-1Merci pour tous vos commentaires, merci beaucoup. 3 Désolée de ne pas répondre maintenant, je le ferai à la toute fin de mon histoire. Merci, encore.
Ah oui, je dois vous dire… j'avais oublié de l'expliquer. S
Le gras sont les actions présentes.
L'italique, des flash-back.
Et l'écriture normale, la lettre entant que telle. Voilà, bonne lecture.
x.X ))
Elle attendait, sur le pas de la porte, se demandant s'il viendrait aujourd'hui, ou pas. Il n'était pas venu hier, sans doute effrayé. Craignant sans doute de faire face à des histoires et des souvenirs violents.
Il avait eu raison de ne pas venir, Hermione aurait pleurée. Pas aujourd'hui. La douleur avait passé, un peu.
Elle ne s'effacerait jamais totalement, jamais.
La gryffondor soupira, la tête posée sur la fenêtre. Elle avait mal, un peu plus chaque jour.
Son cœur se serrait d'avantage, tel un étau. Elle souffrait, de devoir attendre, mais Drago n'était plus là. Il l'avait délaissé, et elle le détestait pour ça.
Pourtant…
L'amour dominait, vague, lointain, mais bien présent. La douce adolescente le ressentait, le chérissait, cet amour, même s'il ne fut qu'une espérance. Elle l'adorait, pour être si beau par moment.
Hermione se mordit la lèvre.
Il ne viendrait plus, pas à l'heure qu'il était… elle soupira, se sentant d'autant plus misérable d'avoir cru, un seul instant.
Elle courba l'échine, pour jeter un dernier regard vers le lac et se rendit à l'évidence, elle était bien plus seule que Drago put le croire…
Blessée, plus que quiconque. Même Claudia ne pouvait comprendre, il y a de ces marques qu'on n'oublie jamais… de ces blessures qui ne cessent de s'évider. Certains croient que l'amour est éternel, elle l'avait cru, oui, dans sa belle jeunesse, avant tous les mélodrames, avant la complainte du mensonge.
Elle y avait cru.
Ces mots avaient une résonance froide, morte. Comme si ce ne put plus exister, elle n'avait plus envie de croire, plus maintenant…
Hermione laissa couler une larme, une seule. La souffrance ne se comptait plus par les sanglots, on l'a lisait dans son regard. Par ces vagues noires, qui déferlaient dans sa prunelle.
Une seconde coula, et le reste poursuivit. Tout son corps semblait anéanti, détruit. Elle n'était plus rien.
Plus rien…
L'adolescente leva la tête;
Il était là, sur le pas de la porte, la contemplant amèrement. Un maigre sourire sur les lèvres, il n'aimait pas la voir ainsi.
Drago s'approcha et l'enlaça, doucement, de peur de la briser. Il lui caressa les cheveux, humant son parfum, de peur de la perdre.
« Je t'aime Hermione, pourquoi tu ne veux pas me croire… ? »
« Parce que tu n'es plus là… tu m'as oublié, délaissé. Prends l'exemple de ces derniers jours, tu n'es même pas venu… »
« J'avais des choses à faire… importantes. »
« Plus importantes que de comprendre pourquoi ? »
« Oui et non, ça dépend du point de vue… mais tu dois savoir que j'aurais préféré de loin être avec toi, ma belle. »
Elle ne répondit rien, dodelinant de la tête sur sa poitrine. Hermione lui tendit une lettre noircie par endroits, sachant que c'était l'une des plus importantes… l'une des plus véridiques…
« Elle a fait la guerre ? »
« Non. Harry l'a lu et a voulu la brûler, c'est tout. »
Pas plus d'explications, et d'après le ton de sa voix, Drago sut qu'il ne pourrait pas négocier, elle ne voudrait rien dire…
Excuse-moi de ne pas avoir écrit… il y a des choses difficiles à coucher sur le papier, des mots que l'on ne trouve pas facilement…
Je pensais te l'envoyer, j'avais tord. Ce mois entier s'est passé sans qu'on ne puisse parler, tu ne le voulais pas, et moi non plus.
Je te détestais, et ce n'est qu'un petit mot…
Je ne voulais plus te voir, malgré Noël, malgré la féerie que la neige apportait partout, notre amour s'était éteins.
Tout comme l'on souffle une bougie, pour faire un vœux.
Le mien était de ne plus te revoir, pour ne pas souffrir.
Mes amies ne comprenaient pas, Harry et Ron non plus… ils ne savaient pas, et ne voulaient rien entendre. Mes histoires n'intéressaient personne, sauf Claudia. Nous nous sommes rapprochées un peu.
Elle était toujours là pour m'écouter, sachant ce que c'était, de souffrir, sachant ce que signifiaient mes larmes et pourquoi je les laissais me noyer.
