Disclamer : ces persos ne sont pas à moi mais à Sanami Matoh. Bénie soit-elle de les avoir inventé !
Note : on approche de la fin à grands pas. Mais comme je suis sadique, je vais laisse sur un petit suspens, histoire de mieux apprécier la suite. Lol
Nous, c'est quoi ?
Chapitre 13 : Prise d'otage
…
Dee s'agitait comme une puce dans la voiture de police. Devant son état nerveux et son stress, Ted avait refusé qu'il prenne le volant et c'était lui qui dirigeait la voiture vers les bas quartiers de la ville, à l'adresse que leur avait donné Sonia.
Ils avaient réussi à obtenir un mandat de perquisition devant l'urgence de la situation et une autre voiture les suivait juste derrière eux, avec trois collègues à l'intérieur.
Fermant les yeux, Dee pria de toute son âme pour retrouver le plus vite possible Ryo en bonne santé. Depuis la veille, il vivait un enfer. Depuis que cette maudite porte avait refusé de s'ouvrir sur un métis souriant et amoureux, le policier avait l'impression de compter chaque seconde qui l'éloignait encore de Ryo. Cela en devenait insoutenable…
La voiture prit un virage un peu serré, la sirène résonnant dans les rues qu'elle traversait et Ted s'écria soudain :
- C'est là Dee !
Le policier ouvrit aussitôt les yeux et à peine la voiture fut-elle arrêtée, n'ayant pas le cœur à attendre que ses collègues trouvent une place où se garer et viennent le rejoindre, Dee se précipita à l'intérieur du bar miteux autrefois appelé Les Pirates. Son cœur battait la chamade et il avait l'impression de devenir fou, mais il garda une certaine assurance et il se dirigea aussitôt vers le comptoir où servait une jeune femme.
Il leva son insigne et clama haut et fort :
- Police mademoiselle ! Nous venons perquisitionner votre bar !
La jeune femme parut perplexe et elle regarda Ted ainsi que les trois autres policiers entrer et demander aux quelques clients de bien vouloir sortir. Elle jetait des coups d'œil nerveux vers la petite porte à gauche du bar et Dee le remarqua bien vite.
Faisant signe à Ted de surveiller la serveuse, il se dirigea vers la porte mais au moment où il allait l'ouvrir, la poignée s'abaissa et un homme apparut dans l'embrassure, très surpris de trouver Dee en face de lui. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il aperçut l'insigne de police et il referma violemment la porte au nez du policier qui, dans sa précipitation pour l'arrêter, la reçut dans le visage.
Dee recula en poussant un hurlement de rage, se tenant le nez qui commençait déjà à devenir rouge.
- Espèce d'enfoiré, tu vas voir !!
Furieux, il ouvrit violemment la porte et se précipita à l'intérieur, à la poursuite de son agresseur.
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Cela devait faire quelques heures que Ryo essayait de dormir, sans succès. Le député veillait à côté de lui, épuisé et surtout inquiet pour le jeune policier. Sa température n'avait cessé de grimper et il craignait qu'il ne fasse une septicémie dans son état. Son épaule était probablement déboîté, peut-être cassée, et son corps était contusionné de partout. Et évidemment, il n'avait rien pour le soigner.
Il soupira et murmura :
- J'espère que vos collègues vont faire vite jeune homme…
Il n'osait pas lui avouer son état et son inquiétude, mais plus le temps passait et moins il arrivait à mentir…
Comme si on avait enfin entendu sa prière, la porte s'ouvrit violemment et deux hommes, le chef du gang et son bras droit, entrèrent dans la pièce. Ils semblaient extrêmement nerveux et fou de rage, si bien que le député leva aussitôt ses mains quand ils pointèrent une arme sur lui.
- Venez avec nous et pas d'histoire !! Magnez-vous !!! hurla le chef, une brute d'une quarantaine d'années.
Ils le relevèrent brusquement et allaient sortir quand le bras droit du chef se tourna vers Ryo allongé et l'attrapa à son tour par son bras blessé sans faire attention, le tirant pour le relever. Le policier eut un spasme de douleur et il hurla, alors que le chef dardait un regard angoissé sur son bras droit :
- Qu'est-ce que tu fous Mathias ??? On a pas besoin de lui !!
- Bon sang John, c'est un flic, ses collègues oseront pas tirer sur lui !!
- De toute façon on a pas le temps, amène-le si tu veux !
Le dénommé Mathias attira alors Ryo à sa suite, le tenant solidement et le menaçant d'une arme :
- Si tu essayes de t'enfuir, t'es un homme mort !
