Genre : yaoi, policier
Disclamer : ces personnages ne m'appartiennent pas, évidemment… Je les laisse volontiers à Sanami Matoh, qui a le don de me faire rêver !
Bonne lecture ! et merci pour vos reviews !
Nous, c'est quoi ?
Chapitre 3 : La confiance….
Dee écouta attentivement ce que lui disait le chef de la garde rapproché de Steiner : d'après les informations qu'il lui donnait, il ne faisait plus aucun doute que l'homme politique avait dû être enlevé avant son meurtre.
- Vous dites qu'il avait disparu depuis quelques temps ?
- Oui, et je me faisais du souci. Mais cet abruti de MacRoy n'a rien voulu me dire !
- MacRoy ?
- Oui, son secrétaire. On ne s'entendait pas très bien tous les deux. La preuve, c'est que cette fameuse soirée où ils sont morts, je n'étais pas avec eux. MacRoy ne m'a jamais fait confiance…
- Ce MacRoy, c'était un gars sérieux ?
- Oui, un connard, mais un type réglo ! Il aurait tout fait pour M. Steiner. Ces derniers temps, il était très énervé, à bout de nerfs, et j'ai pensé que ça avait un rapport avec la disparition de M. Steiner.
Dee remercia le garde du corps et retourna du côté de Ted qui était venu avec lui. Il avait inspecté les lignes téléphoniques ainsi que les ordinateurs de toute la résidence où Steiner avait été aperçu pour la dernière fois. L'homme politique était en voyage, et il avait loué la demeure pour s'y installer avec ses gardes du corps et son secrétaire. S'il y avait des indices, c'était bien là qu'il fallait cherché.
- Alors ? demanda Dee à Ted.
- J'ai plusieurs appels d'une même cabine téléphonique située dans le centre ville. Et toi ?
- Steiner avait disparu depuis quelques jours et cela mettait son secrétaire sur les nerfs… Je n'ai pas encore fouillé dans le bureau, mais à mon avis, la thèse de l'enlèvement est de plus en plus probable. Les salauds, quand je pense qu'ils l'ont flingué pratiquement à bout portant ! s'exclama Dee, furieux.
- J'espère qu'on mettra la main sur eux… Et du côté de Ryo ?
- Je ne sais pas encore. Je lui demanderai ce soir…
Ted esquissa un sourire.
- Ah… Rendez-vous amoureux ?
- Tu parles… dit Dee en haussant les épaules.
Devant son manque d'enthousiasme, Ted fut étonné. En temps normal, le policier aurait sauté de joie de se retrouver en tête-à-tête avec le métis.
- Attends, il y a un problème ou je me trompe ?
- Oui et non… répondit évasivement Dee.
Mais Ted sentait que quelque chose n'allait pas, et il n'aimait pas savoir son ami ainsi. Dee avait souvent été là pour lui, c'était à son tour de lui rendre la pareille. Il posa ce qu'il faisait sur une table et se tourna vers Dee, prêt aux révélations.
- Bon, je t'écoute.
Dee haussa les sourcils, surpris.
- Tu nous fais quoi là ?
- Dis-moi ce que tu as sur le cœur, ça te fera du bien, décida Ted. La soirée en tête-à-tête avec Ryo et tu hausses les épaules ? Il y a un problème Dee !
Le policier lança un regard noir à son collègue avant de baisser les bras : Ted était un véritable ami, et c'était vrai qu'il avait envie de se confier…
- C'est que notre relation est… Comment le dire ? Ce n'est pas tout à fait ce à quoi je m'attendais…
- Qu'est-ce qui se passe ? insista Ted.
- J'ai toujours rêvé de rencontrer le grand truc, tu vois, le frisson dont tout le monde parle… Arrête de sourire bêtement Ted… !
- Pardon, mais c'est tellement bizarre ces mots chez toi…
Ted essayait de retenir le fou rire qui menaçait de pointer le bout de son nez et il se concentra sur une pile de journaux devant lui pour l'oublier.
- Je sais, je ne me suis jamais engagé à fond dans une aventure, mais avec Ryo… J'ai envie qu'on forme un vrai couple !
