Auteurs : Sadokamiyu
Disclaimer : Après maintes supplications, demandes polies, demandes moins polies, menaces de mort et bien d'autres choses encore dont je ne peux pas parler ici, l'auteur refuse toujours de m'en lâcher au moins un. C'est la misère…
Couples : un petit MiloXCamus.
Genre : romance, yaoï et aussi mystère (enfin on va essayer).
Résumé : Des meurtres terribles ont lieu dans une station thermale perdue en pleine montagne. Le Pope, témoin de l'un d'entre eux, envoie Milo et Camus enquêter. Mais Milo a d'autres idées en tête…
Avertissement: ce chapitre contient une scène d'amour et une scène de meurtre.
Bonne lecture et reviews please !
Les sources thermales
Réponses aux reviews : Avant tout merci à tous ! Vos reviews m'encouragent énormément ! La suite arrivera plus vite que d'habitude (et cette fois c'est vrai !).
Patthy : Merci pour tes encouragements. Pour le Saga/Mü, ce sera pour une autre fic que je suis en train d'écrire…
Kitsune8 : Oui Alison a des idées bien à elle. Le mystère qui l'entoure ne sera pas résolu dans ce chapitre mais j'espère que tu aimeras quand même…
Yatsuko la Fleur des Enfers : Voilà la suite mais si j'ai été un peu longue à la mettre… Le prochain chap' arrivera plus vite !
Phoenix-dou30 : Tu crois vraiment que ce fou a disparu ? En tous cas, merci pour ta review ! Elle m'a faite très plaisir.
Seveya : Merci beaucoup, j'espère que ce chapitre ne te décevra pas !
Itomi : Le Mü/Saga arrivera bientôt mais dans une autre fic. Je suis contente que tu aimes…
Melora : Pour le Shion/Dohko, c'est OK. Alison garde encore tous ses secrets mais on en saura plus bientôt… Je suis ravie que ça te plaise !
Kajia : J'essaierai de faire un Mü/Camus dans une autre fic. Pour le couple Milo/Camus, je ne sais pas pourquoi il plaît tant mais toujours est-il que je l'adore ! C'est sans doute dû au fait que ces 2 personnages ont été mes préférés pendant un moment. Maintenant la liste de mes préférés s'est beaucoup allongée, lol ! Merci pour ta review !
Carol13180 : Merci, je suis contente que l'histoire te plaise !
Chapitre 5Sans un mot, Milo quitta la pièce. Il transporta Camus dans sa chambre. Des larmes de rage coulaient le long de ses joues. Comment avait-il pu être si négligent ? A cause de son incompétence, l'homme qu'il aimait avait failli se faire violer. Il s'en voulait terriblement. Camus ne voudrait sans doute plus le voir après ce qu'il avait subi.
Il entra dans leur chambre et déposa son précieux fardeau sur le lit. Il le regarda un moment. Il était tellement beau, si paisible. Brusquement, Milo déshabilla son amant, il ne lui laissa que son boxer. Le corps de son amour était recouvert de bleus. Il alla chercher une compresse humide ainsi qu'une pommade cicatrisante. Il commença par nettoyer les plaies de Camus puis lui appliqua la pommade. Il ne voulait pas qu'il souffre davantage.
Milo était épuisé. Et il avait besoin d'une douche. Il ne voulait pas laisser Camus seul mais après y avoir longuement réfléchi, il en arriva à la conclusion suivante : il laisserait la porte de la salle de bain ouverte. Comme cela, il pourrait accourir très vite s'il sentait un danger. Cela ne lui plaisait pas beaucoup mais rester à se morfondre en regardant Camus ne l'aiderait pas beaucoup. De plus, il avait fait tout ce qu'il pouvait ; c'est à dire pas grand chose. Il ne pouvait désormais qu'attendre qu'il se réveille.
Il pénétra dans la cabine de douche. Il se plaça sous le jet d'eau qu'il régla à une température moyenne. Il resta longtemps sous l'eau, il ne se rendait plus compte du temps qui défilait. Il ne pensait qu'à Camus, inconscient dans son lit.
Il ne remarqua pas la personne qui pénétra à pas de velours dans la salle de bain. La personne pénétra dans la cabine toujours à l'insu de son occupant.
