ses cheveux et tire sa tête en arrière.

« Ne joue pas au plus malin avec moi, Potter. Tu sais lequel de nous deux est le plus fort. Alors ferme ta petite gueule de con. »

Je le relâche avec force, et il garde avec peine son équilibre.

« Je te laisse avec ta connerie. »

Je me retourne avec grâce et mépris, et rejoins le château.

Tout en gravissant les escaliers, j'ouvre mon poing.

Au creux de ma paume je distingue quelques cheveux bruns.

Par Merlin, faites que ce ne soit pas lui…


Les yeux posés depuis vingt bonnes minutes sur le flacon de verre, je le retourne une nouvelle fois la fiole entre mes doigts tremblants.

D'un or magnifique, pur.

La couleur de mon âme sœur et moi, de notre fusion parfaite.

Je sais qui c'est.

Et je crois que j'aurais aimé jamais le savoir.

Je secoue la tête comme pour chasser toutes ses pensées de ma tête.

En ce moment j'aimerai moi aussi avoir une pensine.

Je pose la petite bouteille sur mon bureau et me munie de ma baguette.

Je jette un sort de propreté en direction du meuble en merisier.

La première fois, la fiole a explosé en mille morceau.

L'union était trop puissante, le verre a cédé sous la pression presque immédiatement.

Lorsque j'ai recommencé, j'ai mis une toute petite quantité.

À ma couleur grise s'est ajoutée la sienne, rouge sang.

Elles ont tourbillonné avec violence, se mêlant l'une à l'autre dans une alchimie d'une beauté inouïe.

Je ne sais pas quoi faire.

Je ne sais vraiment pas.

C'est… mais c'est tout bonnement impossible.

J'ai du me tromper, la potion est mauvaise.

Oui c'est ça !

J'ai mal préparé la potion.

Je…

Non ce n'est pas ça.

CE N'EST PAS CA !

Pris d'un excès de rage je saisis le flacon doré et le jette violemment contre le mur.

Il se brise en une explosion bruyante, des gerbes de couleur or emplissant ma chambre.

Je sens ma colère se craqueler devant ce feu éblouissant.

Je ne comprends pas.

Mais il n'y a pas d'autre explication.

La potion est parfaite.

Et surtout, elle est infaillible.

Je me mets alors à crier de toute mes forces.

Pourquoi ai-je décidé de savoir ?

Pourquoi ne suis-je pas resté dans l'ignorance la plus totale, elle qui est si facile?

Je ne peux pas.

Je ne peux pas accepter ça !

C'est au dessus de ce que je peux supporter.

C'est au dessus de ce que je peux imaginer…

Je ne peux pas me résoudre à accepter.

C'est au dessus de mes forces…

Le visage de ma mère s'impose à mon esprit, comme pour me narguer.

Je n'ai pas le choix.

Je n'ai aucune autre issue possible.

Je sois l'accepter.

Je dois accepter le fait que Harry Potter soit mon âme sœur.

A suivre…

Hum voilà voilà !

Je ne pense pas que l'âme sœur était une surprise pour vous mdr, mais pour Draco s'en est une énorme !

A votre avis, comment va-t-il réagir ?

J'espère en tout cas que ça vous à plu.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

A bientôt (c'est promis !)

Daiya --Petit papa noyeeeeeeeeeeeeeeel, quand tu descendra du cieeeeeeeeeeeeeeeeeel…--