Auteur : Daiya

Titre : Destinée, chapitre 12

Origine : Harry Potter

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à personne d'autre que J.K. Rowling. Je ne fais que les emprunter (pour le plaisir de les faire souffrir !)

Couple : futur HP/DM. C'est un POV de Draco.

Warning : Présence de lime (lool)

Note : Me voilà avec le nouveau chapitre de Destinée. J'espère qu'il va vous plaire... Il risque de vous surprendre lol. En bien, je le souhaite !

Je voudrais remercier tout particulièrement ma nouvelle bêta spécial Destinée, j'ai nommé Lynshan ! Merci sincèrement, miss !! Pourvu que ça dure, notre collaboration

J'ai répondu à toute vos reviews (sauf les anonymes), j'espère que je n'ai oublié personne... Sinon, n'hésitez pas à me le faire savoir !

Un énorme merci à : Alexiel, Margaux, Camille, Grimmy, Kuroi Sekai, Virginie, Lynshan, Malaf, Nadaye, Ayuluna, Allima, Aki no Sabaku, Lightofmoon, Zaika, Blizzy.

Je vous laisse lire, en espérant que ça va vous plaire :)

--Destinée--

Chapitre 12

Serrant plus étroitement mon sac contre moi, je me cale contre le mur de pierre de façon à être plus confortablement installé.

Il doit me rester une vingtaine de minutes avant de me rendre en cours de Potions. Je laisse mon regard errer sur le paysage reposant du parc de Poudlard, et tente de ne pas laisser mes pensées troubler l'éphémère quiétude de mon esprit.

Un bruit de course me fait brusquement quitter ce bref instant de paix et je détourne le regard de ma contemplation.

Mes yeux rencontrent alors le visage échevelé de celui que je ne veux absolument pas voir.

Et poser le regard sur lui fait ressurgir en moi toute la rancœur et la colère que j'éprouve à son égard.

Durant une semaine, je l'ai soigneusement évité, par peur de le frapper sous le coup de la rage.

Et alors que je me suis échiné à ne pas le voir, le voilà qui arrive gentiment devant moi, passant dans un couloir que personne ne fréquente.

Je le déteste. Merlin oui, je le hais tellement.

Il remarque enfin ma présence et s'arrête.

Nos regards se croisent, et se fondent l'un dans l'autre.

Je résiste aux picotements de chaleur qui parcourent mon échine.

Mes yeux se teintent d'indifférence, et je détourne le regard dans un geste de profond mépris.

Je lance négligemment mon sac sur mon épaule et m'éloigne de lui, les muscles tendus à l'extrême mais la tête haute et fière.

« Malfoy » gronde-t-il dans mon dos tandis que je m'apprête à changer de couloir.

Je fais mine de ne pas l'entendre et je continue ma route.

Je l'entends courir, et mes yeux se ferment instinctivement dès que sa main empoigne mon épaule avec force.

Je me retourne avec détachement et laisse échapper un soupir excédé.

Je lui adresse une légère grimace ennuyée et lui demande sur un ton parfaitement hautain.

« Que veux-tu Potter ? Je n'ai pas vraiment de temps à perdre avec toi. »

Ses yeux se plissent sous le coup de la colère, mais je ne détourne pas le regard et le fixe avec un dédain teinté d'impatience.

Il me pousse brusquement contre l'un des piliers de pierre. Ses mains viennent encadrer mon visage.

Du coin de l'œil, je vois qu'elles tremblent légèrement. Et je ne peux m'empêcher d'avoir peur.

Pourtant, je garde un visage fermé et froid, et ses yeux ne sont bientôt plus que deux fentes de rage.

Il se rapproche dangereusement de moi, et je réprime un frisson lorsque son souffle chaud vient caresser mes lèvres pincées.

Je brûle. Il est trop près de moi, et je sens malgré moi toute volonté de stoïcisme me quitter.

Pour me donner du courage et repousser cette chaleur empoisonnante, je redresse la tête avec arrogance.

Je crois voir ses lèvres frissonner, mais je me force à rester focaliser sur ses yeux.

Je ne dois pas perdre cette fois-ci.

Même s'il a pour but de me frapper comme l'autre fois, je ne dois pas céder.

