Auteur : Daiya
Titre : Destinée, chapitre 7
Origine : Harry Potter
Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à personne d'autre que J.K. Rowling. Je ne fais que les emprunter (pour le plaisir de les faire souffrir !)
Couple : futur HP/DM (ça vient… lol). C'est un POV de Draco.
Note : Ce chapitre n'était pas prévu pour tout de suite lol. En fait je n'ai pas eu le temps d'écrire depuis la rentrée. Mais je m'y suis mise hier soir et… hop ! J'espère qu'il va vous plaire… Ma bêta adore, moi je n'aime que la fin…
Merci du fond du cœur pour vos reviews, elles me touchent sincèrement. Je remercie donc une nouvelle fois (j'ai répondu à vos reviews par mail) : Lightofmoon, Shima-chan, Aki, Ptit bou, Swendaii, Lors Ma-koto Chaoying, Allima, Lyj-chan, Niphredill, Puriel.
Un énorme merci également à Slydawn, ChibiMania et Miss DiAs. Je ne peux malheureusement pas répondre à vos reviews. Laissez-moi votre mail.
Cette fic est toujours dédiée (et ce jusqu'à la fin), à ma tite moyenne rien qu'à moi (je ne suis pas partageuse mdr). Je suis vraiment heureuse que Destinée te plaise (au départ c'était pas gagné…). En tout cas merci pour tout, ta bêta et ta gentillesse. Je t'adore. Et dommage pour mon anniversaire, j'aurais vraiment aimé que tu sois là (tu peux même pas passé en coup de vent ? S'il te plait…). Je t'embrasse fort fort fort ma sale mioche.
--Destinée--
Chapitre 7
Le regard qu'il darde sur moi ne laisse aucun doute sur ces sentiments tumultueux qui l'étouffe.
Son poing vient rencontrer ma mâchoire. Il claque en un bruit mat dans le silence du couloir sombre.
Il tire mes cheveux en arrière et me regarde d'un air satisfait.
« Qu'est-ce qui t'arrive, Malfoy ? Où est passée cette force légendaire dont tu te glorifies à longueur de temps ? Serais-tu faible, Malfoy ? »
Je me retourne brusquement, inversant la situation.
« Pourquoi faut-il que tu sois toujours dans mes pattes, Potter ? Tu ne peux pas vivre trop loin de moi, c'est ça ? »
Son insouciance m'horripile.
J'ai envie de cracher ma haine sur lui, comme je l'ai fait tant de fois.
Pourtant je ne le ferai pas. Je ne le peux pas.
« Ferme ta gueule, Malfoy. » réplique-t-il tout en tentant vainement d'échapper à mon étreinte.
Ses yeux jettent des éclairs.
Malgré moi je souris.
« Qu'est-ce qui t'amuse, hein ? » aboie-t-il « T'es vraiment un sale connard prétentieux. Tu te crois supérieur, c'est ça ? Tu penses valoir mieux que nous dans ce bas monde ? »
Ses mains agrippent ma chemise pour me rapprocher de son corps.
Je brûle
« Et bien laisse moi te dire que tu te trompes. »
Je soupire.
Je suis las.
Je ne sais même plus comment on en est venu là. Une raison aussi futile que les précédentes.
Cette dispute me fatigue.
Il me fatigue.
Cette chaleur me fatigue.
Je veux juste qu'il s'éloigne de moi.
Je veux juste qu'il me laisse en paix.
Je le lâche doucement et recule de quelques pas.
Il ne perd pas un instant et attrape sa baguette.
« Tu te défiles, Malfoy ? »
Je lui jette un regard mauvais.
« Je ne me défile jamais, Potter. Tu m'épuises avec tes remarques. Tu m'épuises avec tes gamineries. J'ai juste envie que tu me laisses tranquille. »
Un sourire ironique se forme sur ses lèvres ourlées.
Il s'avance d'un pas de prédateur.
Il ne m'effraie pas. C'est juste cette chaleur qui me fait peur.
« Pourquoi tu fuis, Malfoy ? Tu crains que je te domine ? »
Mais il ne comprend rien !
« Ferme ta gueule. Va jouer ailleurs, Potter. »
« Oh ! Le petit Prince est fatigué ? Ta vie de château te manque, peut-être ? »
Il va trop loin, et il ne s'en rend pas compte.
Il continue sa tirade et son approche, tout en pointant sur moi sa baguette.
« Mais non ! J'ai compris ! Je ne suis pas assez infecte pour toi, c'est ça ? Tu ne vois pas assez de pourriture en moi, comme il y en a dans chacun des membres de ta petite famille. »
Ma haine revient, puissante et dévastatrice.
