Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi. Ce qui me désespère à un point que vous ne pouvez pas imaginer !lol

Merci pour toutes vos reviews, c'est vraiment très gentil de votre part !

Bonne lecture !

Nous, c'est quoi ?

Chapitre 7 : Envie d'être aimé…

Dee était accoudé sur le toit de l'immeuble du commissariat, fumant une cigarette pour calmer ses nerfs.

JJ l'avait collé toute la journée, hurlant « Dee sempaï » à tout bout de champ et pour n'importe quoi. Mille fois il avait eu envie de l'étrangler, et s'était rappeler à la dernière minute qu'il était dans un commissariat, et que ce n'était peut-être pas le bon endroit pour perpétrer un meurtre. Trop de témoins, trop d'uniformes…

Mais le moment le plus dur avait été sa rencontre avec Ryo. Bon sang, ce n'était jamais agréable de revoir la personne à laquelle on a pensé une journée entière en essayant difficilement de retenir ses larmes. Cela avait rallumé en lui sa tristesse, mais aussi une colère qui l'avait aidé à rester impassible et distant vis-à-vis du métis. Malgré toutes les bonnes raisons qu'il lui avait trouvé, il ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à Ryo. Enfin, un peu de confiance, ce n'était pas le bout du monde, surtout de la part de l'homme qu'il aimait !

La porte du toit s'ouvrit soudain derrière lui, et Dee soupira : à tous les coups c'était JJ qui venait le relancer jusqu'ici. Et s'il le jetait par dessus le toit ? Il n'y avait aucun témoin, il pourrait faire croire à un suicide, c'était l'occasion idéale !

- Dee… ?

Le brun se figea : il connaissait très bien cette voix… Il se retourna lentement et son regard croisa immédiatement celui de Ryo.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? répondit-il sèchement.

- Je savais que je te trouverai ici, tu y viens si souvent…

- Tu viens contempler les dégâts peut-être ?

- Non écoute Dee, je suis…

La porte du toit s'ouvrit brusquement, bousculant Ryo au passage, et JJ en bondit comme un diable de sa boîte.

- DEE SEMPAÏ !

Il sauta au cou de Dee qui devant le regard atterré de Ryo ne pu s'empêcher de serrer le jeune homme contre lui dans un geste de défi. Ses yeux renvoyèrent toute la colère qu'il y avait en lui, posés sur le métis dont le visage devint livide.

Dee voulait qu'il mesure la faute qu'il avait commise, qu'il comprenne enfin qu'il lui faudrait se battre pour l'avoir, que pour une fois, ce ne serait pas lui qui viendrait le chercher et le prendre par la main pour défendre leur couple. C'était à lui de dire à JJ de dégager et de venir le prendre dans ses bras, à lui de réagir, à lui de… lui dire je t'aime, rien qu'une fois, du fond du cœur.

Mais Ryo ne réagit pas du tout comme Dee l'espérait : il se contenta de baisser la tête et de partir, tournant le dos au couple enlacé. Furieux, Dee se dégagea de JJ et courut jusqu'à la prote qui était restée ouverte, et hurla dans l'escalier où s'éloignait Ryo :

- C'est ça, une fois de plus tu fuis ! Tu refuses tout ce qui peut te toucher n'est-ce pas ? J'en ai marre Ryo ! MARRE !

Sa voix résonna contre les murs et s'estompa doucement.

Dee resta quelques instants agrippé au chambranle de la porte, paralysé. Il avait si mal et en même temps il y avait une telle colère en lui…

C'était si dur de lui dire je t'aime ? Si dur de l'aimer ?

Il revint à la réalité quand la main de JJ lui toucha l'épaule, compatissante.

- JJ… Je suis désolé… murmura-t-il faiblement.

- Ce n'est pas grave, mais si votre invitation tient toujours pour ce week-end, je serais heureux de venir en tant qu'ami.

C'était bien la première fois que Dee entendait JJ parler d'une manière aussi calme et sérieuse, et il leva des yeux remplis d'étonnement sur lui.

JJ eut un petit rire amusé :

- Pas la peine de me regarder avec ces yeux-là, j'avais compris votre manège Dee sempaï… Et puis même si c'était pour narguer Ryo, vous m'avez serré dans vos bras ! Aaah, après ça je peux mourir heureux !

Son sérieux n'était pas resté longtemps et Dee le préférait comme ça, même s'il était drôlement chiant. Se rendre compte que JJ pouvait dire autre chose que des âneries était en soi-même terrifiant !

Il esquissa un sourire ironique.

- Bon allez, je te paye un café JJ…

- Oh Dee sempaï, vous êtes un amouuuuur !

- Oui ben n'en fais pas trop quand même !

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Ryo passa l'après-midi avec Drake à travailler sur l'affaire Steiner, ne détournant pas la tête de son travail et des dossiers qui s'accumulaient sur son bureau. En quelques heures, Drake maîtrisait parfaitement l'affaire, mieux même que Dee auparavant.

- D'accord, donc tu as trouvé ce morceau de papier… Tu penses que c'est une poste sérieuse ?

- Et bien la jeune Maria avait l'air ennuyé quand je lui ai énoncé les noms qu'il y avait dessus, comme si elle savait exactement ce qu'ils signifiaient… A mon avis, c'est une piste.

- En acceptant que Maria trempe dans cette affaire louche… Si ça se trouve, c'est le nom d'une de ses rivales.

- Mais pourquoi aurait-il laissé ce seul nom visible. Il a quand même barré tous les autres je te rappelle !

- Il tenait beaucoup à cette fille… tenta Drake en souriant.

- Non, à mon avis c'est autre chose. Et même si c'est sa petite amie, je pense que ça serait bon de l'interroger.

