Titre : Une vengeance mémorable.

Auteur : Azalea

Origine : Tekken

Genre : Dramatique.

Couple : Jin/Hwoarang

Disclamer : Je ne fais qu'emprunter les personnages… Snif !

Résumé : Hwoarang s'est inscrit à un tournoi, mais tout se passe mal pour lui. Jaloux qu'il gagne, mais aussi par désir pour lui, Heihachi le viole.

Note: Merci beaucoup à Dark-Yasha pour ses deux reviews auxquelles je n'ai pas pu répondre par email, et surtout, désolée de t'avoir fait si longtemps attendre. J'espère que la suite te plaira.

Chapitre II.

Jin

Je regardais mon ennemi de toujours dormir dans le lit d'une des nombreuses chambres que possédait ma demeure. Pourquoi l'avais-je recueilli chez moi après son malaise ? Je l'ignorais totalement. Mais ce qui était fait était fait et je ne pouvais plus revenir en arrière.

C'est ainsi que je me retrouvais assis à son chevet à l'observer, attendant qu'il se réveille. Cependant, ça faisait maintenant cinq heures qu'il était dans cet état. Peut-être était-ce inconscient, mais je n'avais pas appelé un médecin, je n'en trouvais pas la nécessité. Pourtant, il m'avait parût si pâle lors de notre combat… bien que ce dernier n'ait jamais eu lieu.

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Hwoarang

Depuis ce que m'avait fait Heihachi, c'était la première fois que j'avais cette impression de douce chaleur. J'étais bien, je n'avais plus froid. Néanmoins, je me sentais toujours aussi sale. J'avais la sensation que mon esprit était hanté par les mains de ce salaud sur mon corps, je me sentais souillé et comme si ça ne suffisait pas, j'avais affiché cette faiblesse sous les yeux de Jin Kazama.

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Jin

Je le vis remuer dans son sommeil. Sans doute était-il en proie à un mauvais rêve. Fallait-il que je le réveille ? Je ne savais pas. En fait, j'ignorais totalement comment réagir.

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Hwoarang

Sale petite vermine ! Je te promets que tes cris seront comparables à une douce mélodie à mes oreilles lorsque tu souffriras.

Par pitié, je ne veux plus revivre ça, je ne veux plus le voir ni l'entendre, je ne veux plus qu'il me touche.

Tu vois, Hwoarang, c'est cela que je voulais. T'humilier jusqu'au plus haut point. Mais je dois bien reconnaître que tu as été une bonne affaire. A présent, je te laisse entre de bonnes mains.

Non, s'il vous plaît… arrêtez ! Je ne veux plus !

Hwoarang, est-ce que ça va ?

Non, pas Jin Kazama, tout sauf ça ! Je ne veux pas qu'il sache !

Hwoarang ?

Non ! S'il apprend ce qu'il s'est passé, il va pouvoir se moquer de moi, par pitié, qu'il s'en aille !

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Jin

Le sommeil de Hwoarang devenait vraiment agité. Mais je décidais de ne pas réagir, après tout, il ne s'agissait que d'un cauchemar ! Il n'en mourrait pas !

Ce fut du moins ce que je pensais jusqu'à ce qu'il se mette à parler dans son sommeil.

- Par pitié… Murmurait-il. S'il vous plaît… arrêtez…

Je me demandais même à cet instant à quoi il pouvait bien rêver, mais je fus interrompu dans mes pensées lorsqu'il reprit ses supplications.

- A l'aide… non… pitié…

J'en conclu alors qu'il était temps de le réveiller. Je posais donc une main sur son épaule et le secouais doucement tout en l'appelant.

Mais sa réaction fut inattendue ; Il se réveilla en sursaut et me repoussa brutalement.

- Ne me touchez pas ! S'écria-t-il.

Evidemment, je tombais par terre et cela m'énerva assez pour que je me mette à lui crier dessus en retour.

- Tu es dingue ou quoi ! Tu es chez moi, je te loge le temps que tu ailles mieux et tu te permets de te montrer agressif ! Il faudra te calmer rapidement si tu ne veux pas que je te jette très rapidement dehors !

C'est alors que je m'aperçu qu'il ne disait plus rien. En fait, en regardant ses yeux, je lisais une certaine crainte, il avait tout simplement l'air apeuré.

- Excuse-moi, dis-je. Je n'aurais pas dû m'emporter comme je l'ai fait.

Mais il ne parlait toujours pas et cela commença à m'inquiéter.

- Tu as décidé de rester muet ? Demandais-je donc.

Un long silence s'écoula une nouvelle fois, mais il finit cependant par le briser.

- Je veux partir d'ici…

- Il faudrait déjà que tu parviennes jusqu'à la porte.

