Coucou à tous...
Alors, d'abord, merci pour les review qui m'ont fait très plaisir et voilà le troisième chapitre en avance... Bah, parce que j'avance pas mal dans la traduction ses temps-ci
le quatrième sera lui dans 1 jours (j'vais quand même profiter un peu de mes vacances pour sortir et tout ça, et langlais et l'acool ensemble, ça vous plaira pas..)
Voilà, dîtes moi aussi si ça va toujours et comme d'hab, ce que vous pensez de ce chap...
bonne lecture!
Rude Awakenings
Chapter Three: Out of Options
« Lil' »
Lily ne se retourna pas, mais continua à mâchouiller sa plume. Ce n'était pas correct. Son charme ne devrait plus tant l'affecter. Ils sortaient ensemble depuis quelques mois déjà, et elle ne devrait plus vouloir à chaque instant tout abandonné pour aller l'embrasser.
C'était totalement déloyal comme technique, de se rendre si mignon !
« Lil' » Répéta-t-il. Sa voix semblait proche et elle pouvait distinguer le bruit étouffé de ses pas se rapprochant. « J'ai besoin qu'on parle » Elle sentit sa main sur son épaule.
Elle secoua la tête.
James commençait à être un peu frustré. Il détestait lorsqu'elle faisait cela : il disait quelque chose – il voulait dire quelque chose – elle l'entendait mais préférait l'ignorer. James Potter n'était pas quelqu'un qu'on se permettait d'ignorer.
« Bien, je parle, tu écoutes, alors. » Dit-il brusquement « Je ne regrette pas ce que j'ai dit. J'ai voulu le dire. Et que cela te plaise ou non, tu deviendras Lily Potter un jour. » Hargneusement, il se leva et sortit de la salle commune en claquant la porte.
Lily soupira, déposant sa plume et laissant tomber sa tête sur le bureau.
Totalement déloyale comme méthode.
Plus tard dans la nuit, Lily se roulait d'un côté à l'autre de son lit sans parvenir à trouver le sommeil. Comment pouvait-elle ? Son petit-ami – Son adorable, soucieux, plus que baisable, somme toute, parfait, copain – lui en voulait beaucoup pour ce qui s'était pass plus tôt. Il ne l'admettrait sûrement jamais, et ne laisserais personne le dire, mais elle le savait. Comment n'aurait-elle pas su ? Lorsque vous aimez quelqu'un, vous le connaissez. Et elle le connaissait.
Encouragée par son insomnie, elle repoussa ses couvertures et sortit du lit. Elle enfila une robe et sortit du dortoir qu'elle partageait avec les autres filles de septième année. Des filles avec lesquelles elle vivait depuis presque sept ans, et ces mêmes filles qu'elle devrait quitter dans moins d'un mois. Oh, bien sûr, elles resteraient en contact C'était impossible pour Lily de seulement imaginer stopper toute communication avec Victoria, ou passer les ans sans envoyer une carte de vœux aux autres. Mais ce ne serait jamais plus pareil.
Elle atteignit la porte du dortoir des garçons sur la pointe des pieds. Après avoir un peu hésiter (Mais qu'est-ce qu'elle comptait faire une fois dedans ?), elle l' ouvrit doucement. Heureusement, celle-ci n'avait pas suivi la même mode du grincement que les autres à Poudlard. Elle y était seulement venue une ou fois ou deux par le passé, et elle n'avait pas eu de raison de revenir avant ce soir. D'habitude, James s'arrangeait pour qu'ils aillent dans sa chambre – là où il y avait plus d'intimité. Les Maraudeurs semblaient habiter le dortoir des garçons de septième des Gryffondor plus que tout autre pièce du château (sauf peut-être les cuisines, à bien y réfléchir.)
Cependant, il ne lui fallut pas trois minutes pour savoir lequel des lits appartenait à James. D'abord, ses rideaux étaient soigneusement tirés et elle savait qu'il boudait ce soir. En plus, il y avait une photo d'elle et lui s'étreignant le jour de la Saint-Valentin à Pré Au Lard (En fait, ils s'embrassaient passionnément comme si leurs vies en dépendaient… sans arrêt.) sur sa table de nuit. Et le lit était juste en dessous de la fenêtre, là où elle pensait qu'il serait.
