-1Voici la suite de cette fic que j'apprécie de plus en plus, mes émotions sombres m'aident à écrire ces derniers jours. J'aime mon clavier, mon histoire, j'aime être ainsi lue, c'est tout ce que j'aime…

xXxXxXxXx

Elle lui tendit le papier, les joues bouffies de larmes amères, Hermione avait pleuré toute la soirée et ne cessa qu'au petit matin, pour lui offrir la suite des événements de son cœur, la vraie.

Je reprends.

Oui, encore et à jamais.

Je t'ouvre mon cœur, tu m'as regardé, ce matin même, ouvertement, avec tendresse. Tes mèches blondes ondulaient, tu as semblé m'aimer, une seconde, une seule, avant de n'être qu'un miroir, deux facettes, deux réalités.

Tu as offert ton amour, à une inconnue, à une intello.

Ton cœur, je le dis bien, je le souligne.

Nous étions à la grande salle, seuls, un lendemain à laquelle tu ne t'étais sans doute pas rendue, par honneur, par pudeur pour celui-ci.

Cela et ton ego, voilà ce qui comblait ton corps, ta silhouette, ton regard, tout.

Je ne peux dire si la réalité à fait surface.

Tu es un Malfoy, ne l'oublions pas. Tu es celui qui offre, sans le savoir, pour le nier le lendemain.

Lis-ceci, si un jour tu oses découvrir les lignes de mon âme, si un jour je te les donne, avant de m'éteindre, avant d'aimer.

Je te jetais un regard vide de sens, vide d'émotion, j'étais seule dans l'ombre à croire, croire que la noirceur se dissiperait. Espérer, la seule chose que j'aie vraiment accomplie, envers toi, envers nous.

Tu m'observais, et j'eus enfin le courage de t'approcher, de frôler ta présence, l'humer, la sentir. Enfin respirer ton parfum délicat, ton effluve qui parcourrait mes rêves depuis tant de temps.

Tu esquissas un sourire avant de me tirer et un siège, que j'acceptai du mieux que mon cœur me le permettait, à tenter de dissimuler la rougeur de mes joues.

« Bien dormie ? »

J'hochai la tête, refermant aussitôt mon livre que j'avais traîné maladroitement avec moi. Pour ne pas changer, pas pour lui, jamais.

« Oui, et toi ? Pas trop de filles dans ton lit, hier ? »

Ton regard pétillait, la glace avait fendue, bordée de rides rieuses. Tu semblais si beau, si réel…

« Oh non, que 5 différentes, à intervalle. »

Je te donnai un coup sur l'épaule, un premier contact qui me fit frissonner, qui me glaça, m'happa dans un bonheur infini.

« Oh… moi, une dizaine de livres, pas de mecs, mais tu t'en doute n'est-ce pas ? »

Ton sourire se crispa, je m'en souviens si bien… tu me fixais, mal à l'aise.

« Ça peut changer. »

Mon cœur bondissait, je ne croyais plus et pourtant ces mots me firent un mal immense, car, je savais bien que les espérances recommenceraient.

« Approches, Hermione. »

Tu me serras contre toi, contre ta poitrine, à encercler ma taille, étouffer mes sanglots. À murmurer que le monde ne tournait pas autour d'un seul être, qu'il ne fallait pas désespérer pour un homme.

Je t'écoutais, les lèvres crispées.

TU, étais celui qui causait cette souffrance et ce bonheur.

TU m'insufflait une seconde chance, un dernier espoir, et je le pris, avec toute la joie du monde.

« Merci, Drago. Mais je dois y aller… »

Ton regard redevint aussitôt sombre.

« Bien sûr… on se voit une prochaine fois, Hermione. »

Je me défis de ton étreinte, amèrement, pour écrire dans cette lettre, la scène douloureuse qui enclencha la suite.

Tu vois, donc, lecteur de mon désespoir, ce qui fut notre premier câlin, notre premier contact. Ce qui nous rattacha, en quelque sorte pour la première fois.

Comprends-tu ce qu'il signifie ?

Ces battements effrénés, insensibles à la vie extérieure, ce picotement électrique qui serre notre cœur, cette enivrante émotion dont s'abreuvent les amoureux.

