Date : Mai 2007

Résumé du chapitre précédant : Remus a, poussé par Lily, envoyé une lettre à Sirius le jour de la Saint Valentin, il craint donc sa réaction. Celui-ci à d'ailleurs une attitude des plus bizarre avec lui…

Fin du chapitre précédant : Quelques minutes plus tard, ils descendirent tous les deux, Lupin en avait des crampes d'estomac, il savait que dans moins d'une heure, dès l'arrivée du courrier, un grand changement allait s'opérer.

Chapitre : le deuxième sur les trois prévus

Personnages importants : Sirius/Remus bien sûr, un James légèrement aveugle et une Lily des plus maligne…

Rappel : l'histoire se passe du temps des maraudeurs, lors de leur septième année.

Merci aux reviewers, ils m'ont bien motivé !

Bonne lecture !

Chapitre 2

Quand tout le monde est aveugle sauf une jeune rouquine

James, Lily et Queudver étaient installés depuis près d'une demi heure, James s'empiffrant de brioches sous l'œil exaspéré de Lily, qui se demandait où il pouvait bien mettre tout cela, lorsque les deux retardataires arrivèrent enfin. Ou plutôt lorsque Remus entra comme une fusée dans la grande salle, suivit quelques pats plus loin de Sirius qui abordait son expression « j'ai fais une bêtise et je le sais » Sous l'œil étonné de James, le loup garou s'assit violemment sur sa chaise. Il était complètement décoiffé, ses cheveux partaient dans tous les sens et ses yeux brillaient tels la foudre une nuit d'orage, signe d'une des très rares mais très forte colère du jeune loup garou.

Les trois spectateurs étaient stupéfaits de l'attitude de leur ami, lui, si discret et introverti, n'avait pas pour habitude de montrer de la sorte ses émotions. Bien que Sirius arrive quelques fois à le faire sortir de ses gonds avec ces blagues débiles qui n'amusaient que lui, James et leurs groupies (Lily et Remus n'en faisant pas parti).

Lily finit par trouver le courage de lui demander ce qui c'était passé et ce que leur ami avait pu encore inventer pour l'énerver de la sorte. Le jeune garçon explosa alors, Sirius abordant sa tête de chien battu.

- Ce qu'il m'a fait ! Tout d'abord, j'ai du patienter un quart d'heure que monsieur ait finit de se préparer, de se coiffer et de s'habiller (Sirius avait toujours été des plus coquet) avant de pouvoir accéder à la salle de bain mais en plus, il s'est amusé à m'enfermer dedans et à ne se rendre compte qu'il ne m'avait oublié que dix minutes plus tard, tu parles d'un ami.

- Je suis désolé Remus, mais il fallait que je fasse quelques choses et j'en ai profité.

Un silence enveloppa alors les cinq amis, venaient ils de rêver ou bien Sirius Black, la terreur de l'école maintenant que James s'était assagit, s'était excusé pour l'une de ses blagues. Remus tourna alors son regard vers les yeux nuit, près à répliquer mais, face à cette expression implorante, il ne fut pas capable de résister bien longtemps. Il se retourna, lâchant un soupir exaspéré qui fut couvert par le brouhaha formé par les battements d'ails de tous les oiseaux de Griffondor. Les lettres arrivaient et avec elles l'espérance de Remus serait déçue ou confirmée.

Bientôt, un petit tas se forma près de la plupart des élèves. En effet, rares étaient ceux qui n'envoyaient qu'une seule déclaration. La plupart en envoyait quatre ou cinq, afin de recevoir au moins une réponse et de ne pas paraître mal auprès des copains ou des copines. Ce qui formait un nombre considérable de lettres.

Enfin les hiboux repartirent et chacun commença à compter ses lettres. Opération plus courte pour certains comme Queudver qui n'en avait que quatre (Sirius fit remarquer que c'était un nombre raisonnable pour rat) que pour d'autre comme Sirius qui abandonna bien vite l'idée et s'aida de la magie. Le nez en l'air, il remarqua alors que Dumbledore lui-même avait reçu quelque enveloppe et se demanda avec dégoût quels pervers pourraient s'être enticher d'un vieillard comme lui. Peut être McGonagall qui sait ? Non, ce serait plutôt du genre de Severus. D'ailleurs, combien de lettres, cette horreur pouvait bien avoir reçue. Enfin, mise à part les 60 lettres parlantes et chantant : « J'aiiiiiiiime tes cheveux gras, les caresser c'est bon pour les mains, même si je dois me les laver après parce que je salis tout…. » que lui même lui avait envoyé.

