HPMG : Livre 4 : La seconde guerre de sang
Chapitre 5 : Sirius, sa famille :
Harry apprenait vite et bien, tous ses professeurs s'accordaient à dire cela, et Croupton Jr n'échappait pas à la règle, il était vraiment impressionné par les capacités hors du commun de l'allié du maître. Il croyait même en son for intérieur qu'Harry avait bien plus de puissance que Voldemort, non-exploitée encore, mais la rapidité d'apprentissage comblait ce manque rapidement. Il se demandait pourquoi Potter, dont Voldemort avait tué les parents, s'était allié avec ce monstre. Car bien que Croupton adore Voldemort, il devait bien avouer que Voldemort était totalement dénué d'humanité. Il regarda sans aucune surprise Harry réussir un exercice complexe et nouveau en à peine une semaine, alors que cela lui avait pris des mois avant de réussir, et encore, sous la torture de Voldemort. Il n'avait plus grand-chose à lui apprendre sur la magie sanguine, les bases étaient là et avec quelques livres, Harry deviendrait aussi compétent que lui, c'était désormais une certitude pour lui.
Il décida donc de passer à un autre niveau, qui tirait sa puissance de la magie noire et de la magie sanguine, un niveau qu'il atteignait difficilement, mais que Harry ne devrait pas avoir trop de mal à réussir. Il était littéralement impressionné par ce gamin, dont le physique n'était d'ailleurs plus celui d'un gamin. Et puis, il devait être l'un des rares à réussir à tromper Dumbledore. Avant de passer à ce niveau, il devrait par contre évaluer et hausser son niveau de magie noire, en sorts comme en potions, avant de pouvoir s'attaquer aux invocations… C'est ce qu'il lui expliqua dans une salle sombre de Poudlard, dans les tréfonds du vieux château, un endroit où il n'y avait ni tableaux, ni fantômes, ni armures, bien que Harry disait que Poudlard ne le trahirait jamais, ce qui avait paru toujours énigmatique à sa personne, mais tous les deux préféraient être ici, seuls et tranquilles pour faire des actes de sorcellerie dont certains méritaient le baiser du détraqueur.
(NBR : mmmmm….. mauvais garçons !!! lol )
Après avoir écouté les mises en garde et les explications de son professeur sur les invocations, Harry put quitter la salle de classe ténébreuse et rejoindre sa vie presque normale de collégien, presque, car aujourd'hui était le jour, enfin plutôt la nuit où Sirius le contacterait par la cheminée, le jour où Harry lui dirait ce qu'il pensait de Dumbledore, de Voldemort, et de la place qu'il tenait entre les deux. Il avait besoin de sa famille, de Sirius pour l'aider et le soutenir. Il traversa les couloirs de Poudlard avec une aisance fascinante, et surtout une discrétion hors du commun. Lorsqu'il arriva, Harry remarqua que Draco l'attendait. Ce dernier fit un clin d'œil à Harry avant d'aller se coucher. Il avait fait déserter la salle commune, tout était prêt. Harry prit place dans le fauteuil qu'il approcha du feu et attendit. Pas longtemps, car le feu ronfla d'un seul coup et la tête de Sirius apparut. Harry eut un sourire en le voyant, il avait retrouvé la tête de ses 20 ans, sauf les yeux, tristes, ternes et inquiets, mais c'était mieux que l'image qu'il avait gardé de lui l'été dernier.
« Tu es en retard » fit remarquer Harry, il était minuit cinq.
« Enfin Harry, tu sais bien que je ne suis jamais en retard, ni en avance du moins, mais toujours à l'heure exacte. » répondit Sirius avec un sourire tendre. « Comment tu vas Harry ? » demanda-t-il avec sérieux.
« Vu dans la panade où je suis, je m'en tire plutôt bien, tu ne trouves pas ? » répondit Harry avec un éclat de rire.
« Parfait, tu gardes le moral, tu vas en avoir besoin pour la suite. J'ai vu la photo dans la gazette, on fait ami-ami avec les français maintenant ? »
« Les françaises, surtout quand c'est une vélane. » répliqua Harry.