Milo sursauta. Un corps venait de se coller contre son dos. Il se retourna vivement et baffa avec violence l'intrus qui alla s'écraser contre le mur de la cabine. Milo ne comprit pas immédiatement à qui il avait affaire. Puis, soudain, il réalisa. Il venait de frapper Camus.
-Oh mon dieu ! Camus !
Le verseau se releva péniblement et se massa le crâne. Il s'appuya contre le mur, n'ayant qu'une confiance limitée en son équilibre et sourit à son ami d'un air taquin :
-Et bien, tu m'as l'air nerveux…
Le scorpion se jeta sur lui et le pris dans ses bras. Il le serra fort contre lui et Camus retint un cri de douleur. Il caressa néanmoins la nuque de son compagnon avec tendresse. Pendant ce temps là, Milo ne cessait de s'excuser pour avoir laissé Alison lui faire du mal et pour l'avoir frappé. Il avait cru à une intrusion ennemie. Camus se libéra de son étreinte et prit son visage en coupe. Il déposa doucement ses lèvres sur celle de son chevalier. Il avait besoin de le sentir contre lui, il avait besoin de son amour pour surmonter le choc de ce qu'Alison lui avait fait subir. Il ne voulait plus quitter les bras de Milo. Délicatement, il descendit sa main jusqu'à l'entrejambe de son homologue. Milo ne mit pas longtemps à réagir. Il avait eu des difficultés à se contrôler avec Camus contre lui. Aussi, la délicieuse caresse que lui offrait son ami poussa son désir jusqu'à l'extrême.
Camus sourit en sentant son scorpion se raidir rapidement. Il demanda à Milo de s'asseoir. Il obéit sans discuter. Camus vint se placer au-dessus de lui et s'empala directement sur le sexe tendu de son compagnon. Lequel poussa un cri de surprise tandis que Camus gémissait de douleur. Milo n'en revenait pas, lui qui voulait à tout prix éviter de faire mal à Camus… Ce dernier le rassura et lui donna un baiser fougueux.
Le maître des glaces entama un lent mouvement de va et vient alors que les mains ne Milo caressait tous les endroits du corps de Camus qu'elles pouvaient atteindre. Le mouvement de Camus se fit plus rapide et il s'agrippa à son amant comme si sa vie en dépendait. Leurs gémissements s'entremêlaient pour former une mélodie douce et érotique. Désormais, Milo accompagnait Camus et leurs ébats devinrent plus une danse sensuelle qu'une simple relation sexuelle. Leurs corps se mouvaient en un rythme connu d'eux seuls et se complétaient de manière parfaite. Leur plaisir augmenta jusqu'à son paroxysme et ils jouirent simultanément dans un gémissement plus rauque que les précédents.
oOo
Pendant ce temps là, Shion avait téléphoné au Sanctuaire. La voix basse du chevalier d'or de la Balance lui avait répondu. Le Pope avait alors sentit des frissons le long de sa colonne vertébrale. La voix de Dohko lui faisait toujours cet effet, comme si on déversait sur son corps du miel. Il avait une voix grave, caressante qui rendait l'atlante quasiment fou. Il se contrôla tant bien que mal, de toutes façons, Dohko ignorait tout de ses sentiments. Et il ne le saurait jamais. Shion avait trop honte, ses agissements lors de la guerre contre Hadès lui faisait honte. Il se sentait atrocement coupable, en particulier vis à vis du chevalier. Il lui expliqua donc la situation d'une voix plate.
Il eut un petit silence à l'autre bout de la ligne. Dohko réfléchissait. Il finit par demander des nouvelles des trois chevaliers présents aux sources. Shion le rassura du mieux qu'il put. Il ne savait pas vraiment comment se sentaient Milo et surtout Camus. Il avait toutefois sentit, ou du moins cru sentir, leur cosmos se mêler. Mais cela avait été tellement bref qu'il ne pouvait l'affirmer.
Mü entra dans sa chambre pendant qu'il discutait avec Dohko. Le voyant, son maître mit le haut-parleur pour qu'il entende la conversation. Le chevalier de la Balance interrogea Shion quant qui il souhaitait voir venir en renfort. L'atlante questionna son élève du regard. Ce dernier haussa les épaule.
-Envoie qui tu veux.
Il y eut un autre silence. Enfin, Dohko annonça qu'il viendrait en personne avec Shaka. Le chevalier de la vierge étant l'homme le plus proche de Dieu, il était très sensible au monde spirituel. Il saurait reconnaître Alison ou quel que soit son nom.