Bientôt, la plupart des élèves eurent achevé leur compte. Sirius remarqua avec inquiétude que Remus avait une trentaine d'enveloppe, qui avait bien pu oser envoyer des mots d'amour à SON Remus. Lily atteignait quant à elle la cinquantaine tout comme son petit ami. Ils avaient reçu bien moins de lettres que d'habitudes, leur prétendants étant découragés par le fait qu'ils sortaient ensemble depuis près de cinq mois maintenant. Quant au jeune Black, son conteur s'élevait à plus de 150. Laissant pour plus tard la lecture de toutes ses lettres, ce dernier se leva de table, emportant plusieurs brioches, cachées dans sa robe.

James fronça les sourcils. Son ami n'était pas dans son état habituel, tout d'abord, il y avait son comportement de ce matin, ses excuses inattendues et voilà maintenant qu'il sautait un repas ! Cela ne lui ressemblait vraiment pas. D'accord, depuis quelques temps ils s'étaient légèrement éloignés et il n'était plus capable de deviner tout ce que pensait son ami, depuis qu'il sortait avec Lily en fait, mais après tout, quoi de plus normal de rester avec sa petite amie. Il ne pouvait pas lui reprocher cela. Et il ne lui rapprochait d'ailleurs pas ouvertement. Mais Sirius était son meilleur ami, celui avec lequel il avait vécu ses premières mésaventures, celui avec lequel il partageait autrefois tout ce qui lui passait par la tête. Après tant de temps passé ensembles, ils étaient à présent séparés par un fossé, chacun sur le bord d'une rive, vivant ses propres aventures, sans l'autre. Cela lui faisait mal, il n'avait pas envie de le perdre. Mais plus le temps passait et plus ce fossé se creusait. Lily s'entendait pourtant bien avec eux, en fait, elle s'entendait surtout avec Remus. Mais quoi de plus normal n'était elle pas à l'origine la meilleure amie de Remus, celle avec qui se dernier passait des heures entières à la bibliothèque ?

James se souvenait très bien de ses premiers regards pour Lily.

Dès la première année, il avait su que cette fille était spéciale. Il l'avait rencontré alors qu'il était parti à la recherche de Lupin, poussé par un Sirius exécrable qui voulait savoir avec qui il passait son temps quand il n'était pas avec lui. Cette réaction de jalousie pure avait d'ailleurs étonné le jeune Griffondor mais Patmol était son meilleur ami alors il avait cédé.

Ils avaient lancé un sortilège pour suivre le jeune loup garou et s'était caché sous la cape d'invisibilité de James. Qu'elle n'avait pas été leur surprise lorsqu'il l'avait retrouvé à la bibliothèque avec une « rouquine de première année » comme avait grommelé Sirius. Et ils avaient espionné, il n'en était pas fier, mais comment pouvait on qualifier le fait de rester caché sous une cape à écouter la conversation entre deux personnes assises tranquillement à une table, malgré ce qu'en disait le jeune Black, c'était de l'espionnage.

« Alors Remus, peux tu me dire pourquoi tu viens toujours là plutôt que de réviser dans la salle commune ?

Les deux adolescents discutaient tranquillement, comme on discute avec son confident, avec un ami.

-Je pourrai te poser la même question Lily…

La jeune fille, après avoir gracieusement placée une mèche de cheveux derrière son oreille s'était expliquée d'un ton calme.

- Très simple, j'aurai du mal à réviser alors que la principale activité des filles de ma chambre consiste à me mener la vie dure…

Remus soupira longuement, il la plaignait vraiment, cela ne devait vraiment pas être drôle de ne pouvoir discuter qu'avec lui, surtout qu'il n'était pas un des garçons les plus joyeux et dynamiques de l'école…

- Je ne comprends pas pourquoi elles se comportent ainsi avec toi. Que leur as-tu fait ?

- Oh, elles ont leurs raisons, tout d'abord, elles ne supportent pas le fait que je ne trouve pas James Potter parfait, je sais que c'est un de tes amis mais les blagues qu'il commet avec Sirius ne me font pas rire du tout. Imagine toi à la place de Severus ! Il ne leur a rien fait en plus. Il est juste différent et eux ils s'amusent à le torturer. Depuis que je leur ai dit ce que j'en pensais, toutes les filles sont persuadées que je suis tombée sous le charme de Severus, juste parce que je ne supporte pas ces blagues humiliantes que l'on lui fait subir. Alors elles m'embêtent. Il suffit qu'elles me voient réviser pour qu'elles s'amusent à effacer mes parchemins, à faire voler mes livres, à me cacher mes plumes. C'est insupportable ! Au moins ici je suis tranquille ! Mais revenons en à toi, je n'aime pas voir ce regard de pitié que tu as pour moi ! Pourquoi viens tu ici ?

