Je suis désolé de vous avoir fait attendre pour le nouveau chapitre mais avec les cours et les devoirs, j'ai un peu moins de temps pour traduire mais je n'oublie cette histoire. Je ne vous embête pas plus, place à l'histoire.


« Ronald Weasley ! Viens ici tout de suite ! » hurla Mme Weasley du bas des escaliers.

« Je te l'ais dis, Ginny ; il est le premier depuis Charlie à dormir jusqu'à midi. Personne d'autre ne l'a fait, même pas Fred et George. Ils étaient toujours levés à l'aube à travailler sur une de leurs inventions farfelues, ces deux là. Percy lisait toujours quelque chose ou étudiait et Bill explorait les alentours, se prenant pour un aventurier. Il revenait à chaque fois déjeuner avec une histoire incroyable à propos d'une caverne qu'il avait trouvé dans les bois ou un animal étrange. »

« Maman ! Ne recommences pas, s'il te plait. Tu me l'as déjà dis il y 10 minutes. Est-ce que tu sais quand papa rentre du travail ? »

« Non, mais j'espère que ce sera bientôt. Il m'a dit qu'il avait besoin de seulement deux heures et ça en fait déjà trois. Je n'aime pas quand il va au bureau le week-end. » dit-elle alors qu'elle posait les plats sur la table. « Ginny, regardes qui a décidé de nous faire l'honneur de sa présence ! »

Ron était presque arrivé en bas des escaliers. Ses vêtements semblaient avoir été choisi au hasard et ses cheveux du côté droit de sa tête étaient aplatis alors que de l'autre côté, ils partaient dans toutes les directions. Ses yeux étaient pratiquement fermés à cause de la lumière trop agressive de la cuisine. Il s'assit sur une chaise à côté de sa sœur et regarda autour de lui.

« Oû sont les autres ? »

« Les jumeaux sont à leur magasin, Papa est à son bureau pour quelques heures et les autres ne viennent pas manger ici tous les jours, tu le sais. Pourquoi tu te lèves que maintenant ? »

« Je me suis endormi tard le nuit dernière. » répondit-il en grognant.

« Et alors, ce n'est pas une excuse, jeune homme. »

Ron leva un sourcil. Sa mère ne l'avait jamais appelé ainsi avant. En fait, Mme Weasley avait décidé de changer de tactique pour réhabituer son fils à la vie normale. Elle avait décidé d'instaurer une routine, de le faire participer aux tâches ménagères. Elle espérait que cela le ramènera à la réalité.

« Nous allons tous déjeuner et ensuite tu iras dégnomer le jardin avec Ginny. »

« Mais maman ! »

« Non, pas de 'mais maman'. Tu es revenu depuis presque dix jours et tu n'as rien fait d'utile de ton temps. Alors aujourd'hui, tu participeras aux tâches ménagères si tu veux rester dans cette maison. » l'informa sa mère en s'asseyant à table.

« Qu'est-ce que tu as fait la nuit dernière ? » demanda Ginny.

« J'ai seulement lu. »

« Tu as lu ? Vraiment ? » douta Ginny.

« Oui. Je sais lire, pour ton information. »

Mme Weasley ne fit pas de commentaires mais elle ne pu s'empêcher de se demander s'il lisait ses lettres.

Mr Weasley transplana finalement alors qu'ils finissaient de déjeuner. Sa femme ordonna aux deux adolescents d'aller faire leur travail puis posa une assiette de nourriture devant son mari.

Ron alla dans le jardin avec sa soeur et commença à se pencher pour attraper un gnome. Ginny faisait la même chose un peu plus loin sur sa droite. C'était une fin de mois de Mai agréable et après vingt minutes de dégnomage, ils se retrouvèrent tous les deux un peu en sueur, du à l'effort de jeter les créatures le plus loin possible. Il y a quelques années, Ginny était une bonne concurrente, mais maintenant Ron était juste trop fort pour elle. Ses gnomes allaient beaucoup plus loin que les siens, alors ils avaient décidé de choisir comme critère la précision au lieu de la distance. Pour chaque gnome, ils devaient dire avant que la créature n'atterrisse oû elle atterrirait exactement. Cela rendait la besogne plus amusante.

Ils n'avaient pas vu Mme Weasley les espionner par la fenêtre de la cuisine. Ils l'ont seulement entendit marcher dans la maison.

