Voilà le deuxième chapitre oû vous pourrez lire la première lettre d'Hermione...


Chapitre 2 : Cher stupide Ron

Le matin suivant, chaque Weasley présent au Terrier était ravi du retour de Ron. Il passa la plupart de son premier jour chez lui avec sa famille, discutant avec eux. Il avait envoyé un hibou à Bill et un autre à Charlie pour qu'il soit au courant de son retour. A part ça, il n'avait pas fait grand chose. Les repas mit à part, bien sûr. Mme Wealsey devait probablement penser qu'il ne pouvait pas manger par lui-même, car il y avait toujours de la nourriture devant lui. Son assiette était particulièrement pleine durant les repas et partout oû il s'asseyait ; sa chambre, le salon ou le jardin, il trouvait toujours des cookies, des fruits ou du jus de fruit fraîchement pressé.

Sa famille lui avait beaucoup manqué depuis qu'il était parti avec Harry et Hermione. Durant les longs mois loin de chez lui, il essayait de garder ces sentiments dans un coin de son cerveau pour se concentrer sur leurs missions et les différentes tâches à accomplir. La nourriture cuisinée par trois jeunes adultes pour la première fois n'était pas très gastronomique et les repas devinrent bientôt une routine. Leur menu n'était pas très varié, il était difficile de faire avec les préférences de chacun et aucun d'entre eux n'était très expérimenté dans le domaine culinaire.

Ce ne serait pas juste de dire que la seule chose qui avait manqué à Ron était la nourriture. Maintenant qu'il était à nouveau entouré par ses parents, il était évident que sa famille comptait énormément pour lui. Il était content d'être de retour.

Quelques jours plus tard, la famille reçu une visite d'Hedwige. Elle était arrivée juste avant le déjeuner et Mme Weasley s'était rapidement saisie de la lettre qu'elle portait. Ginny et Ron étaient également là, mais les jumeaux et Mr Weasley étaient tous les trois au travail. La plus jeune des Weasley donna quelques morceaux de biscuit à Hedwige qui hulula doucement pour la remercier avant de repartir par la fenêtre de la cuisine. Elle avait apporté une très courte lettre de Harry disant qu'il ne viendrait pas au Terrier avant une dizaine de jours. Mme Weasley soupira profondément. Elle n'eut pas besoin de le dire mais ils surent qu'elle était inquiète. Au moins elle arrêtera de demander à Ron quand Harry arriverait. Ginny semblait déçue elle aussi.

Après le déjeuner, Ron annonça qu'il allait se promener. Cela ne surprit personne. Il faisait ça presque tous les jours depuis son retour. Mme Weasley approuvait cette nouvelle habitude. C'était, à son avis, mieux que de rester cloîtré à la maison et elle espérait qu'un peu d'air frais ferait retrouver à son fils des couleurs à ses joues pâles. Seulement cet après-midi, Ginny demanda si elle pouvait venir avec lui. Il accepta et elle alla rapidement dans sa chambre prendre une veste. Ils sortirent par la porte de derrière et traversèrent le jardin.

C'était une journée oû le temps semblait indécis sur l'humeur à adopter. Le ciel était couvert de bas nuages gris et par moment de petites gouttes de pluie tombaient sur eux. Juste assez pour garder la terre légèrement humide. Le frère et la sœur marchèrent silencieusement jusqu'à l'orée de la forêt. Ron était perdu dans ses pensées. Le chemin qu'ils empruntait lui était maintenant devenu familier. Ginny réfléchissait aussi et les coups d'oeil vers son frère étaient occasionnels.

Ils arrivaient maintenant en bas d'une colline et les gouttes d'eau recommençèrent à tomber. Une fois arrivée en haut, Ginny prit le bras de son frère pour le stopper. Elle avait besoin de quelques minutes pour reprendre sa respiration et il en avait besoin lui aussi. Il s'appuya contre un arbre, haletant légèrement. Quelques minutes plus tard, il reprit sa marche et Ginny le suivit. Une fois qu'elle l'eut rattrapé, elle dit, « Ron, comment Harry vas-t-il vraiment ? »

Il sembla réfléchir un moment avant de répondre.

« Il va bien, j'imagine. Il a juste besoin d'un peu plus de temps pour se faire à l'idée. »

« Quelle idée ? »

« Que c'est finalement fini, je pense. » répondit-il. « Il affronte Voldemort depuis qu'il est venu au monde, tu sais, et maintenant c'est terminé. Il ne m'a pas dit grand-chose, seulement qu'il avait peur de faire le prochain pas. En fait, il ne sait pas ce qu'il veut faire de sa vie maintenant. »

« Mais il reviendra, pas vrai ? Il viendra à la maison, non ? »

« Je suis sûr qu'il le fera, ne t'inquiètes pas. Mais peut-être pas de manière permanente, cependant. » répondit Ron. Il ne voulait pas admettre qu'il était lui aussi inquiet pour son meilleur ami. Si lui même ne se sentait pas bien, cela devait être au moins cinq fois pire pour lui. Il avait du mener presque toute la dernière bataille seul, après tout.

« Est-ce que tu sais oû il est ? » Ginny s'était retenue toute la semaine de poser à son frère à trop de questions mais elles semblaient sortir contre sa volonté.

« Non. »

« Est-ce qu'il a été blessé ? »

« Son pied droit a été touché par un mauvais sort au début de la bataille, un cadeau de Dolohov, et il a eut des difficultés à marcher pendant deux semaines. Les médicomages de Sainte Mangouste lui ont dit qu'il avait de la chance que se soit seulement son pied et pas son thorax ou bien sa tête. Ca lui fait toujours mal de temps en temps mais ça va mieux maintenant. A part, il a quelques cicatrices en plus mais rien de grave. »

Ginny ouvrit la bouche pour lui poser une autre question, mais lorsqu'elle vit que Ron regardait maintenant devant lui, elle la referma tranquillement.