Sirius et James se sentaient tous les deux un peu bête, cachés derrière, ils ne s'étaient jamais imaginés à la place de Severus, c'était au dessus de leur capacité de réflexion lorsqu'il voyait le serpentard aux cheveux graisseux, c'est sûr que cela ne devait pas du tout être drôle ! Cette fille avait raison. James lui était de plus en colère. Comment des filles pouvaient elles être si cruelle avec cette Lily, elle avait pourtant l'air très gentille. De toute façon, si Remus était ami avec elle, cela ne pouvait que montrer que c'était une personne des plus intéressantes. Et puis ces reflets rouges dans ces cheveux étaient des plus attirants, et ce visage si mignon, sans le savoir, James était en train de fondre pour elle.

Après quelques secondes d'hésitation, Remus reprit la parole et les deux garçons écoutèrent avec attention ce que leur ami pouvait bien leur reprocher.

- J'adore Sirius et James vois tu, ce sont vraiment des amis comme je n'ai jamais osé en rêver. Mais, niveau travail scolaire, ils ne sont pas très assidus. Avec eux, on ne s'ennuit jamais mais on a jamais de calme non plus. Et puis, je t'apprécie beaucoup tu sais, tu es une des rares filles qui me comprenne. Les autres ne me parlent que pour me poser des questions sur Sirius et James.

Un sourire naquit sur leur deux visages.

- Tu sais Remus, tu es mon seul ami ici.

- Ne t'inquiète pas, tu t'en fera certainement d'autres. Attend que tout le monde connaisse ton niveau de poursuiveuse en Quidditch et tu seras la princesse des Griffondor ! Mais bon, ce n'est pas tout mais j'ai cette punition à faire…

- Toi une punition ? Qu'as-tu fait Remus ?

Le jeune garçon chercha une porte de sortie, on aurait dit un petit garçon craignant de se faire disputer par sa maman.

- J'ai un peu dérivé en cour de sortilège, en fait, on faisait un concours de magie avec Sirius et j'ai fait explosé le pupitre qu'on devait transformer en tabouret…

Et bientôt les deux adolescents partirent dans un grand éclat de rire.

Sirius avait bien sûr fait une grosse crise de jalousie, il ne supportait pas la jeune fille, d'ailleurs, il se mit comme par hasard à faire tous ses devoirs avec Remus et Lily, il les surveillait, James en était persuadé. Mais il ne se préoccupait pas alors du pourquoi de cette attitude étrange, il était bien trop occupé à tenter de séduire Lily. Et cela avait duré près de sept ans. Jusqu'à ce qu'elle cède et que le trio des maraudeurs (Peter n'étant que la cinquième roue du carrosse) se sépare peu à peu. Mais maintenant, avec le recul, il trouvait cette réaction des plus étranges. Est-ce que par hasard Sirius… non, c'était impossible, totalement impossible ! Quoi que, si c'était le cas, à tous les coups Lily était au courent, c'est vrai que son attitude à elle avait changé, elle avait passé pas mal de temps avec les deux garçons ces derniers jours, mais jamais avec les deux en même temps…

Le seul à pouvoir être au courent des raisons de cette attitude des plus étrange était donc Remus, à présent penché sur ses lettres car il savait que si sa petite amie ne lui avait rien dit avant, elle ne cracherait pas le morceau comme ça.

Lorsqu'il fit par de ses inquiétudes à ses deux compagnons, ce dernier parut légèrement troublé mais Lily se contenta de sourire. Cette attitude, un jour de saint valentin n'était pas si mystérieuse. Décidément, que ces trois garçons pouvaient être bornés quand ils s'y mettaient ! Entre les deux amoureux et le copain qui en sept ans n'a rien remarqué, elle avait gagné le gros lot. Elle décida donc de les mettre discrètement sur la voix.

- Mais voyons, il a sûrement écrit une lettre à la personne qu'il aime et il craint sa réponse vous ne croyez pas ?

- Je ne pense pas, cela ne lui ressemble pas, répondit James, il nous aurait certainement mis au courant.

Mais Remus pâlit. En effet, l'hypothèse de Lily était des plus probables. James avait eu, sans s'en rendre vraiment compte, ce genre d'attitude lorsqu'il attendait la réponse de sa future petite amie. Il savait que cela arriverait un jour où l'autre, que Sirius tomberait amoureux et qu'il se retrouverait seul, après James, Sirius allait à son tour le laisser peu à peu tomber, sans même s'en rendre compte. Mais au fond, il avait toujours espéré être l'heureux élu. Il avait cru, parfois, deviner une étincelle dans les yeux de son ami lorsqu'ils étaient seuls, inconsciemment, il avait espéré que les manières très tactiles de son ami lui étaient destinées. Et petit à petit, il avait espéré, et hier, il lui avait écrit une lettre. De plus, ce qui ajoutait encore à sa douleur était le silence que Sirius avait fait sur cet amour. Il aurait tellement aimé être au courant et pouvoir avoir au moins une place dans le cœur du jeune Black, ne serais ce qu'en ami. Non seulement il venait de perdre tout espoir de réponse positive mais en plus, il avait perdu l'illusion d'être son confident.