C'était parti par réflexe, mais j'aurais mieux fait de me taire car, évidemment, Hwoarang retira les couvertures et commença à mettre les deux pieds sur le sol avant de s'appuyer contre le mur pour s'aider à tenir debout. Je l'observais, je ne pouvais rien faire d'autre, je le savais trop têtu et trop fière pour accepter mon aide… Peut-être comme moi au fond. Je le vis tenter de mettre un pied devant l'autre pour avancer, mais lorsqu'il lâcha le mur, je n'eu que le temps de réagir pour le rattraper dans mes bras.

- Tu ferais mieux de te ménager, dis-je. Tu es encore trop faible.

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Hwoarang

Savoir que j'étais dans ses bras en cet instant me procurait un sentiment de sécurité, mais de peur également. Ses mains étaient placées dans mon dos et j'aurais tout fait pour qu'il me lâche et ne me touche pas. Alors, avec le peu de forces qu'il me restait, je tentais tant bien que mal de me défaire de sa prise.

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Jin

Il se mit à se débattre dans mes bras. Je savais qu'il ne me supportait pas, mais je ne pensais pas que c'était à ce point.

Prenant donc en considération que je ne pourrais pas le retenir éternellement, je le soulevais de terre pour le remettre dans son lit. Dieu qu'il était léger ! Je ne savais pas ce qu'il lui était arrivé, mais il semblait avoir maigri. D'abord son malaise et maintenant cette constatation, je commençais vraiment à me poser des questions. Mais je revins vite à la réalité et remarquais alors que sa veste était trempée. En fait, il était tout simplement en sueurs.

- Tu devrais te changer, dis-je. Je vais te prêter des vêtements à moi.

Il releva la tête vers moi et me regarda tristement avant de murmurer un seul mot.

- Merci.

Mais je ne l'écoutais déjà plus, j'étais trop occupé à chercher dans mon armoire après une chemise et un pantalon. Quand j'eu trouvé ce que je voulais, je revins auprès de lui et les lui tendis. Il s'en saisit avec hésitation.

- Tu veux que je t'aide à t'habiller ? Demandais-je.

- Non… Ca ira.

- D'accord.

Et sur ce, je sortis de la chambre, le temps qu'il se change. Je me mis alors à réfléchir. Hwoarang avait bien changé, il était différent. Il ne me narguait pas comme il le faisait lors des tournois, il n'affichait plus ce regard sûr de lui et par-dessus tout, il semblait effrayé. Je ne comprenais rien.

Je décidais donc de ne pas chercher à en savoir plus, seul le temps me donnerait les réponses voulues. J'attendis une dizaine de minutes derrière la porte avant de toquer.

- Tu as fini ? Demandais-je.

La réponse se fit longue, mais me parvint finalement.

- Oui, tu peux entrer.

Je m'exécutais et entrais. C'est alors que j'éclatais de rire.

- Quoi ! S'exclama-t-il gêné.

La chemise et le pantalon étaient en fait dix fois trop grands pour lui et ça lui donnait un air de gamin.

- Rien, dis-je alors en m'arrêtant de rire. C'est juste que tu ressembles à un enfant ainsi.

- Oh ça va ! Ca n'a rien de drôle !

Et en plus, monsieur était râleur. Je sentais que j'allais regretter de l'avoir hébergé chez moi. Mais après tout, ce n'était pas de bon cœur que j'avais accepté.

Je l'observais un long moment encore. C'est alors que je m'aperçu qu'il n'avait rien dans l'estomac depuis plusieurs heures déjà.

- Tu as faim ? Lui demandais-je simplement.

- Non.

Sa réponse avait été immédiate. Cependant, je n'avais pas l'intention de m'y tenir. Il avait maigri et le fait qu'il refuse aussi rapidement de se nourrir devenait inquiétant.

- Tu pourras dire ce que tu voudras, mais rester le ventre vide ne me semble pas être une bonne idée.

- Je t'ai dit que je n'avais pas faim !

Sa voix était montée d'un ton. Décidemment, ce ne serait pas si facile de l'obliger à se nourrir, il semblait encore plus têtu qu'une mule.

- Je reviens, dis-je en me levant précipitamment.

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Hwoarang

Je n'avais aucune idée de ce qu'il me voulait, mais le fait de me retrouver chez Jin Kazama était déjà loin de me plaire. Alors, si en plus, il désirait à présent me nourrir…

Je ne comprenais pas quel intérêt il trouvait à prendre soin de celui qui s'avérait être son rival.

