J'espère que ce chapitre vous plaira. J'essaye vraiment que tout fonctionne bien. Bonne lecture ...

Chapitre 08.

Délivre-Moi

Même s'il était réveillé, Jethro gardait les yeux fermés, il était si bien. Il sentit le corps de Tony bouger contre le sien, sa respiration changea également. C'était les signes évidents qu'il ne tarderait pas à se réveiller. Jay aimait connaître tout ces petits détails sur Anthony DiNozzo. Il ne tarderait pas à soupirer puis ouvrirait les yeux.

Effectivement, même pas cinq minutes plus tard, Tony soupira alors Jay ouvrit ses yeux pour découvrir le vert des yeux de son amants se lever vers lui.

- Bonjour.

- Buongiorno, dit Tony, en embrassant Jethro.

- Bien dormi ?

- Toujours quand tu es là. On a encore un peu de temps ou il faut y aller ?

- On a encore du temps.

- D'accord, fit Tony, en se lovant contre Gibbs pour ensuite nicher son visage dans le creux de son épaule.

- Ne te rendors pas.

- Ne t'en fais pas. J'ai hâte de les revoir, tu sais.

Ils profitèrent de ces quelques minutes dans les bras l'un de l'autre puis heureux, ils reprirent leurs habitudes : Tony sous la douche en train de chantonner, Gibbs devant la glace en train de se raser.. de se raser et d'admirer son amant par le miroir interposé. Ravi de se retrouver à nouveau ensemble, Tony se prépara une tartine grillée et surtout bien beurrée tandis que Gibbs se faisait du café. Tony fit ensuite croquer sa tartine à Jay avant de l'embrasser en léchant les lèvres de ce dernier. Ils ne parlèrent pas beaucoup, ils savouraient simplement ces moments retrouvés tout en pensant à cette journée au bureau. Ce qu'ils allaient dire l'un et l'autre, ils l'ignoraient encore mais ils savaient qu'ils feraient ce qu'il y avait de mieux...

Comme convenu au téléphone, ils devaient tous se retrouver au labo d'Abby. D'une part pour faire le point sur les résultats de la gothique et d'autre part pour être plus tranquille que dans l'Open Space.

Arrivés devant la cabine, Gibbs et Tony montèrent avec trois autres agents. A l'intérieur de cet espace réduit, ils ne pouvaient qu'être proche ... alors Jethro en profita pour laisser sa main frôler et caresser celle d'Anthony qui sourit légèrement... Encore une habitude de retrouvée. Et ça lui faisait toujours le même effet, un léger picotement qui finissait par parcourir son corps tout entier et il savait que le corps de Gibbs subissait la même chose. Tony en était heureux et profondément ému car en plus, il percevait désormais comme un parfum d'éternité.

Immédiatement les trois agents sortit, Jay prit la main de Tony dans la sienne. Et de son autre main, Gibbs fit comprendre à son amant : «J'ai besoin de toi.» Et Tony le rejoignit et « dit » : Moi aussi. Bien sûr après la sortie de l'ascenseur, personne n'aurait pu dire ce qui avait eu lieu entre les deux hommes.

La lumière naturelle du Labo les accueillit et même si l'endroit différait de la veille, tous étaient là. Abby, Dès que la sonnerie de l'ascenseur avait reteti, Ziva, Ducky et McGee se tenaient au centre du Labo. Inconsciemment ou non, Jenny, elle, se tenait toujours à l'écart mais beaucoup moins éloignée qu'avant.

Tony regarda un instant chacun des ses coéquipiers et vit dans leur regard la raison pour laquelle il ne pourrait jamais pu les laisser. Il devait être complètement perdu pour y avoir pensé une seule seconde. Arrivé à Abby, il sourit, ouvrit ses bras et lui dit :

- Alors, on ne veut pas de son câlin !

Abby lui sourit à son tour et sauta dans les bras de Tony.

- Tu m'as manqué, ma belle.

- J'ai un bouquet pour toi.

- ...

- Tony ?

- Abby, lâche-le. Tu l'étouffes, dit Gibbs, en venant à la rescousse de son amant.

- Oh, je suis dé...

- Chut ! dit Tony avant de l'embrasser sur la joue. Moi aussi, je suis content de te voir et elles sont aussi magnifiques que toi, assura Tony, en désignant le bouquet de roses noires.