Shion et son disciple pâlirent au même moment. Le Pope donna son accord d'une voix tremblante et s'écroula dans un fauteuil après avoir raccroché. Mü fit de même de son côté. Dohko avait dit qu'ils seraient à la station thermale le lendemain matin à la première heure. Le Bélier se prit la tête entre les mains. Il ne voulait pas revoir Shaka, pas après ce qu'il lui avait fait. C'était en parti pour cette raison qu'il était venu rejoindre son maître. Il allait passer une très mauvaise nuit, c'était une évidence.
oOo
Juliette quitta son Roméo avec regrets. Mais il devait retourner travailler et quittait la station thermale le soir même. Elle ne partirait que le lendemain. Elle eut une dernière pensée pour son cher époux et décida d'aller prendre un bain de minuit. Enfin, minuit était largement dépassée mais elle avait vraiment envie de se baigner, de profiter une dernière fois de la magnifique source. Elle n'en avait pas eu tellement l'occasion avec Roméo. Ils avaient passé un week-end en amoureux loin de la ville, de son bruit et surtout du boulot de son mari. Elle arriva enfin au niveau du bain. Doucement, elle pénétra dans l'eau. Elle poussa un soupir de contentement. La température de l'eau était délicieusement brûlante. Lentement, elle s'assit sur le bord du bassin et ferma les yeux.
Une ombre se glissa derrière la jeune fille. Elle frissonna. Une sorte d'aura malfaisante venait troubler sa quiétude. Elle ouvrit les yeux et regarda de tous les côtés. Elle ne vit rien. Comment aurait-elle pu ? Il faisait noir, seule la lumière de la lune apportait une touche de clarté. L'astre illuminait le bassin. Des reflets argentés parcouraient la surface de l'eau. Juliette se détendit, elle avait sans doute rêvé. Elle était tendue ces derniers temps, surtout depuis qu'elle savait. Elle avait essayé de le dire à Roméo, elle voulait lui en parler mais elle n'y arrivait pas. Elle ignorait comment il réagirait en apprenant la nouvelle.
Elle sourit. Elle espérait de tout son cœur qu'il serait aussi heureux qu'elle l'avait été en le découvrant. Cela faisait des semaines qu'elle avait un doute. Ses périodes mensuelles n'arrivaient plus et elle avait d'étranges désirs. De plus, son dos la faisait souffrir et de violentes nausées la prenaient parfois. Elle avait donc pris rendez-vous chez son médecin qui lui avait fortement conseillé de consulter un gynécologue. Trois autres semaines s'étaient passées avant qu'elle ne trouve le temps de se déplacer chez le gynéco. Il avait confirmé les soupçons du docteur. Elle était enceinte. Elle l'avait appris juste avant de venir aux sources.
L'aura malfaisante revint. Elle se retourna violemment. Cette fois, elle en était sûre, il avait quelqu'un derrière elle. Une boule se forma dans son ventre. Une migraine atroce l'envahit, rapidement amplifiée par la vague d'angoisse qui montait en elle.
L'ombre la saisit à la gorge. Elle voulut hurler mais la pression que lui infligeait son tortionnaire l'en empêcha. L'homme, car c'était bien un homme la détailla. Elle avait un corps fin et musclé. Son visage aux traits fins était encadré par de magnifiques cheveux auburn. Le seul problème, c'était ses yeux. L'homme voyait parfaitement bien dans la nuit. Ce n'était pas bon pour Juliette car la couleur de ses yeux attisa la colère de son agresseur. Ils étaient superbes, mais malheuresement pour elle, ils étaient verts. Ils n'étaient pas de cette couleur bleu nuit que l'homme affectionnait tant. Il poussa un cri de rage. Cette garce… Comment pouvait-elle lui faire un coup pareil ? Il ne lui demandait pourtant pas grand chose ! Il voulait juste qu'elle lui ressemble. Déjà qu'elle était une fille… Elle aurait au moins pu avoir le bon goût d'avoir les mêmes yeux que son Camus. Enfin, son Camus… C'était plutôt le Camus de Milo. Aaah Milo… Il détestait cet homme. Il le détestait autant qu'il aimait Camus.
