J'ai fais le plus vite que j'ai pu. Je crois que ça va vous plaire ...

Chapitre 07. Ne m'oublie Pas

Avant de refermer la porte de la chambre, Gibbs regarda encore un peu son bel Italien endormi de retour dans leur lit.

Ils s'étaient réveillés tous les deux au milieu de la nuit, courbaturés, le canapé n'était pas si confortable qu'il en avait l'air. Ils ne s'étaient pas dit un mot, Gibbs avait uniquement tendu la main à Tony et il l'avait simplement prise. Une fois là-haut, tandis que Tony se couchait, Gibbs restait pourtant sur le pas de la porte alors Anthony lui avait tendu la main à son tour.

- Viens.

Et Gibbs l'avait rejoint en prenant cette main. Une fois arrivé sur le lit, il vint se placer derrière Tony pour l'enlacer et ce dernier se cala naturellement contre lui.

- Tu m'as tellement manqué, murmura Tony, en s'endormant.

Et Gibbs s'endormit, apaisé comme il ne l'avait plus été depuis son départ : Tony était sa paix.

Au matin, Jethro s'était réveillé reposé. Il s'était habillé, tout en regardant Tony dormir. Les traits de Tony étaient eux aussi au repos. Il était tôt, bien trop tôt pour le réveiller. Emma avait annoncé au moins une semaine de congé mais Gibbs savait qu'il ne pourrait le faire rester là qu'un seul jour. Même l'Y.Pestis ne l'avait pas gardé éloigner bien longtemps du bureau. Une fois prêt, il avait vu la voiture des agents Alexander et West arriver. Tony n'avait pas besoin d'une baby-sitter à domicile, Alexander et son coéquipier resteraient dehors. Ce Mark ne pouvait pas si facilement localiser sa maison et verrait le comité d'accueil si besoin était.

Gibbs n'arrivait pourtant pas à partir. Il ne voulait pas le laisser. Il avait beau se dire qu'il devait faire le point avec l'équipe, il ne parvenait pas à le lâcher du regard. Il entendit alors :

- Dis leur bonjour. J'ai noté ce qu'il te faut pour l'enquête. Le papier est dans ton portefeuille... Tu dormais comme un loir.

- Mais...

- Chut, je dors. Ah oui, reviens vite.

Et Gibbs ferma la porte sur leurs sourires.

Tony, même s'il avait toujours les yeux fermés, savait que Gibbs souriait et il se rendormit bercé par cette image.

Gibbs arriva au NCIS avec un gobelet de café pour chacun. Il était tôt mais il savait qu'ils étaient déjà là.

- Gibbs !! Gibbs ! dit Abby, en sautant de la chaise de Tony.

Abby l'avait vu arriver malgré l'énorme bouquet de roses noires qu'elle avait devant elle. D'ailleurs personne n'avait pu y toucher, c'était pour Tony.

Bien sûr, en entendant Abby, les têtes de Ziva et McGee se levèrent de leur écran tandis que Ducky et Jen descendaient de la passerelle. Ils se retrouvèrent tous au milieu de l'Open Space.

- Tony n'est pas avec toi ? Il va bien ? Dis, Gibbs ! Il va bien ? s'inquiéta naturellement Abby.

- Il va bien, ne t'en fais pas. Il se repose et il vous dit bonjour.

Et Abby souria, enfin rassurée.

- Vous l'avez laissé seul, Patron ?

- A votre avis, McGee ?

- Dé... Compris.

« Tony avait réussi à empêcher McGee de s'excuser à tous bouts de champs. Un exploit digne uniquement de DiNozzo. »

- Il y a deux agents en surveillance et... dit Gibbs, en se tournant vers Ziva qui s'apprêtait à dire que ce n'était pas suffisant ... un flingue dont il sait se servir.

- Où ? demanda Ducky.

- Chez moi.

- Chez toi... bégayèrent-ils tous en même temps.

- Du nouveau pour l'enquête ? intervint la Directrice, le sauvant in extrémis.

- J'allais le dire, Directrice. Je vous écoute, insista Gibbs en fixant les quatre collègues.

Comme elle en avait pris l'habitude, Abby leva la main. Content de retrouver l'équipe, Gibbs lui demanda :

- Oui, Abby ?

