Auteur : Daiya
Titre : Destinée, chapitre 9
Origine : Harry Potter
Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à personne d'autre que J.K. Rowling. Je ne fais que les emprunter (pour le plaisir de les faire souffrir !)
Couple : futur HP/DM. C'est un POV de Draco.
Note : Voilà un nouveau chapitre ! J'espère qu'il va vous plaire… Il change un petit peu d'orientation… Donnez moi votre avis ;)
Je n'ai malheureusement pas le temps de répondre à vos reviews, excusez-moi… (ma vie est un peu mouvementée en ce moment, je perds presque même l'envie d'écrire… :( ). Mais je vous remercie, et je ne vous remercierai jamais assez, de me lire et de me laissez vos commentaires. Merci mille et une fois. Gros bisous à : Lightofmoon, Swendaii, Allima, Yochu, Shima-chan, Niphredill, Yza, Misskazimir, Miss Malibu, Lyj-chan, Miss DiAs, Ayame, Ptit bou, Dia.
Merci à ma béta. J'espère que tu vas aimer ce chapitre… (peut-être aurais-je droit à une review ! Lol). Gros bisous, je t'adore.
--Destinée--
Chapitre 9
Malgré la fatigue qui embrume peu à peu mon cerveau, je ne peux m'empêcher de rester éveillé. La délicieuse sensation de bien être que je ressens est trop intense pour que je veuille m'en détacher. Alors je la savoure, seconde par seconde, comme un liquide d'éternelle jeunesse.
L'apaisement coule dans mes veines, sang de vie et non de mort, sang nouveau. Sang réel.
Un sang que sans lui je n'aurais pas, je ne goûterais pas. Sang d'immortalité que je sens me parcourir, immortalité devant sa présence, immortalité devant ce qui fait de moi un être vivant, un être de vie qui vit, qui respire, qui est là. Grâce à lui je sens la vie. Je la sang. Je le sens lui. En moi. Présent dans ma chair, dans mon esprit, dans mon corps, dans mon cœur ?
Je le regarde, assoupi devant moi, respirant l'innocence, la pureté. Un ange. Trop immaculé pour mes yeux sales. Pour mon être noirci par la vie.
Et pourtant il est pour moi.
C'est écrit.
C'est écrit mais… mais moi je n'y arrive pas…
Je n'arrive pas à me dire que c'est lui, ou plutôt que je suis pour lui.
Moi…
La douceur de ses traits devant mon regard me fait fondre…
Par Merlin c'est fini…
Je ne peux désormais plus me séparer de lui…
Comment est-ce arrivé ?
Je ne sais fichtrement pas, et pourtant c'est là, enfouit en moi, trop enfoui dans mon âme pour en disparaître, même pour tenter ne serait-ce que de le faire un tant soit peu s'estomper .
Je n'y arrive pas. Je ne le veux pas.
Je ne sais pas pourquoi…
Je ne sais pas grand chose, et encore moins tandis que je le regarde, tendrement, endormi dans mon fauteuil.
Je sais juste que je ne veux pas que ça parte de moi.
Je ne le veux pas parce que c'est trop bon, c'est douloureux et dur, mais c'est divinement trop bon…
Comment être passé de la haine à ce sentiment si doux en un temps si court ?
Je ne le sais pas… Ça serait trop con de dire que de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas… Ce n'est pas ça… C'est plus que ça, c'est…
Il soupire.
Je me redresse en même temps que lui.
Il se frotte les yeux dans un geste respirant la tendresse et la sensualité.
Par Salazar, je ne peux plus me passer de sa vue.
De cette chaleur…
Il s'étire avec une grâce insoupçonnée et me regarde, ses yeux plein de fatigue perdus devant ma présence.
« J'suis où ? » demande-t-il, semble-t-il plus au silence de ma chambre qu'à moi.
Sa voix rendue rauque par le sommeil fait naître une multitude de petit frissons au creux de mes reins.
« Tu es dans ma chambre, Potter, sois pas con. » ma voix respire l'ironie.