Je n'étais plus vraiment moi-même…
Qu'une ombre effacée de ma personne, qui s'acharnait à te croire, à te voir, mais tu n'étais plus là. J'aurais voulu te le dire, à quel point je t'aimais.
Je l'aurais fait…
Si tu avais prononcé ces mots d'abord, avant moi. Tu ne l'as pas fait…
Et moi je continuais de rêver, avec Claudia. Nous y pensions toutes les deux, elle t'aimait encore, ne cessait de le répéter. Que je sois là, ou non, ces mots constituaient ses seules paroles.
« Drago, je t'aime. Oui, je t'aime. »
« Qu'est-ce que tu as dit, Claudia ? »
La rouquine me regardait, sans comprendre, cherchant les mots incorrects dans sa phrase.
« Je… quoi ? »
« Tu as dit que tu aimais, Drago… C'est vrai ? »
Elle baissa la tête, se trouvant sans doute sotte, et pourtant, lorsque nos yeux se croisèrent, j'y vis encore plus de que de la tristesse… un tout autre éclat… de la jalousie ? Claudia esquissa une mimique de dégoût et hautaine, le regard rivé vers un autre point, tout autre que moi.
« Peut-être, je n'en sais rien. Mais je vais le reprendre, de toute façon. »
Ces mots me fouettèrent, littéralement. J'en eus le souffle court.
« Quoi ?! »
« Tu as bien compris, je vais le séduire. Hermione. C'est l'homme de ma vie, tu ne l'as pas compris ça ? Il y avait une chimie entre nous, une véritable histoire. »
Plus elle parlait, moins j'avais l'impression de la connaître, la fille devant moi ne ressemblait pas au cœur brisé que j'avais recueilli, quelques semaines plus tôt… mais plutôt à une poupée de porcelaine, riche, sans scrupules.
Claudia me dévisageait, bel et bien. Les pommettes hautes. Comment avais-je fait pour ne pas le voir plus tôt ?
Il ne me restait qu'une chose à faire…
« Tu crois réellement que tu as chance, Claudia… il n'est jamais revenu avec la même fille, JAMAIS. Qu'ils aient couchés ou non… il ne te reviendra pas, oublie-le. »
Elle me jeta un regard outragé, la bouche ouverte. Cherchant ses mots, pour déchirer mon cœur de paroles, tout comme je venais de le faire.
« Parce que tu penses réussir, peut-être ? »
« Je n'ai jamais dit vouloir le reprendre, moi. »
La rousse ne dit rien, prenant ses affaires. Me jetant un dernier regard de mépris, par dessus son épaule. Elle claqua la porte, me laissant seule, bien seule.
Elle était ma dernière amie, les autres m'avaient toutes laissées…
Tu vois donc, ce que tu as causé… ? Tu vois ce que tu as détruit ?
De longues amitiés, longues et fortes… mais plus personne ne me croyait. Tu avais dû donner ta version des faits, et toi, on n'avait pas de mal à t'écouter.
De mon côté, c'était différent. Beaucoup m'harcelaient pour des détails que je n'avais pas, pour savoir si l'on se parlait encore, bref. Tout ce dont je rêvais, sans l'avoir.
Tu comptais tant pour moi…
Je n'osais plus te voir, de peur de tout perdre d'un coup.
Tu comptais tant pour moi…
Comme tu ne peux l'imaginer. Plus que tout.
D'un regard, tu aurais pu me manipuler, mais tu ne l'as pas fait, simplement… tu m'as soutenu, alors que tout allait de travers…
Voilà 2 semaines que je déambulais dans les couloirs, seule. Pleurant toutes les larmes de mon corps pour une histoire qui n'en valait pas la peine, pour des mots violents que l'on m'avaient balancés au visage.
Tu avais dû l'apprendre, que la Granger souffrait, par ta faute. Je ne suis pas sotte, je savais tout ce que tu apprenais, avec tes amis scrutant mes faits et gestes.
J'aurais pu embrasser Harry, que ça n'aurait rien changé, mais ils restaient là, inlassablement, à me suivre à la trace.
Depuis quelques jours, cette présence me pesait. J'en voulais à l'univers entier, de cette douleur constante dans mon âme.
Et toi tu n'étais pas là.
Cette journée là, je me rendis dans les donjons, où je serais seule. La tête lourde, lourde de mésententes et tous les autres sentiments reliés à la haine.
Je m'en voulais et me détestais, de ne plus avoir le courage de te parler.
D'une poche, je tirai un objet gris et scintillant, le contemplant, avec remords. Mon cœur me pesait, il semblait impossible à porter, à l'avenir… impossible à comprendre, je ne savais plus où aller. Ni où me confesser.
Je n'avais plus rien à perdre.
Rien.
Je l'approchai de ma peau, les larmes aux yeux. Me demandant si c'était bien la chose à faire, s'il n'y avait pas une autre solution ?
