Auteurs : Sadokamiyu

Disclaimer : Après maintes supplications, demandes polies, demandes moins polies, menaces de mort et bien d'autres choses encore dont je ne peux pas parler ici, l'auteur refuse toujours de m'en lâcher au moins un. C'est la misère…

Couples : un petit MiloXCamus.

Genre : romance, yaoï et aussi mystère (enfin on va essayer).

Résumé : Des meurtres terribles ont lieu dans une station thermale perdue en pleine montagne. Le Pope, témoin de l'un d'entre eux, envoie Milo et Camus enquêter. Mais Milo a d'autres idées en tête…

Note : je pense que je ferais encore 5 ou 6 chapitres pour cette fic. Moins si je manque d'inspiration ou plus si j'ai de bonnes idées. En tous cas, si vous avez des idées de situations, je suis ouverte à toutes suggestion…

Bonne lecture et reviews please !

Les sources thermales

Chapitre 1

-Milo ?

-…

-Milo !

-Hum…

-Oh ! Milo !

-Laisse moi dormir…

-MILO !!!

Milo ouvrit brusquement les yeux. La première chose qu'il vit fut le visage furieux de Camus penché sur lui. Le verseau était écarlate et une grosse veine battait dangereusement sa tempe. Ses sourcils étaient tellement froncés que ses yeux en étaient réduits à deux fentes. Milo lui fit un sourire charmeur et se prit une claque.

-Maieuh !

-T'attends quoi pour descendre de ce putain de bus ? Le déluge ? Ça fait dix minutes que je t'appelle ! On est les derniers ! Le chauffeur aimerait bien partir, histoire de faire son boulot ! Pas comme certain qui préfère dormir au lieu de se bouger un peu le cul ! Tu commences à me prendre la tête ! Lève toi tout de suite !

Le verseau s'arrêta pour reprendre sa respiration. Il se préparait à continuer sa tirade quand une main lui chatouilla les fesses.

-Moi aussi je t'aime, tu sais ? ronronna le scorpion. Même quand tu t'énerves et que tu dis plein de gros mots…

Camus en resta sans voix. Ce ne fut que lorsque la main de Milo glissa sur sa cuisse qu'il réagit :

-Je vais te tuer ! POUSSIERE DE DIAMANT !!!

Milo prit ses jambes à son coup et sortit prestement du bus, rapidement suivit par Camus, ivre de fureur. Le chauffeur leur fit un signe malpoli et les insulta abondamment avant de démarrer en trombe et de quitter les lieux.

Camus respira un grand coup, compta mentalement jusqu'à dix et déclara :

-Nous y voilà.

-Sans blague…

-Milo je vais te…

-Oh ça alors, Camus !

Les deux hommes se retournèrent d'un même mouvement pour découvrir une femme toute souriante. Elle frôlait le mètre 80 et avait une silhouette élancée. Ses cheveux blonds étaient coupés très courts et accentuaient la dureté de son visage. Mais ce fut sur ses yeux que Milo s'attarda. Il y avait quelque chose dans ce regard bleu métallique qui dérangeait le chevalier. Peut-être était-ce cette froideur ou encore l'impression de folie douce qu'ils dégageaient. Il n'en savait rien. En tout cas, il était sûr d'une chose : il n'aimait pas du tout la façon dont elle fixait son ami. Cet air d'adoration…

Camus la toisa froidement.

-Est-ce qu'on ce connaît ?

Elle s'accrocha à son bras. Il se dégagea. Elle fit une mine boudeuse.

-Mais enfin Camus, c'est moi !

-…

-Tu ne me reconnais pas ?

Camus haussa un sourcil et Milo étouffa un petit rire.

-C'est moi, Alison !

-…

Voyant que son ami commençait à redevenir rouge, Milo intervint :

-Nous devons y aller, au revoir !

oOo

-C'était qui cette fille ?

-…

-Camus, je te parle.

Camus poussa un soupir exaspéré.

-Qu'est-ce que j'en sais ?

Les deux chevaliers avaient pris possession de leur chambre. Le verseau avait était furieux d'apprendre qu'ils dormiraient dans la même pièce. Milo entendait encore ses cris : « vous rigolez ou quoi ? Moi dans la même chambre que ce fou… ». Il s'était toutefois calmé quand il avait vu les deux lits. Milo, lui, avait été ravi. Il avait hâte de continuer ce qu'il avait commencé avec Camus une semaine auparavant. Quand il s'était retrouvé dans le même lit que son ami et qu'ils avaient failli sauter le pas. Il s'en était fallut d'un cheveu pour qu'ils couchent ensemble. Mais ils avaient été interrompus et depuis, Camus évitait son compagnon. On allait voir s'il pourrait l'éviter maintenant !

Il fut coupé dans ses réflexions par Camus qui lui annonça d'une voix agressive :

-Il faut aller voir le corps maintenant.

oOo

Les chevaliers retrouvèrent le directeur des sources qui les conduisit sur les lieux du crime.

Il montra l'un des bassins d'un geste théâtral et déclara :

-Voilà !

Milo et Camus le regardèrent d'un air circonspect et le directeur leur répondit par une mimique interrogative.

-Euh, y'a rien, l'informa Milo.

-QUOI ???

oOo

Shion se réveilla en sursaut. Il faisait déjà nuit. Il avait dormi trop longtemps. Soudain, il fut envahit par une sourde panique.

Il sortit en courant de son temple et leva les yeux vers le ciel.

Des yeux d'un bleu nuit fascinant lui apparurent. Une telle douleur s'y reflétait que le Pope faillit éclater en sanglot. L'image s'élargit et il eut la vision d'un homme enchaîné à un mur de pierre. L'homme était nu. Ses cheveux auburn contrastaient avec sa peau parfaitement blanche. Son visage était caché par ses cheveux mais Shion voyait parfaitement bien son corps magnifique couvert de blessures. Shion les identifia rapidement. Ces blessures avaient été faites par un fouet. Un rire diabolique résonna et l'homme redressa la tête.

-Oh mon dieu, Camus…