Titre : Une vengeance mémorable

Auteur : Azalea

Origine : Tekken

Genre : Dramatique

Couple : Hwoarang/Jin

Disclamer : Je ne fais qu'emprunter les personnages… Snif !

Résumé : Après avoir été violé, Hwoarang est recueilli par Jin qui ignore tout de son état.

Note: Un grand merci à Tia Dragon's Mistress, Yami Sheina, Zick et Yami ni hikari pour leurs reviews qui m'ont fait super plaisir.


Chapitre III.

Jin

Les jours qui suivirent furent un véritable enfer. Bien que Hwoarang se rétablissait doucement, il refusait obstinément de se nourrir et ne cessait d'être désagréable à tout bout de champ, râlant et restant distant en ma présence. Mais pire que tout, il me réveillait chaque nuit avec ses cauchemars. Je ne savais pas vraiment pourquoi il se comportait ainsi, mais son état commençait sérieusement à m'inquiéter. J'avais alors décidé de prendre les choses en main. Ayant préparé un plateau plus ou moins nourrissant, j'entrais dans la chambre où il s'était enfin endormi. A le regarder, il semblait paisible, ce qui n'avait pourtant pas été le cas quelques heures plus tôt. Néanmoins, j'étais plutôt rassuré de voir qu'il avait tout de même trouvé un peu le sommeil. Ne désirant donc pas le réveiller, je posais le plateau sur une table et pris une chaise afin de m'asseoir à côté du lit. J'attendis ainsi pendant plusieurs minutes… Du moins jusqu'à ce que je me mette à l'observer. Son visage était pâle, sans doute trop pâle, et il avait déjà bien maigri, mais par-dessus tout, cette fragilité le rendait plus que beau. Elle me donnait envie de… l'embrasser. Sans comprendre pourquoi, je me penchais lentement au-dessus de lui, approchant mon visage du sien. Plus je m'approchais, plus je sentais mon cœur battre plus fort. Une odeur… son odeur m'envahit brusquement… une odeur de lavande. Mes lèvres se rapprochaient des siennes. Plus que quelques millimètres et …

- Qu'est-ce que tu fais ?! Dégage de là !

Je me sentis brutalement repoussé en arrière par deux mains avant d'atterrir brutalement sur le sol.

- Je t'interdis de me toucher !

Deux yeux remplis de colère me fixèrent.

- Pour qui me prends-tu ? Je voulais juste remonter la couverture sur tes épaules, répondis-je calmement en me relevant.

Je ne savais pas ce qui m'avait pris. J'avais tenté de l'embrasser, je devais bien l'admettre. Le pire, c'est que je venais de trouver une excuse complètement stupide pour expliquer mon comportement.

- Ne me prends pas pour un imbécile…

- Arrête de t'imaginer n'importe quoi !

Je le vis alors tourner la tête sur le côté, un air mauvais inscrit sur le visage.

- J'en ai marre de toi…

- Je vais être clair Hwoarang, ton sale caractère n'a aucun effet sur moi. Tu auras beau râler, crier, tu ne m'atteindras pas. J'ai décidé de te loger chez moi le temps que tu ailles mieux, et il se trouve qu'il y a des règles. A commencer par le fait qu'ici on mange les repas qui sont servis.

-nEt si je ne veux pas ?

Hésitant sur ce que j'allais dire, je respirais un bon coup avant de prendre la parole. Hwoarang n'allait pas bien et je devais faire quelque chose.

- Hwoarang, dis-je. Je vais appeler un médecin.

Sa réaction ne se fit pas attendre.

- C'est hors de question ! Aucun médecin ne m'examinera !

- Je ne te laisse pas le choix.

Et sur ces mots, je sorti de la chambre bien décidé à accomplir ce que je venais de dire.

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Hwoarang

Que devais-je faire ? J'avais l'impression d'être en plein cauchemar. J'avais froid, j'avais mal… Je ne voulais pas qu'un médecin me touche pour m'ausculter. J'avais peur. Que devais-je faire ? Ma vie était devenue un enfer en si peu de temps.

Je devais partir d'ici.

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Jin

Ca ne m'enchantait pas de contacter cette personne, mais je ne voulais pas risquer de divulguer le fait que Hwoarang se trouvait entre ces murs à quiconque d'extérieur. Sans oublier qu'il risquait de m'en vouloir pendant un long moment. Je composais donc le numéro à contrecoeur. J'attendis quelques minutes jusqu'à ce qu'une voix grave me réponde enfin.

- Lee Chaolan à l'appareil.

- C'est Jin Kazama, pas la peine de raccrocher, ce que j'ai à te dire est important.