Je sais que ma remarque le brusque.
Mais je ne suis pas encore prêt à accepter ce qu'il me fait ressentir.
Et comme tout ça vient de lui, je me venge sur sa personne. Sur qui d'autre, d'ailleurs ?
Il me jette un regard mauvais, puis s'extirpe du fauteuil tant bien que mal.
Les deux pieds à plat sur le sol, il chancelle.
Moi je reste là, assis à même le sol, le regard posé sur lui.
Je ne peut pas bouger.
Il fait abstraction de mon regard, bien qu'il le sente, je le sais.
Il fait quelques pas dans la pièce pour retrouver son équilibre, et se tourne enfin vers moi.
La lueur assassine présente dans ses yeux ébranle légèrement mon assurance, mais je n'en laisse rien paraître. Je ne serai pas faible devant lui. Jamais.
« Malfoy, si ton père te voyait il aurait honte de toi. On dirait une loque avachi comme tu l'es par terre. »
Le coup porte, bien plus qu'il ne le croit.
Et comme un con je me relève. Son air satisfait si exaspérant vient immédiatement animer ses traits.
« Comme tu es obéissant ! Un vrai petit chien. Tu finiras toutou de Voldemort, c'est dans tes gènes. »
« TA GUEULE. » je scande.
Je suis fatigué, il me met à bout. S'il continue je ne pourrait plus me retenir. Je vais le frapper jusqu'à ce qu'il se taise. C'est plus fort que moi.
Et je ne veux pas lui faire du mal.
« Arrête ça tout de suite, Potter. » je continue plus calmement.
Pourtant je tremble.
« Et pourquoi donc, hein ? »
Son agressivité est telle que je ne la comprends pas. Je n'arrive pas à cerner pourquoi il semble si énervé contre moi depuis son réveil.
« Parce que nous avons déjà eu cette conversation. Parce que si tu es là c'est parce que tu le veux et que moi aussi. Parce que justement je ne veux pas être le chien de Voldemort. Alors arrête de t'énerver contre moi. Je n'ai pas envie de devenir violent, Potter. »
Il soupire doucement. Mais je sais qu'il n'est pas calmé. Je sais que sa rage va revenir d'un instant à l'autre.
Et elle ne tarde pas.
Je me sens soudainement plaquer contre le mur, entre mon bureau et la fenêtre victorienne, sa force nerveuse concentrée dans ses petits bras fins, son corps arqué de colère contre le mien.
« Justement, Malfoy, il y a certains points à éclaircir, si tu veux mon avis. » persifle-t-il, toute haine dehors. « Pourquoi tu veux m'aider, hein ? C'est assez louche, comme action. N'est-ce pas justement un mauvais coup de ta part ? Un de plus parmi tant d'autres déjà à ton palmarès ? Pourquoi toi, pourquoi moi ? Pourquoi dans ta chambre ? Pourquoi tu m'as laissé dormir et tu m'as regardé comme un con que t'es ? Et pourquoi, bordel, tu ne veux pas me frapper ! Avant ça te dérangeait pas, n'est-ce pas ? Pourquoi t'es aussi bizarre, Malfoy ? Pourquoi ? »
Ses yeux creusent les miens violemment, il me fait mal juste de cette façon, parce que son regard me brûle, pas comme cette chaleur que j'apprécie tant, mais il me brûle pour me faire mal. Potter veut me faire mal. Et moi je n'y arrive pas.
« Réponds à mes putains de questions, Malfoy. »
Il me pousse davantage contre le mur, je sens la tenture des rideaux me rentrer dans le bas du dos.
J'attrape doucement ses poignets et le retourne contre le mur.
Il sous-estime toujours ma propre force.
Je colle mon front au sien. Durement.
Il veut un corps à corps de haine, je peux lui en donner un.
Mes ongles pénètrent la peau fine de ses bras.