Je ne dois pas laisser cette chaleur traîtresse prendre le dessus.

Il secoue légèrement la tête, puis crache avec colère :

« Ne me regarde plus jamais de cette façon. »

Un frisson de peur et d'anticipation naît au creux de mes reins.

Je sais qu'il va me frapper.

Je le lis dans ses yeux et dans le son de sa voix.

J'attends qu'il tape le premier et je lui jette un regard davantage exaspéré.

Un grognement s'échappe alors de ses lèvres, et avant que je n'ai pu anticiper le moindre geste il plaque violemment sa bouche contre la mienne.

Mes yeux s'écarquillent, et lorsque je sens la pointe de sa langue effleurer mes lèvres tremblantes, je ferme les yeux avec délectation, et je sais que je suis perdu.

J'ouvre légèrement les lèvres et il prend possession de ma bouche.

Sa langue caresse la mienne un peu brusquement, et je réponds avec un désespoir presque humiliant en enroulant ma langue autour de la sienne.

Je sens alors ses mains agripper la peau sensible de mes joues et la serrer à m'en faire mal.

Il s'enfonce encore plus profondément en moi, et nos langues ne semblent faire plus qu'une.

Nos dents s'entrechoquent fiévreusement, son corps tendu.

Puis soudain il attrape la chair délicate de ma lèvre inférieure et la mordille d'une telle façon que je crois que je vais mourir de plaisir.

Il me lâche alors, et je gémis de mécontentement.

Je mets de longues secondes à ouvrir les yeux, perdu dans un monde où seuls sa bouche et son corps n'existaient.

Lorsque je pose mon regard trouble et perdu sur son visage haletant, je croise ses yeux rendus noirs par le désir.

Il respire profondément puis murmure d'une voix rauque :

« Je préfère que tu me regardes ainsi. »

Ses doigts frôlent mes joues rougies par sa poigne, puis il se retourne et court presque pour quitter le couloir, sans aucun regard dans la direction.

Lorsque l'extrémité de sa cape disparaît enfin à l'un des croisements, j'autorise mon corps à réagir comme il le souhaite depuis ce baiser.

Je glisse le long du mur et mes fesses rencontrent avec violence le sol glacé.

Les yeux écarquillés je tente de mettre un nom sur ce qui vient de se passer.

Mais rien ne me vient.

Rien.

Sauf la pensée pathétique qu'il possède des lèvres merveilleuses.

oOoOoOoOoOoOoOo

Je ne suis pas allé en Potions. Rogue doit s'inquiéter, et Potter jubiler.

Mais qu'en ai-je à faire de ce qu'ils pensent tous, après tout ?

Au lieu de cela, je suis sorti du château un peu chancelant, et je me suis écroulé au bord du lac, l'esprit encore confus.

Je suis resté ainsi, les yeux perdus dans la profonde noirceur des eaux calmes, pendant deux heures jusqu'à ce que Pansy me trouve.

Elle a posé une main douce sur mon épaule tremblante puis s'est assise derrière moi et ses bras sont venus enserrer tendrement mon cou.

Je n'ai pas bougé, profitant de la chaude quiétude qui s'échappait de son corps souple.

Sa bouche est venue se perdre dans le creux de mon cou, et lorsqu'un « je t'aime » est venu caresser mon oreille, j'ai éclaté en sanglots.

Pansy n'a rien dit. Elle a juste resserré son étreinte, et ses doigts sont venus effleurer mes joues baignées de larmes amères.

Nous sommes restés ainsi jusqu'à la tombée de la nuit, et mes pleurs n'ont cessé que lorsque le froid s'est véritablement fait sentir.

Nous avons peut-être manqué quelques cours, mais honnêtement cela n'avait aucune espèce n'importance.

La tendresse et l'amour de Pansy, la haine et la violence de Potter, tous ces éléments se mélangeaient insidieusement en moi.

Nous sommes ensuite rentrés main dans la main au château.

Et la chaleur de ses doigts ne m'a pas quitté de tout le repas.

Je n'ai pas une seule fois posé le regard sur la table des Gryffondors.

Mais j'ai senti le regard brûlant de Potter sur mon visage défait.

Et j'ai eu honte qu'il me voit aussi détruit par sa faute.

