Chapitre 5 : Tout s'accélère

Quelques semaines plus tard

Hermione était à son école, Drago errait dans tout l'appartement, désœuvré. Sur le coup de treize heures, on frappa contre la fenêtre du salon. Il alla voir. Une chouette transportant une lettre, battait des ailes derrière les carreaux. Il ouvrit la vitre, et saisit la missive.

C'était un parchemin, portant le sceau de l'école qu'il voulait intégrer ! Le cœur battant, il déroula le parchemin : il était accepté !! Hermione serait si contente quand elle l'apprendrait !!

IL commençait les cours la semaine suivante, on lui avait donné la liste du matériel qu'il devait se procurer. Cette nouvelle serait un bonne occasion de parler à Hermione, depuis quelques semaines (depuis le fameux soir en fait) ils s'adressaient la parole le moins possible. C'était comme s'ils avaient peur d'eux-mêmes, de leurs réactions.

Le soir, lorsqu'il annonça la nouvelle à sa colocataire, Hermione fut sincèrement heureuse pour lui. Elle lui proposa de l'aider à trouver ses fournitures.

Puis, elle lui dit :

- J'ai quelque chose à te dire… Katie et Ron se marient… et nous sommes invités, tous les deux. Ron ne sait pas qui tu es, car Katie ne te connaît que sous le nom de Tom Felton. Elle ne connaît pas tes anciens rapports avec nous. Alors tu as le choix : soit tu acceptes de venir, auquel cas je préviens Ron, soit tu ne préfères pas, et il ne saura pas ta véritable identité.

- Je vais réfléchir, merci de me prévenir. Quand aura lieu le mariage ?

- Dans deux mois… Bien, si nous fêtions ton acceptation ? J'ai vraiment besoin de me changer les idées. Voyons nous allons manger… -Hermione sortit sa baguette magique- … du foie gras avec du Jurançon. Tu verras ça se marie très bien. Ce vin est fruité, moelleux.

Elle lui servit un verre, s'en versa un, et ils burent à la reprise des études de Drago. Toute la soirée se passa ainsi dans cette ambiance chaleureuse. Pourtant, à un moment, Hermione frissonna, Drago alluma donc un grand feu dans la cheminée, d'un coup de baguette. Petit à petit, les joues de la jeune femme rosirent, ses yeux brillèrent. Dans la demie pénombre, que seul éloignait le feu de l'âtre, elle était sublimement belle. Drago avait envie de la prendre dans ses bras, de la bercer, de l'y garder jusqu'à la fin des temps.

Cette attirance était réciproque, sans se quitter des yeux –leurs yeux étaient plongés dans ceux de l'autre, retenus par une force comme magnétique – ils se retrouvèrent dans la chaleur du feu, enlacés. Leurs lèvres se cherchèrent, se trouvèrent.

Tout fut d'une douceur délicieuse.