Warning, warning, lemon ! Warning !

Before to go West

Thème : White Day (Donné par Shinokago)

Un mois.

Un-mo-is.

Bordel.

Avec interdiction de se masturber, sinon, c'était pas drôle.

Gojyo était dans un état pire que s'il n'avait pas fumé pendant le même laps de temps.

Il avait bien essayé, hein…Mais à chaque fois, Hakkai le repoussait, gentiment, certes, mais fermement.

Dormir à côté de lui sans même pouvoir poser son bras autour de sa taille était devenue le pire des supplices.

Mais aujourd'hui, on était ENFIN le 14 mars.

Dieu merci.

Il ne passa pas tout de suite à l'attaque. Tant qu'à faire autant attendre le soir…

Et le soir, juste après la vaisselle terminée, Gojyo agrippa les hanches d'Hakkai et l'embrassa violemment, enfonçant avec force sa langue dans la bouche du brun.

Ce dernier, d'abord surpris, se laissa faire.

Au pris d'un immense effort, Gojyo se détacha et dit avec un sourire de prédateur : « Joyeux White Day, chéri…Tu vas payer le prix fort pour m'avoir fait subir cette torture ! »

Hakkai se contenta de rire avant de se faire clouer le bec par la bouche enflammée de son amant.

Il l'embrassait avec toute la force du désir et du plaisir contenu qui explosait enfin.

Avec violence, il lui déboucla sa ceinture, défit sa braguette, jetant sur ses chevilles le pantalon.

Il le retourna contre l'évier, et tout en frottant son entrejambe gonflé à travers le cuir du pantalon contre ses fesses, il lui défit les boutons de sa chemise avant de la jeter aussi au sol, lui mordant le cou.

Hakkai ne pouvait pas s'empêcher de gémir et de crier, le tissu de son caleçon se serrant de plus en plus au fur et à mesure que le métis poursuivait ses caresses.

Gojyo le retourna de nouveau, et lui retira d'un geste sec son caleçon.

Il se recula légèrement, admirant le corps nu de son amant planté devant l'évier, ses mains agrippant le rebord du plan de travail.

« Parfait. Tu es parfait. » Observa le tabou en souriant.

Il entreprit de se déshabiller lui-même, puis changea d'avis.

Il se rapprocha du brun et attrapa ses poignets pour les guider vers sa ceinture : « Déshabille-moi. » Ordonna-t-il, le regard très sérieux.

Hakkai ne fut pas choqué outre mesure. Après tout, il avait condamné son amant à une abstinence forcée (et lui aussi au passage d'ailleurs) et à présent, il avait bien le droit de lui demander ce qu'il voulait.

Avec un gentil sourire, il s'agenouilla et déboucla la ceinture du tabou avec des gestes calculés. Gojyo posa sa main sur le crâne du brun, intimant une légère pression dans ses doigts pour lui ordonner d'aller plus vite.

Le sourire d'Hakkai s'élargit et il fit glisser sur les jambes le pantalon de cuir de son amant. Celui-ci s'en débarrassa d'un mouvement de cheville et appuya plus fort sur la tête de l'ancien humain.

Ce dernier glissa ses doigts dans l'élastique du caleçon et tandis qu'il le tirait vers le bas, Gojyo rejeta la tête en arrière avec un gémissement. Il n'était pas au bout de ses plaisances car il sentit bientôt qu'Hakkai avait pris sa virilité en bouche, sans qu'il lui ait rien demandé.

Il retint un cri et serra les dents, plongea un peu plus ses doigts dans la chevelure foncée de son amant.

Hakkai tint un rythme lent, afin de faire enrager le métis, le faisant glisser tout doucement dans la pente du plaisir.

Soudain, Gojyo le tira en arrière, et le força à se relever.

Il lui fit poser les paumes sur sa poitrine et dit : « Tu n'as pas fini de me déshabiller… »

Le brun rit un peu avec de se faire furieusement embrasser. Pendant qu'ils mêlaient leur salives dans un ballet effréné, il défit un à un les boutons de la chemise de son amant, puis la fit glisser sur ses épaules bronzées.

Avec un sourire, il se défit des lèvres au goût de tabac de Gojyo et se recula légèrement, jusqu'à pouvoir reprendre appui sur le plan de travail en bois.

Sous le regard sang du tabou, il se souleva à la force des bras et écarta les jambes, l'invitant à le rejoindre.

Gojyo ne perdit pas une seconde, il avait trop attendu et cet appel à la débauche l'émoustillait plus que de raison.

Il se rapprocha brusquement du brun, posa ses mains bien à plat de chaque côté de ses hanches et le pénétra d'un coup violent de reins, arrachant un cri de douleur teinté de volupté à l'ex-humain, qui avait un peu perdu l'habitude pendant le mois précédent.

Gojyo lui mordit l'oreille et lui souffla érotiquement en bougeant le bassin : « Je ne veux rien entendre. C'est ta faute.

-Hn ! Oui…Oui, Gojyo… »

Il rejeta la tête en arrière, offrant son cou tendre et velouté au tabou qui ne se priva pas en suçons, morsures, coups de langue et baiser enfiévrés.

Gojyo se sentit rapidement partir. Ses mains s'arrimèrent fermement, jusqu'à en planter ses ongles dans la chair blanche, aux cuisses écartées de son amant et accéléra encore, arrachant de plus en plus de hurlements de plaisir au brun. Celui-ci bougeait inconsciemment son bassin contre celui du métis, le poussant à la rencontre de son sexe.

Les yeux mi-clos, les lèvres rosies d'amour et de passion, il en demandait encore, ses bras se tendaient à l'extrême, manquant de se déchirer les muscles.

Gojyo lui murmura à l'oreille : « Bon Dieu, ça me manquait…Ton corps me manquait…

-Moi aussi… » Souffla Hakkai.

Il se tendit brusquement, se redressant au passage et hurla de toutes ses forces en se libérant. Le métis ne tarda pas à le suivre au septième ciel et cria lui aussi comme ça faisait longtemps qu'il n'avait pas manifesté son plaisir.

Ils s'écroulèrent à moitié contre le meuble de la cuisine et reprirent leur respiration tant bien que mal.

Hakkai allait bouger, mais Gojyo fut plus rapide. Il entoura sa taille des jambes du brun et se leva, le soulevant dans le même temps.

« Gojyo ! » S'exclama Hakkai apeuré en passant ses bras autour du cou du tabou. « Ne t'inquiète pas, voyons, tu es tout léger… » Sourit ce dernier en l'emmenant dans le salon pour l'allonger sur la table.

Le brun parut surpris et posa sur son amant un regard interrogateur.

« Je compte bien rattraper le temps perdu dans tous les endroits possibles de la maison. » Expliqua Gojyo avec un immense sourire obsédé.

Hakkai soupira, puis gémit sous les caresses qu'avait repris le métis.

« Je crois que l'on va avoir des courbatures demain… » Souffla-t-il.

Fin du thème

Et voilà. Moi j'ai rien contre de pareils Whites Days…D'ailleurs, j'aurais rien contre des Whites Days tout court…