Maintenant je suis étendu sur mon lit, le sommeil me fuit.

Je n'arrive toujours pas à trouver un sens à cette journée.

Et j'ai la curieuse envie de mourir.

oOoOoOoOoOoOoOo

En me levant ce matin, je me suis senti plus fort.

Peut-être est-ce dû à cette nuit sans rêve.

J'avais envie de me battre pour sortir de cet état d'apathie dans lequel je m'enfonce un peu plus chaque jour.

Pourtant, en cet instant précis, je sens que je m'effondre une fois de plus.

Potter est là, devant moi, me narguant de ses yeux trop verts, la bouche soudée à un playboy de bas étages. Ses mains se baladant fiévreusement sur le corps de l'autre, qui ose gémir sous la caresse du Survivant.

Et moi je suis là, comme un parfait abruti, à les regarder les bras ballants, les yeux révulsés et le cœur en miettes.

Je ne sais pas pourquoi j'ai aussi mal.

Peut-être est-ce à cause des soupirs indécents du jeune brun que Potter embrasse, ou bien est-ce encore la lueur de défi malsain qui plane dans les yeux de mon âme sœur.

Tout ce que je sais c'est que je suis incapable de faire le moindre mouvement.

Mes yeux commencent à me piquer, et Potter choisit ce moment précis pour relâcher l'autre étudiant.

Je cligne des paupières. Potter m'adresse un sourire triomphant et mon visage blêmit sous la colère.

Il noue ses doigts à ceux de l'inconnu, et quitte le couloir les yeux soudés aux miens.

Je le regarde partir et lorsqu'il a disparu, je pousse un profond soupir, tandis qu'une fureur nouvelle m'étouffe.

Un sentiment qui ressemble à de la jalousie.

Alors j'essuie rageusement mes joues humides, et je ne m'étais pas rendu compte que je pleurais.

Pourquoi, d'ailleurs ?

Je marche doucement vers la salle de DCFM, et je sens les ailes revenir et me détruire la cage thoracique.

Je rentre dans la salle, je suis un peu en retard. Je m'excuse, le professeur ne dit rien.

Je m'assoie calmement, au premier rang, et je sais que tous les regards sont posés sur moi. Celui de Potter aussi.

Mais je ne lui donnerais pas ce qu'il souhaite. Je ne lui ferais pas le plaisir de lui montrer à quel point je suis affecté par son attitude.

oOoOoOoOoOoOoOo

Je traverse lentement le couloir désert, balayant du regard avec nonchalance les murs froids et noirs de crasse. Il est à peu près 23h10, et il ne me reste plus qu'une demi-heure avant de finir ma ronde.

Plus les jours passent et plus je déteste cette contrainte qui m'oblige à réfléchir plus que de raison.

Et ce n'est pas vraiment le moment propice pour me perdre dans mes pensées.

J'entends des bruits de pas étouffés derrière moi.

Je ralentis la cadence et me cache derrière l'une des armures qui trônent au milieu de l'un des nombreux croisements.

Au bout de quelques minutes, une ombre s'approche doucement de ma cachette dans un bruit furtif de cape frôlant le sol, et je bondis sur l'inconnu.

« Je peux savoir que tu fais dans les couloirs à cette heure-ci ? » je demande froidement, la baguette pointée sur l'imprudent.

Il s'agit d'un Serdaigle de cinquième ou sixième année je pense. Je vois son regard vaciller devant le mien, et je ne peux retenir un rictus satisfait.

« Euh… je… je rentrais à mon dortoir là… »

Je hausse un sourcil.

« A ton dortoir ?! Vers la Tour d'Astronomie ?! »

Mon vis-à-vis baisse piteusement les yeux. Il se tord les mains de nervosité et me répond d'une voix faible et tremblante :

« Je rentre tout de suite. »

L'extrémité de ma baguette vient effleurer son front.

« Tu as intérêt. Et si je te reprends à traîner dans les couloirs après le couvre-feu, je t'enferme dans une salle et tu ne seras pas prêt d'en ressortir. » j'articule froidement.

L'autre secoue la tête et part en courant dans la direction opposée.

J'esquisse un sourire ravi et reprends mon chemin à contre cœur.