Les autres étaient profondément endormis et ne semblaient pas s'être rendu compte de son entrée, en tout cas, rien ne laissait penser le contraire. Elle se dirigea silencieusement vers son lit, s'arrêtant juste derrière en hésitant un peu.
Que se passerait-il si les rideaux étaient fermés parce qu'il avait été cherché n'importe quelle fille et avait couché avec elle ? Et si cela marquait la fin de leur relation ? Et si…
Tu es une idiote Lily. S'insurgea-t-elle. Non, il avait trop de classe pour cela, ce n'était pas ce genre de type. Et il se sentirait bafoué s'il savait qu'elle l'en avait cru capable.
Lily tira le rideau et retira silencieusement sa robe. Elle la posa sur la table de nuit, puis monta sur le lit avant de refermer les rideaux sur eux.
Elle dut sourire intérieurement en le voyant endormi ainsi. Il était plus fâché qu'elle ne l'avait cru. Avant de se coucher, il n'avait même pas pris la peine de retirer sa robe ou ses lunettes, et son visage était tordu dans une grimace furieuse. Elle secoua la tête et fit glisser ses lunettes sur son nez, puis les déposa sur la table de nuit. Elle s'étendit à côté de lui.
Elle le voulait, le désirait. Plus qu'il ne devait probablement le croire.
Elle le voulait de toutes les manières dont il est humainement possible de vouloir un homme – comme meilleur ami, comme petit- ami, comme amour de sa vie, comme mari, comme père de ses enfants, … Elle le voulait entier, pour elle, seule, et envoya balader la partie logique de son cerveau qui lui criait que c'était idiot à seulement 17 ans.
Mais Lily Evans ne voulait pas que son bonheur dépende de quelqu'un, pas même James Potter. Ou peut-être justement, spécialement pas de James Potter.
Elle ne pouvait pas comprendre cela – et elle n'était pas sûre de vouloir comprendre – mais cela ne l'empêchait pas d'être en colère contre elle-même. Elle le secoua un peu pour tenter de le réveiller.
Lily soupira, elle lui caressa le front et repoussa quelques cheveux hors de ses yeux, puis l'embrassa sur la joue. Elle l'aimait – Ne le savait-il pas ? Avait-il besoin d'entendre les mots ? Ne pouvait-il pas se rendre compte de la difficulté que représentait pour elle de dire ces trois petits mots ? Qu'elle n'était pas le genre de personne à parler longuement de ses sentiments, mais à les montrer ? Mais il savait qu'elle l'aimait, n'est-ce pas ? Comment pourrait-il ne pas savoir ? Peut-être avait-il juste besoin d'une confirmation ?
James se décala un peu pour lui laisser de la place et son bras vient automatiquement se placer autour de sa taille, l'attirant toute contre lui. Elle posa sa tête sur son épaule, comme elle l'avait déjà fait à de nombreuses reprises et, sans qu'elle comprenne pourquoi, une larme coula le long de sa joue.
« Lily… Va au lit, et arrête de t'inquiéter. » Marmonna James d'une voix à peine audible « Je ne t'en veux pas »
« Tu devrais» Chuchota-t-elle « Je suis vraiment désolée »
Il ouvrit péniblement les yeux et se saisit de sa baguette. « Assurdiatio » Il l'envoya valser plus loin et se retourna pour faire face à Lily. « Je ne suis pas fâché, et ce serait la plus idiote des raisons d'être fâché sur toi »
« Tu es contrarié »
« Je suis frustré » Il saisit sa main, qu'elle avait déposé sur son torse, et embrassa chacun de ses doigts. « Mais je ne suis pas fâché, je ne pourrai jamais être furieux à cause de toi, et je doute que tu me donnes un jour des raisons suffisantes de l'être »
Elle renifla, chassant ses larmes d'un geste impatient « Oh, j'y comprend plus rien »
« Je suis là pour toi » Il serra sa main dans la sienne et l'embrassa sur le front. « Allez, Lily, ne t'inquiète pas à cause de moi. Je peux gérer la situation. Tu es déjà assez stressée avec les examens qui approchent. »
« Mais tu es bien plus important à mes yeux que de vulgaires examens, James! » Dit-elle, presque hystérique « Tu représentes plus pour moi »
« Bien, mais je ne vais nul part, d'accord ? Je reste près de toi » Il lui donna un bisou esquimau et elle rit en sentant leurs nez se frôler
« Je… Juste, je… Je t'aime »
Il lui sourit piteusement « Je sais »
Le barrage qu'elle s'était constitué céda sous son regard empli d'amour, et elle éclata en sanglots.