- Mais où est le problème alors ? demanda Ted, surpris, ce qui lui permit d'oublier son fou rire.
- Le problème, c'est Ryo… Si moi je suis prêt, on ne dirait pas que c'est son cas… Il reste si distant, si froid avec moi… Comme si on commençait à peine notre relation… Alors qu'elle dure depuis longtemps !
- Il lui faut peut-être un peu plus de temps, suggéra Ted.
- Du temps ? Mais il en a eu plus que nécessaire ! Non, on dirait qu'il s'est rendu compte qu'il ne m'aimait pas réellement… Si ça se trouve, les hommes, c'est pas son truc, mais il ose pas me le dire et…
Ted coupa immédiatement son ami : lorsque Dee se lançait dans de telles suppositions, ça pouvait dériver totalement et devenir n'importe quoi.
- Arrête Dee ! Je suis sûr que Ryo t'aime, là n'est pas le problème ! C'est juste qu'il a peut-être du mal à le montrer en public…
- Mais même à la maison il est comme ça ! s'exclama le policier. Je te jure !
- C'est peut-être tout simplement quelqu'un de très réservé… Il faut que tu l'acceptes comme il est, Dee ! C'est ça l'amour !
Dee ricana en entendant la grande leçon de son ami. Il en avait marre d'accepter, il attendait plus maintenant… Est-ce que c'était trop demander que Ryo exprime ses sentiments ?
- En tout cas, je suis sûr qu'il t'aime ! trancha Ted. Il n'y a qu'à voir la façon dont il réagit quand JJ te saute dessus.
A ce souvenir, Ted éclata de rire : souvent, il avait surpris le regard noir de frustration de Ryo lancé sur JJ. S'il avait eu des revolvers à la place de ses yeux, le jeune homme serait mort depuis longtemps. Dee sourit lui aussi. C'est vrai que le métis avait du mal à cacher sa jalousie.
- Oui, tu as peut-être raison…
- Bien sûr que j'ai raison ! s'exclama Ted.
Tant qu'il te fait confiance et que tu lui fais confiance, tout ira bien.
- Faire confiance ? s'étonna Dee.
- Oui… Faire confiance. C'est un vieux principe : si l'autre a confiance dans tes sentiments, il n'y aura jamais de souci. Il sera sûr que tu n'iras pas voir ailleurs, que tu ne penses qu'à lui et… Bref, c'est long à expliquer, mais dans le fond, c'est ça. Même si Ryo reste froid vis-à-vis de toi, tu as confiance dans ses sentiments ?
- Ben… Si on oublie les conneries que je viens de dire… répondit pensivement Dee.
- Oui, on oublie !
- Alors oui, sans problème, j'ai confiance dans ses sentiments ! s'écria Dee.
- Donc pas de souci ! sourit Ted.
- Merci Ted… dit Dee. Il va falloir que je sois encore un peu patient.
- Et si on passait le temps en reprenant notre enquête ?
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Ryo pénétra dans l'immeuble où logeait Maria Tirana sans se faire remarquer. Il ne voulait pas avoir d'ennuis. Il sonna et attendit : une petite femme ridée vint lui ouvrir.
- C'est pour quoi ? cracha-t-elle.
- Maria Tirana, c'est ici ?
- Ça dépend… C'est pour quoi ?
- Je voudrais juste savoir où se trouve quelqu'un qu'elle connaît et…
- Laisse Mama, retentit une voix derrière la porte, je vais m'en occuper.
La vieille femme s'effaça pour laisser la place à une brune pulpeuse qui s'appuya avec nonchalance sur l'encadrement de la porte.
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous beau brun ? dit-il d'une voix sensuelle.
Ryo esquissa un sourire discret : il sentait qu'il n'aurait pas trop de problème avec la jeune femme.
- Je cherche un ami à vous… Je me demandais si…
- Qui ça ? le coupa la brune.
- Dick Spirer.
- Il habite dans la 23° rue.
- J'y suis allé, mais il n'était pas là. Je me demandais si vous ne saviez pas où il avait l'habitude d'aller, s'il ne rencontrait pas certaines personnes ces derniers temps…
- Vous êtes flic ? demanda-t-elle sèchement.