Je dois maintenant passer par le couloir, celui qui a été le lieu d'un véritable ascenseur émotionnel deux jours de suite.

Je grimace tandis que je m'y engage.

J'enfonce un peu plus mes mains dans mes poches tandis que mes yeux balayent négligemment le sol.

Une ombre me fait relever la tête.

Je m'arrête brusquement, les yeux écarquillés, et durant quelques secondes j'ai la désagréable impression d'être en plein rêve, ou cauchemar, selon le point de vue.

Il se retourne et à cet instant la réalité éclate douloureusement à mon visage.

Je me redonne une contenance et m'approche de lui d'un pas décidé.

« Potter, dix points en moins pour Gryffondor. » je crache de ma voix traînante.

Un petit sourire ironique parfaitement irritant vient effleurer ses lèvres pleines.

« Retourne à ton dortoir. » je continue, tentant de combler l'insupportable silence.

« Non. » répond-il simplement en se retournant vers la fenêtre.

Je sens l'agacement accélérer ma respiration.

Je fais quelques pas pour pouvoir lui faire face.

« J'enlève cinq points de plus à ta maison. Cinq points pour chaque minute que tu passeras dans ce couloir. »

Il hausse les épaules, souriant toujours.

« Tu ne veux pas savoir pourquoi je suis là ? » me demande-t-il avec un sérieux déstabilisant.

Bien que je me sente de plus en plus mal à l'aise sans réellement savoir pourquoi, je garde un visage impassible et hausse un sourcil.

« Je n'en ai strictement rien à faire, Potter. »

Ses yeux se plongent dans les miens.

Et je n'arrive pas à mettre de nom sur ce que j'y lis.

Je vois son visage s'approcher du mien, et son souffle vient caresser ma peau.

« Je t'attendais. » souffle-t-il alors.

Je sens mon cœur battre de plus en plus fort. Pourtant je plisse les yeux.

« Ne te fous pas de ma gueule, Potter, je ne suis pas d'humeur. » je siffle avec haine en reculant légèrement.

Je vois ses lèvres se tordre comme celles d'un gosse qui boude. Mais ses yeux disent le contraire. Ses yeux brillent. Ce connard se délecte de la situation, et du pouvoir qu'il a sur moi.

« Tu me vexes, Malfoy. Moi qui attendais gentiment ta venue, et qui avais si hâte de te voir ! »

Je le gifle du regard, et durant une seconde ses yeux vacillent. Mais la lueur de victoire refait surface dans ses prunelles. Je le hais.

« Ferme-la, Potter. Arrête de raconter des conneries et casse-toi. Je n'ai pas envie de te voir plus longtemps. »

« Mais… » sa voix respire la naïveté, mais je sais à quel point 'Potter' et 'candeur' sont des mots qui ne vont pas du tout ensemble. « Mais je croyais que tu voulais encore m'embrasser… »

Il plonge ses yeux brûlants dans les miens, et je le vois se rapprocher.

Mais je résiste, et aucun frémissement ne parcourt ma peau.

Je tiens bon.

Sa bouche esquisse un 'o' silencieux absolument adorable mais tout autant machiavélique, puis il ajoute dans un murmure grave :

« Tu n'as peut-être pas aimé notre dernier baiser ? Ou bien est-ce autre chose qui t'as contrarié, Draco ? »

Je perçois toute la haine dans le ton qu'il utilise pour prononcer mon prénom.

Et là je sais qu'il ne m'aime pas. Qu'il me déteste vraiment, et que rien ne changera ça. Je sais que tout n'est que peine perdue, et qu'il n'y aura jamais rien d'autre que cette aversion dans son cœur pour moi.

Je sens quelque chose se casser en moi, et le désespoir mêlé à la rage deviennent soudainement plus forts que l'impassibilité.

Je bondis sur lui, et son dos percute la vitre dans un bruit mat.

Mes doigts viennent presque naturellement entourer sa gorge fine et hâlée.

Mes lèvres touchent les siennes lorsque je lui dis fermement, avec rancœur et colère :

« Ne joue pas avec moi, Potter. Ne me teste pas ainsi. Parce qu'après tu n'auras plus que tes yeux pour pleurer. Je ne suis pas un saint. Et si tu continues à m'allumer de la sorte, je risque de faire quelque chose que tu regretteras très certainement. Alors arrête tout de suite ce petit jeu. »

Je reprends ma respiration. Ma bouche frôle toujours la sienne.

