Chapitre III : les sanglots longs d'Hermione…

La langueur monotone de Ron

Alors voila le chapitre 3. Merci a mes deux reviewers maywen et bisounours 666. Il y a une spéciale dédicace à ma maywen adorée. Je suppose que tu comprendras. Avec toute la tendresse d'Hermione pour Ginny.

-Les sanglots venaient de la chambre d'à côté. Etait-ce Ginny ou Hermione ? Harry ne supporterait pas de voir Ginny pleurer, peut-être à cause de lui. Mais il ne voulait pas non plus la laisser pleurer…Il se leva doucement pour ne pas réveiller Ron et gratta à la porte de la chambre des filles, puis l'ouvrit doucement.

-Ginny ? Oh…

En réalité, la rouquine semblait aller plutôt bien, mis à part le fait qu'elle semblait inquiète pour son amie qui sanglotait dans ses bras.

-Hermione ? Qu'est-ce qui se passe ?

-Elle a fait un cauchemar, répondit Ginny à sa place.

-Tout le temps, toutes les nuits ! Hermione répéta ces mots plusieurs fois.

-Shhhht. Elle lui caressait les cheveux doucement.

-Qu'est-ce qui arrive tout le temps, Hermione ?

-Ron. Toutes les nuits, il meurt toutes les nuits ! Je le vois et je ne peux rien faire !

Harry pouvait comprendre ça, il rêvait souvent de Ginny morte. Il dormait peu et mal. Harry souffrait de voir son amie ainsi, mais il ne savait pas quoi faire. Peut-être fallait-il qu'elle raconte son rêve ? Elle se sentirait mieux après…Mais lorsqu'il lui proposa, elle fit signe que non de la tête. Comprenant qu'il ne pourrait rien pour elle, il l'embrassa sur le front et après avoir dit au revoir à son ex-fiancée, il sortit, le cœur gros. Il retourna dans sa chambre et heurta un objet qui traînait par terre, ce qui réveilla son ami. Celui-ci releva une tête très ébouriffée et marmonna un « Harry, qu'est-ce que tu fabriques ? » ensommeillé.

-Rien Ron, rendors-toi !

-Attends ! Je voudrais te parler d'un truc…Commença le rouquin.

-Oui ? L'encouragea Harry.

-En fait…Je…Tu vois…

-Ron ?

-Oui ?

-Quand est-ce que tu comptes parler à Hermione ?

-De quoi ?

Harry lui fit les gros yeux –il avait sans doute oublié que dans le noir, l'effet n'était pas flagrant. Il eut un petit grognement de protestation et alluma la lumière, son sermon serait bien plus impressionnant si son ami pouvait voir le visage très agacé du survivant. Mais Harry vit son ami la tête entre les mains, l'air désespéré. Il ressemblait à quelqu'un qui avait un gouffre à ses pieds. Le jeune homme se dit alors que Ron avait peut-être déjà assez de soucis comme ça. Il l'aiderait gentiment, demain, et peut-être pourrait-il lui faire comprendre certaines choses.

Pendant ce temps, dans la chambre des filles, Hermione se remettait de son cauchemar.

-Je suis désolée Ginny, je ne voulais pas te déranger.

-Hermione, soupira-t-elle, tu ne me déranges pas ! On est amies, c'est normal que je te console quand tu ne vas pas bien, non ?

-Merci. Murmura la jeune fille. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.

-Vraiment ?

-Mais oui ! J'aurais voulu avoir une sœur comme toi. Tu me comprends toujours, parfois je n'ai même pas besoin de te parler, tu sais à quoi je pense parce que tu penses la même chose. On est différentes, toutes les deux, mais en même temps on se ressemble tellement ! Quand on est devenues amies, je ne croyais pas à ma chance. Je me disais : c'est trop bien, trop parfait pour toi.Ca ne durera pas…Parfois je me dis…

-Oui ?

-Où étais-tu pendant tout ce temps ? Ca n'a pas été très drôle pour moi…Tu sais, les gens me regardaient, et j'avais l'impression qu'ils pensaient : « Tu es nulle, tu n'as pas d'amis, tu es laide, juste un rat de bibliothèque ». Où étais-tu ?

-Je suis là maintenant !

-Merci.

Elle s'étreignirent très fort, puis s'endormirent chacune dans leur lit, apaisées par la présence de l'autre.