Pour ce chapitre, je vous aies fait attendre moins longtemps que pour le précédent. Préparez vos mouchoirs car voici la dernière lattre d'Hermione. Même moi j'ai pleuré en la traduisant tellement c'est tristoune.

Bonne lecture et à bientôt pour le dernier chapitre oû vous pourrez lire la lettre de Ron pour Hermione.


Deux jours plus tard, la maisonnée se réveilla sous un magnifique soleil. Réunis autour du petit déjeuner, Mr et Mme Weasley, Ron, Ginny et Harry discutaient de leur projet pour la journée.

« Votre mère et moi avons quelques courses à faire aujourd'hui sur le Chemin de Travers et nous déjeunerons avec les jumeaux. Est-ce que voulez-vous venir avec nous ? » demanda Mr Weasley.

« Je viens ! » répondit immédiatement Ginny.

Harry avala son morceau de toast et ajout, « Moi aussi. Je dois leur parler. »

« Ron ? »

« J'aimerais rester ici, si tu es d'accord, maman. »

« Pourquoi ? »

« J'ai juste pas envie de sortir. »

« C'est décidé alors, » déclara Mr Weasley. « Nous partirons dans la demi-heure. »

Environ quinze minutes plus tard, tout le monde était prêt à partir. Ron était dans sa chambre, cherchant sous son lit une paire de chaussures lorsque Harry frappa à la porte.

« Pourrais-tu garder un oeil sur Hedwige pendant que je serais parti ? Juste pour être sûr qu'il ne lui manque ni eau ni nourriture ? Elle a beaucoup voyagé cette semaine. »

« Ouais, bien sûr, » dit Ron en sortant la tête de sous son lit.

« Hey, qui t'as écrit ? » demanda Harry en voyant les lettres d'Hermione sur le bureau de Ron.

Ron sortit rapidement de sous son lit avec ses tennis et prit les lettres.

« Hermione, » répondit-il simplement en rangeant les lettres dans un de ses tiroirs.

« Je ne savais pas que vous vous écriviez, » dit Harry en le regardant étonné.

« C'est pas le cas. Je les aie reçu il y a deux semaines. »

« Vraiment ? Mais ça ne peut pas être... »

« Je sais, Harry. Elle m'a écrit avant qu'elle... meure, et ses parents ont envoyé les lettres pendant que nous nous battions encore là bas. Maman me les as donné quand je suis revenu à la maison. »

« Qu'est-ce que ça raconte ? »

« Un peu de ci, un peu de ça… Dans la première, elle me hurle essentiellement dessus d'avoir été un imbécile au bal de Noël en quatrième année. »

Harry renifla. « Et les autres ? »

« Je ne les ais pas toutes lu, encore, » mentit Ron en ne évitant le regard de son ami.

« Oh. »

A ce moment, Ginny entra dans la chambre.

« Viens, Harry. Tout le monde t'attend. »

« Désolé. A plus tard Ron, on se voit cet après-midi. »

« Amusez-vous bien tous les deux, » répondit-il alors qu'ils partaient.

Le rouquin poussa un soupir de soulagement et s'assit au bord de son lit. Ils étaient finalement tous partis. Il avait attendu cette occasion d'être seul depuis plusieurs jours. Oui, il était content qu'ils soient tous réunis à nouveau. Oui, il s'amusait avec Harry et c'était vraiment drôle de le voir tourner autour de Ginny mais il ressentait le besoin d'être seul. Il ne se sentait pas bien. Et Harry semblait tellement heureux... Jouait-il la comédie lui aussi ?

Il mit ses tennis et sortit pour réfléchir au calme dans le jardin. Le mois de Juin était presque là et l'herbe était parfaitement verte, flottant paisiblement dans le vent. Ron était assis sur les marches menant à l'escalier de service et regardait autour de lui. Tout lui paressait agréable et paisible. C'était une magnifique journée de printemps, celle dont tout le monde rêve dans un monde libéré de Voldemort. Il pouvait entendre les oiseaux gazouiller, les branches vibrer sous le vent et deux ou trois gnomes farfouillaient dans le jardin. Tout semblait parfait. Pourquoi se sentait-il si triste ? Pourquoi ne pouvait-il pas être heureux comme n'importe qui d'autre ?