Ce mot…

Amour.

Cette phrase.

Je t'aime.

Toi, pourrais-tu les dessiner sur tes lèvres ? Pourrais-je les embrasser, ne serait-ce qu'un jour ?

J'en doute, moi, celle qui croit en toi, depuis toujours.

Mon nom, est Hermione, voit ce que signifient ces lettres.

Haine.

Errance.

Rage.

Mal.

Indifférence.

Oubli.

Noir.

Erreur.

Voilà, ce que mon nom représente.

Voilà ce qu'il veut t'offrir, pour m'avoir troublée d'illusions, trompée de paroles cajoleuses.

Voit, ce qui causa ce mal, cette rage.

Je traversais les couloirs, désœuvrée, le regard vague.

Mes livre vacillaient, ma silhouette transperçait les autres. Je m'étais habillée d'une jupe en cuir courte, encerclée de chaînes argentées, j'avais en fait changée, pour toi.

Un débardeur décolleté aux teintes rouge sang, un pendentif de rubis qui étincelait au creux de ma poitrine, tout cela était pour te figer, t'emporter à moi, mais il n'en était rien, pour le moment.

Je ne te voyais pas, je ne te voyais plus, depuis une semaine, environ.

Tu n'avais plus fait les premiers pas, moi non plus. J'étais redevenue la simple étudiante dont personne ne se souciait, tu t'en doutes. Je t'aimais. Te regardais, mais avait honte, au plus profond de ma chair.

Tu ne m'avais plus reparlé, accroché à ces filles dont le nom s'oubliait si vite, mais pas pour elles. Claudia m'avait parlé, heurtée, enragée. Elle voulait t'anéantir, pour l'avoir fait souffrir plus qu'elle n'aurait dû.

La pauvre avait couché avec toi, une nuit, une seule. Elle avait hurlé ton nom, sans pudeur ni crainte, sans doute avais-tu aimé. Amère déception pour la proie.

Tu ne serais pas avec elle.

Claudia, pourtant, y avait misé son cœur, tu le sais bien. Pour en ressortir bernée, trompée, assaillie par les rumeurs et les regards. Plus personne n'osait la regarder de face, plus personne.

À cause de toi, encore. Toujours toi, et ton charme… tu n'aimais personne, du moins, ça ne se faisait pas savoir.

Je ne savais pas.

J'aurais bien voulue… mais, c'est justement le matin, en lui parlant que je te vis, de nouveau, avec encore plus de violence. Claudia eut un sourire crispé et se leva, sans s'expliquer, atteinte.

« Merci, Hermione, mais je vais partir. »

Je lui jetai un regard emplit de questions, sans comprendre. La retenant ensuite par le poignet, pour l'obliger à me regarder.

« Qu'est-ce qui se passe… ? »

Elle inspira longuement, retenant ses sanglots.

« Tu es amoureuse de Drago… et je ne parle plus à cette trempe de gens. Désolée. »

J'hochai la tête, m'excusant brièvement et elle partit. Je m'en voulais… la blesser n'était pas mon intention, loin de là. Ce n'était pas mon genre, surtout lorsque l'enjeu était énorme, dans ce genre là. La réputation.

L'amour.

Le malheur…

Oh, la porte grinça, revenait-elle me voir ? J'en doutais… après cette lancinante déception à mon égard, j'en doutais, réellement.

« Bonjour, ma belle. »

Souffle chaud sur ma nuque… je me sentis défaillir.

Drago.

Tu sais donc le charme que tu me portes, tout autant que le mal. Je ne m'attendais pas à ça de ta part, mais j'ai compris. Ce n'était pas vrai. Pas authentique.

Tu n'étais pas vraiment là pour moi, mais pour me manipuler. Tu savais comment m'embarquer dans une telle histoire, tu savais. Et j'ai accepté.

J'ai accepté d'être bernée, comme toutes les autres, mais pas aussi simplement.

Pas avec autant de ferveur.

Je voulais être mémorable, unique. Que tu puisses me contempler sans relâche et dire fièrement :

Elle m'a embrassé, hier. C'était doux et tellement beau.

