HPMG : Livre 4 : La seconde guerre de sang
Chapitre 3 : Welcome/Bienvenue/Добро пожаловать
(1ère partie)
Harry regarda autour de lui, fit trois pas sur le côté, jeta un œil sous sa commode, fit deux autres pas qui le mena à son armoire. Il eut beau la vider de fond en comble, il ne retrouvait pas son brassard des MP. Il mit les mains dans ses poches par désespoir et ses doigts se refermèrent sur l'objet tant convoité. Quelle perte de temps, décidément. Il l'enfila et sortit du dortoir tandis que tout le monde était déjà en cours depuis cinq minutes dans le premier cours de DCFM. Harry avait toujours eu un peu de mal pour les horaires. Il toqua à la porte avec force. Il attendit une réponse qui vint rapidement, et ouvrit la porte.
« Mr Potter, ravi de voir que vous êtes élève dans cette modeste école. » dit Maugrey, ou plutôt Croupton. « Une pensée absurde a dû vous traverser soudainement l'esprit pour que vous vous rappeliez qu'a 10 heure, les cours commencent, pas dix minutes plus tard » assomma le professeur.
« Je peux aller m'asseoir » demanda Harry sans rechigner quoique ce soit, ce qui était souvent la bonne méthode avec les professeurs. En fait, cela marchait souvent avec McGonagall.
Harry eut la joie de voir sous ses yeux ébahis les trois sorts impardonnables exécutés par Croupton. C'est sûr que ce dernier avait dû avoir de l'expérience en étant mangemort. Quoique Maugrey n'hésitait pas à franchir la frontière pour le « bien de la communauté » bien sûr. Son poste au MP était plutôt intéressant, vu qu'il pouvait à loisir mettre des retenues et enlever des points, et Harry s'était trouvé une soudaine affection pour les lieux près de la salle commune de Gryffondor pour pouvoir enlever le plus de point aux susnommés. Il avait même réussi à donner une retenue à Weasley pour trouble dans les couloirs. Encore une beuglante de sa mère pensa Harry.
Les cours défilèrent comme l'eau sur les rochers : Runes, DCFM, Potions, Quidditch, Métamorphose, Arithmancie, Sortilège, Botanique et compagnie remplissait ses semaines. Et pour les nuits blanches qu'il faisait, ses devoirs étaient souvent terminés le lendemain de jour ou ils étaient donnés. Sa condition de vamlyc commençait en fait à plaire à Harry, qui trouvait désormais plus de bienfaits que de défauts à sa nouvelle condition.
Ce n'est pas pour autant qu'à l'extérieur la vie était belle. Les vampires faisaient de véritables carnages depuis l'attaque du train, qui était semble-t-il un symbole touchant le pouvoir du Directeur. La perte d'autant d'élèves sous la coupe de Dumbledore, plus que lors de l'époque noire de Voldemort avait fait réfléchir le ministère au niveau de la puissance réelle des vampires, dont le chef de guerre semblait être Stella, qui avait encore fait plusieurs entrées fracassantes ces derniers jours, déclamant toujours que la cause de la guerre était Potter, et que tout la communauté sorcière allait payer de sa vie pour les actions de Harry. Bien que ces dernières ne soient aucunement pénibles pour Harry, les journaux avaient tout de suite flairé le scoop et la gazette du sorcier se déchaînairnt sur lui. C'était donc logique que tous les malheurs soient de sa faute. Les humains étaient vraiment trop facilement manipulables. En attendant, c'était lui qui prenait tout sur la figure, et Dumbledore ne semblait pas s'en émouvoir outre mesure.
Au lieu de ruminer dans son coin, il partit faire un tour dans la forêt avec Dur-Anor (le retour) avec lequel il put discuter tranquillement en fourchelangue de cette année qui n'allait pas être de tout repos visiblement. Il rentra tard le soir, et croisa Croupton Jr dans sa nouvelle peau. Ce dernier pointa une salle de classe vide à côté et ils entrèrent l'un après l'autre à l'intérieur.
