Auteurs : Sadokamiyu

Disclaimer : Après maintes supplications, demandes polies, demandes moins polies, menaces de mort et bien d'autres choses encore dont je ne peux pas parler ici, l'auteur refuse toujours de m'en lâcher au moins un. C'est la misère…

Couples : un petit MiloXCamus.

Genre : romance, yaoï et aussi mystère (enfin on va essayer).

Résumé : Des meurtres terribles ont lieu dans une station thermale perdue en pleine montagne. Le Pope, témoin de l'un d'entre eux, envoie Milo et Camus enquêter. Mais Milo a d'autres idées en tête…

Bonne lecture et reviews please !

Les sources thermales

Réponses aux reviews :

kitsune8 : Vas savoir pourquoi mais j'adore quand Camus est hystérique… Pour ce qui est de SuperMilo, t'en fais pas, il va venir ! Je suis contente que tu aimes en tout cas !

Yatsuko la Fleur des Enfers : C'est pas Hadès mais le coupable se fera bientôt connaître…

patthy : Merci pour ta gentille review. Bastian est mort et pour Alison… Surprise !

crazybutlovely : C'est vrai que quand Milo est là ça fait toujours un plus… J'espère que la suite te plaira tout autant.

Tenbra : Si tu aimes les larmes, tu risques d'être servie…

Gabrielle ange ou demon : Je crois que tu vas aimer ce chapitre… Ta demande de scène d'action a été exaucée même si pour l'instant ça reste encore gentil !

Chapitre 2.

Camus se prit la tête entre les mains.

-Mais c'est impossible, les cadavres ne disparaissent pas comme ça ! Il doit bien se trouver quelque part…

Milo sortit de la salle de bain et s'adossa au mur de la chambre. Son ami l'inquiétait beaucoup. Quand ils avaient découvert l'absence du corps de la victime, ils avaient entièrement fouillé la station thermale sans aucun succès. Les pensionnèrent s'étaient montrés très coopératif, même un peu trop au goût de Milo pour certain. Il serra les poings au souvenir de cette femme, Alison. Quand ils avaient fouillé sa chambre, elle s'était littéralement scotché à Camus à un point tel qu'il avait fallut que Milo la décolle de son compagnon de force. Elle l'avait alors foudroyé du regard et l'avait insulté devant un directeur très embarrassé et un Camus complètement choqué. Milo, à sa grande fierté, avait réussit à conserver son calme et avait remise l'importune à sa place avec une remarque bien sentie. La femme était alors devenue blême et le directeur s'était interposé en annonçant que la fouille de cette chambre était terminée.

Il donna un léger coup contre le mur. Il détestait cette Alison. Il ne la laisserait pas faire du mal à son Camus. Il ne la laisserait pas détruire ce qu'il avait de plus cher. Il en était là de ses réflexions, quand il entendit un grondement sourd.

-C'est impossible, impossible, impossible…

Le scorpion se rapprocha de son ami et prit place à son côté sur le lit, vêtu en tout et pour tout d'un simple peignoir de bain. Il passa un bras protecteur autour des épaules de Camus et l'attira doucement contre lui. Il entreprit de le bercer et lui murmura des paroles apaisantes. Il continua ainsi jusqu'à ce que son verseau ne se détende et s'endorme. Il l'allongea délicatement et tira sur lui la couverture. Il le regarda dormir, s'imprégnant de son visage parfait, de sa longue chevelure noire aux reflets auburn qui formait des motifs complexes sur l'oreiller à sa bouche délicieusement sensuel.

Il s'allongea à son tour et se blottit contre son compagnon.

oOo

Le pope se décida enfin. Il n'en pouvait plus de ces présages, il ne voulait pas que Camus se fasse torturer. Il fallait à tout prix qu'il le sauve de ce sort cruel. Et pour ça, il ne voyait pas trente-six moyen, sa décision était prise.

oOo

La jeune femme se retourna dans son lit. Elle était tendue. Et pour cause, dès qu'elle fermait les yeux elle le voyait, son visage magnifique, son corps si attirant… Elle le voulait. Oui, elle le voulait à en mourir, elle était prête à tuer pour l'avoir.