Il leva soudain les yeux alors qu'un hibou volait sur les grands arbres. C'était ce stupide hibou de pierre qui avait tout déclenché. C'était cette affreuse chose qui avait laissé Malfoy savoir qu'il y avait un moldu dans la maison… Comment autrement aurait-il su qu'ils étaient là ? C'était sa faute si Malfoy était venu les défier. C'était sa faute si elle était morte.

« Maudi hibou enchanté ! » dit-il à voix haute.

Il serra ses poings mais ne le remarqua pas. Ses ongles s'enfoncèrent dans les paumes de ses mains, mais il ne ressentit pas la douleur. La seule douleur dont il était conscient était celle qui coulait dans ses veines, celle qui semblait se cacher dans chaque partie de son corps.

Ron se leva et prit un caillou sur le sol. Il le regarda fixement, essayant de transférer toute sa colère dans ce morceau de roche et le jeta aussi fort qu'il le pu contre le tronc d'un arbre. Le caillou rebondi et atteri plus loin. Il pouvait jeter toutes les pierres de la terre, cela ne changerait rien. Il en jeta quand même une autre, juste pour le fait de le faire.

Le jeune homme desserra ses poings, ses épaules s'affaissèrent. Il n'allait pas s'abandonner à sa colère. Il voulait lire la dernière lettre d'Hermione. Il avait attendu un moment de calme parce qu'il avait une idée de quoi cette dernière missive parlerait. Il savait que ce serait difficile s'il avait raison mais il devait la lire. Il avait évité de voir la vérité durant si longtemps ; il était désormais temps d'y faire face. C'était le moment parfait pour le faire. Sinon, combien de temps devrait-il attendre avant d'avoir une autre occasion comme celle là ? Un Terrier désert était une chose extrêmement rare.

Il retourna à l'intérieur, sortit la dernière enveloppe du tiroir de son bureau et retourna dehors. Il s'assit contre le tronc de l'arbre qu'il avait visé quelques minutes auparavant et sentit le parchemin de l'enveloppe sous ses doigts. Elle semblait plus épaisse que les autres et d'une certaine façon entourée de magie.

Son intuition se confirma lorsqu'il essaya d'ouvrir le cachet de cire. Il resta fermé. A la place, trois mots apparurent sur le parchemin : 'Dis ton nom'.

« Ronald Weasley. »

Après ça, le cachet de cire s'évapora et il fut capable de sortir la lettre de l'enveloppe. Il déplia le parchemin et un autre feuillet atterri sur ses genoux. Il était vierge de toute écriture mais il sentit que ce n'était pas un hasard et le mit soigneusement de côté. Peut-être y'aurait-il des instructions à son propos dans la lettre.

Ron,

N'y allons pas par quatre chemins ; si tu lis ça, c'est que je suis morte. J'ai écrit cette lettre au cas oû quelque chose arriverait. Je ne pouvais pas partir sans te dire certaines choses. Et ces mots sont là parce que je n'avais pas le temps, ou l'occasion, ou le courage (encore) de te le dire en personne. Cette missive est le point de non retour. J'ais l'intention de n'écrire rien que la vérité, alors voilà.

Une dernière chose avant que nous entrions dans le vif du sujet : j'ai mit un sort de reconnaissance vocale sur le cachet pour être sûre que tu serais le seul à pouvoir lire cette lettre. Et ne perds pas le bout de parchemin. Tu comprendras plus tard.

J'ai peur, Ron. Je me surprends moi-même à trembler dans mon lit quelques nuits par semaine. Cette chasse aux Horcruxes dans laquelle nous nous sommes lancés est si grande. Ce n'est pas seulement la tâche en elle même mais également l'issue de cette aventure ; ses conséquences sur le monde magique. Et Harry a un rôle si immense à tenir, avec la prophétie et tout le reste. Penses-y. Nous avons tous les trois à peine atteint la majorité du monde magique et nous voulons trouver et détruire les Horcruxes. Dumbledore lui-même a seulement réussi à en détruire un seul ! Et il était Dumbledore ! Qui sommes-nous pour nous comparés à lui ?

J'essaye de vivre au jour le jour car je ne sais pas ce qui arrivera demain. Je ne sais pas vraiment oû cela nous mènera, ou contre qui nous allons devoir nous battre. Après avoir réfléchis à ça, je ne veux pas penser à l'avenir parce que cela signifierait faire face à Voldemort lui-même et mettre la vie de Harry en danger. Je refuse d'y penser même si ma tête me dit que c'est la meilleure chose à faire. Je ne peux pas. Je ne suis même pas certaine que nous arriverons jusque là. Nous avons tant à faire pour y parvenir.