James n'avait pas la moindre idée de la raison de ces pleurs, mais voir pleurer une femme n'était vraiment quelque chose qu'il appréciait. Cependant, il la prit contre lui et lui caressa les cheveux – comme n'importe quel homme non dénudé d'un minimum d'intelligence l'aurait fait – et bientôt, elle se calma et finit par se détendre près de lui.
Avec ses pouces, il dessinait des cercles légers dans son dos, en parsemant son visage de doux baisers.
« James ? »
« Mmmh »
Elle fit une pause, puis déclara « Fais moi l'amour »
Il plissa le front et s'apprêta à dire quelque chose, mais Lily le coupa avant qu'il ait prononcé le moindre son.
« Si tu me demandes si je suis sûre, Potter, Je jure que tu ne ressortiras pas vivant de ce lit. C'est tellement cliché ! » Elle grimaça et passa ses bras autour de son cou. Il lui sourit, et retint un ricanement au fond de sa gorge. C'était tellement … Lilyesque.
Il attira Lily à lui, emprisonnant ses lèvres dans un baiser incendiaire. Ses mains parcouraient son corps, l'apprenait et le mémorisait. Il rêvait de ce moment depuis tellement longtemps…
Et Lily le voulait – encore plus qu'avant – et maintenant, elle n'avait plus peur.
Parce qu'elle savait qu'elle le voulait, tout autant que lui..
Lily haleta et se redressa dans son lit. Elle était trempée de sueur et ses cheveux collaient à sa nuque. Sa poitrine se soulevait et s'abaissait à un rythme effréné, se battant pour trouver l'air dont elle avait besoin. Ce rêve était plus long que d'habitude. Ils avaient commencé à devenir de plus en plus clairs, et elle commençait à être réellement effrayée. Ils ne semblaient mener nul part mais celui-ci avait été le plus réel de tous. Aux images étaient venus s'ajouter les émotions, les pensées… les sensations.
Elle se secoua pour reprendre ses esprits et repoussa ses couvertures. Elle avait besoin de sortir, et de réfléchir.
Elle enfila une robe – la même que celle qu'elle portait dans son rêve – et ouvrit la porte de la chambre pour entrer dans la salle commune. Peut-être rester un peu devant le feu l'aiderait à y voir plus clair. Elle s'installa dans le canapé le plus confortable, face à la cheminée. Cela l'apaisait toujours.
Qu'est-ce qui n'allait pas avec elle ? C'était de pire en pire, et pourtant, les rêves étaient de mieux en mieux…
Le dernier l'effrayait encore plus. Elle n'était pas sûre d'être prête à accepter ces changements en elle. Et elle n'arrivait pas à gérer les sentiments qui se développaient à l'intérieur d'elle-même. Elle appréciait James Potter de plus en plus, et il lui arrivait de penser à lui autrement qu'en tant qu'ami.
On était à la fin novembre, et elle continuait à souffrir de troubles du sommeil en classe. Victoria devait la réveiller presque chaque jour, avant que les rêves ne s'emparent d'elle.
Et James Potter lui semblait de plus en plus … magnétique. Il l'attirait de la même façon qu'un aimant magnétise les objets l'entourant, inévitablement. Cela aurait sûrement été différent s'il était resté la même personne qu'en cinquième, ou même en sixième. Mais il ne l'était plus – Il était chaleureux, aimable, attentionné et attentif. Et plus que tout, il était prévenant, et plus du tout arrogant, ou vaniteux. Presque plus.
Il la faisait rire et penser aux choses plaisantes dans le monde : un jour ensoleillé, une crème glacée à Pré-Au-Lard, lire une blague dans le Daily Prophet, … Futile mais agréable.
