Hum hum '' J'ai vraiment honte de ne pas avoir posté avant xD Je pourrais mentir et inventer une excuse bidon mais en fait j'étais très prise par forum RPG (j'ai mis le lien dans ma bio, croyez-moi, il est génial !) et je sais que c'est une mauvaise excuse vu que quasiment toute la fic est écrite… vous pouvez me pendre mais pour me faire pardonner, je vous ai concocté un long chapitre. Allez avouez, vous m'adorez quand même (non non je n'ai pas du tout un ego démesuré).
Isoletta : Merci ) C'est justement ce qui m'a turlupiné pendant toute la fic à vrai dire !
Calim : Ouah c'est surtout un honneur pour moi o Merci !
Ladyalienor : Oui merci pour l'info, je ne savais même pas que ça existait mdr xD
Ces voix… humpf… qu'elles se taisent… Le cerveau d'Hermione cognait douloureusement contre sa boîte crânienne, comme s'il cherchait à s'en échapper. Elle voulait dormir, ce lit était si chaud, si confortable, si propice au sommeil, si… Mais, au fait, depuis quand se trouvait-elle dans un lit ?
Hermione ouvrit brusquement les yeux pour se retrouver face au plafond. C'était un très beau plafond, sans fissure, d'un blanc uniforme et immaculé. Une foule de pensées incongrues lui traversèrent l'esprit, par exemple elle se disait qu'elle aimerait être un plafond pour leur vie reposante. Son esprit était encore embrouillé. Elle tourna lentement la tête et essaya de se redresser sur les coudes mais une incroyable lassitude l'emplit.
A quoi bon se lever ? A quoi bon se lever quand on pouvait rester à contempler un plafond ?
Mais les voix qui l'avaient réveillée ne pensaient pas de la même manière. Hermione entendit un cri étouffé et des personnes virent s'agglutiner autour de son mit comme des fourmis autour d'un gâteau sucré. La jeune fille ferma délibérément les yeux. Pour le moment, elle souhaitait simplement de la tranquillité, même si elle n'avait aucune idée du pourquoi elle se trouvait ici, et n'avait d'ailleurs pas la moindre envie de le savoir.
« Hermione … ? »
Une voix hésitante de hasarda à prononcer son nom. Non mais franchement ! Qu'ils pouvaient être collants, ces gens ! L'exaspération et la colère lui fit à nouveau ouvrir les yeux. Elle eut un mouvement de recul face à la paire d'yeux bruns qui la fixaient de très près, mais un choc sourd et une violente douleur lui fit comprendre qu'elle venait de se cogner dans la barre métallique de son lit. Celui qui disait que la vie était magnifique se trompait. Il y avait toujours deux ou trois sangsues pour vous gâcher la vie.
« Hum »
Elle tourna la tête et se sentit totalement stupide. En fait de sangsues, Neville, Harry et Ginny se trouvaient là, ainsi que Luna assise dans un coin mais elle abordait un air si désintéressé qu'elle pouvait se trouver ici totalement par hasard. L'exaspération d'Hermione fondit immédiatement, remplacée par deux rougeurs de honte sur ses joues.
De toute évidence, ils étaient tous les trois très inquiets, il suffisait de constater l'expression de leur visage. On aurait dit qu'Hermione était atteinte d'un mal incurable, ou alors que des cornes lui avaient poussées sur le front –par précaution, elle tâta son visage de la main. Apparemment, elle n'avait rien… non ?
« Tu vas bien ? » demanda Harry. Pour une fois que les places étaient échangées ! Ce n'était pas Harry ou Ron allongé dans un lit de malade (car oui, avec son incroyable intelligence et logique elle en avait déduit qu'elle se trouvait dans une chambre d'hôpital, sacré Hermione elle nous surprendra toujours !) à la suite d'une chute, ou de quelque affrontement mortel.
« Bah euuh…je… » Répondit avec toute l'éloquence et la dignité dont Hermione était capable en cet instant. Par chance, Ginny vint à son secours.
« Tu nous a fait une de ces peurs Hermione ! On est venu dès qu'on l'a su, c'est vrai, Fred disait que tu étais partie acheter de l'alcool en Alaska haha… mais les autres étaient trop mal en point ou déjà endormis, alors on est seulement venus tous les quatre.
- Ah euh, ok... » Hermione fronça les sourcils, elle ne comprenait pas vraiment ce que Ginny lui disait. Acheter de l'alcool ? Mais depuis quand achetait-on de l'alcool sur un lit d'hôpital ? Tout cela n'avait rigoureusement aucun sens. Elle devait encore être en train de rêver, oui, il n'y avait pas d'autre explication censée.