« C'est vrai qu'elle est pas moche à regarder, tu arrives à te retenir de ne pas lui sauter dessus ? »
« J'avoue qu'au début, il fallait que Severus me donne un bon coup de pied mais j'arrive maintenant à me maîtriser tant qu'elle ne me touche pas trop, et elle aussi, c'est réciproque tu le sais bien. »
« Oui, enfin bref, je voulais te parler de choses sérieuses. Karkaroff est un mangemort Harry, je sais qu'il n'est pas au tournoi, et c'est un bien pour nous, mais du coup, j'ai des doutes sur son remplaçant. »
« Impossible, Serguei est un ami, je le connais, on a fait nos armes ensemble, ce n'est pas un mangemort ou un aspirant. » intervint aussitôt Harry.
« Oui, mais Karkaroff a été relâché en ayant conclu un marché avec le ministère de la magie, il a fait envoyer beaucoup de monde à Azkaban à sa place, et depuis, il enseigne la magie noire à tous les élèves qui sont passés par son école, alors c'est pour ça, fait attention à ton ami, et aux élèves de Durmstrang. Je pense que c'est pour cette raison que Maugrey est à Poudlard sous les ordres de Dumbledore…et aussi pour la guerre que tu as déclenché contre ton gré. »
« Oui, j'ai vu, il y a de plus en plus de morts, et l'Ukraine magique est maintenant entièrement sous le contrôle des vampires, la Bulgarie est sur le fil rouge. Mais moi aussi je voulais te parler de quelque chose, mais pas ici, tu crois que l'on pourrait se voir, face à face… »
« Cela à l'air important, ta prochaine sortie à Pré au Lard, c'est pour le 8 décembre n'est ce pas ? » Harry acquiesça. « Alors viens me rejoindre près de la cabane hurlante, je serais sous ma forme animagus. J'ai ma planque là-bas. Et si tu peux m'envoyer de la nourriture… »
« Tu aurais dû le dire plus tôt, je t'en envoie aussitôt par Mellon, il peut porter de lourdes charges, et il est surtout invisible, donc je pourrai t'envoyer un par jour, à chaque fois dans la matinée. Je vais aux cuisine, à plus tard alors ? »
« À plus tard » dit Sirius avant de disparaître dans une faible détonation.
Le 8 décembre, Sirius saurait tout, et Harry espérait qu'il serait avec lui, c'était risqué, mais il avait besoin de lui, de son soutien. Mais pour le moment, il devait dormir, la première tâche était dans une semaine, et Harry devait bien s'avouer qu'à part faire ses exercices habituels, il ne faisait rien d'autre en rapport à ça.
« Hé Arry ! »
« Bonjour Fleur » dit Harry, ils se firent la bise.
« J'ai quelque chose à te montrer qui va peut être t'intéresser, rejoins-moi ce soir, minuit, au saule cogneur »
« Sans problème, mais rassure moi, ce n'est pas un rencard. » dit Harry les yeux pétillants de malice.
« Ah les anglais…. » Dit Fleur en s'en allant, ses hanches se balançant de droite à gauche, comme ses longs cheveux de blé. Draco, qui passait par là, donna une tape derrière la tête de Harry et celui-ci reprit une contenance normale. En fin de compte, peut être qu'il ne se maîtrisait pas aussi bien qu'il ne le pensait.
« Merci Draco » dit Harry d'une voix absente.
« Tu sais bien que c'est toujours un plaisir pour moi de te frapper. » répondit Draco d'une voix onctueuse et pleine de malice.
« Pff » dit seulement Harry en entrant dans la grande salle pour le déjeuner.
« Je pourrais te parler ce soir ? » demanda Draco alors qu'il reprenait une tournée de pommes de terre gratinées.