Je pense que si je fais un petit pas à la fois, un problème après l'autre, je ne serais pas aussi stressée que lorsque je pense à toutes ces choses en même temps.

Tu penses probablement que ce n'est pas grave puisque tu ne me vois m'agiter et paniquer toute la journée mais ça l'est. Nous sommes tous un peu nerveux et incertains. Harry parvient à bien se contrôler, probablement parce qu'il est si concentré sur ce qu'il – veut – et doit faire, mais je le surprends parfois, le front collé contre la vitre à regarder dehors, et je peux voir qu'il est inquiet lui aussi. Il a tant de poids sur ses épaules. La meilleure chose que nous pouvons faire est le soutenir autant que possible et l'aider à aller aussi loin qu'il pourra.

Et toi, Ron, je sais que tu as autant peur que moi. Tu n'es pas la meilleure personne pour cacher tes sentiments. Sais-tu que tu as pris l'habitude de te mordre l'intérieur des joues ? Tu le fais si souvent ces jours çi que tu dois sûrement saigner de temps en temps.

La seule chose qui me permet de rester calme la journée est que je sais que Harry et toi risqueriez vos vies pour moi si il le fallait. Je sais que quelqu'un doit me protéger. Tu l'as fait à Poudlard et tu le fais encore maintenant. Je dors mieux la nuit parce que je sais que vous êtes tous les deux dans la maison, dans des chambres proches de la mienne. Je suis plus courageuse quand tu es à mes côtés, cela me rend plus forte.

J'ai aussi peur de ne plus jamais revoir mon père et ma mère. Tu devrais ressentir la même chose que moi. Merlin, ta mère doit être une épave depuis que tu es parti. Mes parents sont moldus, comme tu le sais, alors ils comprennent l'importance de cette mission tant pour le monde magique que moldu, mais ils préféreraient m'avoir à la maison plutôt que sur la première ligne du champ de bataille. J'ai une photo d'eux dans mon sac et je la regarde chaque jour. Je les aime tellement. Je voudrais les prendre dans mes bras une fois encore.

Je ne veux pas mourir !

Je voudrais que quelqu'un me prenne dans ses bras, maintenant. Je voudrais que tu me rassures, que tu me tiennes serrée contre toi et que tu me dises que tout va bien… Je sais que je me sentirais en sécurité dans tes bras. Tu es mon protecteur et tu as toujours agis ainsi. Je suis si reconnaissante pour ça ; j'ai besoin de ton soutien pour rester forte.

Il n'y a rien d'officiel entre nous, toi et moi sommes tous les deux conscients de ça. Je fais attention à toi et tu fais attention à moi. Je ne te considère pas comme mon frère et tu ne penses pas à moi comme à ta sœur non plus. Je le sais.

Je me sens bizarre. Je ne veux pas que tu lises cette lettre. Parce que si tu le fais, cela voudra dire que je n'aurais jamais eu l'occasion de te dire combien je t'aime. Nous partons demain pour détruire la tasse dans la maison de Malfoy et si nous réussissons et si nous revenons sains et saufs, je te le dirais.

Pourquoi est-ce si difficile ? Trois simples mots qui veulent dire tellement de choses. Il y a l'histoire, le présent et le futur dans ces mots. Il y a toi et moi, et quelque chose de si puissant que nous ne comprendrons jamais vraiment. Mais toi et moi sommes là. Toi et Moi. Ron et Hermione. Weasley et Granger. Sang-pur et Moldue.

Toi et Moi.

Une partie de ma vie semble être liée à toi. Je vois en toi le courage et la force. Tu me fais rire, nous nous disputons. Nous nous disputons moins que lorsque nous étions à l'école mais le stress pèse parfois. J'aime quand nous nous battons. Je n'aime pas l'acte en lui-même mais l'énergie qui me pousse à continuer, à lire plus de livre et essayer encore. Même les aspects négatifs deviennent positifs avec toi

J'aime te regarder cuisiner. Tu n'es jamais organisé et il te manque toujours quelque chose lorsque tu es dans une cuisine. Combien de fois as-tu servi le plat principal, puis le dessert et enfin les légumes parce que tu avais oublié de les faire chauffer au bon moment ? Rien n'est ordinaire avec toi. Il se passe toujours quelque chose d'innatendu et imprévu. J'adore le fait que tu transformes une journée ennuyeuse en un labyrinthe. On ne s'ennuie jamais avec toi.