La porte s'ouvrit alors sur l'homme le plus étrange qu'elle avait jamais vu. Sa barbe argenté défiait toute concurrence et il portait une robe jaune avec d'affreux motifs dessus, ainsi que des lunettes en demi-lune posées sur son nez aquilin. Il fallut encore quelques secondes à Hermione pour comprendre que Dumbledore venait d'entrer dans la pièce –ce qui, encore une fois, prouvait l'illogisme total de la situation. Il s'avança vers le lit avec un sourire.
« Ah Miss Granger vous êtes réveillée, parfait, parfait. Dites-moi, vous souvenez-vous ? »
Dans le genre super précis, il gagnait une médaille ce vieux rabougri. Se souvenir de quoi ? De son affreux vêtement ? Et aussi soudainement qu'une claque sur la joue, Hermione se rappela. Et encore une fois, elle se sentit parfaitement idiote d'avoir pensé de telles choses. Sa mémoire lui envoya les images de l'attaque de la vengeance, de la dernière bouteille de whisky, mais aussi de…
« Malefoy » murmura-t-elle distinctement. Dumbledore hocha la tête d'un air entendu, tandis que les Neville, Harry et Ginny ouvraient des yeux ronds et une bouche stupéfaite. Apparemment, un morceau essentiel de l'histoire leur avait été éludé. Sans leur prêter attention, Dumbledore reprit :
« Effectivement. Je vais vous demander de bien vouloir me suivre, s'il vous plaît. Seule » Ajouta-t-il d'un air entendu avec un regard perçant aux trois autres qui paraissaient totalement dépassés par les évènements, ce qui ne semblait pas du tout être au goût de Harry.
« Mais enfin, professeur…
- Ne vous inquiétez pas, son état est parfaitement stable, elle n'a rien à craindre. Miss Granger ? »
Il ouvrit la porte et attendit qu'Hermione se lèvre, ce qu'elle fit avec une curiosité croissante. Paf, dans tes dents Harry ! Après tout, il avait toujours été le petit chouchou de Dumbledore, le seul à connaître tous ses secrets et ses mystères, mais cette fois ce serait elle, Hermione Granger, dans la confidence ! Elle jubilait déjà. En hâte, elle repoussa les draps et se leva, non sans constater avec une certaine gêne qu'elle était vêtue d'une horrible robe d'hôpital. Au moins, pensa-t-elle avec un sourire, elle était assortie à la tenue de Dumbledore. Sans un mot, il l'emmena dans une autre chambre d'un pas vif, identique à la sienne, sauf que dans le lit se tenait un Drago Malefoy plutôt mal en point, recouvert de bandages. Il leur jeta un regard vide en les voyant entrer. Dumbledore referma soigneusement la porte tandis que le malaise de la jeune fille grandissait.
« J'ai bien peur de ne pas comprendre ce que cela signifie, monsieur.
- Vous allez comprendre, répondit-il avant de se tourner vers Malefoy.
- Bonjour ! Ou plutôt rebonjour ! s'écria joyeusement Dumbledore, comme s'il ne pouvait rêver mieux que de se trouver aux côtés de lui.
- Encore vous ? demanda le jeune d'une voix traînante en plissant les yeux de dédain.
-Effectivement. Mon cher ami, reconnaissez-vous cette jeune et charmante personne qui m'accompagne ? »
Drago hasarda ses yeux sur Hermione comme s'il ne la voyait pas. Cette dernière fronçait les sourcils, convaincue que le jeune homme se moquait d'elle, impression renforcée par le hochement de tête négatif du blond.
« Qu'est-ce que signifie cette mascarade ? On s'est vus pas plus tard qu'hier, enfin, ce matin ! s'enflamma Hermione
- Il semblerait que ce soient justement les évènements de cette nuit qui aient mis le jeune Malefoy dans cet état, expliqua Dumbledore.
- Quoi ? Vous voulez dire que…
- Qu'il ne se souvient de rien avant son réveil. »
Hermione haussa un sourcil septique. Que Malefoy essaye de lui jouer un sale tour, elle comprenait, mais pourquoi Dumbledore rentrait-t-il dans son minable petit jeu destiné à la déstabiliser ?
-Ah, et c'est permanent ? demanda-t-elle en priant pour que la réponse soit négative.
-La magie ne peut pas tout résoudre mais il semblerait qu'il existe un espoir pour lui de recouvrer la mémoire.
-Mais je ne vois toujours pas ce que cela a à voir avec moi, sans vouloir être impolie, ajouta-t-elle précipitamment.
-C'est simple, Miss Granger. J'attends que vous vous occupiez de monsieur Malefoy ici présent lors de son rétablissement, répondit Dumbledore avec un grand sourire confiant.