Un silence se créa, mais il fut bien vite rompu.

- Je t'écoute, tu as deux minutes.

Il ne me laissait pas vraiment le choix, si je voulais le convaincre, je devais faire vite.

- J'ai recueilli un jeune homme chez moi et il n'est pas en bon état. A vrai dire, j'aurai besoin de tes services de médecin au plus vite.

- Et pourquoi MES services ?

Je mis un certain temps pour réfléchir. Si je voulais qu'il accepte, je devais jouer sur la orgueil de ce dernier. Je le savais vaniteux et il me fallait profiter de cette occasion.

- Parce que, même si ça m'ennuie de le reconnaître, je sais que tu es excellent dans ta discipline.

- Je vois.

- J'ai dit ce que j'avais à dire. A présent, à toi d'accepter ou de refuser.

Un soupir se fit entendre à l'autre bout du téléphone.

- J'accepte, mais sache que je te rappellerai toujours mon aide. Tu as une dette envers moi désormais.

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Hwoarang

J'étais parvenu à me lever. Bien que mon corps semblait trop fatigué pour me soutenir, je me dirigeais vers la porte. Mais avant que j'eu pu l'ouvrir, je vis Jin entrer.

- Qu'est-ce que tu fais debout ? Je pensais t'avoir déjà dit que tu étais trop faible pour te lever !

Pourquoi fallait-il toujours que je le trouve sur mon chemin ? Je commençais à en avoir réellement assez de tout ça.

- Laisse-moi passer ! M'écriais-je. Tu ne vas tout de même pas me forcer à rester !

- Et pourquoi pas ?

- Parce que je n'en ai pas envie.

- Attends au moins que le médecin soit là.

Ainsi il avait vraiment appelé un médecin ? Il faudrait d'abord qu'il m'attrape s'il voulait que je me fasse examiner. Je n'avais aucunement l'intention de le laisser faire.

- Tu peux toujours rêver, Kazama ! Je me casse d'ici !

Passant à côté de lui, je le bousculais et me retrouvais dans le couloir. Si je voulais partir d'ici, il me faudrait descendre les escaliers, et Dieu sait que je me sentais affaibli.

- Comment comptes-tu t'y prendre ? Tu crois vraiment avoir la force nécessaire pour arriver en bas ?

Il m'avait suivi. Le ton sur lequel il venait de parler était moqueur. Aussitôt, l'énervement me gagna.

- Tu commences sincèrement à me taper sur les nerfs !

- Tu t'épuises pour rien.

Effectivement, je savais qu'il n'avait pas tort. Plus j'avançais et plus je sentais ma respiration devenir difficile. De plus, l'angoisse m'anserait peu à peu la poitrine.

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Jin

Je m'aperçu bien vite que sa respiration devenait saccadée. Il fallait que je le ramène à la raison avant qu'il ne fasse un malaise.

- Hwoarang, dis-je calmement. Tu devrais être raisonnable.

- Fiche-moi la paix !

- Je ne te veux aucun mal, je veux juste t'aider. Et je vois bien que tu te sens mal.

Il se stoppa net dans ses efforts. Son expression devint alors méprisable.

- Pourquoi voudrais-tu m'aider ? Nous sommes rivaux ! Je te déteste autant que tu me détestes !

Au son de sa voix, je sentais qu'il commençait sérieusement à perdre patience.

- Même si tu m'énerves et que je ne supporte pas ta façon d'être, mon ressentiment envers toi n'a jamais été jusqu'à te détester.

- Et ça change quoi…

Sa voix sembla brusquement se briser.

- … puisque moi je te déteste vraiment.

Alors il me détestait ? Sincèrement ? Je n'aurais jamais pensé que sa haine envers moi était à ce point. Sans savoir pour quelle raison, je me sentis blessé.

- Débrouille-toi !

Je m'assis sur le sol, dos contre le mur, me contentant simplement de l'observer. S'appuyant sur la rampe, il entreprit lentement de descendre les marches. Pas après pas, s'essoufflant toujours plus. Arrivé à la cinquième marche, je le vis tomber à genoux, une main sur la poitrine.

- Hwoarang ! M'exclamais-je en accourant auprès de lui. Je savais que je n'aurais jamais dû te laisser faire ! Tu es bien trop faible…

Bien que j'avais presque murmuré le dernier mot, je le vis s'offusquer. Trop accroché à sa fierté, son mauvais caractère refit surface.

- Je ne suis pas faible !

Mais à peine eut-il terminé sa phrase qu'il se sentit encore plus mal.

- Calme-toi, tu ne fais qu'empirer ton état.