Je ne peux pas m'empêcher de rire lorsque je te vois t'enfuir devant une araignée. Tu te souviens de la fois oû tu as cru qu'une araignée était dans ton pull ? Je n'ai jamais vu un garçon devenir à moitié nu aussi vite de toute ma vie. Je souris encore quand je repense à cet après-midi. Ta peau était si pâle sous toutes ces tâches de rousseur. Peut-être parce que tu avais autant peur de cette araignée, je ne sais pas.

Je ne t'ai jamais touché même si je l'ai voulu plusieurs fois. Je n'ai pas l'intention de te harceler. Juste sentir ta peau sous mes doigts, la texture de tes cheveux, être assez proche pour respirer l'odeur de ton cou et d'autres choses comme ça. Je pense que cela veut juste dire que je veux être plus proche de toi, plus intime. Franchir la ligne qui sépare l'amour de l'amitié.

Sentir tes lèvres contre les miennes. Les sentir sur ma peau

Plus tôt, je t'ai dis que j'avais besoin de toi mentalement pour rester forte. Maintenant je peux te dire que j'ai tout autant besoin de toi physiquement. Un câlin par-ci par là, une caresse comme celle que tu me donnes pour me dire bonne nuit, un baiser lorsque tu viens tout juste de sortir de la douche…

Est-ce que tout ça est possible ? Es-ce que je rêve de choses impossibles ? Et toi ? Eprouves-tu la même chose que moi ? Je sais que tu m'aimes bien, mais je ne peux pas dire exactement quels sont les sentiments que tu ressens pour moi. Je ne peux pas deviner comment tu réagirais si je t'embrassais. Je ne peux pas prédire ce que tu feras lorsque je t'aurais dis tout ça dans quelques jours, ou quand tu liras cette lettre. J'imagine que c'est pour ça que c'est si effrayant de dire à quelqu'un qu'on l'aime. C'est l'inconnu et le sentiment de ne rien contrôler. Je l'ai lu dans un livre dont je ne me rappelle plus le titre. Chaque crainte que nous avons est basée sur un sentiment de perte de contrôle ou de peur de l'inconnu.

J'avais au début l'intention de n'écrire rien d'autre que la vérité et je me rends compte que j'ai pris plusieurs détours.

Je t'aime, Ron.

C'est la chose la plus véridique que tu liras dans cette lettre. Récemment, j'en suis même venu à penser que pour moi, l'alphabet n'est formé que de trois lettres : R-O-N. J'en suis arrivé à un point oû tu es presque tout pour moi. Pratiquement tout tourne autour de toi dans ma vie. Tu es mon endroit réconfortant lorsque j'ai eu une mauvaise journée. Tu es mon protecteur et mon héro. Tu es mon meilleur ami et mon, peut-être un jour, petit ami, fiancé ou mari. Je pense à toi lorsque j'ai besoin d'être forte, je te regarde lorsque je veux être rassurée et je rêve de toi lorsque je veux que quelqu'un m'aime.

Tu m'impressionnes par ta fidélité. Tu me surprends par ta vision détendue de la vie. Tu me défends contre Malfoy. Tu es brillant même si tu n'utilises pas toujours les cadeaux que la vie te fait. Tu es toujours franc et tu ne caches rien, même si cela conduit à une dispute. Pour tout ça, je t'aime

Tu restes à mes côtés durant les batailles. Tu es toujours là pour moi quand j'en ai besoin. Tu es courageux, fort et fier. Tu es un véritable Griffondor. Tu es vrai ami pour Harry et moi. Tu défends et protèges ta famille. Pour tout ça, je t'aime encore plus.

Tu es Ron Weasley, et pour ça je t'aime.