« Alors, que pensez-vous de Poudlard ? » demanda Harry. « Je dois dire que votre premier cours était plutôt réussi, même si certains n'ont pas approuvé. »
« Merci Potter. Mais notre mission ici est bien plus importante. Nous devons discuter sérieusement du plan et…. »
« Taisez-vous, sombre fou » coupa Harry. « Les murs de Poudlard sont les oreilles de Dumbledore. Allons dans un endroit plus convenable pour nos exactions. Suivez-moi » ajouta Harry d'un ton brusque en sortant de la pièce. »
Harry dirigea son professeur vers le second étage et ouvrit le passage vers la chambre des secrets sous les yeux surpris de Croupton. Harry eut un petit sourire en coin avant de plonger, vite rejoint par Croupton. Ils restèrent au milieu des cadavres de rat, juste au dessus de la sortie plus haut.
« Un endroit plus convenable » grogna Croupton en marchant sur le squelette d'un rat.
« Un endroit où le directeur n'a aucun pouvoir » répondit simplement Harry. « De quoi vouliez-vous me parler ? »
« Je dois vous informer qu'un jour sur deux, de 21 heure à 23 heure, vous aurez des cours, disons spéciaux avec moi. Et dès que la coupe de feu sera installée, je devrai la trafiquer pour dire que 4 écoles participeront. Lors du jour-J, vous devrez glisser ceci sans que personne ne vous voit. Je pense vous faire confiance pour cela, il parait que vous y excellez. » Dit Croupton.
« En effet, j'ai quelques disposition pour ne pas me faire remarquer » dit Harry en prenant le bout de parchemin. Il l'ouvrit et lut :
« Harry Potter, Poudlar »
« Je suppose que la faute n'est pas bénigne » fit remarquer Harry avec un sourire.
« Exact Mr Potter, ce sera le nouveau nom de votre école, auquel vous serez l'unique participant, ainsi, nous serons assuré que vous participerez au tournoi des trois sorciers. » appuya Croupton.
Après cette plaisante discussion, ils remontèrent dans Poudlard et rejoignirent chacun leurs quartiers. Harry avait hâte d'être à demain pour voir ce que lui apprendrait Croupton dans la magie. Il caressa son serpent une dernière fois avant de se coucher dans son lit, rêvant de sang et de sorts, tous deux combinés. Il se leva le lendemain, en fait non, il était exactement 23 heure 59 quand il se leva, mais cela n'avait pas beaucoup d'importance. Il s'habilla légèrement d'un jean et d'une chemise blanche et sortit dehors. Le vent claqua soudainement sur son corps, décoiffant ses cheveux immédiatement. Harry eut une moue de contrariété avant de continuer à avancer.
La nuit, venteuse, était tout de même assez chaude pour ne pas claquer des dents à chaque pas. Harry se retrouva au milieu du stade de Quidditch, et se décida à faire quelques exercices d'assouplissement et de développement de la magie. Il voulait en mettre plein les yeux à Croupton, et il devait donc être dans une forme optimale. Il quitta le terrain vers 4 heures et se dirigea vers l'infirmerie. Il eut la mauvaise surprise de croiser Keira, son aide dans la Milice de Poudlard. Bien sûr, Harry l'avait entendu à quelques mètres et il ne fut nullement surpris. Ce ne fut pas son cas, comme il put le remarquer quand il se contorsionna pour éviter un sort qui filait sur lui.
« MP ! » Cria Harry avec force.
Keira s'arrêta soudainement et regarda d'un peu plus près dans le couloir sombre. Elle ne put qu'admettre que c'était bien Harry, et non un élève qui se tenait là.
« Pas obligé de lancer directement des sorts, tu imagines si c'était sur un de nos professeurs que cela serait tombé. » dit Harry avec un air plaisant. « La prochaine fois, énonce d'abord ton rang avant de tirer. »
« Excuse-moi Harry, je retiendrai la leçon. » dit-elle en lançant un clin d'œil. « Où vas-tu de si bonne heure ? »
« Je me promène » dit alors Harry en voyant débouler pas moins de 3 aurors dans le couloir. « Tes collègues je suppose » dit Harry en haussant un sourcil.