Elle roule ses vagues en moi, laissant juste derrière elle une douloureuse envie de mort.
J'attrape violemment son poignet, et le fais tomber au sol.
Il gémit.
J'écrase mon corps sur le sien.
Je veux qu'il souffre.
« Ne redis plus jamais rien sur ma famille Potter. Ou je te tue. »
J'appuie mon pousse sur sa carotide. Il tremble.
Mais la jouissance n'est pas là.
La jouissance à laissé place à une étrange souffrance.
Je ressens alors brusquement sa chaleur contre mon doigt.
Contre mon corps.
Je ressens sa douleur.
Et elle me fait mal.
Je m'écarte d'un bon.
Et je cours.
Vers une inexorable illusion.
Je cours…
J'ai rêvé de lui, cette nuit.
Je ne sais pas pourquoi, pourtant il était là.
Près de moi.
Et j'étais bien.
Si bien.
Je me sentais entier.
Moi même.
Je me sentais vivre.
C'est étrange.
Ce rêve est étrange.
Cette sensation quand je pense à lui est étrange.
Je me perds dans cette étrangeté, je me perds dans cette douceur.
Je perçois une lumière au bout du chemin sombre et tortueux de ma vie.
Je m'éloigne d'elle, mais elle me suit.
Et je me demande pourquoi cette lumière calme les battements effrénés de mon cœur.
Pourquoi je ne fuis plus si ardemment cette lueur dans le labyrinthe de ma vie, pourquoi je ralentis le pas pour qu'elle me rattrape.
Les ailes de ma haine sont douces.
Cette sensation en moi est apaisante.
L'éclat de ses yeux est si vrai de perfection dans mon esprit.
Pourquoi ?
Pourquoi ce rêve ?
Je ne sais pas.
Toutes ces questions qui tourbillonnent dans ma tête…
J'ai peur…
Un peu…
Infiniment…
Trop ?
J'ai l'impression d'être un funambule aveugle.
De risquer ma vie à chaque pas.
A chaque mot.
A chaque pensée.
L'adrénaline du début a laissé place à une panique sans nom.
Je n'aime pas avoir peur.
Je n'aime pas ne pas être maître de moi même.
Je n'aime pas cette pensée que j'ai de lui.
Je me demande pourquoi la lumière prend la forme son visage.
Mon regard fixé sur sa nuque, je réfléchis laborieusement.
Ma vie semble depuis ces derniers temps s'appesantir, comme un film que vous suivriez au ralenti. Je la regarde défiler devant mes yeux sans sembler en être l'acteur principal.
Je me vois vivre, mais je n'arrive pas à penser, comme si je n'étais pas réellement ce moi que je vois.
J'ai la sensation d'être dans un rêve cauchemardesque, un songe de coton aux allures d'apocalypse.
J'essaie désespérément d'appuyer sur stop, de couper ces images qui me hantent, de fuir ce presque corps, cette presque vie.
J'aimerai m'enfermer dans une bulle opaque et laisser mon âme s'y reposer.
Peut-être qu'une éternité de silence et de vide serait la meilleure solution.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas grand chose en ce moment à vrai dire.
Je regarde sa nuque et je réfléchis.
Depuis ces quelques jours, je ne fais que ça, réfléchir.
Je n'ai toujours pas accepté.
Il le faut pourtant, mais je n'y arrive pas.
Comment oublier ces années de haine, de méchanceté, de coups bas ?
Je voudrais tellement fuir ce destin qui est le mien.
Être quelqu'un d'autre, débuter une nouvelle vie.
J'ai pensé à partir.
M'exiler loin d'ici.
Mais je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas quitter l'Angleterre en sachant ce qui va se passer.
En laissant mon père matérialiser cet enfer.
Mais comment penser que la clef est ça ?
Comment accepter cette idée ?
Comment la réaliser ?
Je ne sais pas.
Je n'en sais rien, et c'est bien ça le pire.
Je le regarde et j'ai peur.
Peur de ce que cela implique, peur de me tromper, peur d'échouer.
Peur de lui.
Cette peur me broie le ventre, laissant une panique au goût amère au bord de mes lèvres.
Je me pose tellement de questions que ma tête ne suit pas. Un mal enserre mes tempes, comme pour me rappeler que je suis vivant. Que je suis un être humain.
Que je suis une partie de la survie de cette planète.
Et que cette autre moitié est en face de moi.
Mon ennemi.
Mon âme sœur.
Je le regarde, et il doit le sentir puisqu'il se retourne et plonge ses yeux de haine dans les miens, perdus.