« Décidément, tout le monde m'en veut. Disons ce soir vers 22 heures, après, je dois aller quelque part avec Fleur. »
« C'est d'accord Harry, mais pas dans la salle commune, autre part si possible. Je ne veux pas que Maria le sache. » Dit Draco en baissant la voix soudainement, Maria se situant tout près avec des amies à elle.
« Donc cela a à voir avec Maria, je t'emmènerai dans un coin tranquille. » dit Harry en pensant à sa salle de classe, qui serait parfaite pour ce genre de rencontre. « Et maintenant, j'aimerais finir de manger… »
Harry se demandait ce que Draco lui voulait, à propos de Maria apparemment. Ces derniers temps, Harry n'avait plus beaucoup de temps à fournir à ses deux amis, les cours de Maugrey, sont statut de MP, de champion et les cours faisaient qu'il avait peu de temps. Et dire qu'on était seulement au début de l'année, une chance qu'il n'avait pas d'examens. Et puis les Gryffondors tenaient encore en place, se souvenant de la retenue collective donnée par Harry, et approuvée par les professeurs. Le soir, Draco et Harry sortirent de la salle commune, Harry enfila son brassard, les aurors avaient la baguette facile…. D'un coup de baguette, il fit sauter les charmes protecteurs et entrèrent dans la salle qui sentait le sang et la poussière, un curieux mélange pour l'odorat.
« Alors ? Qu'est ce que tu veux me dire ? » Demanda Harry en s'appuyant sur une table dont un pied en avait été arraché.
« C'est assez simple, mais assez gênant de te l'avouer en fait. C'est lié à Maria, nous sommes tous les deux ses amis, et avant de faire quoi que ce soit, je voulais ton avis. » Dit Draco d'une voix hésitante, ce qui n'était pas le genre de Draco. « Je…je crois que je l'aime. » Ce fut au tour de Harry d'hésiter, il disait quoi, lui !
(NBR : Ah lala !! C'est ce qu'il y a de plus difficile dans une amitié gars-fille… y en a toujours un qui finit par tomber amoureux de l'autre lol !!)
« Je sais que c'est notre meilleure amie, mais je peux plus m'empêcher de penser à elle quand elle est devant moi, ou même quand elle n'est pas là, je pense tout le temps à elle, et de ce que…. (Draco respira un bon coup) de ce qu'on pourrait faire…seuls. »
(NBR : Non mais !!! ils pensent qu'à ça dans tes histoires !!!! NDA : Hmm, pas de ma faute, c'est la jeunesse…)
« C'est normal Draco, on appelle ça l'adolescence, dit Harry d'un ton docte. Je n'ai pas connu cette période à cause de ma croissance accélérée, mais je la subie quand même avec Fleur, c'est la seule qui peut me faire perdre mes moyens. Si tu aimes Maria, si tes sentiments sont sincères, alors fonce, mais n'oublie pas, elle a un an de moins que nous, tu lui fais mal, je te fais souffrir. Serguei m'a beaucoup appris tu sais… » Finit Harry avec une voix amusée.
(NBR : Ouin, avec des amis de même tas pas besoin d'ennemis !!!)
« Ne t'inquiète pas, tu me connais, je suis non violent, et puis je l'aime…. » Dit Draco d'une voix tendre.
« La passion et l'amour sont des sentiments qui ont fait tourner bien des hommes dans la violence Draco, le manque d'amour est la raison pour laquelle Voldemort est aussi puissant, et aussi cruel. En aucun cas cela excuse ses actes, mais on voit où l'amour peut mener, de la parfaite vie à la plus détestée et honnie. »
« Tu as l'air de t'y connaître… »
« Je ne peux plus aimer Draco, je comprends donc mieux que tout le monde ce que ça fait de ne pas recevoir l'amour, et de ce que l'on pourrait faire. A part toi, Maria, ton parrain et mon parrain, il ne me reste personne, les Dursley sont morts, mes parents sont morts, leurs amis aussi, sans vous, je serais sûrement pire que Voldemort. Mais seul l'amour de mes amis, et la vengeance sur Voldemort (Harry omit de dire aussi Dumbledore) me retient de faire des choses terribles, et parfois, je me demande ce que je ferai quand Voldemort sera mort, quand vous serez mort, ce que je deviendrai. »
« Mais pourtant, avec Fleur… » Objecta Draco.