C'est vrai, je t'aime. Et tu m'as probablement aimé à certain moment de ta vie toi aussi. Mais si tu lis cette lettre, rester concentré sur ces sentiments ne te sauras d'aucune aide. Tu auras besoin de bouger, Ron. Je sais que tu essaieras de t'accrocher à ces sentiments. Ce ne sera pas facile et tu auras probablement besoin de temps avant de guérir, comme ça l'aurait été pour moi si les choses avaient été inversées. Même si tu m'aimes, même si je signifie beaucoup pour toi, je ne suis plus sur cette Terre. Et je ne veux pas que tu m'oublies. Mais je ne veux pas non plus que mon souvenir t'empêche de vivre. Tu dois continuer. Tu es un battant, Ron. Tu n'as jamais renoncé et ce n'est pas le moment de commencer.

La vie continuera, tu vieilliras, et les gens autour de toi se marierons, auront des enfants et mouront eux aussi. Je ne veux pas penser que je ruinerais le reste de ton temps sur cette planète. Je voulais que notre temps passé ensemble soit une expérience positive, quelque chose dont tu pourras te souvenir et voir apparaître un sourire sur ton visage quand tu te souviendras sans regrets ou sentiments amers. Il y a une vie après la mort. Des années et des années t'attendent. Ne les gaspilles pas avec un souvenir.

Je t'avais dit que le bout de parchemin te serait utile plus tard... Le moment est venu. Ce sera mon dernier cadeau. J'espère que tu apprécieras la pleine signification de ce présent et qu'il t'aidera à te souvenir. Quand tu auras finis de lire cette lettre, tends ton bras et tourne la paume de ta main vers le ciel. Ensuite prononce la formule du parchemin et tu recevra ton cadeau. Pour moi, c'est comme si je te donnais une partie de moi. Une fois encore, j'espère que tu l'aimeras.

Je ne peux pas croire que ce soit un au revoir. Je n'ai jamais imaginé que je devrais te le dire un jour. S'il te plait, ne fait pas attention aux tâches laissées par mes larmes. L'encre sèche toujours et je la dilue encore plus avec mes larmes. Ce n'est pas très propre, mais je n'y peux rien. C'est presque aussi douloureux que si l'adieu était réel.

S'il te plait, souviens-toi de moi comme la fille qui t'a aimé de tout son cœur, comme l'ami et l'homme et que tu étais. Une partie de mon âme t'appartenait et j'étais prête à la partager avec toi. J'espère que je t'aurais aidé à aller plus loin avec ton immense potentiel, que mon souvenir te sera agréable et que tu comprendras à quel point tu comptais pour moi. Continue ta vie et sache que je serais toujours là, dans ta tête, ton cœur et ton âme. Sache que je penserais à toi jusqu'à la fin et que tu m'aideras à aller plus loin. Tu es mon alphabet.

Je t'aime. Trois simple mots. Je t'aime.

Ton Hermione

Ron prit le bout de parchemin, fit comme elle lui avait dit et lu à haute voix les mots qui apparaissaient lentement. Quelques minutes plus tard, une baguette se matérialisa dans la paume de sa main.

La baguette d'Hermione.

La bouche de Ron était légèrement entrouverte. Elle avait raison en pensant que c'était le meilleur cadeau.

C'était quelque chose qu'elle avait porté avec elle tous les jours depuis qu'elle avait onze ans. C'était le symbole de la partie magique de sa vie, de son temps à Poudlard, des disputes qu'elle avait eu et de tous ses merveilleux accomplissements magiques. Et c'était quelque chose d'important pour elle.

Il avait aussi eut une idée qu'elle ne pouvait pas avoir prévu lorsqu'elle avait écrit la lettre. Il se leva rapidement, alla dans sa chambre et ouvrit sa malle. Ron en sortit un long sac de velour noir. Il ouvrit, en retira la baguette magique, descendit les escaliers et se plaça devant la cheminée. Il s'agenouilla et plaça la baguette au dessus des cendres.

Il prit la baguette d'Hermione et l'utilisa pour mettre le feu à l'autre d'une main tremblante. Puis, le roux s'assit devant les flammes et les regarda brûler lentement le mince bout de bois, une larme silencieuse glissait occasionnellement le long de sa joue. Cela ressemblait à une vengeance symbolique en sa mémoire. Sa baguette détruisait celle appartenant à Drago Malfoy.

Cela apporta un peu de paix à l'âme de Ron pour avoir été capable de le faire. Alors qu'il regardait la baguette de Malfoy se consumer dans les flammes, réduite en cendres, il respira doucement, faisant tourner la baguette d'Hermione entre ses doigts, ressentant chaque fibre de bois, sa vision se brouilla.