Ses lèvres remuent, prononcent des mots silencieux mais tranchants.
Je lui réponds.
Son regard se fait stupéfait.
Puis je quitte la salle.
Et il me suit.
Je le sens.
Je dois le faire.
Vais-je y arriver ?
Ai-je le choix ?
Non.
Pourtant je doute.
Pourtant j'ai peur.
Le froid cinglant m'étreint de son manteau glacial.
Resserrant autour de mon corps frigorifié les pans de ma cape, je lève les yeux au ciel.
Gris.
Triste à en pleurer.
Un air chaud vient soudain m'envelopper, et je soupire doucement.
Je fais quelques pas en avant, mais la chaleur persiste.
Elle chatouille délicieusement ma peau meurtrie par la froideur de cette journée d'hiver, elle s'insinue dans mes pores, rejoint peu à peu ce frémissement ailé tapi au creux de mon être.
J'ai peur.
Je résiste difficilement à l'envie de courir.
De m'enfuir.
Loin de cette douce chaleur qui s'approprie effrontément mon corps.
Je la maudis.
Je le maudis.
« Tu voulais me parler Malfoy ? » raisonne une voix derrière moi.
Mon cœur manque un battement.
« Oui. » je réponds simplement.
Je me dirige sans un mot vers les bancs.
Ses pas suivent les miens.
« Qu'est-ce que tu fous ? Tu crois que je suis ton chien ou quoi ? » peste-t-il tandis que je m'assoie délicatement sur le bois rugueux.
Je ne réponds pas.
Je sais que cela attise davantage sa colère, mais je dois d'abord calmer la mienne avant toute chose.
Ses ailes sont trop douloureuses. Insupportables.
« Malfoy, espèce de connard, tu me réponds oui ou non ? Oh et puis merde ! Je ne vois même pas pourquoi je t'ai suivi. »
Je tourne la tête vers lui, je vois son corps tendu par la rage s'éloigné.
« Reste-là . » je tonne d'une voix impassible.
« Et pourquoi je ferai ça, hein Malfoy ? Pour que tu m'emmerdes une fois de plus ? Je ne suis pas d'humeur. Alors fiche-moi la paix. »
Il débite sa tirade pleine de mépris en me tournant le dos.
Il est rempli de rage, tellement que je la perçoit autour de lui, comme une carapace inébranlable.
« Je dois te parler de quelque chose d'important. Quelque chose qui te concerne. Je dois te parler de l'avenir de ce monde. Maintenant libre à toi de partir. J'aurais fait ce que je devais faire. »
Je porte mes mains à mes lèvres et souffle doucement au creux de mes paumes.
Je regrette de ne pas avoir pris mes gants.
J'aurais dû prévoir que le temps serait aussi glacé.
J'ai peur
Cette chaleur illusoire ne me réchauffe en rien.
Je n'ai pas vraiment froid en fait.
Pourtant je tremble
Imperceptiblement
Je me demande si les températures vont s'adoucir.
Va-t-il neiger pour Noël ?
« La neige, c'est la pureté. La neige, c'est ce qui te prouve qu'il y a encore de l'espoir. Que le monde n'est pas tout à fait perdu. La neige, c'est la vie, Draco. Ne l'oublie pas. »
Elle aimait tellement ça…
J'ai si peur…
La chaleur se fait alors plus forte.
Je ferme les yeux
Imperceptiblement
« Qu'est-ce que tu entends par là, Malfoy ? »
Mon cou se tend vers la droite.
Ses yeux me sondent, brillants.
Vivants.
Je déglutis.
Il se rapproche.
J'étouffe
« Je connais un moyen d'en finir. Mais je ne peux rien faire tout seul. » je commence.
Mes mains se serrent douloureusement l'une contre l'autre.
« J'ai besoin de toi. »
Je vois ses yeux s'ouvrir sous la surprise. Je voix sa bouche s'entrouvrir en un son muet.
J'attends sa réponse.
Mais elle ne vient pas.
Il s'assoit sans un mot près de moi sur le banc.
Je ne le quitte pas du regard, lui fuit le mien.
Nous restons là, silencieux, lui observant le sol humide, et moi regardant sa joue rebondie rougie par le froid.
Un pas a été franchi.
Un pas avant des milliers de kilomètres.
J'espère qu'il neigera pour Noël.
A suivre…
Hum hum… Alors, verdict ?
Je n'en suis pas pleinement satisfaite, alors votre avis serait le bienvenu…
J'espère tout de même que ce chapitre vous a plu. On entre dans le vif du sujet… ;)
J'espère pouvoir publier bientôt.
En attendant je vous laisse.
Je vous embrasse
Daiya