- Oui, tu as sans doute raison, elle pourrait nous fournir pas mal de renseignements… Bon, je vais demander au bureau qu'on nous retrouve ce bar, Les Pirates, et on verra ce que ça donne.

- Je m'en occupe Drake, je préférerais que tu gères le côté Steiner. Si on fouille bien, je suis sûr qu'on pourra trouver quelque chose sur les ravisseurs. Ils ne peuvent quand même pas n'avoir faut aucune faute !

- Ok, comme tu veux.

Ils se séparèrent en fin d'après-midi. Quelques minutes plus tard, le téléphone de Ryo sonnait et il décrocha.

- Allô oui ? Ah c'est toi Vicky… Oui je serais là vers 7h je pense. Quoi, pizza minute est fermée ? Bon, je passerai pas l'épicerie, ne t'inquiètes pas. Oui, d'accord. A tout à l'heure.

Comme promis, Ryo s'arrêta à l'épicerie du coin pour acheter le repas du soir.

Il avait croisé Dee avant de s'en aller mais ce dernier ne l'avait même regardé, aussi Ryo remplit-il son sac de sucreries : au moins cela ferait un content, et il pourrait toujours se consoler avec ça. Cette situation entre lui et Dee le désespérait, et à force, il se sentait un peu perdu et ne savait plus quoi faire.

Alors qu'il déambulait dans les rayons, deux individus ne cessaient de l'observer de loin, leurs yeux fixés sur lui.

- Mais tu en es sûr ? demanda l'un d'entre eux au deuxième.

- Puisque que je te dis que c'est le même homme qui a rendu visite à Maria ! J'étais là ce jour-là, je l'ai vu descendre les escaliers. C'est lui que le patron veut qu'on surveille.

- Dire qu'on ne sait même pas qui c'est…

- Il y aurait bien un moyen…

- Vas-y.

L'homme se pencha et chuchota quelque chose à l'oreille de son compagnon qui acquiesça, visiblement satisfait de ce qu'il lui avait dit.

Ryo paya à la caisse et sortit de l'épicerie. Il fut brutalement bousculé par un passant et l'un de ses paquets tomba au sol, toutes ses provisions s'éparpillant sur le trottoir.

- Oh je suis désolé ! s'exclama aussitôt l'homme qui l'avait bousculé. Attendez, je vais vous aider.

Ryo lui sourit et le remercia, à genoux en train de ramasser ses achats.

- Ce n'est pas grave vous savez, j'aurai dû faire attention moi aussi.

L'homme lui tendit ce qu'il avait pu ramasser et se releva rapidement.

- Bon, je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps, je suis moi-même pressé. Au revoir monsieur.

Et il s'éclipsa aussi rapidement qu'il était arrivé. Ryo lui jeta un regard étonné et finit de ramasser ses affaires avant de s'éloigner de son côté. Avec ce qu'il ramenait, il comptait bien se changer les idées avec Vicky, histoire de passer une bonne soirée…

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A cette heure de la nuit, les quartiers d'habitude éteints pendant la journée se réveillaient lentement et commençaient à vivre. Comme toujours la nuit serait longue, entre les différentes réunions de gangs, les petits braquages sans envergure des épiceries encore ouvertes, les bagarres dans les bars et les meetings étranges qui avaient lieu dans les ruelles sombres et désertes… Sans parler des patrouilles quoique rares de la police. Ces quartiers étaient trop louches et chauds pour être réellement ennuyés par la police.

Deux hommes entrèrent dans un bar et se dirigèrent immédiatement vers l'arrière de la boutique. Ils glissèrent un mot à l'oreille du barman qui les laissa entrer sans problème dans une pièce adjacentes, réservée uniquement à ceux du groupe.

- Willy et John ! s'exclama un de ceux qui étaient là. Qu'est-ce qui vous amène si tôt dans la nuit ?

- On a trouvé des informations importantes sur le mec louche qui traîne partout en demandant Dick !

Aussitôt, le chef du groupe qui était resté assis dans son coin se releva et se dirigea vers eux.

- Et alors ? Qu'est-ce que vous pouvez me dire ?

Willy tendit un porte-feuille au chef qui s'en empara.

- Qu'est-ce que c'est ?

- John l'a volé sur le type en question.

Intrigué, le chef fouilla dedans et sortit une pièce d'identité ainsi qu'un badge on ne peut plus explicite.

- Putain de merde… Un flic !

- De quoi ? Tu veux dire que les flics sont sur le coup ?

Le chef soupira et se mit à marcher de long en large dans la pièce, essayant de réfléchir rapidement.

- De toute façon, il fallait qu'on s'attende à les avoir sur le dos. On a laissé trop de cadavres derrière nous la dernière fois.

- Et qu'est-ce qu'on va faire Sam ? Ils risquent de tout compromettre sur le prochain coup ! Tu sais qu'on peut se faire beaucoup de fric là-dessus, j'ai pas envie de tout laisser tomber !

- On ne laisse rien tomber ! vociféra le chef. On a perdu assez d'argent avec Steiner, je compte bien me rattraper sur ce coup-là !

La tension était palpable et chacun se tut, conscient qu'il ne fallait jamais provoquer le chef du groupe quand il était en colère.

- Avec les flics, y a jamais trente solutions. Si on agit pas tout de suite, ils risquent de pulluler ici dans pas longtemps.

- Et qu'est-ce que tu proposes Sam ? demanda John.

- On va les intimider, et ils retourneront gentiment dans leur poulailler déclarer l'affaire close… ricana Sam. Et pour ça, je vais demander un coup de main à Maria…

A suivre…