Elle regarda McGee qui lui laissa volontiers la parole.

- Avec McGee, nous avons pu remonter jusqu'à l'agence de location malheureusement, il est prudent, c'est un faux nom et il paye en liquide. Mais je n'ai pas dis mon dernier mot.

Tim la poussa alors légèrement.

- Je veux dire nous n'avons pas dit notre dernier mot.

- Non, ce n'est pas ça. Tu as oublié de parler des vidéos de surveillance. Elles sont en cours d'analyse.

- Oh oui, c'est vrai. Comment j'ai...

- Abby !! la coupa Gibbs, pour lui faire reprendre pied.

- Oui, c'est en cours, termina-t-elle, heureuse de son côté de reprendre leurs habitudes.

- Très bien. Ziva ?

- Les relevés d'indices de la piscine sont aussi en analyse. Les voisins n'ont rien remarqué. Et je suis restée correcte.

Ils se regardèrent en souriant. Pas qu'ils ne la croyaient pas, c'était juste difficile à imaginer. Elle avait dû bouillir intérieurement au point de voir de la fumée lui sortir par les oreilles.

- Je suis sérieuse.

- J'en suis sûr, Officier David. Alors, moi j'ai du nouveau...

Et Gibbs leur parla de la rencontre au bar et de la fixation de Mark avec la piste qu'amenait les coups de fils répétés, les fleurs et le pull. Ils ne posèrent aucune question, acceptant le silence de Gibbs sur certaines choses. Il ne voulait pas leur parler du « reste » et donc d'eux sans que Tony soit présent. D'une part parce que ça le concernait plus que directement et d'autre part, parce qu'il aurait besoin de Tony auprès de lui à ce moment là. Il avait confiance dans leur réaction et malgré tout, il était effrayé en même temps. Le grand Leroy Jethro Gibbs pouvait affronter beaucoup de choses mais la perte de ceux qu'il aime étaient sa pire crainte. Shannon et Kelly avaient créé cette brèche en lui et Kate l'avait encore accentuée. C'était pour cela qu'il s'en voulait encore plus d'avoir laissé Anthony !!

- On peut y aller ? Patron !

- Oui, au boulot.

Gibbs leur tendit le papier que Tony lui avait laissé et Ziva et Tim partirent pour le magasin tandis qu'Abby repartait au labo où il promit d'aller la voir avec sa boisson préférée. Jen n'avait plus qu'à remonter et Gibbs prit place à son bureau. Cette enquête l'inquiétait beaucoup et le nombre de questions s'y rapportant était bien trop important. Ducky s'approcha et ils discutèrent de l'état de santé de Tony. Emma l'avait appelé la veille. D'après Ducky, elle aurait pu faire un médecin légiste de première ordre. C'était ce qu'il avait espéré longtemps, seulement elle avait choisi sa propre voie. Gibbs apprit également que c'était le médecin légiste qui l'avait conseillé à Tony pour ses visites de contrôle. Ils avaient tous dû batailler pour le forcer à y aller mais heureusement, ils avaient eu le dernier mot avec le Boss, annonça Ducky, en souriant. Ducky en profita ensuite naturellement pour le rassurer sur l'état présent et futur d'Anthony. Tout irait bien. Jethro remercia son vieil ami qui retourna à son labo voir si Palmer était arrivé et si non, profiter de son « retard » pour s'amuser un peu à ses dépends.

Le reste de la journée fut calme, bien trop calme. L'équipe travaillait dur, seulement le temps filait à une vitesse folle. Ce type était prudent, cela voulait dire qu'il n'en était pas à son premier coup. Le seul point positif était que les corrélations avec des affaires de meurtres non résolues des cinq dernières années n'avaient rien donné. Il n'avait donc jamais tué. C'était une bonne nouvelle en soi sauf que le revers de la médaille était qu'il allait falloir élargir aux affaires de harcèlement...

Un autre point positif de ce temps qui passait était qu'il le ramenait vers Tony. Il espérait rentrer mais il se connaissait aussi, l'enquête allait ...