« Pourquoi as-tu changé ta technique, Ron ? demanda-t-elle.

« Ma technique ? »

« Oui. Tu jettes les gnomes différemment. » expliqua-t-elle.

« C'est seulement à cause de mon bras. Mais tu peux le dire Ginny, je t'ai toujours battu au dégnomage. » répliqua-t-il en souriant.

« Tu ne m'as jamais dit ce qui était arrivé à ton bras. » remarqua Ginny.

Ron jeta un autre parasite hors du jardin avant de répondre. « Ce n'est pas une histoire très amusante et tu ne m'as jamais vraiment demandé. » Il semblait chercher une excuse pour ne pas lui avoir raconter l'histoire.

« Et bien, nous pouvons en parler maintenant. Maman s'inquiète aussi, tu sais. Tu peux nous le dire maintenant. »

Le plus jeune fils des Weasley regarda brièvement sa soeur

« Je veux savoir, Ron ! » dit-elle fermement en le regardant dans les yeux.

« Je n'en doute pas. Je crois que j'ai seulement un peu honte de la façon dont c'est arrivé. »

Mr Weasley, qui les avait rejoint, s'assit sur un banc et Ginny elle se posa sur une vieille souche d'arbre. Ron préféra rester debout. Les souvenirs l'assaillaient en flashs incessants et il ne pu s'empêcher de marcher, il lui était impossible de rester immobile.

« D'accord. Je vais vous dire ce qu'il s'est passé. C'était quelques jours avant que nous partions détruire le dernier Horcruxe. Je suis allée au Chemin de Traverse acheter quelques ingrédients pour une potion… »


Ron était juste à l'extérieur de l'apothicaire avec un sac d'ingrédients pour une potion que Harry et lui avaient prévu d'utiliser pour détruire le dernier Horcruxe. C'était un jour de Novembre pluvieux, l'allée était presque déserte. Chacun considérait sa maison comme un lieu plus sûr que les rues, chacun se barricadait, ne sortant que si c'était vraiment nécessaire. Les quatre ou cinq personnes que Ron pu voir étaient toutes encapuchonnées pour se protéger de la pluie et marchaient d'un pas pressé.

Il voulait retourner voir Harry. Vous ne savez jamais qui vous pouvez rencontrer dans les rues ces jours ci. Un arrêt rapide à l'Animalerie Magique et il pourrait rentrer. Il n'avait même pas prévu de saluer rapidement ses frères. Ils lui poseraient trop de questions et il n'avait pas assez de temps aujourd'hui. Une fois devant l'Animalerie Magique, il vit que la boutique était fermée. Des planches de bois étaient clouées aux fenêtres et une pancarte sur la porte indiquait 'Fermée jusqu'à ?'

Et à ce moment, une merveilleuse sensation l'enveloppa. C'était comme si ses soucis fondaient comme neige au soleil et qu'une douce vague de bonheur l'envahissait. Il ne s'était pas senti ainsi depuis un longtemps. Ron n'était pas conscient que son manteau était humide et glacée, ni que tout autour de lui semblait flou.

« Retournes avec Harry » lui commanda à l'intérieur de sa tête une voix qu'il ne connaissait pas.

Il obéit sans trop savoir pourquoi et transplana à l'extérieur de la maison. « Maintenant, rentre sans faire de bruit. » lui dit la voix. Une fois à l'intérieur de la maison, Ron trouva Harry à son bureau. Il lui tournait le dos et apparemment il n'avait pas entendu son ami rentrer. Ron resta sur le pas de la porte, tenant toujours son sac d'ingrédients dans sa main droite.

Le vide dans son esprit était toujours présent et il était seulement vaguement conscient du fait que Harry sembla se raidir légèrement.

« Sors ta baguette, doucement. »

Il enfouit sa main gauche dans sa poche et en sortit sa baguette. La voix était devenue un peu plus forte maintenant, un peu plus excitée également et une petite lumière semblait s'être allumée dans la tête de Ron. Elle s'effaça rapidement lorsque la voix lui commanda de désarmer Harry.

A ce moment précis, Harry se tourna sa chaise.

« Ron, qu'est-ce que… »

« Expelliarmus ! » fut la seule réponse qui parvint à Harry.