« Exact Mr Potter, et si Miss Knightley voudrait bien ne pas nous échapper dans le dédale de couloirs de Poudlard, nous en serions très reconnaissant »
« Désolé » maugréa la jeune fille en se retournant vers les aurors.
Harry en profita pour disparaître dans un couloir adjacent, sans qu'aucune des personnes ne le remarquent. Le jeune homme préférait que personne ne sache qu'il allait à l'infirmerie prendre une poche de sang frais. Harry fit donc le petit rituel habituel avant de retourner dans son dortoir prendre ses affaires et commencer une nouvelle journée en compagnie de Draco. Il était à peine ressortit avec lui d'un cours de potion que Mellon atterrit sur son épaule, dans une volée de plume impressionnante. Harry prit alors la lettre que lui tendait son animal. Il reconnu aussitôt l'écriture de Sirius.
Harry,
Je m'envole immédiatement vers le Nord. La guerre qui te menace me préoccupe et je préfère être près de toi pour pouvoir te protéger. Le fait que Dumbledore ait sorti Maugrey Fol Œil de sa retraite me prouve que je fais bien de venir. J'espère malgré tout que tu as passé de bonnes vacances en Amérique malgré la perte des Dursley.
Je te contacterai bientôt. Et ouvre l'œil Harry.
Sirius.
Harry échangea un regard avec Draco, qui haussa des épaules. Harry sourit d'un air crispé en sachant que Sirius revenait en Angleterre, donc plus près du danger avant de se diriger vers le prochain cours d'un pas lourd. Il finit la journée et se rendit au cours de Croupton, qui lui tendit un livre assez poussiéreux et déchiré sur les bords.
« La magie sanguine »
Voilà le titre très évocateur du livre, on ne pouvait en douter. De ce qu'il retint du discours de Croupton, la magie sanguine était une vielle magie qu'on avait oublié par le don de sang trop important et l'usage plus simple d'une baguette. La magie sanguine avait été ensuite classée magie noire à cause de certains rituels qui demandaient quelques sacrifices humains de la part de l'enchanteur. La principale différence de la magie sanguine, c'était de pouvoir modeler son corps pour qu'il puisse résister, en gros, devenir une sorte de surhomme…et Voldemort en avait été très friand.
Au cours des deux semaines suivantes, Harry fit de son mieux pour essayer de ne pas trop s'inquiéter au sujet de Sirius. Il se défoulait donc au maximum dans les cours de magie sanguine qui devenaient de plus en plus passionnants, ainsi qu'en DCFM, où lors du dernier cours, il résista facilement au test de l'impérium. Là encore, il pouvait remercier son côté animal comme le lui fit remarquer la Voix avec ironie. Ironique avait été aussi la scène de Granger sur le fait que l'Impérium était interdit. Croupton, pour se venger, avait décidé de faire danser à Granger une danse plutôt osée, qui fit tomber sous le charme Weasley, mais amusa beaucoup les Serpentards. La façon de Maugrey de présenter ses cours amusait beaucoup Harry, en fait, cette année lui plaisait beaucoup. Harry avalait littéralement ses devoirs à une vitesse incroyable, et les premières notes qui tombèrent furent, quelle que soit la matière : Optimale. Cela amusait beaucoup Draco et Maria, mais avait le don d'agacer Granger, qui n'arrivait pas à suivre le rythme effréné des devoirs donnés par les professeurs.
A la sortie d'un cours ennuyant de Botanique, il y'avait un tel monde dans le Hall d'entrée qu'ils eurent du mal à avancer. Sans complexe, Harry bouscula quelques personnes en jouant un peu des coudes avec l'aide de Gregory et Vincent, toujours pratiques. Harry fit enfin jouer de son statut de MP pour arriver enfin devant une grande pancarte installée au pied de l'escalier de marbre.
TOURNOI DES TROIS SORCIERS
Les délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang arriveront le vendredi 30 octobre à 18 heure. En conséquence, les cours prendront fin une demi-heure plus tôt que d'habitude.
Les élèves rapporteront leurs affaires dans les dortoirs et se rassembleront devant le château pour accueillir nos invités avant le banquet de bienvenue.
