Chapitre I. : Quand la vengeance paraît dérisoire

Alors voila le précédent chapitre n'était en fait qu'un prologue. Ce qui explique pourquoi il est si court. Ce chapitre-ci est aussi assez court mais c'est ma première fic. Je serais vraiment contente d'avoir des critiques constructives pour m'ameliorer, et j' essaierai de faire des chapitres plus longs par la suite. J'espère que cette fic vous plaira, je ne sais pas en combien de chapitres je la ferai mais il s'agira d'une histoire assez longue.


Harry était invité au Terrier pour les vacances, notamment pour voir le très attendu mariage de Fleur et Bill. Il préparait donc sa valise dans la chambre du 4, Privet Drive. Des souvenirs qui n'avaient rien d'heureux le submergaient. Dumbledore attaqué, lui qui ne pouvait pas bouger, le maître des potions qui tuait le directeur. Sa dépouille portée par Hagrid lors de l'enterrement,...Il se sentait plus triste que jamais, plus coupable que jamais. Il venait d'atteindre sa majorité aux yeux du monde sorcier et maintenant qu'il pouvait utiliser la magie hors de l'école de sorcellerie, sa baguette le démangeait. En effet, si les Dursley n'étaient en rien responsables de la mort de Dumbledore, leur méchanceté offrait au survivant une excellente excuse pour passer sa colère.Il pensait à tout ce qu'il pourrait faire subir aux Dursley : des sorts de Chauve-furie, de Jambencoton, de crache-limaces,…Un sourire qui n'avait rien d'heureux apparut sur son visage. C'était l'heure de régler ses comptes. Monsieur Weasley arriverait à 17 h30, il lui restait donc ¾ d'heures, ¾ d'heures pour leur faire payer 16 ans de mauvais traitements. Il prit sa baguette et descendit lentement les escaliers, comme si chaque marche était à savourer, le rapprochant de la délivrance. Les Dursley étaient dans le salon, Dudley avait mis son émission préférée, un sitcom brésilien complètement stupide.

Harry se racla bruyamment la gorge pour signaler sa présence et sa « famille » le regarda avec…inquiétude ? « Bien sûr », réalisa Harry, « Ils savent quel jour on est et ils n'ont pas tout à fait la conscience tranquille ». Ils suivit leur regard et vit qu'ils fixaient sa baguette avec inquiétude. Il eut un petit rictus et la tendit vers eux. Il était maintenant réellement effrayant, ses pupilles étaient dilatées par la colère accumulée pendant 16 ans, et pendant quelques secondes Harry eut l'impression stupide qu'un vent violent ébouriffait ses cheveux. « Mais… ». Harry redescendit sur terre. Il vit le visage déçu, peiné de Dumbledore, celui qui réprouvait la vengeance, la violence, qui n'aurait jamais attaqué qui que ce soit sans raison. Il vit ensuite le visage horrifié des Dursley. La tante Pétunia, qui ne vivait que pour se prouver qu'elle avait mieux réussi que sa sœur, Vernon, dont le teint de plus en plus rouge ne présageait rien de bon. Un jour sans doute, il recevrait un choc trop important, et mourrait d'une crise cardiaque (« rongé par sa méchanceté », pensa Harry). Son cousin Dudley se cachait derrière sa mère alors qu'il la dépassait en largeur de 50 bons centimètres. Dudley qui n'avait pas de vrais amis, qui était si stupide…Il passerait à côté de la vie, sans jamais l'effleurer. A quoi bon punir ces gens ? Ils étaient si pitoyables soudain aux yeux d'Harry. Il repartit sans rien dire pour prendre ses valises et attendit sur les marches de l'escalier. A 17 h 30, la sonnette retentit. La porte s'ouvrit sur un Arthur Weasley apparemment ravi de revoir Harry.

-Bonjour Harry. Tu vas bien ?

-Bien Monsieur Weasley, et vous ?

-Oh tout va bien Harry, je suis content de te voir. Et je suis aussi content d'avoir pu essayer ta sornette. Elle marche très bien. Tes bagages sont prêts ?

-Une sonnette Monsieur Weasley. Oui j'arrive.

Il prit ses valises et se retourna pour dire au revoir à ceux qui l'avaient accueilli voila 16 ans.

-Et bien…Adieu souffla-t-il.

Cette fois-ci, Monsieur Weasley n'insista pas pour que les Dursley lui répondent. Il lui indiqua la voiture du ministère. Harry Potter était un garçon qui avait toutes les raisons d'être malheureux. Et pourtant, il eut un petit éclat de rire.

-Au Terrier ?

-Au Terrier, répondit Arthur Weasley avec un petit sourire.

Lorsqu'il vit au loin apparaître la forme du Terrier, Harry pensa qu'il était vraiment impatient de voir Ginny (…et Ron rectifia-t-il, un peu coupable). Puis, il tiqua. Pourquoi son ami n'était-il pas venu le chercher avec son père ? Peut-être ne voulait-il plus le voir après tout ?

-Mr Weasley ? Pourquoi Ron…

-Il est malade, Harry.

-Malade ? S'étonna le jeune homme.

-Oui, un petit accident impliquant Fred et Georges.

-Ah oui ? Et qu'est-ce qu'il a ?

-Et bien nous dirons qu'il éprouve des difficultés à garder sont déjeuner très longtemps si tu vois ce que je veux dire...

-Heu…

-Tu devrais aller le voir…Il était impatient que tu viennes, tu sais.

Oui…commença Harry en ouvrant la porte. Mais une tornade rousse s'était déjà jetée sur lui.Elle lui raconta à toute vitesse qu'il lui avait beaucoup manqué, qu'elle s'inquiétait énormément pour lui, qu'accessoirement il était un idiot et qu'elle comptait bien le lui prouver...Elle finit par lui chuchoter qu'elle l'aimait plus que tout et qu'il ferait bien de s'en souvenir. Il passa ensuite dans les bras de Molly Weasley qui bien sûr trouvait qu'il avait beaucoup maigri.

-Fred, Georges ! Les jumeaux, toujours aussi pétillants de malice, étaient eux aussi au Terrier.

-Salut Harry!

-Tu vas bien ?

-Oui et vous ?

-Très bien ! Lancèrent-ils en chœur. Molly Weasley fronça les sourcils. Ils étaient un peu trop joyeux à son goût. Quelle sottise pouvaient-ils encore manigancer ? Avec les préparations du mariage, la dernière chose dont elle avait besoin était une de leurs farces douteuses.

-Je peux aller voir Ron, Mrs Weasley ?

-Bien sûr mon chéri. Il est dans sa chambre. Harry grimpa les escaliers avec Ginny.

-Qu'est-ce qu'il a Ron ?

-...

- C'est grave ? S'inquiéta-t-il.

-Non. Ne t'inquiète pas. Disons que ce n'est pas très agréable.

TOC TOC

Ginny n'attendit pas la réponse, elle ouvrit brusquement la porte.

-Coucou frérot ! Devine qui je t'amène ? Claironna la rouquine

-Salut R…Oh Merlin !