« Réaction chimique, attirance purement sexuelle et physique, aucun sentiment, et c'est de même pour elle, j'en suis sûr, on joue à un jeu, dont les règles ne sont pas bien définies. »
A onze heures et demie, Harry quitta Draco, il revêtit sa cape d'invisibilité, et avec le silence d'un mort, il monta les escaliers sans bruit. Le parc était plongé dans le noir, mais Harry y voyait comme en plein jour. Il marcha vers le saule cogneur avec rapidité et trouva Fleur habillée dans une robe bleue plutôt légère pour le temps qu'il faisait. Harry retourna sa cape et devint visible, apparaissant soudainement devant Fleur, qui de surprise, faillit tomber à terre sans l'intervention de Harry qu'il l'attrapa dans ses bras. Sans un mot, il défit sa cape et retira son blouson, qu'il fit enfiler à Fleur avec un regard désabusé, ce qui semblait l'amuser, et ferma d'un coup sec la fermeture éclair.
« Tu sais, en Angleterre, on dépasse rarement les 20 degrés, alors en hiver, ne t'attends pas à des merveilles, surtout si haut en Ecosse. » dit Harry en regardant les montagnes autour d'eux. « Alors, si ce n'est pas un rendez-vous, qu'est ce que je fais ici ? » demanda Harry avec intérêt.
« J'ai juste quelque chose à te montrer Arry, c'est par là… » Dit-elle en pointant un espace derrière la forêt.
Ils firent le tour de la forêt interdite, d'un pas souple et discret, ombres parmi les ombres, et lorsque le Château eut entièrement disparu derrière les arbres et que le lac lui-même soit hors de vue, Harry entendit des rugissements…et des voix d'hommes, qui criaient. Harry prit le bras de Fleur et ils s'arrêtèrent soudainement.
« Pitié, ne confirme pas ce que je crois… » Dit Harry avec un air comique sur le visage.
« Si tu crois que ce sont des dragons, alors je ne peux que confirmer » expliqua Fleur d'un ton badin en déplaçant sa main vers celle d'Harry.
Ils reprirent leur route et arrivèrent devant un immense enclos, où quatre immenses dragons se tenaient, avec la particularité de la couleur, il y'avait un dragon bleu argenté, Harry le reconnut en temps qu'un Suédois à museau court, un autre possédait de lisses écailles vertes, un vert gallois assurément. Le troisième dragon, d'une couleur rouge feu, devait être un Boutefeu Chinois. Et puis le dernier, le plus terrible, pouvant cracher ses flammes à plus de douze mètres, des écailles d'un noir luisant sous la lune et tout son corps parcouru de pics dressés vers le haut, formant une véritable menace à elle seule, sa queue fouettait le ciel qui se déchirait sous ses coups…Le Magyar à pointe… Les sens de Harry s'hérissèrent, quelle magnifique créature magique. Ses yeux noirs en particulier dégageaient à eux seuls une force extraordinaire. Fleur et Harry se retirèrent avec précaution. Ils ne parlèrent pas jusqu'à ce qu'ils furent revenu devant le saule cogneur (à une distance respectable tout de même).
« Pourquoi me montrer les dragons, tu sais…je pense que je ne te les aurais pas montrés, d'ailleurs, je ne mettrai pas Cédric au courant. » dit Harry d'une voix franche.
« Je sais que tu ne l'aurais pas fait, cela prouve que nous ne sommes pas identiques. Pour gagner, il faut prendre un œuf d'or qui se situera sous le ventre de la dragonne. » Expliqua Fleur.
« C'est tout ? » s'exclama Harry avec surprise. « Enfin…reste la dragonne quand même…mais sinon, c'est plutôt simple comme épreuve. »
« Bonne chance Harry » dit Fleur, l'embrassant sur la joue avant d'entrer dans la calèche, située quelques mètres plus loin.