« Plus qu'une semaine ! » dit Ernie MacMillan, un élève de Poufsouffle, le regard brillant. Je me demande si Cédric est au courant ? Je ferais bien d'aller le lui dire…
Et il partit en courant.
« Cédric » ? dit Draco d'un air étonné.
« Diggory » répondit Harry. « Il doit être candidat au tournoi. »
« Cet idiot de Poufsouffle, champion de Poudlard ? » s'indigna Ron tandis qu'il se frayait un chemin parmi la foule en direction de l'escalier.
« Ce n'est pas un idiot » protesta une voix qui appartenait à Maria. « Et en plus, il est capitaine de Quidditch » ajouta-t-elle comme si ce simple fait mettait fin à toute discussion.
« Tu dis ça parce qu'il est beau, c'est tout » dit Draco d'un air goguenard.
« Un point pour Draco » énonça Harry avec un sourire.
« C'est sûr que tu ne lui arrives pas à la cheville » répliqua Maria vicieusement.
« Un point pour Maria, égalité, on rentre dans la salle commune » souffla Harry d'un air désespéré. C'était comme un sport pour eux de se disputer.
L'apparition de la pancarte eut un effet spectaculaire. Au cours de la semaine qui suivit, il semblait n'y avoir plus qu'un seul sujet de conversation, quel que fût l'endroit où Harry se trouvait : Le tournoi des Trois Sorciers. Rumeurs et ragots allaient bon train, et Harry ne se gênait pas de distribuer des sanctions pour avoir un peu la paix. A la fin de la semaine, il arriva à un résultat satisfaisant. Dès qu'il arrivait dans un couloir, tout le monde se taisait avant de reprendre de plus belle. La belle vie quoi !
Harry remarqua également que le château était soumis à un nettoyage exceptionnel. Plusieurs portraits un peu crasseux avaient subi un récurage que leurs sujets semblaient guère apprécier. Harry, Fred, George et Lee décidèrent que c'était le parfait moment pour mettre un peu de gaîté dans le château. Ils enchainèrent donc blague sur blague, ce qui avait la fâcheuse tendance de salir le château. Ils s'arrêtent deux jours avant et se penchèrent sur le cas de l'arrivée des écoles à Poudlard. Il en ressortit un brillant plan qui fut mis en œuvre la veille au soir par Harry lui-même, qui grâce à son poste de MP, pouvait se balader partout sans être soupçonné. Il prépara donc la grande salle avec quelques surprises, il sala les repas des Gryffondors au passage avant d'aller dehors préparer le gros du spectacle. Tout était fin prêt à deux heures du matin.
Fred, George et Lee avaient un autre projet en œuvre, participer au tournoi des Trois sorciers. Harry les prévint qu'à moins de modifier leur horloge interne, ils auraient bien du mal à déposer leurs candidatures dans la coupe de feu. Cela sembla les ramener un peu sur Terre, mais pas suffisamment pour qu'ils abandonnent complètement l'idée de la potion de vieillesse. Granger avait encore parlé d'elle avant l'arrivée des élèves de Beauxbâtons et de Durmstrang.
« Alors, tu veux entrer dans l'association ou pas » demanda Granger.
« Ok » répondit l'élève en mettant la main à la poche avant de partir avec le badge qu'il mit dans sa poche.
« Il a l'air soulagé d'être tranquille » nota Harry qui avait vu la scène. « Tu leur forces la main Granger, et ils sont libres de refuser ! »
« Bien sûr » répliqua doucement Granger en se tordant les doigts.