Je sens contre moi la chaleur de son corps. Je sens ce désir monter en moi.

Et je me noie dans ses yeux, si verts et si troublants. Ce sont des vortex qui semblent vouloir aspirer mon âme.

Ses prunelles se foncent d'un coup lorsqu'il me répond d'une voix rauque :

« Bien. J'ai compris Malfoy. Pourtant… » sa langue vient humidifier ses lèvres sèches, et elle effleure ma bouche en même temps.

Je me contrôle pour garder les yeux ouverts, mais je me sens défaillir tout doucement.

« Pourtant » reprend-il sur un ton beaucoup plus bas, « je ne suis pas sûr que tu mettes tes paroles à exécution. Je ne crois pas à tes menaces, Malfoy. »

Mes yeux se ferment presque, et je lui murmure difficilement :

« Ne me cherche pas, Potter. »

Il recule la tête et nos lèvres se séparent. Mais je sens l'une de ses mains qui vient se perdre insidieusement sur mon ventre dur.

« Tu n'en es pas capable, Malfoy… »

Je retiens un gémissement. Je grogne un « merde » de colère contre moi-même et contre lui, et je me jette sur sa bouche tel un affamé.

Mes dents viennent mordre ses lèvres aguicheuses, et je laisse mes doigts courir sur son dos tendu.

Il colle son corps chaud contre le mien, et je cueille son gémissement lorsque nos deux bassins se rencontrent.

J'approfondis le baiser, ma langue s'introduit dans sa bouche moite et accueillante, et mes mains empoignent ses fesses sans retenue.

Je quitte la douceur de sa bouche et plonge dans celle de son cou. Il rejette sa tête en arrière, et je mordille avec satisfaction sa peau délicate.

Ses soupirs ne font qu'accroître mon désir.

Je me sens si vivant, si complet

Ma langue caresse sa jugulaire, puis suit le tracé de l'os de sa mâchoire. J'attrape délicatement le lobe de son oreille et le suçote.

« Tu es à moi, Potter. » je chuchote dans le creux de son oreille, aveuglé par la chaleur qu'il y a autour de nous, en lui, en moi. « Tu es à moi, et à personne d'autre. Pour toujours. »

Il pousse un long gémissement et je sens sa main empoigner brusquement mes cheveux.

Il tire ma tête en arrière et m'embrasse violemment.

Je sens ses mains, partout sur moi, devenir plus pressantes.

Je fais glisser mes doigts le long de son torse, tandis qu'il grignote mes lèvres.

Je détache doucement la fermeture de son pantalon et plonge une main aventureuse dans son boxer moite de transpiration.

Mes doigts se referment sur sa virilité gorgée de désir, qui palpite au creux de ma paume.

J'attrape entre mes lèvres le profond gémissement qui s'échappe de sa gorge alors que je dégage son membre de la barrière du sous-vêtement.

Mon autre main vient caresser sa joue et enlacer sa nuque.

Je commence alors un lent mouvement le long de sa verge tendue à l'extrême.

Ses doigts agrippent mes épaules avec violence, et il rejette brusquement son visage en arrière.

Il commence à pousser de petits cris, mêlés à des hoquets de plaisir, et tandis que mes va-et-vient se font de plus en plus rapides, je contemple avec une sorte de dévotion perverse le visage échevelé de Harry. Ses joues sont rosies par le plaisir, sa bouche se tord adorablement lorsque mon pouce vient effleuré son gland rougi, ses orbes bougent frénétiquement sous ses paupières closes. Un sex-appeal affolant se dégage de sa peau douce et moite, de ses longs cils papillonnant, de ses cheveux humides, de sa bouche trop rouge, de son corps trop chaud.

Je le sens trembler de plus en plus contre moi, et j'accélère ma cadence.

Mon propre désir augmente à chacun de ses gémissements, et je crois que je vais bientôt venir.

Ses yeux s'ouvrent et nos regards se lient. Ses prunelles sont noires, et j'y lis un plaisir indescriptible.