Harry soupira en touchant sa joue, avant de rentrer dans son dortoir, pour une bonne nuit de sommeil. Il lui restait une semaine pour trouver un moyen de détourner un dragon. Harry décida le lendemain de passer dans la bibliothèque, il tendit son mot à Mrs Pince et entra sous les yeux de tous dans la réserve. Il se dirigea vers la partie créatures dangereuses, sans hésitation sur le chemin à emprunter, il connaissait désormais la réserve comme sa poche. Il découvrit en premier temps que les dragons crachaient du feu, comme celui qui se dégageait d'une cheminée. Appliquer un sortilège gèle-flamme ne serait peut être pas inutile, pensa Harry. Le problème du feu réglé, il fallait désormais résoudre celui de bouger le dragon, et assez loin pour lui piquer son précieux trésor. Il faudrait être rapide, et qu'est ce qui était plus rapide que le balai que lui avait offert Serguei, pas grand-chose. Il suffirait donc de laisser le balai près du lieu de la tâche et d'un simple sort d'attraction, celui-ci viendrait à lui. Simple et efficace, Harry aimait ce genre de plan facile à retenir.
Il quitta la réserve rapidement, et chercha comment appliquer le sortilège gèle-flamme, dont Gwendoline la Fantasque était une adepte régulière. C'est dans un livre de cette dernière, que Harry trouva la réponse…détaillée avec la formule, la mise en action, et la plus grosse partie du livre racontait la sensation des flammes qui léchaient le corps. Il emprunta le livre à la bibliothécaire. Il mit la semaine pour maîtriser le sort efficacement et rapidement, tout en faisant ses exercices habituels. Il prit soin de prendre son katana, mais surtout la Lame des sorciers, qui tranchait théoriquement tout ce qui pouvait lui passer sous sa lame faite de lumière et d'argent. Il se leva le matin très tôt, prit une importante quantité de sang, ce qui était pour lui un café très efficace pour son organisme... Il mit ses gants avec tranquillité sur le chemin qui menait à l'endroit où étaient les dragons, à ses côtés, Severus lui parlait d'une potion révolutionnaire sur un cancer particulier du foie.
Il avait déjà suivi cette route, cette nuit, pour placer son balai au cœur de la forêt interdite au sommet d'un arbre. Tout se passait selon son plan, et il ne se voyait pas changer de dispositif. Il posa des questions sur la potion en question, décontracté le plus possible, son esprit concentré sur la tâche à accomplir. Il fit un clin d'œil à Draco et Maria qui partaient vers les tribunes avant d'entrer dans la tente, qui immense, était découpée en cinq parties. 4 portes menaient à un lit et un petit bar, et une pièce commune, où se tenait pour le moment champions, juges, directeurs et, au plus grand déplaisir d'Harry, les journalistes.
« Harry ! Harry ! Viens donc nous dire un mot… » Dit Rita en se précipitant sur lui.
Harry jeta un regard alarmé autour de lui, qui fut reçu par Fleur qui lui prit la main et l'emmena dans une des chambres. Harry prit plaisir à claquer la porte au nez de Rita Skeeter. Il jeta un ou deux charmes pour bien fermer la porte.
« Merci de m'avoir sauvé, cette bonne femme est une vraie sangsue » déclara Harry en s'allongeant sur le lit où Fleur se trouvait déjà, ils étaient un peu serrés dans le lit une place, mais cela passait encore, ce n'étaient pas comme s'ils étaient deux pachydermes. Ils ne parlèrent pas longtemps, la porte fut ouverte, où plutôt forcée par Dumbledore, qui avait encore ce regard malicieux en les regardant.
« Désolé professeur, je crois que mes charmes sur la porte ont dû l'insonoriser, cela arrive très souvent, les deux charmes ne sont pas entièrement compatibles. »
« Nous vous attendons, Mr Verpey va vous révéler en quoi l'épreuve résulte, et ce que vous devrez faire pour la réussir. »
« Vous ne pouvez pas faire sortir la journaliste ? » demanda Harry d'un ton suppliant.
