Genre ; yaoi, policier
Disclamer : malheureusement, ces chers bishous ne sont pas à moi… quel dommage, hein ?
Bon, c'est la première fois que je me lance dans ce genre de fic, c'est tout nouveau sur moi… Je ne suis pas très rôdée sur les affaires policières, j'espère que celle-ci ne vous paraîtra pas trop fade ! J'avance à petits pas, alors désolée si les chapitres ont un peu de retard.
Et puis, ce n'est pas que centré sur l'enquête, les sentiments des deux policiers y ont aussi leur place, et là je me retrouve sans problème !lol
Bonne lecture et merci encore pour vos reviews !
Nous, c'est quoi ?
Chapitre 2 : Sentiments
Concentré sur les photos qui avait été prises sur les lieux du meurtre, l'attention de Ryo fut attirée par un mouvement et des cris dans un coin du commissariat. Prés du bureau de Drake, Dee avait eu la malchance de croiser JJ qui s'était collé une fois de plus à lui dans l'espoir impossible de faire battre le cœur de l'inspecteur. Dee se débattait avec l'énergie du désespoir pour s'ne débarrasser sous les yeux amusés de Drake et Ted. Leurs scènes fréquentes étaient une habitude pour les policiers qui en riaient volontiers aux dépens du pauvre Dee. L'inspecteur ne leur en tenait jamais rigueur et il lui arrivait parfois, lorsque JJ n'était pas sur son dos, d'en rire avec eux.
Ryo les observa pendant quelques temps, jusqu'à ce que Dee réussisse à se débarrasser de son admirateur numéro 1 en l'envoyant leur chercher des boissons. Le coup classique… JJ marchait à chaque fois. Dee opéra un volte-face et éclata de rire avec Drake et Ted. Ryo admira cette aisance naturelle qu'il avait en toute circonstance. Dee avait vraiment le contact facile, avec n'importe qui. A quelques exceptions prés quand Ryo pensa à Rose Barclay. Mais dans l'ensemble, Dee s'entendait bien avec 'presque' tout le mond. Ryo l'enviait un peu : lui n'arrivait jamais à se décontracter assez pour être à l'aise avec quelqu'un, même si c'était un ami proche. Il éprouvait toujours une certaine réserve, comme s'il lui était impossible de faire entièrement confiance à quelqu'un… Comme s'il se protégeait… Avec le décès de ses parents, et toutes les choses méchantes qu'il avait entendu sur eux, il s'était forgé une carapace solide pour fuir toute ces horreurs. Il n'arrivait plus à faire confiance à quelqu'un… C'était plus fort que lui. Il mettait toujours une distance dans ses rapports avec les autres, et il lui était alors impossible d'adopter cette aisance que possédait Dee. C'était pour cela qu'il l'enviait : lui était totalement incapable d'être aussi cool que lui.
Dee se sépara soudain de ses deux amis et se dirigea vers lui, lui lançant un petit sourire amusé : il avait remarqué qu'il l'observait de loin. Ryo rougit et retourna à ses photos, faisant semblant de s'y intéresser.
- Alors beau brun, tu trouves quelque chose ?
Ryo déglutit et essaya d'adopter un comportement innocent :
- Non, pas grand-chose…
Dee sourit : il adorait quand Ryo était aussi embarrassé, même s'il essayait de le cacher. Il décida d'enfoncer le clou, juste pour rire.
- Oui, enfin, encore faudrait-il les regarder… Je sais que je suis très séduisant, mais tout de même, tu devrais penser au boulot.
Le métis lui renvoya un regard noir, il détestait que Dee profite de ses instants de faiblesse.
- J'avais du mal à me concentrer avec ta charmante petite scène de ménage avec JJ, désolé ! répliqua-t-il.
- Hé, frappe basse ! se plaignit Dee. Qu'est-ce que tu appelles scène de ménage ? Tu sais bien que je n'appartiens qu'à toi. Tu veux que je te le prouve ?
- Pas ici, merci, répondit simplement Ryo.
