Auteurs : Sadokamiyu
Disclaimer : Après maintes supplications, demandes polies, demandes moins polies, menaces de mort et bien d'autres choses encore dont je ne peux pas parler ici, l'auteur refuse toujours de m'en lâcher au moins un. C'est la misère…
Couples : un petit MiloXCamus.
Genre : romance, yaoï et aussi mystère (enfin on va essayer).
Résumé : Des meurtres terribles ont lieu dans une station thermale perdue en pleine montagne. Le Pope, témoin de l'un d'entre eux, envoie Milo et Camus enquêter. Mais Milo a d'autres idées en tête…
Bonne lecture et reviews please !
Les sources thermales
Réponses aux reviews :
Natanaelle, patthy, tembra, Yatsuko la fleur des enfers, gemini 1514 : Merci pour vos reviews, je suis contente que ça vous plaise. Ne vous inquiétez pas pour Camus, je l'aime trop pour abimer son joli corps…
Seveya : Merci pour ta gentille review dans le retour du harem, elle m'a fait très plaisir. Je suis contente que tu aimes et je vais continuer à faire des efforts pour trouver de nombreuses bêtises à écrire (même si des fois ce n'est pas facile). Je vais voir ce que je peux faire pour le lemon mais je ne pense pas que ce soit possible dans cette fic compte tenu de son orientation. Mais si tu aimes le lemon je vais publier une autre fic, Morterune, où il y en aura plein… en attendant j'espère que ce chapitre te plaira !
Phoenix-dou30 : Je suis contente que tu aimes, ça me fait très plaisir. Pour la vision du grand pope, il ne me semble pas avoir parlé d'homme. Si c'est le cas, je me suis trompée, je voulais dire silhouette. Mais, après tout, Alison n'est peut-être pas une fille…
Gabrielle ange ou démon : T'AS PAS INTERET A TOUCHER A MA JAMBE !!! Je dis ça parce que comme je n'ai pas fait de lemon je flippe comme une folle…
Kitsune8 : Merci beaucoup. Moi aussi ça ne me viendrais pas à l'idée de résister à Milo… Mais bon, il fallait bien ça pour l'histoire et puis si Camus cédait tout de suite à Milo ça ne serait pas drôle !
Chapitre 3
-Milo ?
-Oui grand pope ?
-Où est Camus ?
-Que…
Il se retourna et chercha en vain son amant mais rien y fit, il avait disparu !
Elle éclata de son rire diabolique tout en contemplant l'homme allongée. Enfin elle le tenait. Camus !
Camus avait mal au crane. Il se sentait perdu et il avait… Froid ? Impossible ! Il était le maître des glaces ! Comment pouvait-il avoir froid ? Il ne comprenait rien. Il y avait longtemps qu'il avait appris à dominer sa chaleur corporelle pour se protéger du froid. Donc cette sensation ne pouvait venir d'un phénomène naturel. Logiquement, ce froid était provoqué. Mais par quoi ? Il entendit un rire sadique. Cela acheva de le tirer du brouillard. Il ouvrit les yeux. La première chose qu'il vit fut la dalle sur laquelle il reposait. Il était allongé sur un sol de pierre suintant d'humidité et d'une propreté douteuse. Il tourna la tête. La seconde chose qu'il vit fut…
-Alison ?
Elle fixa le chevalier d'un air sadique. Ses yeux d'un bleu glacial semblaient briller d'une lueur de profonde démence. Camus frissonna. Que lui voulait cette femme ? Il ne la connaissait même pas. Il essaya de se relever mais ne parvint pas à bouger autre chose que sa tête. Son corps était lourd, si lourd. Il était écrasé par un cosmos d'une puissance faramineuse. Cette énergie maléfique semblait vouloir épouser le corps du chevalier et l'enfoncer dans la pierre grise.
-Mon Camus, susurra Alison, tu es tellement beau…
Le chevalier fut soudain envahit d'une puissante nausée. Il commençait à comprendre d'où provenait cette lueur de folie dans les yeux de la femme. Elle le voulait. Elle lui fit un sourire charmeur. Il en était sûr cette fois, Alison était amoureuse.
-Je t'ai aimé dès la première fois que je t'ai vu, il y a deux ans.
-Mais… Je ne vous connais pas, protesta t-il faiblement.
Camus était de plus en plus perdu. Il n'avait jamais vu cette femme avant son arrivée aux sources. S'il l'avait rencontrée auparavant, il s'en serait souvenu, un tel regard ne pouvait s'oublier. De plus, jamais il n'avait côtoyé de personne nommée Alison.
-Allons, fais un effort Camus ! Tu ne te souviens pas de moi ?
-Vous êtes malade !
-Silence !
Elle lui envoya son pied dans le ventre. Camus manqua de s'évanouir sous le choc. Il cracha un peu de sang et leva vers son tortionnaire un regard haineux. Elle sourit de nouveau.
-Reste poli ! La grossièreté te va mal !