Quelques secondes plus tard, Harry, Fleur et les autres champions se tenaient autour de Verpey et Croupton Sr, et Skeeter et son photographie criaient à qui voulait l'entendre que l'on bafouait la liberté de la presse. Cela n'émut pas grande monde.
Harry avait toujours eut une chance extraordinaire, c'était connu de tous, ainsi, personne ne fut surpris quand il piocha en premier car le plus jeune, le Magyar à Pointe, et qu'il passerait en premier l'épreuve. Oui, Harry le savait, c'était un vrai chanceux, aucun doute désormais. Il mit dans sa poche son petit dragon, et pensa à celui taille réelle. Il faudrait utiliser une bonne partie de la puissance de son balai, et une grosse dose de chance car le feu du Magyar était le seul qui avait une once de magie dans ses jets, il faudrait donc mettre deux ou trois couvertures de gèle-flamme pour ne pas être carbonisé dès le début. Cela serait spectaculaire, une vraie pièce de théâtre, avec le coup de théâtre, soit le balai.
Fleur eut le moins dangereux, le vert gallois, Cédric obtint un magnifique Suédois à museau court, et Krum eut la joie d'avoir un Boutefeu Chinois. Harry pensa qu'il n'y avait pas de justice dans ce bas monde, le Magyar à Pointe, le dragon le plus redoutable avec le Dragon d'Athéna qui était une vraie machine de guerre, mais heureusement une espèce désormais éteinte. Verpey leur dit alors qu'il faudrait juste attraper l'œuf d'or. Le spectacle pouvait commencer. Un grand « GONG » retentit et Harry entra dans l'enclos. Il sortit sa baguette magique et lança à la volée ses sorts gèle-flamme. Il réussit à en faire cinq sur tout son corps avec qu'une tempête de feu ne s'abatte sur sa personne. Il avait seulement protégé son corps, car le sort ne prenait pas sur les surfaces non-organiques.
Il devint donc une véritable torche humaine sous les yeux horrifiés, pour la plupart (malheureusement, les Gryffondors semblaient plus heureux qu'horrifiés…) Il s'amusa un peu à courir en hurlant assez fort pour donner un peu plus de réalité, la dragonne regarda avec attention Harry s'écrouler, avec tellement d'attention que lorsqu'un flash blanc puissant retentit en lieu et place où se tenait Harry elle en fut aveuglée et recula au bout de l'enclos. C'était le moment. Harry en avait profité pour se cacher derrière un rocher, avec une tenue plus légère, tendit qu'un filet de fumée s'échappait d'un tas de cendre. Harry pouffa un peu, il s'amusait réellement. Il jeta son sort d'attraction à la perfection et le balai arriva. Il eut à loisir le temps de remarquer les cris épouvantés du public. Draco et Maria semblaient les seuls à paraître normaux, ils lui firent un léger clin d'œil, en effet, Harry avait préféré leur expliquer ce qu'il allait faire.
Le balai arriva sous les yeux consternés du public, et il fut encore plus consterné quand Harry monta sur un rocher, salua le public avant de sauter à une hauteur respectable de trois mètres, atterrir sur son balai, accélérer et prendre l'œuf, tout ceci en quelques secondes. Il se dégagea brutalement de la vision de la dragonne, qui reprit sa place, sans remarquer qu'il manquait un œuf sous elle. En fait, Harry avait fait ceci tellement rapidement que seuls les juges applaudirent, appréciant la tactique de Harry, les élèves n'avaient pas vu…mais ils applaudirent quand Harry atterrit souplement devant les juges, fit une petit courbette tout en levant l'œuf d'or. Les applaudissements furent terribles en puissance. Harry se rendit compte que les lambeaux de vêtement étaient réellement fichus, seules les lanières retenant ses armes divers et son caleçon avaient résistés à la tornade de flammes.