Et ce fut Jenny qui les renvoya chez eux alors que dix-huit heure venait de sonner. McGee et Ziva venaient de rentrer avec les vidéos du magasin et surtout des relevés d'empreintes supplémentaires qu'ils avaient effectué à la piscine sur une impulsion. Donc ils devaient ...mais Jenny les stoppa net.

- Vous avez besoin de rentrer et demain pensez au fait que Tony sera là avec vous, leur annonça-t-elle.

Et ils quittèrent le bureau en souriant à cette perspective.

Avant de rentre chez lui, Gibbs passa voir les deux agents en faction. Ils venaient d'être relevé. Les précédents n'avaient rien signalé. Ils savaient d'Alexander que l'Agent Spécial DiNozzo leur avait amené du café à plusieurs reprises et fait livrer une pizza. Ils espéraient avoir droit au même traitement. Gibbs leur assura que ce serait le cas, Tony ne leur ferait pas faux bond.

Ce petit intermède avait éloigné un rien Gibbs de ce qui tournait dans sa tête. Tony et lui n'avaient pas encore eu l'occasion de parler de son départ et de son retour. Il avait été si perdu et là-bas, sans Anthony, il l'était resté plus longtemps encore. Il entra dans le séjour et vit que Tony avait préparé à diner : un plat de lasagne maison dans le four, prêt à être réchauffé.

« Mais où était Tony ? »

Il fit quelques pas dans le vestibule en direction de la cave quand il entendit une voix. Elle venait d'en haut et ça l'inquiéta tout de suite, il n'entendait pas les mots mais le ton de la voix était oppressée. Alors Gibbs grimpa et ouvrit la porte. Tony était allongé de travers sur le lit, torse nu. Après avoir cuisiné, il avait dû prendre une douche et s'était allongé pour « cinq » minutes mais avait fini par s'endormir. Seulement là, ça tournait au cauchemar.

Gibbs s'assit sur le lit et se pencha vers lui :

- Non ! Pas ça !! S'il te plait !!! NON !

- Tony ? Réveille toi, Tony !

Et d'un coup, DiNozzo se redressa, la main tendue, en répétant « Non ! » à plusieurs reprises. Réalisant où il était, il sentit tout de suite une main sur son épaule. Tony se retourna, ses traits se détendirent :

- Tu es là ..

- Il ne te fera rien, Tony.

- Non, j'ai rêvé que tu partais, dit-il en baissant le regard. Que tu m'oubliais.

Bouleversé, Jethro releva le visage de Tony d'une caresse de la main, puis s'attarda sur sa joue.

- Plus jamais, ça n'arrivera plus. Je suis revenu pour toi.

Tony enlaça sa main à celle de Gibbs qui était restée dans son cou.

- Continue. J'en ai besoin.

- Les images de nous étaient si fortes.. Les plus fortes.. J'avais si mal pour elles.

- J'aurais pu t'aider.

- Je sais mais je me sentais tellement coupable... envers elles et surtout d'être encore en vie après 15 ans et... d'être heureux...

- Il aurait été préférable que tu m'oublies.

- Ne dis pas ça. Tu m'as sauvé. J'avais toutes mes émotions d'il y 15 ans où je pensais ne plus aimer et de devoir le faire pour elles. Et tu étais là à chaque instant...

- C'est pour ça que tu es parti !

- Et je n'aurais jamais dû. Je te parlerais de ce passé.

- Si tu le veux, je serai là.

- J'ai besoin de toi. J'étais perdu sans toi, sans ton regard. Il n'y a que toi, Anthony. Je les ai aimé et je sais qu'elles seraient heureuses pour moi. C'est pour toi que je suis revenu .. Je t'aime tellement.

- Embrasse-moi.

- Tu es sûr ?

- Arrête de culpabiliser.

- Je ne peux pas m'en empêcher.

- Il n'y a pas de pardon à donner. Je veux qu'on reprenne. Sans oublier d'où l'on vient, ce qui nous a réuni et ce qui nous uni à nouveau. Promet moi juste d'être vraiment avec moi.

- Je suis avec toi. Je l'ai toujours été. Je m'en rend compte aujourd'hui.

- J'ai besoin de toi, j'ai besoin que tu viennes à moi tout simplement, Jay.