La baguette d'Harry lui échappa des mains et atterrit aux pieds de Ron.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

Mais Ron n'écoutait pas vraiment cette voix familière, elle semblait déformée et il ne distinguait pas les mots. La seule chose vraiment claire était une sorte de rire malsain se répercutant dans son cerveau. Un rire triomphant.

« Maintenant... Maintenant, tues le, tues le garçon ! »

La baguette de Ron était toujours pointée sur la poitrine de Harry. Le jeune homme aux cheveux noirs comme l'ébène était maintenant debout à côté de sa chaise, face à son ami. La compréhension sembla luire dans ses yeux lorsqu'il se concentra sur ceux de Ron. Ron était sous l'emprise de l'Imperium et lui était désarmé. Il ne savait pas qui contrôlait son meilleur ami mais il avait une idée de ce qu'ils essayaient de lui faire faire. Harry commença à avoir peur ; ses yeux voyageaient de la baguette magique pointée sur lui au visage du rouquin. Son esprit fonctionnait à tout allure, essayant de trouver une échappatoire, jusqu'à ce qu'il vit un léger mouvement devant lui. Le coude gauche de Ron partait vers l'arrière mais sa baguette restait toujours fermement à sa place.

Les choses commençaient à empirer dans la tête de Ron. Etrangement, il semblait prendre conscience que c'était son meilleur ami qu'il était supposé tuer. Un doute s'insinua en lui mais l'étrange voix se battait de toutes ses forces. « Tues le ! Tues le ! Maintenant ! » répétait-elle encore et encore.

« Mais c'est mon ami, » répondit la voix interne de Ron alors que son coude tirait d'un coup sec péniblement. « Je ne veux pas le faire. » ajouta-t-il.

Quelques étincelles sortirent de la baguette de Ron et Harry retint sa respiration, pétrifié.

« Tues le ! Maintenant ! TUES HARRY POTTER MAINTENANT ! »

« Non ! Je ne le ferais pas ! Je viserais autre part. »

« Garde ta baguette pointer sur ce garçons, je te le dis. »

« Non ! »

A ce moment, le bras gauche de Ron se dirigea avec une force incroyable et rapidement vers le mur dans une tentative de viser autre part. Harry esquiva le mouvement mais ses yeux restèrent fixés sur son ami. Il vit le membre entré en collision avec force contre la chambranle et entendit un craquement sourd. Un instant plus tard, Ron était étendu sur le sol avec les ingrédients pour la potion autour de lui. Il respirait lourdement et murmurait, « Je ne le ferais pas. Je ne le tuerais pas.


« Il s'est avéré que la chambranle n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour mon bras. Alors Harry m'a guéri du mieux qu'il le pouvait. A ce moment, nous avons décidé que nous quitterions la maison seulement si c'était vraiment nécessaire et puisque que je n'étais pas mortellement blessé, aller à Ste Mangouste n'était pas utile. Il a fait un assez bon travail, je pense, » dit Ron à son père et à sa sœur. Il s'était arrêté de marcher en disant cela. Mr Weasley fixait son fils et Ginny jouait avec un pissenlit qu'elle avait cueilli à ses pieds. « Nous n'avons jamais découvert qui a utilisé l'Imperium sur moi. » conclua-t-il.

« Tu pouvais le tuer » murmura Ginny. Son frère la regarda simplement.

« Oui. »

« Mais il ne l'a pas fait, » s'exclama Mr Weasley. « Ron, nous t'avons plusieurs fois dit à quel point nous sommes fiers de toi et de tout ce que tu as fait. Tu n'as pas été prudent sur le Chemin de Traverse mais tu as fait preuve d'amitié et de courage en combattant ce maléfice. » Il se leva du banc et tapota l'épaule de son fils quelques secondes. « Tu ne devrais pas avoir honte de cette histoire ; elle prouve qui tu es vraiment. »

Plus tard dans la journée, Ron monta dans sa chambre et ouvrit la seconde lettre d'Hermione. Elle était légèrement plus courte que la prcédente.

Cher Ron,

Je reviens tout juste de mon entretien sur ma future carrière avec le Professeur McGonagall et je dois te dire que cette entrevue m'a donné matière à réfléchir. Je ne sais toujours pas quelle carrière précise je souhaiterais entreprendre mais McGonagall m'a dit que mes notes étaient assez bonnes pour que je puisse faire le métier que je veux.