Cela faisait un mois qu'ils étaient ensemble presque officiellement. Si Dee pensait « presque officiellement », c'était à cause de l'attitude de son amant. Ils avaient couché pour la première fois ensemble depuis un mois maintenant, Dee passait pratiquement sa vie chez le métis, mais ce dernier gardait une attitude froide vis-à-vis de lui, comme s'il éprouvait encore la gêne du début de leur relation… Le policier avait du mal à le comprendre : il refusait encore qu'ils s'embrassent en public, qu'ils se comportent comme un véritable couple… Peut-être lui fallait-il du temps, et Dee patientait, mais cela lui pesait quelquefois… Il attendait plus… Sans trop savoir ce que cela était au juste. C'était la première fois qu'il avait envie de s'engager à fond dans une relation, et il ne savait pas comment s'y prendre. Alors il se contentait d'attendre, en espérant que ce glaçon de Ryo dégèle un jour ou l'autre, et qu'ils puissent vivre leur couple en parfaite sérénité.
- Bon, soupira-t-il, j'attendrai ce soir… Tu n'as vraiment rien trouvé alors ?
- Non. La seule piste que nous avons, c'est ce Dick Spirer. Je pense aller faire un tour chez lui, on ne sait jamais, je pourrai trouver quelque chose.
- Pense à prendre un mandat avant d'y aller.
- Oui, je ne suis pas un débutant quand même ! riposta Ryo en grommelant.
Dee n'avait pas pensé à mal et la réaction de son amant le surprit. Il devait s'être levé du pied gauche ce matin…
- Bon, d'accord. Moi de mon côté, je vais aller jeter un coup d'œil du côté de Steiner. S'il a vraiment été enlevé, ils ont dû s'en rendre compte chez lui. Je pourrai peut-être glaner des informations intéressantes.
- Ok ! Rendez-vous ce soir alors.
- Comme ça on pourra reparler de ma proposition plus à l'aise… répondit Dee avec un sourire vicieux.
Ryo se contenta de soupirer et se leva de son bureau en prenant sa veste.
- A ce soir.
Dee le regarda s'en aller du côté des bureaux de renseignements demander l'adresse de Spirer avant de sortir. Il aimait Ryo de toute son âme, et plus le temps passait, plus ce sentiment grandissait. Mais quand il le voyait aussi froid devant ses tentatives de rapprochement, il en avait mal au cœur. C'était dans ces moments-là que la même question venait le hanter, persistante et terrible : est-ce que ses sentiments étaient-ils réellement réciproques ?
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Ryo gara sa voiture tout prés du logement de Spirer. Le quartier n'était déjà pas très accueillant, mais l'immeuble où avait vécu Dick Spirer avait tout de l'endroit lugubre. Les murs étaient tagués d'insultes, la rambarde des escaliers avait été démolie par des jeunes un soir de beuverie sans doute, la porte d'entrée était à moitié arrachée. Ryo y entra en faisant attention à ne pas plus l'abîmer et prit les escaliers. Il n'y avait même pas d'ascenseur. Personne ne l'arrêta : le concierge avait sans doute trop peur.
Il passa rapidement le troisième étage en se bouchant le nez : un propriétaire avait laissé son chien faire ses excréments sur le palier. Le policier se demanda si c'était volontaire, motivé par une quelconque vengeance, ou si les gens avaient trop peur de sortir leur chien le soir… Il espéra qu'on ne toucherait pas à sa voiture.
Quand il arriva devant l'appartement de Spirer, il n'eut même pas besoin de frapper pour qu'on lui ouvre. La porte avait été fracturée et quelqu'un avait déjà fait le tour de l'appartement. Apparemment, il avait emporté tous les ustensiles ménagers à voir le vide dans la cuisine et avait vidé le contenu des étagères… Un petit voleur de banlieue, rien de très sérieux visiblement car tout le reste était en place. Il avait dû être dérangé pendant son travail.
Ryo n'approfondit pas la question et dit le tour de l'endroit : il n'y avait personne, Spirer semblait vivre seul. Ou presque quand il avisa un soutien-gorge rouge qui traînait au pied du lit.
L'appartement était petit, suffisant pour un homme seul, très sale et plutôt sordide. Les murs dont le crépit s'effritait étaient recouverts par quelques posters de groupes de musique obscurs. Les meubles étaient en piteux état et le propriétaire s'était apparemment amusé avec une lame sur le bois du lit, gravant d'étranges signes.