Pas une ne me venait à l'esprit… il ne me restait que ça, dans la vie. Drago avait tout pris…
Lorsque la lame ne fut plus qu'à quelques centimètres de ma peau, je laissai s'échapper un sanglot et m'entaillai réellement le poignet.
Une douleur fulgurante me foudroya, le mal était énorme. Tous mes problèmes quittèrent mon esprit, je ne pensais plus qu'au sang qui ruisselait, le long de ma peau livide.
Mes lèvres s'entrouvrirent, virant au violet pâle. Un dernier soupir, et je m'évanouis, ayant perdu la notion du temps…
Des heures avaient dues passer, alors que le liquide vermeille continuait de s'évider sur le sol, mêlé à la poussière.
Ce ne fut que le lendemain qu'on me trouva… à moitié morte et étendue. Murmurant un nom, qu'ils ne parvinrent pas à déchiffrer. Aussitôt, on me traîna jusqu'à l'infirmerie où je n'eus aucune visite de la journée…
Même pas toi n'avait osé venir, sans doute était-ce par respect… mais j'eus du mal à le croire. J'étais pratiquement morte, pour toi… et pourtant, rien n'avait changé. Je restais la sotte, frappée par la solitude.
Mme Pomfresh fut gentille, sans plus. Elle ne me parlait de personne, je ne disais rien sur moi, tout était mieux ainsi.
Malgré tout…
Mon esprit vagabondait toujours vers ta silhouette mince, tes mèches blondes virant sur le platine. Drago, j'aurais tant voulu que tu sois là et comprenne…
Sans doute aurais-je pu me confier à toi, sans doute.
Justement… un matin, j'eus le pressentiment que l'infirmière m'empêchait de voir les gens, on cogna, et elle ne répondait pas…
Je me demandais, sans plus.
Toujours aussi ancrée dans mon univers noir, je ne croyais pas que quiconque veuille réellement me voir… c'était contre mon mode de pensée.
J'eus tord, bien tord.
« Madame ? »
« Oui, Hermione ? »
« Ce n'est pas la porte, que je viens d'entendre ? »
« Non, mon ange. C'est le vent contre les fenêtres, ou un balai. Oui, c'est ça, un balai. »
Je lui jetai un regard plein d'amertume, me tassant sous les couvertures blanches de l'infirmerie. Ma tête était posée contre l'oreiller, et je n'entendais rien, sauf les murmures constants de Mme Pomfresh…
De nouveau, on cogna, et comme elle ne me surveillait pas, je tentai de me lever, les jambes secouées de choc électriques.
Voilà 1 semaine que je n'avais pas marché… tentée d'en finir, chaque soir, repoussant le délai…
Parvenue à la porte, je l'ouvris et eus un choc.
« Qu'est-ce que tu fais debout ?! Tu veux te tuer ?! »
« Parce que ça te dérangerais, Drago ? »
Il me regarda étrangement, las, fatigué. Me tendant un bras, Drago voulut m'amener jusqu'à mon chevet, mais sa seule proximité me fit sentir mal.
« Tu as l'air froide, ça va… Hermione ? »
« Non, tu vois… ça va pas du tout. »
J'esquissai une mimique qui se voulait joyeuse, mais je ne réussis qu'à l'inquiéter d'avantage, les sarcasmes ne m'allaient pas très bien, je dois dire…
« Je suis vraiment désolé… je ne voulais pas te blesser, tu sais… ? Je… tu me manques beaucoup, Hermione. Tu comptes pour moi, même si tu es persuadée du contraire. »
« Il aurait fallu me dire ça avant, Drago… »
Fis-je, les yeux emplis de larmes. Je détournai la tête, ne voulant pas le regarder, pour ne pas souffrir d'avantage.
« Tu as entendu mon histoire ? »
« Oui, en quelque sorte. On m'a dit que tu avais voulue te suicider… »
Mon cœur s'arrêta aussitôt, il savait tout, encore… et était venu quand même…
« Ça m'étonne que tu sois là, alors… »
« Chut. Laisse-moi te montrer quelque chose, d'accord ? »
J'hochai la tête, essuyant une larme en vitesse, et, ce dont je m'attendais le moins arriva… Drago me serra contre lui, pour me transmettre de la chaleur.
Et un instant, un instant, j'en oubliai toutes les cicatrices sur mon poignet…
J'aurais voulu que le temps s'arrête, pour pouvoir d'écrire ce moment comme le plus beau de ma vie.
J'aurais tant voulue, et pourtant…
Hermione Jane Granger, Décembre- Début Janvier 2004.
x.X ))
Un peu plus long que le dernier chapitre, pas beaucoup plus… désolée. Je voulais écrire un peu avant mes examens… j'aurai pas le temps. S