A ce instant, je me pose une question : as-tu déjà remarquer que nous ne parlons jamais du futur ? Seulement une fois il y a quelques jours, lorsque les brochures de carrière sont arrivées dans la salle commune et une autre fois au début de l'année, mais c'est tout. Seulement deux fois en cinq ans. On dirait que le seul avenir que nous avons est de combattre Voldmort et survivre. Je veux dire Harry, toi et moi. Et tous les autres, bien sûr, mais tu comprends. Nous devons y faire face. Ou nous mourrons en nous battant, ou nous survivons et nous vivons.

Qu'arrivera-t-il lorsque ces temps viendront ? Allons-nous prendre des chemins séparés ? L'un d'entre nous quittera-t-il le pays pour poursuivre une carrière différente, comme deux de tes frères l'ont fait ? Est-ce que ce sera la fin de grandes années ? J'espère que non.

Je veux que tu me promettes, Ron, que nous resterons toujours en contact, que nous nous verrons régulièrement et que tu resteras mon ami. Tu pourrais devenir un Auror célèbre si tu le voulais, mais je te demande de toujours garder une petite place pour moi dans ta vie. Comme je garderais toujours une place pour toi, et Harry.

Ton amie,

Hermione

Comment pouvait-elle douter qu'il puisse la laisser hors de sa vie ? Elle était, et restera, l'un des plus beaux cadeaux que la vie lui ait fait. Il ne lui avait jamais dit, ni à Harry mais il pensait à l'avenir lui aussi. Il se souvint qu'il ne s'était pas encore avoué les sentiments qu'il avait pour elle mais il savait qu'il ne pouvait pas rester loin d'elle durant une trop longue période. Il avait juste pensé que les semaines qu'elle avait passée à l'infirmerie, pétrifiée, durant leur deuxième année, lui rappelaient le sentiment de perte qu'il avait ressenti.

Ron était toujours assis à son bureau avec la lettre d'Hermione devant lui. Sa main se tendit mécaniquement pour prendre la troisième lettre. Il ouvrit le parchemin sans même y réfléchir.

Bonne Année, Ron !

Même si je ne suis pas au Terrier avec toi et Harry, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année. Je voulais commencer cette année en réglant certaines choses, alors voilà.

Je n'ai pas honte d'admettre que je pense beaucoup à nous durant ces vacances et que l'une des conclusions qui me sont apparues est que chaque fois que nous faisons un pas en avant, nous reculons de deux pas quelques jours (même heures ou minutes) plus tard. Admettons-le, nous n'irons pas loin si nous continuons comme ça. Donc, j'ai décidé d'accepter et d'admettre que j'ai des sentiments pour toi. Peut-être ne te le dirais-je pas vraiment mais au moins je me le suis avoué à moi même et, à mon avis, c'est un premier pas vers la bonne direction.

A un certain moment plus tôt dans l'année, j'ai pensé que tu étais prêt à commencer quelque chose avec moi, spécialement après que t'avoir invité à la fête de Slughorn mais en voyant ta réaction plus tard, j'avais tord. Ne t'inquiètes pas, je t'attendrai. Je te donnerai tout le temps dont tu as besoin.

Cette "histoire" que tu as actuellement avec Lavande est une chose dure à supporter. Je ne te dirais pas que c'est de la jalousie mais voilà. Je regrette parfois que tes mains ne soient pas sur moi au lieu d'elle. J'ai même imaginé à quoi ressemblerait notre premier baiser. J'y pense, je préférerais que ce soit un peu moins "intense" que tes baisers avec elle ces derniers jours. Oh, quand je regarde tes lèvres... Mais je ne devrais pas.

Cela me rappelle une autre chose à laquelle j'ai pensé durant les vacances. N'as-tu jamais pensé à moi comme à une fille ? Je veux dire, à part les fois oû Viktor est mentionné dans une conversation, bien sûr. J'imagine que je ne le saurais jamais à moins que tu ne me le dises.

Evidemment, mon comportement n'est pas vraiment parfait. J'ai invité McLaggen pour avoir une petite vengeance sur toi et je réalise que c'était une erreur d'aller à la fête avec lui. J'ai passé pratiquement la soirée entière à me cacher de lui. Ce n'est pas vraiment l'idée que je me fais d'une soirée agréable. Je crois que je devrais me taire parfois.

