Disclamer : ces persos ne sont pas à moi ! TT la vie est triste hein ?
Note : merci à la bouée de sauvetage de cette fic (ou le donut, au choix !lol) elle saura se reconnaître… Merci pour tes encouragements et ta gentillesse !
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Et un grand merci à Layden, Sahada, Etoile au sucre, Kitsune8, Choupette, eien-no-shian et Latitude que je tiens à applaudir spécialement : étant absolument nulle en langue, j'admire tous ceux qui sont capables de lire des fics dans une autre langue que la leur ! Vos reviews m'ont fait énormément plaisir !
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Nous, c'est quoi ?
Chapitre 5 : J'ai fait une erreur…
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Lorsque Vicky rentra le lendemain matin, il trouva Ryo endormi sur la table, la tête posée sur ses bras croisés. Ses joues conservaient encore les traces des larmes qu'il avait versé.
- Hé Ryo… l'appela doucement le jeune garçon en le secouant.
Ce dernier se réveilla en sursaut et regarda la pièce avec un air hagard, cherchant quelque chose du regard. Il finit cependant par revenir à la réalité et quand ses yeux se posèrent sur Vicky, il eut un petit soupir résigné.
- Bonjour Vicky… Ton séjour s'est bien passé ?
- Cooool, les potes étaient super sympas… On a fait la fête toute la nuit… Par contre, ça n'a pas l'air d'être ton cas, s'inquiéta le garçon.
Ryo eut un petit sourire contrit, mais celui-ci sonnait faux. Il se rendait compte qu'il n'avait pas rêvé la scène de la veille et cela lui faisait tellement mal au cœur qu'il n'avait plus le goût de jouer la comédie.
- Non… C'est vrai… soupira le métis.
- Si c'est à cause de Dee, je vais aller lui faire sa fête, compte sur moi ! s'exclama Vicky.
- Non, c'est à cause de moi.
- Ah… Je peux t'aider ?
Ryo se releva et se dirigea vers la salle de bain d'un pas lourd.
- Merci Vicky. J'ai besoin d'être seul.
Le jeune garçon en resta bouche bée. Même lorsqu'il était mal, Ryo ne refusait jamais sa compagnie, lui qu'il considérait pratiquement comme son fils. S'il avait soudain besoin de solitude, c'était mauvais signe… Très mauvais signe.
Les idées confuses, il alla prendre un verre d'eau à la cuisine. Le chantier qu'il y trouva le surprit. Un cirque pareil, c'était signé Dee, il n'y avait pas de doute. Ainsi, le brun y était pour quelque chose dans l'attitude de Ryo, Vicky en aurait mis sa main à couper. Seulement, à voir l'attitude de Ryo, il ne voudrait sûrement pas qu'il s'en mêle…
Tout en soupirant, Vicky se servit un verre d'eau. Il sursauta en entendant la porte d'entrée claquer : Ryo venait de partir au travail. Sans lui dire au revoir… Décidément, il se passait quelque chose…
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Il était déjà 10h30 du matin, et Ryo attendait patiemment à son bureau que Dee pointe enfin le bout de son nez. Le brun était souvent en retard, mais il était rare que ce retard soit aussi long.
Planté devant son écran d'ordinateur, il n'avait pas réussi à taper le moindre rapport depuis qu'il était arrivé, la scène de la veille déroulant dans son esprit comme un cauchemar perpétuel.
Au fond de lui, il se sentait déprimé, et incroyablement triste. Il avait tout gâché la veille, et avait blessé Dee plus profondément qu'il ne l'avait cru, à en juger par son retard qui s'allongeait.
Quelqu'un s'assit sur la chaise en face de lui et Ryo leva immédiatement la tête, les yeux remplis d'espoir en pensant que c'était son coéquipier.
- Ted… ?
Le policier lui lança un regard insondable où pointait plusieurs questions. Il avait l'air songeur et le métis se demanda ce qui se passait.
- Tu peux me dire ce qui se passe Ryo ? le questionna soudain Ted.
- Pardon ?
- Tu fais une tête de déterré depuis que tu es arrivé ce matin, même JJ s'en est rendu compte, et Dee vent d'appeler pour dire qu'il ne viendrait pas au travail aujourd'hui, d'ailleurs le vieux blaireau est furieux… Dee ne s'était jamais fait porter malade avant sans une raison sérieuse.
- Il ne viendra pas aujourd'hui… ?
- Oui. Et à mon avis, tu n'y es pas étranger, je me trompe ?
Ryo soupira et se prit la tête entre ses mains. Effectivement, il n'y était pas étranger, mais comment expliquer à Ted qu'il s'était conduit comme le pire des salauds et avait blessé Dee de la manière la plus odieuse qui soit… ?
Et pour que Dee se fasse porter malade, cela donnait assez un indice de l'état dans lequel il devait être.
- Je suis désolé Ted, mais je ne peux rien dire… C'est trop personnel…
- Personnel… Je vois. Une dispute de couple, répondit Ted avec un petit sourire compatissant.
Ryo releva son visage et lui lança un regard un peu perdu.
- Je…
- Oui, tu ne veux pas en parler, j'ai compris Ryo. Et c'est normal que tu ne veuilles pas m'en parler à moi mais tu devrais peut-être prendre le téléphone et en toucher deux mots à Dee.
- Non… Je ne peux pas faire ça…
- Ecoute, je connais bien Dee, et je peux te jurer que c'est un mec très cool. Et il t'aime, ça j'en suis sûr. Essaye de lui parler, il comprendra sûrement.
Ted se releva avec un petit sourire encourageant et posa sa main sur l'épaule de Ryo.