« J'ai eu plusieurs échos comme quoi tu leur forçais la main pourtant… »
« Tu n'as que ça à foutre Potter » s'exclama Granger soudainement. « Le pauvre et minable Potter, le petit chien-chien à Dumbledore, tu ne peux pas nous laisser tranquille… »
« 50 points en moins pour Gryffondor pour insulte envers ma personne et celle de notre directeur bien aimé » énonça lentement Harry en souriant. « Mais je t'en prie, continue »
Mais Granger retourna malheureusement à la raison et s'en alla le plus rapidement possible, se rendant compte qu'encore une fois, Harry l'avait piégé. Potter était le seul à réussir à la faire sortir de ses gonds, même Malefoy ne réussissait pas. Mais non, Potter, le survivant était toujours là, obtenant de meilleures notes, excellant dans toutes les matières. Cela l'horripilait au plus haut point… Elle décida de décompresser un peu en sortant faire un tour dehors. Elle fit la connaissance d'une Serpentarde qu'elle voyait souvent en compagnie de Potter. Décidément, elle ne pouvait jamais être tranquille, ragea-t-elle en rentrant au château. Seul la salle commune de Gryffondor pourrait la sauvegarder, pensa faussement Hermione. Car quand elle entra dans la salle commune, son regard se stoppa immédiatement sur les jumeaux Weasley et surtout :
« POTTER, qu'est ce que tu fous là ! » Hurla-t-elle en se dirigeant vers le groupe.
« Mais je rends tout simplement visite à des amis Granger » la renseigna-t-il en se levant. « Et toi, je ne vois pas les tiens » ajouta Harry en jetant un regard circulaire dans la salle.
Granger le gifla soudainement, enfin essaya de gifler Harry, car ce dernier attrapa et tordit son poignet douloureusement. Comment avait-il pu être si rapide, s'étonna Hermione en tombant sur les genoux sous la torsion que subissait son poignet.
« Granger ! Retenue ! » Ces deux mots allèrent se loger dans les oreilles tandis qu'un grand silence recouvrait la salle commune. « Ce soir, 21 heure, devant la salle de Serpentard. Tu connais son emplacement étant donné que tu y es entrée il y a deux ans avec du polynectar » révéla Harry avec force.
En effet, peu de personnes avaient été au courant de l'œuvre de Ron, Hermione et Dean, ce n'était désormais plus un secret pour personne. Harry serra la main de Fred et George en levant les yeux en l'air avant de partir dans un silence mortel.
« C'est plus gai dans un cimetière » dit sombrement George avant de lancer une Bombabouse au milieu de la salle commune.
Harry, ne voulant pas s'embêter, laissa Granger au bon soin des aurors qui s'en occupèrent comme porteuse de café et de beignets entre le poste central et les cuisines.
Le vendredi trente octobre ne fut pas une journée faste au travail, c'était le cas de le dire. L'attente de l'arrivé à Poudlard des délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang subjuguait tout le monde. Même le cours de Métamorphose et Mrs McGonagall sembla moins ennuyant, surtout qu'il était coupé d'une demi-heure, et tout simplement annulé pour Harry, qui devait se charger avec l'aide des autres capitaines de la bonne tenue de Poudlard et que rien n'allait gâcher cette journée qui devait être parfaite, comme le disait si bien la directrice adjointe. Pour Harry, il préféra vérifier que tout était en place pour le désordre et préparer une arrivée comique aux délégations. Et puis, c'était lui qui devait se charger d'accueillir avec Dumbledore les arrivants.
En ce soir de vendredi 30 octobre, dans un temps a ne pas coucher dehors, la population de Poudlard se tenait en rang serré en claquant des dents, sauf quelques uns comme Harry ou Severus, tout simplement insensibles au froid, ou comme certains septième année qui se jetaient un sort pour bloquer le froid autour de leurs vêtements. Harry jeta un regard perçant vers la forêt de Poudlard et remarqua une sorte de carrosse.
« Ah ! Si je ne m'abuse, la délégation de Beauxbâtons arrive ! » Lança Harry à Dumbledore.
« Exact Harry, tu as une vue stupéfiante, je ne les avaient pas encore vus » dit Dumbledore en riant de lui-même.
Le carrosse arriva, fendant l'air par une masse impressionnante… Sa silhouette grandissait sans cesse.
« C'est un dragon ! » Hurla une élève de première année, prise de panique.
« Un bébé dragon alors ! » répliqua Harry en riant.