Le député, affolé et comprenant que la police était là, s'insurgea contre le traitement que subissait Ryo :
- Arrêtez, il est blessé ! Laissez-le tranquille !
Il ne reçut comme seule réponse qu'une gifle violente qui lui ouvrit la lèvre et il suivit sans faire d'histoires, légèrement sonné.
Les deux hommes ainsi armés entraînèrent leurs prisonniers vers une petite porte qui donnait dans une ruelle adjacente sombre et étroite. Ils semblaient abandonner le navire et garder avec eux les meilleures cartes en cas d'arrestation. Ils pourraient toujours se protéger avec leurs otages.
Ryo suivit difficilement son agresseur : sa fièvre l'abrutissait complètement et son épaule lui faisait tellement mal qu'il en gémissait doucement. Il pouvait à peine marcher et sa vision se faisait floue.
Mathias tira une nouvelle fois sur son bras pour l'inciter à aller plus vite et anéanti par une vague de douleur, Ryo hurla et tomba lourdement sur le sol….
…
…
…
Dee n'avait pas perdu son temps, malgré son nez douloureux, et il avait poursuivi l'homme qui fuyait devant lui et qui avait déjà donné l'alerte dans l'arrière-boutique. Une nuée de voyous en tout genre se mit aussitôt à fuir et Dee fut rapidement secondé par ses collègues qui réussirent à mettre en joue la plupart des suspects et à les empêcher de fuir.
Ils n'eurent pas le temps de prendre leurs armes ou de s'enfuir qu'ils étaient pris au piège et la plupart se rendirent aussitôt en levant bien haut leurs mains.
L'un d'eux, plus lâche que les autres, s'écria même :
- Le député est dans la salle du fond, je vous jure !!
Dee écarquilla les yeux : le député ? Mais quel député ? De quoi parlait-il ?
C'est alors qu'il entendit un cri de douleur résonner dans le fond du couloir et son cœur s'emballa à toute vitesse : Ryo !!! C'était Ryo, il l'aurait reconnu entre mille ! Fou d'inquiétude, il cria à Ted de s'occuper des prisonniers pendant qu'il courait à toute vitesse dans le fond du bâtiment.
Il trouva une petite salle obscure ouverte mais aucune trace de Ryo, ni de ce fameux député. Angoissé, Dee se dirigea en courant vers une autre salle et allait l'ouvrir lorsqu'un nouveau cri attira son attention. Il semblait provenir de la rue…
Il courut aussitôt au bout du couloir et trouva, dissimulée derrière quelques cartons, une nouvelle porte qui ouvrait sur la rue, grande ouverte. Le scénario était facilement compréhensible et Dee paniqua : certains membres du gang devaient avoir pris Ryo et le député en otage.
Il se précipita dans la ruelle, son revolver dans sa main et courut vers l'origine du bruit, espérant arriver avant qu'il ne soit trop tard.
Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver les deux voyous qui entraînaient un vieil homme un peu plus loin dans la rue, alors que l'un d'eux tentait de relever un quatrième homme à genoux sur le sol. Cette silhouette, il l'aurait reconnu entre mille et il serra les poings, tenant fermement son arme dans sa main gauche qu'il leva en direction des deux hommes.
- Arrêtez, police !!!
Les deux voyous sursautèrent et braquèrent aussitôt leurs armes sur leurs otages. Réagissant au quart de tour, Dee tira sur la cible la plus facile à atteindre et John, le chef du gang, s'effondra au sol, une balle entre les deux yeux. Le député se retrouva ainsi libéré et il se dégagea aussitôt, tremblant de tous ses membres, le regard affolé.
Malheureusement le deuxième homme était toujours debout et il pointait son arme sur Ryo, un rire dément sur son visage :
- Ben vas-y, tire maintenant ! Tire et je bute ton copain !
Il appuya le canon sur la tempe de Ryo qui grimaça, s'agitant comme un fou furieux. La mort de son chef l'avait complètement déstabilisé et il ricanait amèrement, l'esprit en déroute.
- Vas-y, tue-moi, connard !
Mort d'inquiétude, Dee finit par relever son arme et il la jeta sur le sol. Voir Ryo être ainsi menacé lui faisait perdre tous ses moyens. Tout mais pas lui ! Surtout pas lui ! Il ne le supporterait jamais !
- Laisse-le. Je ne tirerais pas alors ne lui fais pas de mal.
Sa voix était angoissée et son regard se posait dans les yeux hagards de Ryo qui avait du mal à comprendre toute la scène.
- Espèce de fou !
Mathias leva alors son arme et la dirigea vers Dee dans la ferme intention de le faire taire à tout jamais…
Un coup de feu retentit dans la ruelle.
…
…
A suivre….