C'est tout pour l'instant. Maman m'appelle, le dîner est prêt. J'espère que j'aurais l'occasion de te dire tout ça en personne un jour ou l'autre, bientôt serait mieux. Je te souhaite une très bonne année.

Hermione xx (je t'embrasse sur les joues, bien sûr !)

Ron resta immobile un moment, pas vraiment sûr de sa réaction face à ces mots datant de leur sixième année à Poudlard. Il relu quelques phrases au hasard. N'a-t-il jamais pensé à elle comme à une fille ? Oh si. Des milliers de fois.

Il aimait particulièrement l'observer quand elle écrivait ? La façon dont elle assise, le dos bien droit. Ses cheveux étaient coincés derrière son oreille gauche et sa tête légèrement penchée vers la droite. Quelques fois, elle fronçait les sourcils de concentration, ses yeux fixés sur le parchemin alors qu'elle alors il pouvait à peine entrevoir les éclats d'or dans ses yeux noisette parce qu'ils étaient cachés par ces cils brun foncés. A moins qu'ils ne soient dans la lumière, pour Ron ils étaient noirs.

De temps en temps, elle levait les yeux et fixait le vide, peut-être en quête d'inspiration ou d'une meilleure formulation d'une phrase. Quand il était assis à côté d'elle, un rideau de cheveux masquait le reste de son visage mais quelques fois il apercevait sa bouche. C'était comme si elle l'appelait, l'envoûtait. La couleur était un rose tendre et elle semblait douce, sa lèvre inférieure était légèrement plus pleine que l'autre. Invitante et hypnotisante. Il y avait des moments ou il était difficile d'essayer de se concentrer sur autre chose, sans parler de ses devoirs, de longues minutes de fascination. Mais la chose qu'il aimait le plus était sa main.

La façon dont son poignet reposait sur la table, proche et fragile. La peau lisse se fripant à chaque mouvement. Ses doigts étaient fermement pressés autour de la plume, la dirigeant. Quand elle était dans une frénésie d'inspiration, des tâches blanches apparaissaient sur ses ongles pressés sur la plume. Son écriture était rapide et précise. Elle semblait si belle.

Cette image était clairement gravée dans l'esprit de Ron, probablement parce qu'il l'avait si souvent vu. S'il avait eut un quelconque talent pour le dessin ou la peinture, il aurait été capable de reproduire cette image dans ses moindres détails. Magnifique.

Oui, bien sûr, il pensait à elle comme à une fille quand Krum apparaissait dans la conversation. Il ne pouvait pas supporter l'image de ses immenses mains sur elle et lorsque Lavande et lui avaient commencé à sortir ensemble, il était parvenu à la conclusion qu'elle était une fille, oui, mais il voulait qu'elle soit sienne. Le fait est qu'une voix quelque part dans sa tête lui disait qu'il aurait aimé ça peu de temps, maintenant.

Le cerveau humain est une chose étrange. Quelques fois il semble totalement vide mais par moment, c'est insaisissable. Une pensée devient un souvenir et ce souvenir devient une autre chose et les choses s'accélèrent comme une spirale infinie. Cette réaction particulière arrivait à Ron en ce moment. Sa tête était remplie d'images d'Hermione et c'était un terrain dangereux. Il atteignait rarement le point oû il pouvait penser à elle et être heureux. Jusque là, chaque fois qu'il s'était laissé penser à elle trop longtemps, cela se terminait par des larmes ou un coup de poing brutal sur tout ce qui se trouvait à sa portée. Il était envahit par un sentiment de frustration face à l'injustice de sa disparition précipitée.

Cette lettre était seulement une preuve qu'ils aurait probablement eut une chance de vivre ensemble une vie heureuse. Ron essuya une larme avec la paume de sa main et se leva. Il se fichait du fait qu'il fasse sombre dehors ou l'heure qu'il était, il avait besoin de sortir, de respirer l'air frais du soir, de marcher. Il prit un pull et l'enfila en sortant de sa chambre. Il ne rencontra personne dans les escaliers et arriva dans la cuisine, sombre et déserte.

Une fois dehors, il respira profondément, l'odeur de la terre et de l'herbe l'envahit. Il marcha sur le chemin une bonne demi-heure avant de s'arrêter et de murmurer le visage levé vers le ciel : « Tu me manques. »


Merci à tous ceux qui m'ont envoyé une review. A très bientôt pour un nouveau chapitre