« Cesse tes questions inutiles. Trop de pourquoi ne mènent jamais à rien. Alors par pitié arrête ton rôle de petit pré pubère, Potter. Si c'était un coup monté, je t'aurais fait du mal pendant ton sommeil. Si ça c'est pas une preuve de mon bon vouloir… »
Je prends le temps de respirer.
Surtout, ne pas s'emballer.
« Maintenant casse-toi. Rentre dans ta chambre, laisse moi tranquille. On se voit demain à vingt-heure à la bibliothèque. Pas avant. »
Je le relâche aussi violemment que je le maintenais contre le mur, et m'éloigne de lui.
Je murmure une incantation et un petit feu commence à crépiter dans l'âtre de ma cheminée.
Je l'entends ranger ses affaires et quitter ma chambre sans un bruit, sans un mot.
Je m'assois sur le fauteuil qu'il a habité durant quelques heures.
Sa chaleur y est toujours inscrite, son odeur flotte encore autour de moi.
Je ne vais pas dormir.
Je vais juste rester devant le feu.
Je vais juste réfléchir.
Je vais juste… penser à lui…
Le repas ce soir me semble insipide.
Comme tous les repas depuis quelques temps.
Potter est la, lui aussi.
Je sais qu'il me dévisage.
Je le fais aussi.
Je l'observe quand il ne le fait pas.
Lui aussi.
Mais nos regards sont différents.
Le mien est extérieurement indifférent, quoique insistant.
Le sien est interrogateur, un peu perdu.
Il ne sait pas quoi penser. Il ne sait pas comment interpréter cette situation.
J'ai envie de lui crier que moi aussi, que je ne comprends pas ce qui m'arrive. Mais je ne le peut pas.
Je ne le peut pas parce que ses sentiments sont pas les miens.
Lui est toujours habité par sa haine. Et même si je sens qu'elle change sensiblement, elle est toujours là, présente. Trop présente.
Alors je me tais. Je me tais et je le laisse me regarder autant qu'il le souhaite. Passer d'une lueur interrogative, perdue à une lueur de colère, de trouble.
Je le laisse venir petit à petit, espérant secrètement qu'il voudra me rejoindre, qu'il éprouvera l'envie de réaliser notre destinée commune.
Plus que quelques heures et nous nous retrouvons à la bibliothèque. Comme c'est le cas depuis maintenant une semaine. Le temps passe vite. Trop vite, et pourtant…
Plus que quelques heures et je devrais faire semblant de ne pas savoir, semblant de chercher avec lui cette réponse qu'il semble tant attendre.
Sinon pourquoi supporterait-il ma présence ? Cette présence qu'il exècre au plus au point…
Il veut savoir, et moi je me contente de le regarder, de le sentir, de le frôler…
J'observe ses faits, ses gestes, le moindre de ses mouvements, et chacun d'eux me piquent doucement, comme l'épine d'une rose splendide à l'odeur délicieuse, qui compense la douleur de sa piqûre par la tendre caresse de sa pétale.
Quelques fois je saisie un petit sourire. Mouvement des lèvres adorable qui me fait frissonner. Ou un soupire égaré alors que la fatigue lui fait cligner imperceptiblement les paupières.
Dans ses moments là j'éprouve pour lui une tendresse inégalable. J'ai envie de le prendre dans mes bras, de le serrer très fort. De le garder contre moi pour l'éternité.
Et d'autres fois je le hais. Tellement fort. Pas de cette haine que j'ai éprouvée pour lui avant, mais d'une haine différente, une rage qui me donne même quelques fois envie de pleurer à en perdre mon âme. Une fureur de jalousie, de frustration. De désespoir. Celle qui me montre qu'il n'est pas à moi. Pas encore. Et ceci pour longtemps. Celle qui me dit qu'il n'est pas à moi mais à d'autres. Celle qui me hurle que je n'ai aucun droit sur lui alors que lui agit sur moi en permanence.
Je le hais dans ces moments où je souffre comme un fou. Je le hais tellement que je voudrais mourir, et qu'il meurt avec moi. Mais je me contente de me taire. De regarder, et de me taire.
Me taire et c'est tout.