Par mesure de sécurité, Ryo referma ma porte et commença à chercher des indices pour son enquête.. Il trouva quelques factures dans un tiroir, une arme dans la table de chevet et plusieurs lames en évidence dans le coin salle de bain.
Même s'il se doutait que Spirer ne devait pas être un enfant de chœur, cela mit Ryo mal à l'aise. Dans un décor aussi sinistre, la présence de ces armes lui donnait des frissons. Instinctivement, il tourna la tête vers la porte, imaginant Spirer entrer et le trouver là au milieu, puis il se reprit en se rappelant qu'il ne pouvait plus revenir ici… Les cadavres s'enfuyaient rarement de la morgue.
Il reprit sa fouille et finit par dégotter un petit carnet d'adresse. Il le feuilleta mais la plupart des pages étaient vides, les quelques noms barrés et illisibles. Pendant qu'il essayait de les décrypter, un morceau de papier se détacha du carnet et tomba à ses pieds. Il le ramassa, intrigué, et le lut.
« Bar Les Pirates. Lydia Macpherson. »
Qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Une petite amie ? Un rendez-vous ?
Ryo le mit dans sa poche, et reposa le carnet, de toute façon inutilisable, après avoir bien vérifié qu'il n'y avait pas d'autres papiers cachés entre les pages.
Le reste de l'appartement était sans importance, et le policier en fit vite le tour. Rien de concret pour aider son enquête.
Il quitta l'endroit rapidement, peu désireux de s'attarder.
Il ne remarqua pas qu'une ombre s'était glissée un peu plus haut dans l'escalier quand il avait ouvert la porte, le suivant des yeux jusqu'à ce qu'il parte.
Dés qu'il fut remonté dans sa voiture heureusement pour lui intacte, l'ombre se glissa hors de l'immeuble et courut dans la rue, s'éloignant vers un endroit connu d'elle seule.
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Ryo décrocha son téléphone et écouta les informations qu'il avait demandé à la charmante secrétaire du bureau de renseignements.
- Nous avons interrogé la mère de Dick Spirer comme vous nous l'avez demandé inspecteur Mclane. Elle ignorait ce que faisait son fils, elle était sans nouvelle depuis un mois. Par contre, elle nous a donné le nom d'une certaine Maria Tirana. Il semblerait qu'il sortaient ensemble les deux, mais la vieille dame n'est sûre de rien. Sinon, nous n'avons rien trouvé chez elle, son fils ne semblait pas entretenir de grands liens avec elle.
- Merci beaucoup Sonia. Vous avez l'adresse de cette Maria Tirana ?
La jeune femme rit et lui répondit :
- J'ai devancé votre demande et j'ai recherché où elle habitait. C'est dans le quartier latino de la ville, la neuvième rue, immeuble numéro 45. Faites attention à vous, l'endroit n'est pas aussi malsain que là où vivait Spirer, mais ce n'est pas non plus une partie de plaisir.
- Merci de vos conseils, je vais faire attention à moi.
- Je vous conseille de pas vous présenté en tant que policier. Là-bas, la police n'est pas très bien vu. Roland a eu beaucoup d'ennuis la dernière fois.
- D'accord, je vais aviser une fois sur place. Merci encore, votre travail est d'une grande aide pour moi.
- Mais de rien inspecteur. Je suis là pour ça.
Il coupa la conversation et dirigea sa voiture vers le quartier latino. Sonia avait raison : s'il se présentait avec son insigne, il risquait de passer un mauvais quart d'heure, et la jeune femme ne coopérait jamais. Il se souvenait de l'histoire de Roland. Le pauvre avait voulu enquêter là-bas sur une sombre histoire de prostitution et il était revenu avec une balle dans l'estomac ainsi qu'un traumatisme crânien. Heureusement il s'en était sorti mais il avait depuis arrêté le terrain, préférant de loin la tranquillité des bureaux et ses collègues le comprenaient. Ses agresseurs n'avaient jamais été retrouvé et ils couraient encore dans la nature. Ryo se dit que la police était bien inefficace parfois…
A suivre…
Ça n'avance pas beaucoup, mais bon, je met les choses en place. Chapitre suivant, on va retrouver notre cher Dee et il aura certainement quelques mots à dire à Ryo…
Merci de me lire, vos reviews sont les bienvenues !