C'était la première fois depuis son retour que Tony l'appelait ainsi volontairement. Alors Jay s'approcha et ils s'embrassèrent. Petit à petit, leur manque l'un de l'autre prit le dessus. Leurs langues passèrent le barrage de leurs lèvres et retrouvèrent leur ballet, se caressant tout en se cherchant. Trois mois à rattraper, une blessure à refermer, une confiance à retrouver.

Tony s'agrippa à Jay et ils basculèrent sur le lit. Ils reprenaient à peine leur souffle après chaque baiser. Les mains de l'un et de l'autre parcouraient cette peau qui leur avait manqué. Gibbs se souvenait de chacune des parcelles de la peau légèrement cuivrée de son Tony. Il se souvenait même de cette cicatrice au bas de son dos qu'il avait pendant des heures merveilleuses parcouru que ce soit avec ses yeux, ses lèvres ou du bout des doigts.

- Tu ne m'as jamais dit où tu l'as eue ?

- J'ai encore une part de mystère.

Et Tony reprit la bouche de Jethro. Un baiser fiévreux et profond, un besoin impérieux de marquer leur appartenance l'un à l'autre. Enflammé par leur étreinte, Tony entraîna Jethro sous lui. Il déboutonna d'un coup la chemise de Gibbs et, une fois retirée, il la laissa tomber sur le sol. Il caressa le buste de son amant retrouvé puis se pencha et titilla les têtons de son Patron qui gémit à chaque passage de la langue de Tony.

DiNozzo remonta le long du cou de Jethro et il captura sa bouche. Gibbs enlaça le corps de Tony pour le rapprocher encore plus de lui. Puis, ses mains glissèrent jusqu'en bas du dos d'Anthony et ses doigts essayèrent de se faufiler en dessous du jeans.

- Pas facile !

- Tout à fait.

Ils se séparèrent et enlevèrent le reste de leur affaire le plus vite possible. Gibbs, assit au bord du lit, regarda Tony revenir vers lui. Sans le quitter des yeux, Gibbs posa ses mains sur les hanches de son amant. Puis l'une d'elles glissa sur le sexe de Tony et le prit tendit que l'autre caressait ses fesses et son entrée sensible. C'était au tour de Tony de gémir et d'en redemander encore. Tony sentit alors les lèvres de Jay se poser à la naissance de son bas-ventre puis légèrement plus bas. La virilité de Tony dressée fut abandonnée par la main de Gibbs pour être remplacée par sa langue. Une légère caresse, le titiller aussi puis, il avala le sexe de Tony qui agrippa ses mains sur Jay, tout en l'appelant. Jethro allait et revenait, tout en jouant de sa langue sur l'extrémité du sexe de son amant.

A un moment, il entendit la voix de Tony :

- Attend ! Pas tout de suite...

Jay laissa la virilité de Tony. Ce dernier se pencha et l'embrassa une première fois. Alors qu'il revenait vers Tony pour un autre baiser, ce dernier, pour se faire attendre, se recula légèrement, un air espiègle sur le visage.

- Ne me laisse pas comme ça, souffla Jethro.

Tony, un sourire au lèvres l'embrassa alors goulument. Jay, sans l'interrompre, recula sur le lit et ils y roulèrent. Les mains de Tony sur la poitrine de Jay, les jambes de Gibbs enlacées avec celles de Tony, leurs corps imbriqués de la sorte permettaient à leurs sexes de se frotter l'un contre l'autre. Jay parvint au dessus de Tony et il embrassa tendrement son compagnon.

- Mon Anthony ! Plus jamais sans toi. Je n'ai plus jamais été seul depuis toi, depuis nous. Tu fais partie de moi, dit Gibbs, en prenant la main de Tony pour la poser sur sa poitrine.

- J'en envie de toi. Prends-moi comme jamais, lui demanda Tony.

Gibbs laissa ses mains glisser le long du corps de son homme et ce dernier écarta les jambes.

- Encore un peu, dit-il à Tony.

Il bougea donc modifiant la position de son bassin, accueillant Gibbs entre ses jambes.

- Préservatif ?

- Non, dit Tony, en secouant la tête. Plus que nous.