Je ne croyais pas atteindre ce but, ma confiance en moi n'étant pas haute. Je ne croyais pas non plus plier aussi facilement, mais je l'ai fait.

Un peu.

Juste assez pour que tu n'imagines pas trop.

Pas assez pour mon propre orgueil.

Dire à mes amies ce que nous avions faits, la veille était bien peu, trop peu pour assouvir leur désir des histoires et des secrets. Malgré tout… était-ce la première fois que tu prenais la main d'une fille ?

Même si ce ne fut que pour l'empêcher de tomber ?

« Ne me laisse pas tomber, Drago ! »

Raclement de gorge de ta part, et enfin, tu esquissas un sourire, vif et vrai.

« Non, chérie. »

Mon cœur battait fort et vite. Nous nous trouvions près du lac, où des roches formaient un sentier à travers les roseaux.

Je ne cessais de regarder derrière moi, pour m'assurer que c'était bien toi, qui avait une main enlacée dans la mienne. Qui me jetait des regards brûlants, pour que ce ne soient pas que nos mains, liées ensemble.

« Tu es tellement belle. »

« Merci. »

J'avais les larmes aux yeux, et, lorsque nous fûmes devant la cascade jaillissante, je m'assis, la contemplant, et ta main frôla ma taille.

Souvenirs. Souvenirs. Ils me faisaient tellement plaisir par le passé, maintenant, rien. Y repenser ne me donne plus rien, pas plus que te parler, à ce jour. Notre amour s'est sans doute éteins, depuis.

Ces sourires éparses, échangés, ni dans le noir, pas juste après l'extase.

« Je… je suis désolé Hermione, je ne voulais pas te faire souffrir, tu sais… ? »

Elle refoula une larme, les lèvres pincées.

« Non, je ne le savais pas. »

Il n'y en a plus d'autres, maintenant. Tu m'as délaissé par la suite, mais notre histoire fut si belle, au départ.

Comme toutes les autres.

Le temps efface tout, chaque fois. Même ce qui n'aurait jamais dû l'être, ce que nous avions cru être pour l'éternité.

Tu m'as aimé, je le sais, pas comme je le voulais.

Pas comme tu l'aurais voulu, déjà, avant d'avoir osé me toucher, me caresser, tu me l'as dit, cette journée.

Je t'en ai tant voulue… c'était 2 jours après l'épisode du lac, près de la cascade, où nous avions parlés des heures, de tout. Tout ce qui me passait par l'esprit.

C'était le bonheur.

Oui.

Un bonheur énorme, et vrai. Au goût sucré, mais teinté par l'amertume de la vie.

Nous étions heureux, ensemble. À peine 2 jours, et tout avait changé.

J'écrivais, sur mon lit. Seule, me demandant s'il passerait aujourd'hui, me saluer. J'avais trouvé comment détruire le système de protection de nos chambres, Drago le savait.

On cogna à la porte.

1 coup, puis 2, 3 et enfin 4. Je lui ouvris.

Il avait l'air songeur, et son regard reflétait une souffrance insupportable. Il se mordit la lèvre, craquant peu à peu. Son masque semblait se détruire en ma présence, plus de froideur, juste de la douleur…

Drago se laissa glisser contre mon matelas, la tête tournée vers le mur, il ne me regardait pas.

« Hermione. On ne peut pas continuer comme ça, tu le sais. »

Je niais, bien entendu, mon cœur se brisa en milliers de parts infimes. Mon univers sembla s'éteindre, s'écrouler autour de moi. Un univers dont Drago avait le contrôle, dont il pouvait faire ce qu'il voulait…

Je voulus m'enfuir, mais… c'était ma chambre, alors, avec calme, retenant mes pleurs, je lui intima de partir.

« Va-t-en. »

« Hermione, je… »

« Va-t-en… »

Et il partit, tête basse, laissant en son âme quelque chose tout juste détruit.

Je m'en voulais, de t'avoir laissé partir, je m'en voulais tellement…

Hermione Jane Granger, Novembre 2004.

x.X. ))

C'est pas tellement plus long, je sais… mais j'espère que vous aimez.