Ca faisait environ cinq longues minutes qu'il était parti à présent et je me demandais bien ce à quoi j'allais avoir droit. La réponse ne se fit pas longue car je le vis revenir avec un plateau chargé de divers plats. Il semblait ne pas avoir compris que je ne désirais rien de lui. Je sentis la colère m'envahir peu à peu.

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Jin

Il n'avait pas bougé de position depuis que je m'étais absenté. Non, il semblait plutôt plongé dans ses pensées. Je pris la parole.

- Je sais que tu ne veux pas manger, mais je ne t'en laisse pas le choix.

Je m'approchais alors de lui, mais lorsque je voulu poser le plateau sur ses genoux, sa réaction fut soudaine. D'un geste de la main violent, il repoussa le dit plateau qui vint s'écraser au sol.

- Je t'ai dit que je n'avais pas faim ! Ne m'oblige pas à faire ce que je n'ai pas envie de faire et fous-moi la paix une bonne fois pour toute !

Décidemment, il semblait vraiment que j'avais à faire avec un sale gamin capricieux. Ce geste venait de me le prouver et je n'appréciais pas du tout. Si lui semblait en colère, je n'étais pas loin de lui sauter à la gorge. Un mot de plus et il risquait de le payer très cher.

Un long silence commença, un silence qui se fit lourd. Mais au bout de quelques minutes, il finit par le briser.

- De toute façon, je te l'ai dis, je n'ai aucune envie de rester ici…

- Je te signale néanmoins que j'aurais pu te laisser évanoui au beau milieu du stade.

- Et après ? Tout vaut mieux que de me retrouver ici, coincé dans la baraque d'un fils à papa.

Cette fois c'en était trop. Il avait dépassé les limites. Sans crier garde, je me jetais sur lui dans la volonté de lui faire regretter ce qu'il venait de dire. Avec le peu de force qu'il lui restait, il tenta tant bien que mal de me repousser, sans succès.

- Je t'en pris Jin, va-t-en de là.

- Pas avant d'avoir eu des excuses et des remerciements pour t'avoir recueilli chez moi.

- Lâche-moi !

- Non !

- S'il te plait…

Il me sembla sur ces derniers mots que sa voix s'étranglait dans sa gorge comme si il était sur le point de pleurer. Sans parler de sa respiration qui devenait saccadée. Je compris qu'il angoissait profondément et je le relâchais donc immédiatement.

- Tu me fais pitié, Hwoarang. Dis-je. Je te croyais plus courageux que ça, il suffit que je t'attaque un peu pour que tu paniques. Depuis quand mon rival est-il devenu un lâche ?

Sa réaction ne se fit pas longtemps attendre. J'avais frappé dans le mille.

- Mais ferme là, je ne suis pas un lâche ! Je ne l'ai jamais été et je ne le serai jamais ! De toute façon, tu ne peux pas comprendre…

La fin de sa phrase avait été murmurée comme si elle se voulait de révéler beaucoup plus que ce qu'elle ne voulait dire.

- Je veux juste qu'on me laisse tranquille.

En disant cela, il s'était placé sur le côté, me tournant le dos. Moi qui avait voulu essayer de l'aider un minimum sans réellement savoir pourquoi, c'était apparemment mal parti.

Hwoarang demeurait, en cet instant, un mystère pour moi. Quelqu'un dont je ne comprenais pas les réactions. Comment discuter avec une personne qui se fichait complètement de vous et qui ne demandait pas mieux qu'on la laisse seule, en paix ?

Encore vexé par son comportement, je préférais sortir de la chambre et le laisser ruminer dans son coin. Après tout, il l'avait bien cherché.

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Hwoarang

Je l'entendis partir. Sans doute avait-il enfin compris que je n'avais nullement besoin de son aide et que je partirais d'ici dès que possible. En tout cas, je l'espérais.

Mais pour le moment, je me sentais fatigué… tellement fatigué. Je ne dû pas m'en apercevoir, mais je m'endormi.

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Jin

Installé dans ma propre chambre, non loin de celle de Hwoarang, je réfléchi brusquement à tout ce qu'il venait de se passer ces derniers temps.

Sa façon de se comporter était étrange, il y avait quelque chose qui me gênait… un blocage. Le Hwoarang que je connaissais se moquait de tout et surtout de mon avis. Combien de fois n'était-il pas parvenu à me faire oublier mes problèmes familiaux pour un simple petit combat ?

Décidemment, rien n'allait plus. Il fallait que je tire les choses au clair avec lui et il n'était pas question que je le laisse gagner dès la première manche. Il avait ouvert les hostilités, il devrait à présent s'expliquer. Néanmoins, je venais de prendre conscience que quelque chose n'était pas normale et qu'il serait irréfléchi de le brusquer. J'obtiendrais des explications, mais à ma façon.

Tsuzuku.