-…
-Elle va néanmoins très bien avec ton ami. Milo c'est ça ? Mais peut être devrais-je dire ton amant…
Le verseau d'or ne répondit pas. Il se contenta de regarder son ennemi avec mépris. Alison lui flanque un deuxième coup de pied. Il serra les dents pour ne pas crier.
-Ne me regard pas comme ça ! Je saurai te dresser, tu vas voir…
-Vous n'obtiendrez rien de moi !
Alison éclata de rire.
-Oh vraiment ?
-Et puis d'abord qui êtes-vous ? Vous dites me connaître mais je ne vous ai jamais vu !
Elle rigola encore quelques minutes. Quand elle se calma, elle se pencha et embrassa goulument Camus. Il tourna la tête, dégouté. Sa nausée empirait.
Alison fronça les sourcils.
-C'est vrai que tu ne me connais pas sous cette apparence… La dernière fois que l'on s'est vu, je ne possédais pas ce corps là.
-Hein ?
Camus avait du mal à en croire ses oreilles. Son geôlier venait de lui affirmer qu'il l'avait connu avec un autre corps. C'était du délire ! Comment pouvait-on être assez atteint pour proférer des trucs pareils à son prisonnier ? Il fallait soit être complètement aliéné soit… Et si c'était vrai ? Après tout, Camus avait déjà eu affaire à des cas bien plus étrange que celui-là. A ceci près qu'il n'en était pas la victime bien sûr.
-Tu ne te rappelles vraiment pas, soupira l'autre.
-…
-Bien, je vais te rafraîchir la mémoire. Il y a deux ans j'ai essayé de te séduire. J'ai employé tous les moyens, allant même jusqu'à concocter un filtre d'amour. Tu étais pratiquement tombé dans mes bras mais ce Milo de mes deux est intervenu. Il m'a attaqué et nous nous sommes battus. Il a entièrement détruit mon corps mais mon esprit a survécu. Pendant un peu moins de deux ans, j'ai erré de part le monde à ta recherche. C'était tout ce que je pouvais faire, simple esprit que j'étais. Ensuite, cette femme m'est apparue ou plutôt elle m'a appelé au cours d'une séance de spiritisme. Elle était faible et son âme vile et sournoise. Je me suis facilement emparé de son corps et ne sachant pas où tu étais, j'ai décidé de tuer le temps. J'ai tué tout les jeunes hommes qui te ressemblaient ou du moins, ceux que j'ai croisé. Et c'est là que tu es arrivé pour élucider le meurtre du petit Bastian. Au départ, je n'arrivais pas à y croire mais tu es vraiment là, tu n'imagines pas mon bonheur.
Camus cligna des yeux. Il nageait en pleine science-fiction. Une fille, qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, le capturait. Ensuite, cette même fille lui annonçait qu'ils s'étaient déjà rencontrés deux ans auparavant. Et enfin, toujours la même fille lui disait qu'elle avait changé d'apparence suite à la destruction de son corps par Milo. Ridicule. D'autant plus que si quelqu'un avait essayé de lui faire boire un filtre d'amour, il s'en serait souvenu. Cette histoire n'avait aucun sens.
Alison le retourna. Il su retrouva sur le dos. Elle s'assit à califourchon sur le maître des glaces et ronronna :
-Je vais te faire mien Camus…
Elle lui arracha brutalement son haut. Milo, où es-tu ? J'ai besoin de toi…
Paniqués, Milo et le grand pope cherchaient Camus. Ils ne ressentaient plus le cosmos du chevalier. Ils fouillèrent toutes les chambres en vain.
Soudain, Milo sentit comme un appel au secours. Il venait de son amant, il en été persuadé.
Il fit part de son sentiment à son supérieur et tous deux se dirigèrent vers la source de l'appel. Il les conduisit dans le sous-sol de la station, devant une porte en bois épais. Ils entendirent la voix d'une femme.
-Tu es à moi Camus ! A moi ! A moi !
Le chevalier du scorpion défonça la porte et ils s'engouffrèrent dans une petite salle dénuée de meubles.
-Camus ! cria Milo.
Il se rua sur Alison et lui envoya un magistral coup de poing. Elle alla s'écraser contre le mur.
-Garce, je vais te tuer !
Camus versa une larme de soulagement et perdit connaissance.
Shion, quant à lui, fut parcourut d'un grand frisson. Cette femme… Il reconnaissait cette aura. En cet instant, il se sentit écrasé par le poids de ses responsabilités. Il ne pensait pas le revoir ici.
De son temple, Mü perçut la détresse de son ancien maître, sa solitude.
-J'arrive Shion…
Fin du chapitre 3.
Et voilà, j'espère que ça vous à plu ! Je suis désolée d'avoir été si longue à mettre ce chap, je serais plus rapide pour de prochain, disons… deux semaines (même si rien n'est moins sûr !).
Pour les prochains chapitres je pense introduire un nouveau couple. Ça vous tente un petit Shion X Mü ?
Bisous !