Le carrosse fit un tour de repérage avant de faire une grande boucle dans les airs et de se poser lourdement sur le sol. Le carrosse s'arrêta devant eux, tiré dans les airs par une douzaine de chevaux ailés, tous des palominos, chacun de la taille d'un éléphant. Les roues démesurées s'arrêtèrent lentement. Il y'eut un silence grandissant percé par le renâclement des chevaux couleur d'or. Harry prit le temps d'admirer les armoiries – deux baguettes d'or croisées qui lançaient chacune trois étoiles – gravées sur la portière du carrosse. Un marche-pied d'or se découvrit de sous le plancher par la grâce de la magie et la porte s'ouvrit. Une immense femme sortit du carrosse, une femme aussi grande que Hagrid, à n'en pas douter, c'était une semi-géante. C'était la seule raison réaliste. Elle fut suivie d'une douzaine de filles et de garçons d'environ dix-huit ans, portant tous une robe bleue et plutôt légère pour le temps anglais.
« Ma chère Madame Maxime » dit-il joyeusement, « je vous souhaite la bienvenue à Poudlard »
« Mon cheur Dumbleudore » répondit Madame Maxime d'une voix grave, je suis ravie de constateur que vous aveu l'aeur en parfeute senteu »
« Ma santé est parfaite, en euffeut…euh…en effet » assura Dumbledore. « Laissez-moi vous présenter Mr Potter, qui sera le délégué entre Poudlard et vos élèves et ceux de Durmstrang »
« Bonjour Madame Maxime, je vous souhaite au nom de tout Poudlard la bienvenue. J'espère que vos élèves et vous-même s'y plairont, bien qu'ils auraient dû venir avec une cape un peu plus chaude, l'hiver anglais est particulièrement frisquet » dit Harry avec un parfait français.
« Formidable, j'ai craint au début que certains de mes élèves seraient quelques peu perdus, ils ne sont pas tous très doués en Anglais voyez-vous, l'étude des langues n'est pas tellement dispensée dans les écoles de Sorcellerie. » répondit-elle en français.
« Je peux vous assurer que c'est ici aussi le cas. » acquiesça galamment Harry en courbant la tête. « Mais je vois que Durmstrang arrive, si vous et vos élèves veulent bien se mettre sur notre droite pour accueillir sa délégation ensemble » ajouta Harry.
« Votre élève est tout à fait charmant » dit en Anglais Madame Maxime à Dumbledore avant de se ranger à droite des Poudlariens.
Harry attarda alors son regard sur une jeune fille, dont les cheveux blonds cascadaient sur ses épaules. Un pouvoir d'attraction s'exerça sur lui, et la fille s'arrêta soudainement et le regarda des ses yeux bleus clairs. Harry serra les dents, contrôlant au mieux ses pulsions. Severus l'aida en lui broyant l'épaule avec une force incroyable. La douleur qui en résultat le fit sortir de sa contemplation. Il remercia silencieusement Severus d'un signe de tête tandis que le lac était parcouru de tremblements. De grosses bulles se formèrent et des vagues vinrent en son centre comme si on venait d'ôter une bonde géante, au fond de l'eau… Un maelstrom se forma au centre du lac et en son centre apparut un vaisseau majestueux. Il avait quelque chose d'étrangement spectral, telle une épave sauvée d'un naufrage, et les faibles lueurs qui brillaient derrière ses hublots, comme enveloppées de brume, ressemblaient à des yeux de fantôme.
Le vaisseau rejoignit la rive du lac et l'ancre glissa dans un bruit de chaîne frottant contre l'acier avant de s'écraser au fond du lac. Quelques instants plus tard, ils entendirent le bruit mat d'une passerelle qu'on abaissait sur le rivage. Les passagers débarquaient un à un, tous bâtis sur le modèle de Vincent ou Greg. Mais ils devaient être plus frêles quand ils enlevaient leurs immenses capes de fourrure dont ils étaient vêtus. L'homme qui semblait les mener portait une cape différente, noire et argenté. Elle faisait plus riche et opulente. Harry fut stupéfait quand il reconnu Serguei…
« Dumbledore, veuillez accepter mes salutations, et les plates excuses du directeur Karkaroff, qui n'a pas put venir à cause de troubles dans le pays, étant un éminent spécialiste des Vampires, il a préféré rester près des siens pour le bien de son pays. Je me présente : Serguei Andropov, professeur de défense et de duel magique et non-magique (DDMNM). »
« Ce sont là de tristes nouvelles, mais je suis heureux que quelqu'un de si compétent les accompagne, j'ai eu de bons échos sur vous de la part de Igor et de Harry bien sûr. »
Harry, qui se retenait depuis quelques minutes prit dans les bras Serguei et le serra vigoureusement.