Me taire et hurler ma rage dans ma tête, et supporter, impuissant, le tourbillon de mon cœur.
Tapotant sur la table avec impatience, je regarde une nouvelle fois ma montre.
Une demi-heure de retard.
Où est-il, cette fois si ?
Que fait-il ?
Je ne peux plus attendre.
La sourde douleur, résultat de l'attente et de l'incertitude, se fait trop prenante.
Je me lève, laisse mes affaires sur la table et quitte la bibliothèque.
Ce n'est pas la première fois, il me fait ça quasiment à chacun de nos rendez-vous.
Certaines fois je le trouve sur mon chemin, occupé à autre chose, d'autres fois il est encore dans sa chambre.
Comme maintenant.
Comment je le sais ?
Je le sens.
Tout simplement.
D'un pas excédé, je me dirige vers le couloir des rouge et or.
Avant de rentrer je respire calmement, place sur mon visage une expression indéchiffrable.
J'ai peur de ce que je vais trouver…
Je pénètre dans la pièce.
L'obscurité règne et seul le bruissement d'un drap m'informe que je ne suis pas seul.
« Malfoy… »
La voix est aguicheuse, terriblement aguicheuse.
Je fais quelques pas de plus, évitant habilement les vêtements jonchant de sol.
Je n'aime pas ça.
Cette situation, pourtant si familière, mais qui me paraît aujourd'hui insupportable.
Je lève la tête vers lui, c'est à dire vers le lit où il est allongé négligemment, son corps nu offert à mes yeux.
Par Merlin, qu'il couvre cet appel au péché…
Le regard que je porte sur lui est cependant irrité.
Mon nez se plisse de dégoût tandis que l'odeur devient discernable.
« Ça pu le sexe à pleins tubes ici, Potter »
Il se redresse, se lève avec une grâce exaspérante et vient se placer devant moi.
« C'est vrai ? C'est embêtant… » murmure-t-il sur un ton ennuyé, alors que ses yeux brillent d'une lueur que je pourrais qualifier de démoniaque.
Mon regard se durcit.
Je le hais.
« En attendant, je ne peux pas empêcher l'air de s'adapter à mes envies, et à mes actions. » poursuit-il de sa voix calme « Tu ne trouves pas que le sexe est une bonne odeur, Malfoy ? Moi elle m'excite encore plus… »
Ces quelques mots sont soufflés contre ma bouche.
Je reste stoïque, remerciant cette capacité à rester froid devant une telle situation.
« Je me fiche complètement de ce que cette odeur te fais comme effet, Potter. Moi elle me répugne. Je te rappelle que nous devions nous voir, et ce il y a une demi-heure... Tu fais ce que tu veux de tes journées et de tes nuits, tes parties de jambes en l'air ne me concernent aucunement, fort heureusement, cependant tu te dois de respecter tes engagements. Alors tu vas prendre une douche, t'habiller, et me rejoindre à l'endroit convenu »
Ses yeux prennent une teinte menaçante.
« Ne me donne pas d'ordre, Malfoy. » siffle-t-il avec hargne « Je t'emmerde encore plus que ce que tu imagines. Barres-toi de ma chambre, et ne reviens plus ici, espèce de connard. Ne remets plus jamais les pieds chez moi. »
« Tu ne me fais pas peur, Potter, et tu le sais aussi bien que moi. Libre à toi de ne pas venir, je m'en contrefiche. Moi je t'attendrais dix minutes, pas une de plus. Et ne t'inquiète pas, je ne reviendrais plus ici, car je n'ai aucune raison d'y revenir. C'est à toi de voir. »
Je le défis du regard, il ne baisse pas les yeux, ses prunelles brillant d'un feu de colère dévastateur.
Je relève la tête dans un signe de mépris total, et je quitte la pièce.
A suivre…
Alors, verdict ?
J'espère que vous avez appréciez…
Rendez-vous au prochain chapitre, avec des RARs, promis !
Merci de m'avoir lu, portez-vous bien ;)
Bizz
Daiya