- Et le lubrifiant, tu en as encore ?

- Ta main, donne.

Jethro approcha sa main, Tony la retourna, en embrassa la paume puis, il laissa glisser sa langue sur la main. Arrivé aux doigts, il les lécha un à un, ses yeux plongés dans ceux de Jay, excitant ce dernier au plus haut point.

- A toi, dit Tony en lâchant la main de Jay. Viens à moi.

Jay arriva à l'anneau de chair de Tony et le pénétra d'un doigt. Tony respira pour se détendre et Gibbs bougea en lui. Lorsque le corps de Tony fut habitué, un autre doigt vint rejoindre le premier.

- Ca va ! Tony ?

- Oui, encore un peu.

Gibbs l'embrassa et positionna le troisième doigt. Son membre gorgé et impatient attendrait que Tony soit prêt. Enfin, Tony prit le poignet de Gibbs et ce dernier comprit.

Il pénétra son amant. Tony se sentit bruler de l'intérieur. Il cria mais il se libérait à chaque va et viens, à chaque retour vers lui. Jay approfondit ensuite chacun de ses mouvements.

Gibbs sut que Tony était bien lorsqu'il lui dit :

- Ta main, prononça Tony.

Jay posa sa main sur le sexe de Tony. Les perles de sueur sur le torse de Tony coulèrent et glissèrent doucement sur les draps tandis que la main de Jay continuait à bouger.

- Jay !

Un nouveau va et viens en lui et sur lui... Bouger un rien et frapper la prostate de son amant.

- Jay !!

Là... Juste là.

- Tony !

Accélérer.

- Anthony !!

Ensuite, le laisser pour mieux le reprendre.

- Jay !!! Attend .. Arrête.

Et il se stoppa.

- Regarde moi, lui demanda Tony.

Jethro fixa son regard bleu dans celui émeraude de Tony.

- Je ne veux rien oublier.

- Je n'ai rien oublié de nous, Tony.

- Moi, j'ai eu peur d'oublier tes yeux sur moi, tes mains sur moi. Toi en moi.

- Je suis là, Anthony, lui assura Jay.

Jusque là, Jay était encore en Tony mais juste à la limite. A ces paroles, Anthony noua ses jambes autour de Jay pour accentuer leur contact et amener lui même Jay en lui. Tony bougea légèrement puis il s'arqua et se stoppa.

- Anthony !! gémit alors Jay.

- Oui, prends moi. Aime-moi.

Et Jay ondula en Tony tout en continuant au même rythme sur le sexe de son amant. Anthony l'appela encore et toujours... Plus fort et plus vite mais aussi ralentir et être encore plus en harmonie... Et ils se libérèrent ensemble, atteignant l'orgasme. Les jambes de Tony glissèrent sur le matelas et Jay s'affaissa sur son amant.

- Reste encore. Reste.

Pendant qu'ils s'embrassaient, Tony serrait Jay contre lui. Finalement, Gibbs se retira et il vit que du sang s'était mêlé à leur sperme. Il se leva, essuya leur semence et revint vers Tony.

- Je t'ai blessé.

- Ce sera la dernière fois, je le sais.

Gibbs voulut parler, le lui assurer.

- Chut, tu le sais. Pas de promesse entre nous.

- Il est temps que cela change. Je t'aimerais toujours, Mon Amour.

Tony posa sa tête sur le torse de Jay. Et avant de s'endormir, alors que la main de Jay vient prendre la sienne, Anthony DiNozzo lui murmure :

- Je t'ai toujours aimé, Leroy Jethro Gibbs.

Flash Back

- Vous me manquez vous deux !prononce Gibbs en caressant leurs prénoms.Semper Fi, conclut-il, avant de prendre une gorgée du breuvage.

« Je voudrais lui parler de vous, de nous. Il comprendrait. J'ai pourtant peur de lui faire du mal.. J'ai aussi peur de le perdre sans arrêt, aujourd'hui encore.. »

Gibbs sourit car il se sent enfin libéré et encore une fois c'est grâce à lui.