« Sacré Serguei, toujours aussi surprenant… , comment vas-tu depuis la coupe du monde ? » demanda Harry en Russe.
« La vie continue, et je suis très heureux de pouvoir voir Poudlard, tu ne m'as pas menti, ce château est splendide. »
« C'est vrai que sous ses airs hanté, Poudlard dégage un charme unique qu'il n'appartient qu'à nous de saisir. » dit Harry d'un ton faussement sérieux. « Allons à l'intérieur, la nuit est désormais complète. »
Les élèves de Beauxbâtons, suivit de ceux de Durmstrang entrèrent en premier dans le Hall qui s'éteignit soudainement et les grandes portes claquèrent au nez de Harry, Dumbledore et les élèves de Poudlard. Des cris à l'intérieur se firent entendre, des exclamations de surprise comme de dégout. Quelques secondes plus tard, la porte se rouvrit en grand, et on découvrit le « massacre ». Vêtements entièrement changés, cheveux en coiffures stylisées et mouillage intense par de la morve, voilà ce qu'avaient subi les invités. On retrouvait donc Mr Krum, éminent attrapeur de la Bulgarie en tutu rose, des paillettes sur les joues et une coupe de cheveux en forme de champignon rose. Cela donnait quelque chose de…détonnant.
Harry jeta son regard sur la vélane, et la vit dans une robe plutôt courte et ouverte, une longue chevelure blonde intense lui descendait jusqu'au bas du dos. Une beauté irréelle en sortait, et Harry ne dû qu'à l'intervention de Severus, juste à côté pour pas qu'il ne sombre encore une fois. Il devait être plus fort, se gronda lui-même Harry. D'un léger coup de baguette, tout redevint normal et un message s'inscrivit sur les murs avec l'aide d'un cierge enchanté.
« Les maraudeurs souhaitent la bienvenue à nos invités… »
Puis
« Подленькие похитители приветствуют наших гостей »
Et enfin pour les élèves de Poudlard :
« The Marauders wishes welcome our guests »
Les lettres explosèrent et se transformèrent en des sortes de chauve-souris qui s'échappèrent dans la nuit de Poudlard, effrayant un peu plus les invités et les jeunes élèves de Poudlard. Ils entrèrent enfin dans la grande salle, les Serpentard accueillirent les élèves de Durmstrang, où Serguei préféra rester avec ses élèves, tandis que Beauxbâtons prit place chez Serdaigle, et que Madame Maxime alla s'asseoir à la table des professeurs. Le directeur prit la parole.
« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers fantômes et surtout, chers invités, bonsoir. » dit Dumbledore en adressant un sourire rayonnant. « J'ai le très grand plaisir de vous souhaiter la bienvenue à Poudlard. J'espère, et je suis même certain que votre séjour ici sera à la fois confortable et agréable. Le tournoi sera officiellement ouvert à la fin de ce banquet, » annonça Dumbledore. « Mais pour l'instant, je vous invite à manger, à boire et à considérer cette maison comme la vôtre. »
Harry et les élèves purent tester les spécialités de chaque pays, et Harry, qui n'était pas trop difficile prit un peu de tout, ce qui ne fut pas le cas de certains élèves qui entamèrent un tri contentieux et précis dans leurs assiettes. À un instant, ils entendirent une voix demander :
« Excusez-moi, vous avez fini avec la bouillabaisse ? » Harry mordit ses pommettes, c'était elle, la vélane. Harry la regarda dans les yeux et lui tendit la soupière.