- Non, répondit-il en déglutissant.
Heureusement, elle ne le remarqua pas et s'effaça pour le faire rentrer. Il pénétra dans l'appartement : s'il était modeste, les femmes qui y habitaient avaient su l'aménager avec soin et constituer un petit nid douillet. Par contre, quand il aperçut l'énorme croix religieuse en bois qui reposait sur le mur, Ryo eut un frisson : même si elle était très belle, elle dégageait une froideur qui le glaça. Il choisit une chaise pour se retrouver de dos à la croix, et ne pas avoir à subir le regard du christ en bois tout au long de son entretien.
- Alors vous cherchez Dick ? Pourquoi donc ?
- C'est-à-dire que… C'est personnel.
Ryo réfléchit à toute vitesse : il fallait qu'il trouve une bonne excuse.
- J'ai des affaires avec lui, il fait absolument que je le voie. Mais comme il est introuvable ces derniers temps, je me demandais si vous ne saviez pas avec qui il traîne.
C'était bancal, mais la fille sembla marcher dans son excuse bidon.
- Dick, ça fait un moment que je l'ai pas vu…
- Vous ne sortiez pas avec lui ?
- Si, mais on est séparés. Je ne sais pas avec qui il traîne.
Elle lui lançait un regard scrutateur qui le mettait mal à l'aise.
- Ou alors quelqu'un pour qui il travaillait ?
- Ça a un rapport avec vos affaires ?
- Oui… admit Ryo. Disons que si je savais pour qui il travaille, ou même avec qui il traîne, ça m'aiderait beaucoup.
- Ben, y avait son ami Max, mais ça fait trois mois que ce connard s'est barré de ville. Sinon, il sortait dans les bars, se démerdait comme il pouvait pour gagner sa vie… J'en sais pas plus moi.
- Des bars… ? Comme Les Pirates ?
La jeune fille se raidit en entendant le nom mais ne laissa rien paraître de sa stupeur.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez… dit-il froidement.
- Bon, tant pis… Et une certaine Lydia Macpherson, ça vous dit quelque chose ? C'est une fille qu'il connaît ?
La brune se releva brusquement et ordonna sèchement :
- Je n'en sais rien, maintenant, sortez d'ici ! Je ne suis plus avec Dick depuis longtemps, et je ne veux plus en entendre parler ! Quand à vos affaires, tout cela pue de trop, je ne veux plus rien savoir !
Ryo s'excusa et sortit. Lorsqu'il franchit le seuil, il croisa le regard méchant de la vieille femme du début et frissonna : on aurait dit la mort incarnée.
Il sortit du bâtiment sans plus d'informations que quand il était venu. Il croisa quelques hommes louches qui le laissèrent cependant tranquilles : finalement, il avait eu raison de ne pas dire qu'il était policier, il n'aurait pas fait long feu dans ce quartier…
De son côté, la jeune femme guetta le départ de l'homme depuis sa fenêtre, puis fonça au salon s'emparer du téléphone.
- Allô ? C'est Maria. Y a un type qui sort de chez moi, il cherchait Dick… Oui, je sais… Non, je ne crois pas… Il m'a parlé du bar des Pirates et de Lydia Macpherson… Tu crois que Dick nous aurait vendu ?… Ok, je passe dés que je peux !
Elle raccrocha sous l'œil morne de sa mère qui repartit vers le grand crucifix pendu au mur et embrassa les pieds du Christ en marmonnant de sombres paroles.
A suivre…
Je sais que je n'ai pas encore mis la discussion entre Dee et Ryo, mais c'est prévu pour le prochain chapitre, promis ! J'ai eu un petit décalage…
Bon, je patauge un peu pour ce chapitre, ça n'a pas l'air très plausible, mais bon, ça reste une fic, alors ne vous formalisez pas pour le manque de vraisemblance !
Comme je pars en vacances 15 jours sans ordinateur, la suite risque de se faire attendre… Déjà que je n'étais pas vraiment très à jour pour cette fic…lol Désolée pour l'attente !
En tout cas, merci pour vos reviews !
Gros bisous à toutes et tous
