Disclamer : ces persos ne sont malheureusement pas à moi.
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Note : Avant dernier chapitre !! Il ne reste plus qu'un petit épilogue mais tout se dénoue ici ! Je vous remercie sincèrement de m'avoir suivie pendant tout ce temps, sans vous lasser malgré mes longues absences…(j'en ai toujours des remords…). J'espère que cette fic vous a plu et que si jamais j'en réécris une autre (j'ai déjà une idée en tête) vous serez encore au rendez-vous.
Gros bisous à tout le monde !!
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Nous, c'est quoi ?
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Chapitre 14 : Parce que tu crois que je vais te laisser seul ?
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Dee n'avait pas lâché un seul instant le regard de Ryo. S'il devait mourir maintenant, il emporterait cette lueur si belle que le métis avait dans les yeux avec lui.
Pourtant…
Si les yeux de Ryo, surpris, s'agrandirent de surprise et de peur en entendant le coup de feu, ceux de Dee restèrent étrangement calmes. Il n'avait plus besoin de s'affoler.
Car le dénommé Mathias, l'agresseur de son coéquipier, tomba lourdement à terre, les yeux vides de toute expression. Il était mort. Derrière lui, le vieux député regardait son cadavre avec effarement, le revolver du chef de la bande encore fumant dans ses mains. Il avait sauvé Ryo mais il avait désormais le sang d'un homme sur les mains… Il lâcha brutalement son arme et recula, effrayé par son propre geste.
Dee ne s'en soucia absolument pas et quand il vit enfin que Ryo était libre, il se précipita vers lui et tomba à genoux pour le serrer contre lui, son cœur battant la chamade.
Ryo était vivant ! Il était vivant !!!
Mais son empressement arracha un petit cri de douleur au métis qui s'écarta brusquement de lui, portant aussitôt sa main à son épaule. Stupéfait, Dee le laissa faire avant de rapidement comprendre : ces brutes avaient dû blessé sérieusement Ryo. Le pauvre grimaçait et avait les traits tirés à cause de sa douleur, alors lentement, le plus délicatement du monde, Dee reprit tendrement celui qu'il aimait dans ses bras, faisant cette fois-ci attention à son épaule, l'obligeant à s'appuyer contre lui. Il déposa un petit baiser sur son front brûlant en soupirant de soulagement. Un poids énorme venait de quitter ses épaules de plus en plus fragiles dés qu'il s'agissait du beau métis.
Ce dernier, abruti par la fièvre et par la douleur, gémissait. Sa main s'accrocha fermement à la veste de Dee avec les dernières forces qu'il lui restait. Dee sourit doucement avant de murmurer :
- Je suis là Ryo… Je suis là mon amour, tu ne crains plus rien… On va s'occuper de toi, je te le promets.
A ce moment-là, Ted apparut au bout de la rue, par la porte de service du bar, apparemment affolé par les coups de feu qu'il avait entendu. Il courut jusqu'à eux et fut infiniment soulagé d'apercevoir Ryo dans les bras de Dee. Il semblait en mauvais état physique mais au moins était-il vivant.
- Dee, j'ai entendu des coups de feu…
- Oui, appelle une ambulance s'il te plaît, Ryo est à bout de forces… Fais vite.
Ted acquiesça et prit sa radio pour demander à ses collègues d'appeler une ambulance avant d'aller se charger du député toujours en état de choc. Il le traita avec douceur et le ramena à l'intérieur pendant que Dee était toujours à genoux à terre, Ryo dans ses bras. Il lui caressait tendrement les cheveux, essayant par tous les moyens d'apaiser sa douleur et de le calmer. Quelques mots doux lui échappaient et il lui semblait parfois que Ryo souriait malgré sa fatigue, heureux d'avoir retrouvé les bras de l'homme qu'il aimait… Ses yeux se fermaient tout doucement alors que son corps prenait enfin un peu de repos et Dee murmura, troublé :
- Je veillerai sur toi, il ne t'arrivera plus jamais rien. Ryo, s'il te plaît… L'ambulance va arriver, il faut attendre encore quelques minutes. Juste quelques minutes et ensuite on aura la vie à nous.
Il continuait de lui parler doucement lorsque les ambulanciers arrivèrent enfin. Ils sortirent de leur véhicule et se dirigèrent vers le couple enlacé. Ryo s'était évanoui dans les bras de Dee mais un petit sourire flottait encore sur ses lèvres….
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Deux hommes se présentèrent à l'accueil de l'hôpital ce matin-là, aussi angoissés l'un que l'autre. Ils étaient venus ensemble pour se soutenir mais leur courage diminua sérieusement quand ils virent la silhouette du commissaire Smith apparaître au bout du couloir. Il tapait du pied par terre et semblait les attendre, aussi se firent-ils tout penauds pour se présenter devant lui.
- Vous voilà enfin. Dee, Ryo t'a demandé à son réveil je te signale !
Le visage de Dee s'illumina et il esquissa un joyeux :
- C'est vrai ?