C'était différent, et elle aimait ça.
Lily tenta une fois de plus d'analyser sa situation fâcheuse, laissant ses pensées dérivées et tournées en rond pour en revenir à la case départ. Mais peut-être trouverait-elle enfin une quelconque piste pour comprendre, bien que toutes ses autres tentatives n'aient rien donné. Le seul effet fut que bientôt, elle connaissait par cœur chaque événement, chaque pensée ayant traversé sa tête durant ses rêves.
James Potter. Juste une amourette, se raisonna-t-elle. L'effet secondaire du manque affectif contracté auprès de ses rêves. A la fin de l'année, elle quitterait Poudlard, et oublierait vite toute chose se rapportant à lui. Juste un béguin d'adolescente.
Ni plus, ni moins.
Lily somnola, le feu dansant légèrement sur son visage, se balançant, la caressant, librement. Elle finit par s'endormir, bercée par la lumière rougeoyante. Elle fit une fois de plus un rêve, seulement cette fois, ce fut flou – flou et heureux. Danses, rires, célébrations, éclats de verre, sourires, blanc, … tout se succédant sans queue ni tête.
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James Potter dormait au-dessus de la salle commune, profitant d'un rêve des plus heureux depuis le début de la nuit. Un sourire flottait sur les lèvres du joyeux dormeur, et sa main serrait un morceau de papier qu'il avait trouvé plus tôt dans la journée :
Lily, si tu t'inquiètes vraiment pour ces rêves, pourquoi ne pas simplement poser la question à Potter ? Personnellement, je tuerais père et mère pour avoir des rêves érotiques avec lui – mais c'est juste mon avis.
Oui, mais justement, Tory, tu t'excite pour un rien. Et je ne lui en dirai pas un mot – et PERSONNE ne doit le faire, ok ? Je garde un œil sur toi, petite commère !
Pardon ? Je n'ai jamais fait quelque chose comme ça !
Hum… J'ai bien peur d'avoir quelques doutes
Bien alors, je ne dirai rien. Le prof arrive, on en reparle plus tard.
Lily se réveilla plus tôt que d'habitude, et décida de faire un saut à la bibliothèque, pour s'assurer d'une chose. Elle préférerait ne pas y penser, bien sûr, mais elle ne voyait rien d'autre à faire.
Elle se rendit à la réserve de la bibliothèque et s'empara d'un épais volume pourpre, qu'elle ouvrit directement à la page 356 – « Les rêves qui prédisent le futur »
Parfois, il est possible que certaines personnes reçoivent des rêves de leur futur. Les symptômes des rêves prémonitoires sont : petits sommes inopportuns, rêves clairs comme si ils étaient réels, appétit accru, crainte de s'endormir.
Il n'y a pas de réelles solutions pour ce genre de rêves, mis à part essayer au maximum de les réaliser. Des vies ont été sauvées par ce type de rêves, et beaucoup d'argent circule dans l'industrie des prédictions – s'il faut vous convaincre.
Et c'était exactement cela qui lui arrivait. Lily fut extrêmement ennuyée que le livre ne donne pas plus de détails. Avec un reniflement de dégoût, elle le referma d'un coup sec, et mordit ses lèvres d'anxiété.
Elle tombait endormie à des moments inopportuns. Ses rêves étaient aussi clairs que la réalité. Et elle craignait de s'endormir, le soir- une partie d'elle en tout cas. L'autre part - la plus tordue – attendait avec excitation le soir, et les rêves accompagnant.
Bon, elle n'avait pas eu d'augmentation majeure de son appétit, mais elle n'était pas forcée de ressentir tous les symptômes, juste quelques uns. Le fait était là, elle était sujettes aux rêves prophétiques – ou du moins quelque chose s'y rapportant.
C'était officiel. Elle avait un gros problème.
Il n'y avait pas la moindre chose qu'elle pourrait faire pour s'en sortir.
Niark, niark, ... Au prochain épisode, Potter passe à l'offensive...
N'oubliez pas de laisser un 'ti mot, ça fait toujours du bien, merci à tous,
Likyboy's