« Il est toute ma vie. Il me fait vivre... Si vous saviez comme je suis heureux aujourd'hui. Il est toute ma vie. Il me sauve. Il me fait vivre. Je ne veux plus hésiter. Je veux la lui donner.. »

Et Jethro range la flasque dans un tiroir et attrape une boite, se lève et quitte le NCIS. Gibbs sait que DiNozzo l'attend. Il le lui a dit à sa façon :

« Ses gestes sont encore mal assurés mais j'ai compris. »

A son arrivée, il n'y a plus de voitures devant l'immeuble de Tony. Abby, McGee et Ziva ont dû rentrer. Il grimpe les escaliers et trouve la porte ouverte. Il entre donc et entend :

- Si tu m'aides à mettre ma veste, on peut encore être à l'heure.

- A l'heure ? Ta veste ?

Jethro pensait trouver son amant au lit avec une poche de glace à la main. Tony le surprendrait donc toujours.

« Il est surtout incroyable, toujours les autres avant lui. »

- Oui, j'ai réservé une table dans ce restaurant très discret où nous avons mangé ...

- Tony !!

- Ce ne sont pas quelques coups qui vont m'empêcher de fêter ton anniversaire. D'ailleurs, être né le jour de la Fête des Marines était forcément un signe.

« Il parle toujours autant quand il est nerveux. »

- Tony, tu as besoin de te reposer.

- Mais c'est ton ...

- Chut !! Laisse-moi prendre soin de toi.

Tony relève la tête. Personne avant Gibbs ne lui a dit cela.

- Redis-le.

- Je prendrai soin de toi, annonce Jethro, en lui tendant un boite. Ouvre...

Tony, muet, s'exécute et après avoir regardé Jethro, il prend son contenu.

- La clé. Celle de chez toi.

- Oui.

Partant séparément du bureau, ils se donnent toujours rendez-vous devant chez l'un ou l'autre. Tony en a rêvé tellement de fois de pouvoir ouvrir la porte de chez Jay. C'est tellement important. Il n'a jamais fait partie de la vie de quelqu'un à ce point.

- Tu m'offres un cadeau alors que c'est ton anniversaire !?

- C'est toi mon cadeau.

- Arrête, non. Ce n'est pas ... Tu ne peux pas..

Gibbs lui assène une légère tape sur la tête puis l'embrasse tendrement.

- Ok.. D'accord ! Merci, dit Tony à son compagnon pour ensuite l'embrasser. Allons chez toi, tu veux ?

- Ca ne presse pas.

- S'il te plaît.

- D'accord.

Gibbs se lève et lui tend la main. Tony accepte volontiers cette aide. Jethro le soutient toujours quand Tony met la clé dans la serrure. Son compagnon lui sourit en la tournant puis encore plus en ouvrant la porte pour les laisser entrer. Jay sait que c'est le seul cadeau qu'il espérait pour son anniversaire..

Une fois dans la chambre, Tony laisse Jethro le déshabiller, prenant du plaisir l'un comme l'autre. Tony aime tant s'abandonner auprès de Jay. Il ne l'a jamais fait avec personne, il est le premier et sera le dernier, Anthony le sait.

Ils s'allongent enfin l'un à côté de l'autre, Jay embrasse Anthony dans le cou, sur le nez, sur cette arcade qui le fait souffrir. Il le fera pour chaque parcelle de ce corps dont il ne parvient jamais à être rassasié... de ce corps et de cette âme surtout. Il continuera aussi sur son buste, ses tétons, son nombril, ... Leurs mains caressant le sexe de l'autre, ils jouiront ensemble en échangeant un ultime baiser.

Enlacés, Anthony lui murmure :

- Joyeux Anniversaire, Jay.

- Merci, Mon Amour.

- C'est la première fois que tu me dis ça.

- Je sais et je suis prêt à le redire.

- Dis le encore.

Et c'est au son répété de ces deux mots que les paupières de Tony papillonnent.

Rien ne t'efface de moi

Ne m'oublie pas

Ne m'oublie pas

Je te vis, je te sais pas coeur

Loin de toi, je n'ai plus d'ailleurs

Partout où que je sois

Il me manque tout puisqu'il me manque toi

Ne m'oublie pas

(Ne m'oublie pas – Roch Voisine)

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J'attends vos commentaires. Etonnez-moi.