(NBR : Il est chanceux que des morceaux de ses vêtements aient survécus… même en partie…)
Apparemment, aucune brûlure, constata Harry avec bonheur. Il accepta avec reconnaissance un peignoir offert par Mme Pomfresh, qui l'autorisa à regarder les autres champions en action. Harry put ainsi les évaluer.
Fleur utilisa une technique basée sur ses pouvoirs de Vélane, le dragon tomba en transe et s'endormit. Le ronflement de la dragonne posa quelques problèmes mais elle réussit à récupérer l'œuf d'or. Ensuite, Cédric entra en piste, il était apparemment brillant en métamorphose, la transformation d'une pierre en Labrador était parfaite. La dragonne coursa le chien quelques instants, Cédric en profita pour récupérer l'œuf mais le dragon revint sur ses pas et il se fit sévèrement brûler à l'épaule gauche…il était bon pour l'infirmerie. Krum utilisa la technique la plus rapide, et la plus conseillée, mais pas très amusante selon Harry, qui voulait donner un peu d'action pour attraper l'œuf d'or. Un sort de conjonctivite dans l'œil du dragon, la moitié des œufs en moins mais l'œuf d'or dans sa poche, ce fut plié en trente secondes.
Dumbledore et les juges se concertèrent et donnèrent les notes,
« Pour Mr Potter »
Verpey lui donna 10 ; Dumbledore, Croupton, et Serguei lui donnèrent 9/10, et Madame Maxime 7/10, ce qui faisait un bon total de 44/50, Fleur et Cédric étaient ex aequo avec 40 points, et Krum bon dernier avec 39 points, surement à cause des œufs cassés, et du coup de queue qu'il s'était prit de plein fouet une fois l'œuf dans ses mains. Il y eut des applaudissements nombreux, Poudlard et ses deux champions étaient aux premières places.
Fleur et Harry entrèrent ensemble dans la tente, le visage plus détendu, Krum et Cédric entrèrent le visage grimaçant de douleur, le premier se tenant le ventre, le second l'épaule, toutes les blessures couvertes d'un baume et de compresses retenues par du sparadrap. Verpey et les autres juges entrèrent.
« Bravo, bravo à tous ! » s'exclama Verpey avec une mine réjouie. « Et maintenant, quelques précisions sur la suite et la seconde tâche. Vous allez avoir largement le temps de souffler, elle aura lieu le 24 février. Les œufs d'or peuvent s'ouvrir, et elles contiennent en leur cœur une énigme que vous devrez élucider pour savoir en quoi consistera la deuxième tâche. Vous pouvez retourner à vos occupations habituelles. »
Harry rejoignit Draco et Maria et ils fêtèrent tous trois dignement l'évènement le soir même avec les autres Serpentard. Le lendemain, il se leva très tôt, entra dans la salle de classe où il prenait ses cours avec Croupton et ouvrit l'œuf… qu'il referma aussitôt en entendant le cri strident en sortir. Il avait du boulot sur la planche, mais il le remettrait à après le 8 décembre, il voulait prendre un peu de repos, pour mieux attaquer ensuite. Il reprit donc un rythme de vie à peu près normal, apprenant avec passion la magie noire avec Croupton, obtenant d'excellentes notes dans toutes les matières, jetant des blagues sur tout ce qui bouge avec les jumeaux et Lee. Bref, la belle vie, et puis il y a le déclin.
Le 5 décembre, quand Dumbledore prit la parole lors du diner.
« Le tournoi des trois sorciers a une tradition, celle d'un bal lors de la fête de noël, pour resserrer encore plus les liens déjà présents avec nos amis Français et Bulgare. Le bal est ouvert à tous les élèves à partir de la quatrième année, mais vous avez le droit d'inviter des élèves plus jeunes, si vous le souhaitez. Comme vous le savez tous, une sortie à Pré au Lard est prévue dans trois jours, elle vous permettra donc de vous acheter une tenue adéquate pour la soirée, qui se tiendra dans la grande salle, de 8 heures à minuit. »
Harry était en train de se demander s'il pouvait sécher le bal quand Dumbledore ajouta, comme pour lui uniquement.