C'était plus qu'il n'avait espéré et le commissaire Smith eut malgré lui un petit sourire.
- Chambre 220. Il t'attend.
Fou de joie, Dee remercia son chef et se précipita vers la chambre indiquée, provocant sur son passage la colère de quelques infirmières qui lui répétèrent qu'on ne courait pas dans les couloirs d'un hôpital.
De son côté, Ted faisait une drôle de tête et il demanda à brûle-pourpoint, inquiet :
- Et… Drake ?
Smith soupira mais il semblait soulagé, et ce qu'il annonça ravit Ted au plus haut point :
- Chambre 344. Il est réveillé depuis ce matin. Les médecins disent qu'il est hors de danger.
La silhouette de Ted s'éloignait déjà dans les couloirs, provocant les mêmes colères chez les pauvres infirmières du service, que Smith s'accorda un petit sourire amusé.
Décidément, ces jeunes….
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On frappa doucement à la porte de la chambre et Ryo sourit alors que la silhouette de Dee se profilait dans l'entrebaîllement.
- Entre Dee, l'encouragea-t-il vivement.
Le visage du policier s'illumina lorsqu'il constata enfin de ses propres yeux ce que lui avait dit son commissaire : Ryo allait bien, il semblait en pleine forme, si on oubliait l'écharpe qui soutenait son bras et quelques pansements qui apparaissaient sous les vêtements.
Dee vint aussitôt prendre une chaise et il s'assit aux côtés du lit où reposait Ryo. Ses yeux restèrent baissés sur les draps extraordinairement blancs, incapables de se lever sur l'homme qu'il aimait toujours.
- Tu… Tu vas bien ? Enfin, je veux dire… Ca va mieux ?
Son léger cafouillage intimité fit sourire Ryo qui se pencha pour poser ses mains sur la tête de Dee et venir déposer un petit baiser sur son front.
- Maintenant, ça va beaucoup mieux, murmura-t-il tout contre lui.
Et pour la première fois de sa vie, Dee rougit subitement, attendri par l'attitude de Ryo et par ce rapprochement soudain. Il lui avait tellement manqué ces derniers jours.
- Ecoute Ryo je…
Mais sa phrase fut brutalement interrompu par le métis qui posa gentiment un doigt sur la bouche de Dee pour l'empêcher de dire des bêtises. Il avait cassé autrefois, c'était à lui de réparer désormais.
- Laisse-moi parler Dee, et après tu pourras dire tout ce que tu voudras. Je suis d'abord désolé pour ce dîner, tu as dû m'attendre longtemps. J'avais tellement de choses à te dire…
Dee releva un regard surpris sur son ami mais il le laissa parler sans rien dire, ému par ce qu'il lui disait.
- Je voulais te dire… de revenir. Ton absence est plus dure à supporter que mes peurs… J'ai été stupide, j'ai mal agi, j'ai dit des choses qui t'ont blessées et que je ne pensais pas vraiment mais… J'avais peur.
- Peur de quoi ?
- Je ne sais pas moi-même Dee, je me sentais perdu… Mais maintenant, je sais ce que je veux, et c'est toi. Quand je me suis retrouvé dans cette cellule, une seule pensée m'obsédait : c'était que tu avais trouvé la porte fermée en venant chez moi et que je t'avais définitivement perdu. J'en étais malade Dee, je ne le supportais pas. Et puis tu es arrivé. Tu es venu me sauver, le commissaire Smith m'a dit tout ce que tu avais fait pour me retrouver. Je serai fou de ne pas réclamer tout cet amour que tu as pour moi Dee…
Dee ferma quelques secondes les yeux, bouleversé et Ryo s'inquiéta aussitôt. Sa main serra un peu plus fort son épaule et il paniqua :
- Dee, ça va ? Dis-moi quelque chose Dee je t'en supplie…
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que deux lèvres empressées se collèrent aux siennes, alors que Dee avait ouvert les yeux et s'était relevé. Il l'obligea à s'allonger sur le lit d'hôpital, tout en continuant de l'embrasser passionnément et Ryo se laissa faire avec plaisir, malgré sa surprise. Mais les lèvres de Dee avaient toujours su le faire fondre et le remuer au plus profond de lui-même.
Ils étaient à bout de souffle quand ils se séparèrent et Ryo pu lire dans le regard de Dee toute la sincérité et tout l'amour du monde.
- Tu peux me réclamer tout ce que tu veux Ryo, tu sais bien que je t'appartiens tout entier.
Ces mots firent rougir le jeune homme mais le comblèrent profondément : Dee était toujours le même… De grands mots, de grands discours, mais il restait cet homme honnête et sincère qu'il connaissait. Il savait qu'il ne mentait pas. Il ne lui mentirait jamais.
Un doux sourire se dessina sur ses lèvres et il répondit timidement :
- Je sors demain matin… Tu… Tu seras là ?
- Parce que tu crois vraiment qu'après une déclaration pareille, je vais te laisser ici tout seul jusqu'à demain matin ? s'exclama Dee, le visage rayonnant de bonheur.