Elle quitta silencieusement sa chambre. Elle avait besoin de sang. Elle se dirigea vers les bains dans l'espoir de découvrir ce qui pourrait temporairement l'apaiser. Elle se mit donc en quête de quelqu'un qui lui ressemblait. Elle ne tarda pas à découvrir ce qu'elle cherchait. Oui, cet homme ferait parfaitement l'affaire, elle le sentait.

Il y avait néanmoins un problème, il n'était pas seul. Une jeune femme l'accompagnait. Devant la vue du jeune couple en train de batifoler dans le bain, elle ne put retenir un hoquet de dégout. Comment osait-elle le toucher ainsi ? Il fallait la punir. Elle se précipita sur la jeune femme et lui brisa la nuque. L'homme n'eut pas le temps de hurler qu'elle lui arracha la langue. Elle se reput un instant de son corps pâle, de ses long cheveux sombre tirant sur l'auburn, de son visage si doux et surtout de la terreur dans ses yeux. Elle poussa un rire guttural, un rire qui n'avait pas sa place dans la bouche d'une femme. Elle était en extase ou plutôt son maître était en extase, ce qui au final revenait au même. Elle fut prise d'une soudaine impulsion et arracha le bras du jeune homme. Elle le dégusta sauvagement en se délectant des larmes de sa victime.

L'agonie du jeune homme devait encore durer une bonne heure, dans le silence le plus complet.

oOo

Camus se réveilla. Il faisait encore nuit. Milo n'avait pas fermé les volets et Camus observa la lune. C'était sa lumière qui l'avait réveillé. Ça, puis…

-Milo !

Le chevalier grogna mais resta contre Camus qui devenait de plus en plus gêné. Non mais qu'est-ce qu'il faisait cet imbécile ? Il savait pourtant très bien que le verseau ne voulait pas que leur « relation » ne s'approfondisse. Ils avaient évité le pire au sanctuaire l'autre soir mais tout danger n'était pas écarté. Oh bien sur, la plupart des chevaliers étaient en couple mais Camus était convaincu qu'Athéna devait rester son seul amour s'il voulait continuer de la protéger convenablement. Il ne comprenait pas ses collègues chevalier. Comment pouvaient-ils accomplir leur mission ? Camus, lui, se savait incapable de bien travailler s'il avait un amant. Il savait qu'il ne cesserait de penser à lui. Déjà qu'il pensait beaucoup à une certaine personne sans qu'ils soient amants…

Il repoussa Milo sans ménagement si bien que le scorpion tomba du lit.

-Hey ! cria-t-il.

Camus le toisa froidement.

-C'est de ta faute ! Tu n'avais qu'à pas te coller à moi !

-Chochotte ! C'est pas si grave !

Le verseau se força à rester calme. Il savait que son compagnon n'attendait qu'une chose : qu'il s'énerve.

-Ecoute Milo, je ne veux pas de ça entre nous.

-Mais Camus…

-NON !!!

Milo remonta sur le lit.

-Je…

-J'AI DIT NON !!!

Sur ce, Camus tourna le dos à Milo en espérant que celui-ci le laisse tranquille. Il déchanta bien vite. Il sentit la main son ami glisser le long de son dos. Il frissonna. Milo, à qui ce frisson n'avait pas échappé se rapprocha de Camus jusqu'à le frôler. Camus frissonna de nouveau. Il ne pourrait pas lui résister longtemps si Milo ne s'arrêtait pas, il sentait déjà sa volonté faiblir.

-Je ne suis pas ton ennemi Camus, murmura Milo.