- Et nous ! laissa échapper McGee.

- Oh, on est jaloux, Le Bleu ?!

- Pas du tout.

- Allez, avoue, le taquina Tony, faisant sourire les autres.

Tony se tourna vers Gibbs. Il les regardait en souriant lui aussi, puis leurs regards s'accrochèrent l'un à l'autre. Gibbs avait pris sa décision, il était prêt. Il le voulait depuis longtemps mais aujourd'hui était le jour qu'il attendait ou plutôt le jour où il avait enfin compris où était l'essentiel. Tony vit le regard de son amant et comprit ce qu'il avait dans la tête alors il hocha la sienne et il rejoignit son compagnon pour se mettre à ses côtés.

- J'ai ..

- Nous.

- Nous avons quelque chose d'important à vous dire. Tony et moi..., son compagnon lui prit la main ... sommes ensemble depuis un an.

Un silence se fit. Jenny observait le groupe et chose inimaginable, sa meilleure équipe, à tout les points de vue, étaient figée. Depuis un certain temps, Jenny se demandait si Gibbs et DiNozzo étaient plus qu'un duo d'enquêteurs. Elle ne parvenait pas à se décider. Gibbs avait créé cette règle 12 pour se protéger et ancrer encore plus cette image de froideur, même si quand on commençait à le connaitre, on comprenait qu'il était l'être le plus droit et vrai qu'on ait jamais rencontré car la vie pour lui n'a pas de prix. Pour DiNozzo, c'était différent mais tout aussi efficace. Ils étaient tous les deux très doués dans le camouflage. Elle n'avait rien remarqué de flagrant. Tony avait cette attitude de dragueur mais tellement excessive qu'elle ressemblait plus à un mirage. Gibbs était semblable avec DiNozzo qu'avec les autres. Gibbs instaurait un type de relation bien particulière suivant ce dont l'autre avait besoin et DiNozzo avait besoin de se sentir désirer comme l'aurait dit Abby. Pourtant, il y avait quelque chose de différent, de particulier, d'unique entre Gibbs et DiNozzo. Il y avait des regards, des demi-sourires. Gibbs ne pouvait pas toujours les dissimuler.

Elle était surtout étonnée que cela fasse déjà un an. Ils avaient donc franchit le pas avant le décès de l'agent Caitlin Todd... Jen aurait voulu la connaitre, l'attachement que tous gardait à son égard prouvait quel être merveilleux elle devait être. Pourtant, ils avaient accueilli Ziva en lui laissant une place. Une place différente mais une place et Jenny leur en était reconnaissante. Ziva était si importante à ses yeux. Elle avait été tellement heureuse lorsque la demande d'affectation de Ziva était arrivée sur son bureau. Elle se souvenait de leur travail en commun et son arrivée au NCIS n'avait fait que renforcer ses sentiments mais il y avait la règle 12 et cette interdiction de fraternisation implicite entre agents et elle était encore renforcée par son statut de directrice. Mais à son tour, elle comprit que les choses pouvaient changer... Alors Jenny Shepard tourna son regard vers Ziva. sa Ziva...

Et ce fut la voix d'Abby qui tira la directrice Shepard de ses pensées.

- Ouahhh!!! C'est incroyable mais tellement logique pourtant.

La jeune gothique venait de tout résumer en une seule phrase. Elle s'approcha de Gibbs et Tony.

- Je veux tout savoir : Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

McGee ne disait toujours rien mais il s'était rapproché, apparemment intéressé par l'interrogatoire de son amie.

- Pourquoi ? répéta DiNozzo. Parce que je suis irrésistible.

Gibbs amorça alors son geste bien connu de tous en direction de la tête de Tony. Ce dernier se crispa par réflexe mais en fait, le geste de Jethro devint caresse et la main termina son voyage sur son épaule.

- Oui, irrésistible dans tous les sens du terme, termina Gibbs.

McGee et Ducky sourirent tandis qu'Abby s'approchait de Gibbs. Alors qu'elle plantait son regard profond dans celui bleu acier de Gibbs, la main d'Abby s'abattit sur le crane du patron en disant :

- Et tu es parti ! Ne lui refais plus jamais ça. Je t'adore mais ne lui refais plus jamais ça.