- Et essaye de le faire revenir, parce que j'ai peur que le vieux blaireau nous fasse une crise cardiaque sur ce coup-là…
Le métis lui renvoya son sourire et le regarda s'éloigner.
Ted était vraiment quelqu'un de bien : un ami fidèle et loyal comme on en trouvait peu.
Mais malgré ses bons conseils, Ryo n'appellerait pas Dee : ils s'étaient déjà parlé avec Dee et le résultat n'était pas brillant. Et puis, il y avait des choses impardonnables…
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Dee n'était donc pas venu de la journée et Ryo rentra ce soir-là avec un poids énorme sur le cœur. Il se sentait méprisable d'avoir ainsi blessé le brun, et dieu sait qu'il devait être mal en ce moment pour s'être fait porter malade.
- Ryo ?
Vicky l'attendait dans l'entrée, un cahier à la main.
- Bonsoir Vicky… Il n'y a pas eu d'appels pour moi aujourd'hui ?
- Non, rien du tout.
Le métis soupira : inconsciemment, il avait cru que Dee ferait le premier pas pour une possible réconciliation. Mais la voie de la facilité n'était pas pour lui : après tout, c'était lui qui avait fait la faute, c'était à lui de la réparer… Même s'il ne s'en sentait pas le courage nécessaire… Peut-être plus tard.
- J'ai un devoir difficile de maths, tu peux m'aider ? demanda l'enfant.
- Je… Je suis désolé Vicky… Je…
Pourquoi avait-il soudain une telle envie de pleurer ? Alors qu'il avait réussi à se contenir toute la journée ? Il porta la main à ses lèvres et retint un sanglot.
- Je… Désolé Vicky…
Il courut jusqu'à sa chambre et une fois la porte fermée, il s'écroula sur le lit et pleura tout son saoûl.
C'était dingue ce que le brun avait pris comme place dans sa vie et son cœur… Il fallait qu'il le perde pour qu'il s'en rende compte…
…
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Le temps s'était écoulé sans qu'il s'en rende compte et il ouvrit les yeux quand il sentit une petite main se poser sur son bras et le secouer doucement.
- Ryo… Ryo…
- Vicky ! Je… Ça fait longtemps que je suis là ?
- La nuit est tombée depuis longtemps, oui… Tout va bien ? Je t'ai entendu pleurer…
- Viens…
Ryo souleva la couette et invita l'enfant à l'y rejoindre : il savait que Vicky aurait du mal à dormir cette nuit s'il ne le rassurait pas un peu. Vicky se réfugia sous la couette et s'y pelotonna comme un chaton. Une fois qu'il se sentit bien, il posa ses grands yeux innocents sur son père adoptif.
- Je crois que j'ai fait une grosse bêtise Vicky… avoua Ryo.
- Grosse comment ?
- Du genre où qu'on aura du mal à réparer.
- Et ça concerne Dee ?
- Oui…
- Alors va lui parler, cet imbécile te pardonnera.
- Tu es la deuxième personne à me dire aujourd'hui d'aller lui parler… Mais je ne sais pas si…
- S'il ne te pardonne pas, j'irai moi-même lui botter les fesses, promis ! s'exclama l'enfant.
Ryo esquissa un sourire attendri. Ravi de voir que son ami retrouvait le sourire, Vicky se blotti un peu plus sous la couette et s'endormit rapidement.
Aller parler à Dee… Finalement, peut-être que c'était la solution. Bien sûr, ça n'effacerait pas les mots prononcés, et il faudrait beaucoup de courage à Ryo pour avouer enfin les secrets de son cœur, mais Dee en valait la peine.
Oui, demain il irait parler à Dee.
…
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….
L'homme frappa du poing sur la table, furieux.
- Tu es sûre qu'il a parlé des pirates et de Macpherson ? répéta-t-il pour la troisième fois.
- Oui, absolument sûre, répondit fermement Maria.
Bon sang, Dick les aurait doublé ? Ils étaient les seuls à connaître cela, personne n'aurait pu en entendre parler autrement que par la bouche de l'un du groupe.
- Si ça se trouve, il a trouvé un marché plus juteux…
- C'est-à-dire ? grogna le premier homme qui devait être le chef.
- Ben, imaginons qu'il téléphone aux familles des personnes qu'on kidnappe, et qu'il leur propose de leur vendre l'information sur l'endroit où se trouve leur proche… Ou même qu'une autre bande soit aussi sur le coup, comme nous. Ils n'auraient pas à se fatiguer d'enlever quelqu'un, reste plus qu'à se servir !
- Tu racontes n'importe quoi Yan ! répliqua le chef.
Mais les idées soulevées trottèrent dans son esprit, s'y faisant doucement une place. Dick avait donc été un salaud jusqu'au bout ?
Et il y avait maintenant cet homme qui rôdait dans les alentours et qui possédait certaines informations gênantes…
- Bon Yan, au lieu de dire des conneries, tu vas te rendre utile !
- Oui chef !
- Dés que ce fouineur remet les pieds ici, tu le suis partout où il va, comme ça on sera avancé.
- Et s'il met les pieds au Pirates ? demanda soudain Maria.
- Je vais prévenir les gars… J'ai horreur qu'on se mêle de mes affaires….
…
A suivre…
…
Alors ?
Petit avis personnel sans grande signification : bizarrement, j'ai l'impression que Ryo va avoir du mal à avoir cette discussion tant voulue avec Dee… Non ?
Attention, je suis sadique ! Je vous l'avais pas dit ?lol Ben maintenant, vous êtes prévenus !lol
Gros bisous à tout le monde !