Le maître des glaces ne répondit pas, tout occupé qu'il était à essayer de conserver son sang froid. Ce dont il avait de plus en plus de mal ces derniers temps. Il sentit le souffle chaud de Milo dans sa nuque. Son désir monta d'un cran et il tenta désespérément de cacher à Milo la partie de son anatomie qui s'était mis à vibrer. Ce fut sans compter avec le flair de Milo.

-Je vois que ça ne te déplait pas…

-Pardon ?

-Ton corps est très content que je sois là apparemment.

-Ne parlons pas du tien dans ce cas, cracha t-il.

Milo éclata d'un petit rire sensuel et tourna délicatement la tête de son Camus vers lui.

-Pourquoi résister ?...

-…

C'est vrai ! Pourquoi ? se dit Camus. Maintenant que Milo était contre lui, que sa main lui caressait sensuellement la hanche et que sa bouche frôlait son cou, il ne voyait plus pourquoi il ne s'abandonnait pas. Il se redressa et enleva son tee-shirt sous l'œil attentif du scorpion. Milo caressa son torse, son ventre. Il embrassa tout le haut du corps de Camus le rendant fou de désir si bien qu'il commença à se sentir à l'étroit dans son pantalon. Camus poussa un petit gémissement et Milo lui retira le reste de ses vêtements, profitant de l'occasion pour enlever son peignoir. Il continua d'embrasser et de caresser le corps de son ami et quand il le jugea suffisamment détendu, il introduit un doigt dans son intimité. Le verseau se crispa et Milo lui susurra des paroles apaisantes tout en entament un mouvement de va et vient. Camus se cambra légèrement et le scorpion en profita pour introduire un deuxième doigt. Les gémissements de Camus se firent plus rauques. Il grogna de frustration quand Milo retira ses doigts. Avec beaucoup de douceur, Milo pénétra son amour. Camus cria sous la douleur de ce nouvel assaut. Le scorpion reprit ses mouvements tout doucement, laissant ainsi à Camus le temps de s'habituer à sa présence. Bientôt, Camus l'accompagna et Milo accéléra le rythme. Ce fut comme une sorte de danse. Les corps entrelacés des deux chevaliers formaient un ballet magnifique. Leur plaisir se faisait de plus en plus fort tandis que leur respiration se faisait de plus en plus saccadée. Enfin, ils atteignirent le plaisir suprême et ils s'écroulèrent dans les bras l'un de l'autre.

-Je t'aime Milo, murmura doucement Camus.

-Moi aussi…

oOo

Milo et Camus étaient tranquillement attablés devant leur petit déjeuner quand ils eurent la surprise de voir leur grand pope s'asseoir à leur table. Ils s'inclinèrent.

-Allons relevez-vous, je ne suis pas venu pour…

-KYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Les trois chevaliers se levèrent d'un même mouvement. Camus faillit se faire renverser par une femme de chambre complètement hystérique qui se jeta sur le directeur de l'établissement.

-Oh mon dieu, mon dieu, mon dieu…

-Mais enfin, que se passe t-il mon enfant ? interrogea gentiment le directeur.

La femme éclata en sanglot.

-C'est… c'est terrible…

Tous les regards étaient braqués sur la femme qui réussit à articuler entre deux sanglots :

-Il… il y a eut… un… un nouveau… meurtre…

-OU ? hurla le directeur.

-Dans… le… le troisième… le troisième bassin…

Elle s'effondra tandis que le directeur se ruait vers le bassin en question suivit des chevaliers et d'un groupe de curieux.

Ils arrivèrent rapidement au troisième basin pour découvrir… rien.

Il n'y avait rien, pas de cadavre. Rein ! Enfin rien à part l'étrange couleur de l'eau. Elle était rouge, rouge comme le sang !

-Milo ?

-Oui grand pope ?

-Où est Camus ?

-Que…

Il se retourna et chercha en vain son amant mais rien y fit, il avait disparu !

oOo

Elle éclata de son rire diabolique tout en contemplant l'homme allongée. Enfin elle le tenait. Camus !