« Oui, nous avons fini, bon appétit ! » répondit Harry en français qui faisait un effort immense pour ne pas succomber, et il vit bien qu'elle non plus ne semblait pas tout à fait sûre de ses gestes et actions.
Dumbledore reprit la parole à la fin du dîner, énonçant que Ludo Verpey, Bartemius Croupton, Serguei Andropov, Madame Maxime et lui-même seraient le jury avant que la porte ne s'ouvre pour laisser passer Miss Figg qui portait un coffre qui paraissait ancien, ce qui déclencha un murmure enthousiaste. Après un discours plutôt ennuyant et long, Dumbledore montra enfin la coupe. Il sentit aussitôt une force magique se disperser et percuter la sienne avec violence. Cette objet était puissant et avait son propre pouvoir magique. Harry jeta un regard inquiet à Croupton Jr, qui baissa la tête pour lui assurer que tout se passait normalement avant de jeter un regard haineux à son père.
Tout le monde se leva de table, certains plus difficilement que d'autres, surtout près des Gryffondors, c'est à ce moment qu'il se souvint qu'il avait augmenté la dose d'alcool dans certaines boissons. Il vit Fol Œil parler un peu avec Dumbledore avant d'emporter la coupe d'une main solide. Il fit un clin d'œil à Harry avant de disparaître. Tout se déroulait selon le plan. Harry prit le chemin de son dortoir, discutant comme tout le monde des futurs prétendants avec Maria et Draco avant de prendre son brassard et de partir dans les couloirs, seul. Il utilisa toute la célérité que lui donnait ses dons de vampire et lycan. Ombre parmi les ténèbres, il se glissa dans la grande salle où siégeait la coupe de feu.
Il ne vit personne autour, mais ne préféra prendre aucun risque. Il monta sur les poutres au milieu du ciel magique et sortit son arc et une flèche. Il mit sa candidature, encocha la flèche qui disparut dans une volée de flammes de la coupe. Il regarda autour de lui et se cacha derrière une grosse poutre soudainement en entendant un bruit lointain. Il vit alors Fleur Delacour, la Vélane s'avança dans la salle et se tendit soudainement. Elle regarda autour d'elle avec un regard perçant avant de passer la ligne tracée au sol et de mettre son nom. Elle sortit de la grande salle. Harry sauta de poutre en poutre et se laissa glisser le long d'une colonne avec une agilité inhumaine.
Il sortit de la grande salle en passant sur sa tête la capuche noire de sa cape qu'il s'était offerte il y'à quelques années. Il était près de la porte du Hall quand il rencontra au détour d'un couloir l'unique personne qu'il ne voulait pas voir seul.
TO BE CONTINUED….
NDA : Bonjour, en cette veille des vacances pour moi, je vous poste le troisième chapitre, que j'ai décidé de divisé en deux pour des raisons de longueur. Je me suis laissé emporté par la vague d'écriture je le crains. Le quatrième chapitre est donc déjà terminé. J'espère que ce chapitre-ci vous aura plu.
Ma correctrice étant en période d'exams, elle ne pourra pas s'occuper de corriger mes chapitres jusqu'à fin juin, donc ne soyez pas trop regardant sur les prochains chapitres qui n'auront pas subis la correction experte de ma bêta.
Je remercie chaleureusement les très nombreuses reviews du site auquel je prend plaisir à répondre si cette personne est incrite, voir quand j'ai le temps à ceux qui laisse leur adresse e-mail. Encore merci.
Je finirais par une note plus grave concernant uniquement le site HPF, je commence à être plutôt déçu de ne recevoir aucune review pour ainsi dire de ce site pour ma fiction, et comme cela prend du temps d'écrire, et de corriger pour ma bêta, on espère souvent un retour que je n'ai pas sur ce site. Donc il est probable que si vous ne vous réveillez pas sur ce chapitre, je décide d'arrêter complètement de publier sur ce site, comme je l'ai déjà fait sur un autre. Je pense que je ne vous harcèle pas souvent à ce propos par rapport à d'autre auteur, qui demande presque un quota de review, moi, 3 ou 4 reviews avec un petit mot sympa me suffit largement.
Mellon.