- C'est promis, Abby.

Tony s'approcha et ajouta en serrant Abby dans ses bras :

- Merci, Abby, Mon héroïne préférée, prononça Tony, tout en embrassant la tempe de la gothique. Puis, il se tourna vers le reste du groupe et ajouta : Il n'y aura plus de silence et de non-dit entre nous, je vous le promets. Combien de fois n'avons-nous pas voulu vous parler...

- Nous le savons, Anthony, conclut Ducky.

Ziva sentit alors la présence de la directrice à ses côtés puis entendit :

- Je crois que la règle 12 est définitivement abolie.

Elle regarda Ziva qui lui rendit son sourire. Tony et Gibbs étaient libérés et délivrés comme elles désormais.

Flash Back

Dans chaque trait de crayon, Gibbs ressent parfaitement chaque trait de caractère de Kate. En regardant son bureau, il peut même la voir en train de dessiner. Il doit la laisser partir, ne pas l'oublier mais accepter de vivre. Et être heureux... et il sait qui peut le faire car il l'a déjà fait. Mais la question est de savoir s'il veut encore de lui ? Gibbs emporte alors le bloc et sort du NCIS.

Il fait nuit mais Tony coure, cela fait presque une heure. Il a dû se forcer à faire demi-tour. Brad a bien dit qu'il devait se ménager tout en fortifiant ses poumons. Tony pense tous les jours à ce qui pourrait arriver. Les visites ne sont pas encore prévues mais il devra s'y rendre et attendre le pire... Il est parvenu à vivre avec pendant ce temps merveilleux passé avec Gibbs. Seulement à la mort de Kate tout s'est arrêté. Gibbs s'en veut de cette mort et a décidé de tout arrêter et depuis Tony court. Pour tout oublier, pour l'oublier.

- Boss ?

Tony se stoppe au début du perron de son immeuble. Gibbs est assis sur la plus haute marche.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Gibbs demeure toujours immobile et la lumière du perron ne permet pas à Tony de voir le visage de son Boss.

- Tu as essayé d'appeler parce que j'ai mon portable, je connais la règle « Ne jamais être injoignable. »

Puis Tony voit ce qui est posé sur les genoux de son patron.

- C'est celui de Kate.

Tony s'assied à côté de Gibbs et prend délicatement le carnet. Jethro suit simplement les gestes de son agent et finalement, il relève la tête vers Anthony et le voit feuilleter l'album que Kate a fait d'eux. Tony s'attarde sur le croquis qui représente Gibbs.

- Comme elle me manque.

- A moi aussi... Tu me manques, j'ai besoin de toi, Anthony. Je me suis trompé.

Gibbs approche sa main et prend celle de Tony.

- Je n'aurais pas dû te tourner le dos. La douleur .. et la culpabilité.

- Gibbs, tu ne pouvais rien faire. Ari a ...

- Il y a cette culpabilité là mais aussi une autre ...

- Une autre ?

- Oui, soulagé parce qu'il ne t'a pas choisi. J'ai eu honte d'y avoir pensé mais je ne peux pas m'en empêcher... Tu es en moi. Je suis si heureux avec toi. Tu me rends heureux, je voudrais pourvoir faire pareil pour toi.

Tony a les larmes aux yeux. Alors lorsqu'elles s'écoulent le long de son visage, Jethro passe doucement ses doigts sur ses joues et les fait disparaitre.

- Je suis heureux avec toi. Tu m'as délivré, nous sommes liés l'un à l'autre, arrive à dire Tony.

Gibbs se penche alors et l'embrasse.

- On pourrait nous voir, lui dit DiNozzo

- Je veux être avec toi.. Je t'aime.

Tony se blottit contre Gibbs.

- Et puis j'aime quand tu m'appelles Jay.

- Je t'aime aussi, Jay.

Please ! Délivre-moi

Pour que l'Amour nous reprenne

Délivre-moi

Enchaîne ma vie à la tienne

De tes bras

Délivre-moi

Délivre-moi

(Délivre-moi – Roch Voisine)

Voilà.. un petite chapitre, j'espère qu'il vous a plu. J'attends, comme toujours, vos commentaires avec impatience. Merci d'avance.