Juliette essaya de crier de nouveau. Cela eut le dont d'agacer l'homme. Il serra un peu plus son cou. Le visage de la femme devint violet. Elle se mit à suffoquer. Ses regards angoissés le rendaient malade. Ce n'était pas le regard qu'il cherchait, ce n'était pas le regard de Camus, ce n'était pas le regard de son amour.
Elle paniquait, elle ne voulait pas mourir. La lune éclaira brièvement le visage de l'autre. Elle le reconnut instantanément. Sauf ses yeux qui lançaient des éclairs. Ils étaient devenus bleu acier.
Il desserra quelque peu son étreinte. Il lui fit un sourire purement sadique.
-Roméo, murmura t-elle.
Elle ne put en dire plus. Son agresseur lui avait attrapé violemment les cheveux. Elle se retrouva sous l'eau avant de réaliser ce qui lui arrivait. Le manque d'air se fit vite sentir. La sensation était encore plus violente que lorsqu'il lui avait serré la gorge. La pression de l'eau sur son visage était insupportable. Une terrible nausée l'envahit. Sa poitrine se comprima. Elle devenait claustrophobe. L'espace de resserrait autour d'elle. Une masse s'abattait sur son corps à mesure que la pression de l'eau se faisait plus lourde. De l'eau s'engouffra dans ses poumons. Elle versa une larme. Lentement, les ténèbres l'entourèrent. Elle sombra dans l'inconscience. L'homme la laissa sous l'eau jusqu'à ce que son cœur cesse de battre. Elle mourut en silence, sans que personne ne s'en rende compte.
Roméo la retira de l'eau. Il regarda son corps inanimé s'affaler lourdement sur le sol. Elle avait encore les yeux ouverts. Son expression s'était figée en un mélange de terreur et d'absolue tristesse. Ses yeux… Même morte cette femme continuait de le narguer. Même morte, elle continuait de lui montrer qu'elle n'était pas Camus, que Camus appartenait à un autre homme, qu'il lui avait échappé. Déjà lors de sa dernière tentative, Milo s'était interposé et avait avertit Shion. Tous les deux, ils l'avaient combattu, ils lui avaient arraché Camus alors que celui-ci n'était plus en état de lui résister. Il avait tant souffert. Ils l'avaient traqué à mort et avaient détruit son corps, sa fierté. Et maintenant, le cœur de Camus appartenait à Milo. Un souvenir remonta. Avant, quand il avait réussi à le kidnapper et que les deux autres continuaient à le chercher, c'était le nom de Milo que Camus avait prononcé dans son sommeil. Il avait appelé cette saleté de scorpion dans son sommeil ! Alors que lui l'entourait d'affection, il lui avait préféré ce crâneur.
Puis, ils les avaient retrouvés. Ils avaient suivi l'appel de camus et étaient remontés jusqu'à sa planque. Et là, il avait connu sa plus cruelle désillusion. Il s'était battu pour le garder et Camus avait pleuré, mais pas pour lui. Il avait pleuré quand Milo avait été blessé. En plus, ce n'était qu'une égratignure. Il lui avait planté un tout petit pieu dans la cuisse, rien de grave ! Mais Camus ne l'avait pas vu du même œil et, enchaîné au lit, il avait versé des larmes lorsque le sang de Milo avait commencé à coulé. Ensuite, Shion avait fait irruption dans la pièce. Immédiatement il l'avait attaqué. Pendant qu'il était sonné, il avait détaché Camus et l'avait emporté loin de lui, le laissant seul sans celui qu'il considérait comme sa moitié.
Mais il n'était pas le seul à considérer le chevalier comme son âme sœur. Ainsi, en voulant poursuivre Shion, il s'était heurté à Milo sous le regard de Shion. Apparemment, son écharde ne lui avait pas fait beaucoup d'effet. Il lui avait lancé un regard assassin. Le chevalier n'avait pas l'air de très bonne humeur. Il avait levé son doigt et une lueur rouge s'était abattu sur son corps. Le kidnappeur avait hurlé sous le coup de la lancinante douleur qui l'avait traversée.
Quatorze autres piqûres avaient suivi la première. Et il s'était écroulé. Son corps avait volé en éclat.
Il poussa un autre cri de rage et, de ses doigts, arracha les yeux de sa victime. Il les jeta sur le cadavre avec colère et jura de se venger.