Il rapproche alors avec force sa tête de la mienne et il plaque sa bouche contre mes lèvres avant se libérer dans un cri.

Je ne tarde pas à le rejoindre, et je jouis à l'intérieur de mon pantalon.

Sa tête vient se poser sur mon épaule tremblante, et je sens son souffle rapide frôler mon cou.

Je ne peux m'empêcher de le serrer un peu plus contre moi, et je ferme les yeux durant quelques secondes juste pour graver en moi son odeur après le sexe.

Je sens mon cœur battre plus rapidement à cette idée, mais je suis sorti de mes pensées par un bond venant de Potter, qui s'empresse de me repousser loin de lui.

Je lui jette un regard interrogateur, mais ses yeux me fuient.

Je le vois se rhabiller et murmurer une formule de nettoyage.

Ses mains tremblent tandis qu'il plonge sa baguette dans l'une de ses poches.

Je le vois respirer profondément, les paupières closes.

Je m'approche alors doucement de lui, l'appelle d'une voix qui se veut rassurante.

« Harry ? »

Je le vois stopper tout mouvement.

Ses yeux s'ouvrent, et il m'adresse un regard emplit de froideur.

« Ne m'appelle pas comme ça, Malfoy. Ce n'est pas parce que tu viens de me branler que l'on est devenu intime. Pour toi ce sera toujours Potter, et rien d'autre. »

Je ne dis rien. Mon regard effleure son visage fermé, et je discerne au fond de ses iris émeraudes un autre sentiment. Bien différent. Plus… chaud ?

Il renifle et s'éloigne de moi à grand pas.

Il s'arrête avant de déclarer d'une voix indifférente :

« Et ne te fais pas de films, Malfoy. Entre nous il n'y aura jamais rien d'autre. Peut-être de la baise, mais rien de plus. Mets-toi bien ça dans la tête. »

Puis il reprend sa marche et s'enfonce dans la noirceur dans un chuintement de tissus.

Mes poings se serrent, et je laisse un vide apaisant envahir mon esprit.

Je fais demi-tour et rejoins calmement ma chambre.

Je tente de faire abstraction de mon pantalon souillé, de mon cœur qui bat bizarrement dans ma poitrine, et de cette odeur, l'odeur de Harry, qui emplit mes poumons, ma tête, mon corps…

Je dépose ma cape sur le canapé et viens me poser à la fenêtre, devant laquelle je reste prostré, les yeux trop secs.

Je crois sincèrement que tout cela ne sert à rien. Nous faisons un difficile pas en avant, et Potter en fait trois en arrière juste après.

À quoi bon faire des efforts pour rien ?

Je vois au loin le hibou de la famille Malfoy se diriger vers ma fenêtre.

Je l'ouvre et laisse le volatile entrer.

Une peur panique me broie le ventre.

Parce que je n'ai eu aucune nouvelle de mon père depuis la mort de ma mère.

J'attrape précautionneusement le parchemin accroché à la patte de l'oiseau et le déplie.

Mes sourcils se froncent lorsque je parcours la courte missive de mon géniteur.

La peur refait sourdement surface, et je laisse s'échapper un petit soupir tremblant.

Le parchemin s'échappe de mes doigts et vient s'échoir sur la moquette argentée.

Je me dirige vers mon bureau et attrape l'une de mes plumes.

Je la trempe dans de l'encre et m'applique à rédiger soigneusement ma réponse.

Les lettres se dessinent, longilignes.

« Je serai là. »

A quoi bon, n'est-ce pas, espérer quelle chose qui ne se produira jamais ?

A quoi bon me battre dans le vide ?

J'accroche mon message sur la patte du hibou, et ce dernier s'envole dans le ciel noir.

Ai-je encore de l'espoir ?

Ai-je suffisamment de forces pour continuer de me battre ?

Peut-être que je dois tout simplement laisser tomber.

Peut-être que je dois juste me laisser porter par ma destinée…

Peut-être que Harry n'est pas cette destinée…

A suivre…

(mardi 06 février 2007)

Alors ??? Votre avis ?

Je vous dis à la prochaine. D'ici là, portez-vous bien.

(n'oubliez pas la petite review qui fait plaisir lool)

Daiya