« La présence des champions sont obligatoires, ils seront tenus d'ouvrir le bal avec leurs partenaires, bonne fin de soirée. »
« Faux-cul » murmura Harry en se levant, il était dans la panade. Il avait beau savoir lancer un patronus, se transformer en vamlyc, un animagus surpuissant, jeter des sortilèges de septième année, maitriser la magie noire, blanche et japonaise, pouvait transformer un vieux caillou en œuvre d'art et même préparer la potion de véritaserum (merci Croupton) mais il était bien incapable de….danser. Harry trouvait cela un peu idiot, mais bon, il n'avait jamais eu le temps d'apprendre à danser, quand trois personnes lui voulaient sa peau, et qu'il voulait en régler avec quatre personnes. Nijina était aux oubliettes, mais Voldemort, Stella, et sans le savoir Dumbledore étaient toujours là.
Dans son lit, Harry réfléchissait à la manière de savoir danser en…trois semaines. Une tâche bien plus dure que d'affronter un dragon, assurément. Il fallait tenir une réflexion logique. Premièrement, il fallait déjà se trouver une cavalière, ça réglé, il devrait prendre des…cours. Mais plutôt se tuer que d'avouer à quelqu'un qu'il ne savait pas danser. Et sur ces faits, il s'endormit, un peu agité. Le lendemain, Harry ne chercha pas longtemps qui il devait inviter, la belle fit elle-même sa demande.
« Arry, est-ce que tu accepterais d'être mon cavalier lors du bal ? »
Fleur avait fait sa demande à la sortie du déjeuner, soit devant les trois quarts de la population de Poudlard. Harry, se tenant entre Maria et Draco, la regarda se balancer de droite à gauche, un peu gênée de l'attention sur eux deux. Harry lui fit un sourire et un clin d'œil.
« Ce sera un honneur et un bonheur pour moi d'être ton cavalier Fleur. » dit Harry en faisant un baise main. Ils repartirent tous les quatre vers le parc, laissant Fleur devant le carrosse, tandis que les trois Serpentard allaient en botanique.
Harry, le 8 décembre, partit seul à son rendez-vous avec Sirius, de toute façon, Draco devait profiter de la sortie pour inviter Maria, voire de lui demander si elle voulait sortir avec lui. Cela ne concernait pas Harry, il les laissait entre eux. Harry arriva devant la cabane hurlante, un chien noir apparut en sautant d'un buisson. Harry se leva, caressa longuement le chien avant de le suivre dans les montagnes environnantes. Sirius disparut soudainement, et Harry remarqua une faille dans la roche, couverte par la végétation, l'entrée était invisible pour un œil non-averti. A l'intérieur, Sirius mangeait une cuisse de poulet, caressant Mellon de manière machinale.
« Alors, de quoi voulais-tu me parler Harry ? Oh, et merci pour la nourriture. »
« De rien, c'est normal d'aider son parrain. Je voulais te parler de moi, de Voldemort et de Dumbledore. J'ai caché beaucoup de choses, et j'en ai peu révélées, seul Severus…sait tout. J'ai envie que toi aussi tu me connaisses, tu es mon unique famille maintenant que les Dursley sont morts. »
« Vaste programme, assied toi. » dit gravement Sirius.
TO BE CONTINUED…
NDA : Je laisse les petites notes de ma bêta, car je les trouve amusante et décalé. Cela fait une sorte de pause détente. Alors, pourquoi j'ai posté aujourd'hui et pas hier, car en ce mercredi 20 juin, je fête quelque chose de spécial, mon anniversaire, donc voilà, c'est mon petit cadeau pour vous remercier de toutes les reviews et de suivre cette histoire depuis si longtemps. Finis le blabla, à mardi prochain.
PS : Hé oui, ma bêta est de retour. Moins de faute ou d'oublie de mots grâce à elle, alors enjoy )