A mes mots, je vis son regard changer. Pour la première fois depuis son arrivée, il me laissa l'aider. Néanmoins, je me sentis désemparé en le voyant perdre le restant de ses forces lorsque je le saisi dans mes bras. A vrai dire, il semblait sur le point de s'évanouir, ne pouvant presque plus respirer.

- Détends-toi, respire tranquillement, ça ira mieux après.

J'avais beau essayer de l'apaiser, la situation semblait à présent désespérée. Moi-même, je commençais à paniquer de le voir si démuni de ses forces.

C'est alors qu'on sonna à la porte.

- J'arrive ! Criais-je.

Mais je ne pouvais plus bouger, Hwoarang tout contre moi. D'ailleurs, les minutes passèrent et la personne qui venait de sonner ne cessait plus d'insister.

- C'est pas vrai ! Comment je fais maintenant ? M'exclamais-je.

Ma question trouva rapidement une réponse quand je vis la dite personne finalement entrer.

- Eh ! Kazama ?! T'es là ou tu t'en vas toujours en laissant la porte ouverte ?!

Lee ! Je ne pensais franchement pas qu'il viendrait aussi rapidement. Mais cela tombait plutôt bien.

- Lee ! Je suis ici ! J'ai besoin d'aide !

A l'entente de ma voix, je le vis lever la tête en direction des escaliers avant d'accourir auprès de moi.

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Lee

Ainsi, la personne pour qui il avait besoin d'un médecin n'était autre que Hwoarang. Tout le monde était au courant que ce dernier avait eu un malaise lors de la finale du tournoi, la nouvelle avait été dans tous les journaux, mais jamais je n'aurais pensé le trouver ici, chez son rival. En tout cas, il avait l'air très mal en point.

- Fais quelque chose, je t'en prie.

Les mots de Jin Kazama laissaient deviner son inquiétude et j'en fus étonné. Touché, je prie alors quelques minutes pour observer la situation.

- Hwoarang, essaye de te calmer, tu n'as rien à craindre ici. Personne ne peut te faire de mal, tu es en sécurité. Alors essaye de te concentrer pour reprendre une respiration normale. Respire et expire calmement.

Il resta silencieux, mais je le vis néanmoins faire de son mieux pour tenter de se calmer. Il n'y parvint pas tout de suite, mais fit de son mieux. Je m'adressais alors ensuite à Jin.

- Tourne le vers moi s'il te plait, je vais lui injecter un calmant, il fait simplement une petite crise d'angoisse. Et il semble épuisé, ce qui n'est en rien pour arranger son état.

Immédiatement, il s'exécuta et je pris une seringue. Hwoarang ne sembla même pas réagir à ce qui se passait autour de lui. Tout cela ne me disait rien de bon.

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Jin

Après que Lee lui ait fait l'injection, je vis Hwoarang se détendre peu à peu jusqu'à s'endormir.

- Il faut qu'il se repose. Je vais profiter de son sommeil pour l'examiner.

En disant cela, il me fixa froidement. Ignorant son regard, je me contentais de prendre Hwoarang dans mes bras et de le ramener jusqu'à sa chambre. J'avais du mal à comprendre pourquoi il voulait l'examiner alors qu'il était endormi, mais je sorti dans le couloir, le laissant faire.

L'attente me parut durer une éternité. Tout ce que je pouvais faire était attendre. Je ne savais pourquoi, mais je m'inquiétais pour Hwoarang. Sans doute n'était-ce pas sa santé qui me perturbait le plus, mais son état psychologique. Depuis qu'il était ici, il semblait se comporter étrangement, refusant tout particulièrement de manger. Quelque chose n'allait pas. Je devais savoir quoi.

Les minutes s'écoulèrent ainsi, me laissant avec mes questions. Ce ne fut seulement qu'au bout d'un bon quart d'heure que Lee sortit enfin de la chambre.

- Alors ? Demandais-je automatiquement.

Son expression devint soucieuse.

- Allons nous asseoir, dit-il. J'ai à te parler sérieusement.

- Hum.

Nous allâmes dans le salon où nous prîmes place.

- Que se passe-t-il ?

Il sembla hésiter, mais prit finalement la parole.

- En l'examinant, j'ai trouvé plusieurs blessures sur son corps. J'ai trouvé cela étrange. Mais ce qui m'avait semblé encore plus bizarre, c'est son comportement lorsque je suis arrivé.

- Où veux-tu en venir ? Le coupais-je brutalement.

- Il y a pas mal de chances pour qu'il ait été violé.

A ces mots, je restais silencieux. Je ne savais que répondre, mais ce qui était certain, c'était qu'à présent, je comprenais le comportement que Hwoarang avait eu ces derniers jours.

A suivre.