Ils continuèrent à marcher en silence et se trouvaient maintenant sur le chemin qui les ramènerait chez eux. Dix minutes s'écoulèrent avant que l'un d'entre eux ne prononça un autre mot.

« Et toi, Ron ? »

« Quoi moi ? »

« Comment est-ce que tu vas ? » demanda-t-elle en l'observant.

« Je vais bien. Je veux dire, je vais mieux. » ajouta-t-il après un moment.

Ginny essaya de capter son regard. « Est-ce qu'elle te manque ? »

Il refusa de regarder sa sœur et fixa simplement le sol. Ils étaient sur le point d'entrer dans le jardin quand elle attrapa son bras une fois encore et le força à la regarder.

« Ron ? »

« Elle me manque énormément. » dit-il d'une voix basse, levant brièvement les yeux vers sa soeur avant de les rabaisser à nouveau.

« Tu devrais donner une chance à ses lettres. » lui dit-elle.

Il la regarda surpris. « Comment le sais-tu ? »

« J'étais avec maman quand le facteur moldu est venu. »

Ron n'ajouta rien et retourna à l'intérieur de la maison pour se sécher avec une serviette. C'était vrai que les lettres étaient adressées à 'Mr Weasley' alors son père avait probablement ouvert le paquet avant de comprendre son erreur. Est-ce que ça voulait dire que tout le monde était au courant ? Ses frères aussi ?

Plus tard dans la soirée, Ron ouvrit le tiroir de son bureau et en sortit la pile de lettres. Il s'assit sur son lit et les laissa tomber sur sa table de chevet. Il n'avait pas le courage d'ouvrir la première enveloppe. Pas ce soir. Il s'allongea sur le dos, regardant le palfond. Il s'endormit longtemps après, toujours habillé.

Il ouvrit finalement la première enveloppe la nuit suivante. Il avait plu toute la journée et il s'était ennuyé, ayant ainsi le temps de réfléchir. Sa curiosité prit le pas sur sa détermination à laisser le passé derrière lui. Il arriva à la conclusion qu'il pouvait lire la première et que ce n'était pas parce qu'il l'avait lu qu'il devrait lire les autres.

Les gouttes de pluie frappaient toujours la fenêtre de sa chambre lorsque ses yeux tombèrent sur les premiers mots.

Cher stupide Ron,

Je te garantis que si j'étais le genre de fille qui jure, c'est ce que je ferais en ce moment. Tu m'exaspères tellement parfois. Comment oses-tu ruiner cette soirée ? Et m'accuser de fraterniser avec 'l'ennemi' ! Je peux t'assurer que je suis à 100 derrière Harry et je n'arrive pas à croire que tu puisses en douter.

J'ai du recourir l'écriture parce que parler n'est pas clairement efficace. Je ne sais pas quoi penser en ce moment. Je ne sais pas. Comment peux tu être furieux ? Tu avais juste à me demander de t'accompagner au bal avant Viktor, c'est tout. Tu devrais être furieux contre toi même. Et tu ne devrais pas te défouler sur moi.

Je t'aurais dit 'oui', au fait. Je ne suis pas sûre que nous n'aurions pas passer la soirée entière sans nous disputer mais je suis sûre que nous nous serions amusés.

C'est juste triste, Ron. Tu devrais vraiment arrêter ses pensées négatives et ses sentiments malsains que tu as semblé éprouver cette année. Comme lorsque tu as décidé de ne plus parler à Harry après qu'on l'est déclaré quatrième champion du tournoi. Il semble porter le poids du monde sur ses épaules et avait besoin de ton soutien. Je l'ai vu quand vous n'étiez pas fâchés. Et tu as besoin de lui aussi. Vous formez tous les deux une paire unique.

Mon rôle consiste à ce que vous ayez une bonne opinion de vous. Je ne veux pas faire l'intermédiaire entre vous jusqu'à la fin de notre septième année. A un moment de ta vie, tu arriveras au point oû tu dois faire tes propres choix et se serait bien si nous pourrions arriver à la fin de notre scolarité sans avoir à nous disputer sans cesse. Alors essayes.

Hermione

P.S : Cela fait une semaine maintenant et je ne t'ai toujours pas donné cette lettre. Probablement parce que je suis sûre que cela provoquerait une autre dispute entre nous. Je ne pense pas que tu apprécierais que j'essaye de te donner des conseils… Un jour peut-être.

Ron s'appuya contre le mur. Elle avait raison, comme toujours. Quelques années plutôt, il n'aurait pas été content de recevoir cette lettre. Peut-être qu'il avait fait le nécessaire avec ses sentiments, mais ce n'était pas son rôle de lui dire ce qu'il devait faire. Elle supposait qu'il était son ami. Maintenant, ces événements idiots semblait s'être passé il y a des milliers d'années, sa perception des choses était différente aujourd'hui et il pensait qu'elle avait raison. Ce n'était pas facile de l'admettre, mais c'était néanmoins vrai.

Cette courte lettre donna à Ron beaucoup de matière à penser. Peut-être lirait-il les autres, mais pas ce soir. Il était tard et ses yeux commençaient à le piquer.


Je voudrais remierciez Mary-Lyn, luffynette, Mione des Maraudeurs et SummeRon pour leurs gentilles reviews.