- Je me demande bien à qui il a bien pu écrire demanda à haute voix la jeune Griffondor, fixant Remus de son regard émeraude.

- Mais Lily, arrête de raconter n'importe quoi, je ne pense pas que Sirius soit capable d'éprouver un sentiment aussi complexe que l'amour.

Lily soupira : qu'il pouvait être fatiguant des fois !

- A parce que toi tu es beaucoup plus mature peut être ? Je te rappelle qu'avant que nous sortions ensemble, toute l'école pensait cela de toi et pourtant, nous avons bien réussi.

- Mais Lily, ce n'était pas pareil !

- ah oui et pourquoi cela ?

Alors que le jeune couple continuait de se chamailler afin de savoir si oui ou non Sirius était capable d'aimer quelqu'un tout en passant encore son temps à faire des blagues peu malines, que Queudver continuait de s'empiffrer de bacon, Remus regarda ses lettres, tentant de devenir de qui elles pouvaient provenir. Il reconnu certaines écritures de filles de sa classe mais très peu. Mais, au bout d'une dizaine d'enveloppes, il crut perdre conscience. Ce n'était pas possible, cette écriture si brouillon, presque illisible. Il la connaissait très bien, après six ans passé tous les jours à le regarder copier ses cours, il était à présent largement capable de reconnaître l'écriture de celui qu'il aimait, Patmol, autrement connu sous le nom de Sirius Black. Ainsi donc Lily avait raison, il s'en doutait, mais que la lettre lui soit destinée à lui ! Jamais ô grand jamais il ne l'aurait ne serait ce qu'espéré. Enfin si au fond de lui il l'espérait bien, mais c'était du domaine du rêve, du fantasme.

Sans réfléchir, il quitta la table, n'emportant que cette lettre qu'il serrait dans sa paume et laissant toutes les autres. Il n'entendit pas les appels étonnés de James et Lily, il ne sentit pas le regard de ses camarades qui ne l'avaient jamais vu si déstabilisé à part peu être six ans auparavant, lorsqu'il avait quitté la salle commune en pleur, ayant appris la mort de sa mère. Mais, il n'avait pas l'air triste, au contraire, il avait même l'air heureux, plus heureux que jamais.

Lorsqu'il eu enfin trouvé un coin tranquille, Remus ouvrit avec mille précautions l'enveloppe si inespérée et trouva alors une feuille de parchemin classique où l'écriture plus soignée que d'habitude (bah oui il a fait des efforts) de Sirius s'étendait.

« Remus,

Tu dois être stupéfait de trouver parmi les mots que tes admiratrices t'ont envoyés, celui d'un admirateur et qui plus est de ton meilleur ami. Mais voilà, je ne peux plus mentir à tout le monde, surtout plus à toi. J'ai mis bien longtemps pour me l'avouer mais le fait est là, je suis amoureux de toi. C'est bizarre n'est ce pas. Au début, j'ai espéré que cela n'était qu'une forte amitié, mais je sais maintenant que c'est faux. Je rêve de toi, je pense à toi à chaque moment et je cherche toujours à être près de toi. Peut être vas-tu trouver cela dégoûtant, peut être vas-tu faire semblant de ne rien savoir. Je sais que notre amitié est à un tournant. Demain elle n'existera peut être plus si tu décides de me fuir (mais ne t'inquiète pas je te laisserait tranquille si c'est ta décision) peut être deviendra t elle hypocrite, chacun sachant que je désire autre chose ou bien… non, je n'ose espérer que tu choisisses d'accepter mon amour et de donner suite à cette lettre. Je ne pense pas que je serais capable d'affronter ton regard au cas où tu refuses cet amour. Alors je te dis adieu mon ami, à moins que mes espérances, les encouragements de certaines personnes deviennent réalité et accomplissent mon rêve. Si tu le désires, retrouves moi à la cabane hurlante.

J'espère tant te revoir mon cœur, j'espère tant. Sinon je te dis adieu et je m'excuse d'avoir trahi ta confiance.

Sirius

Ps : C'est cela que j'étais parti faire lorsque je t'ai enfermé dans la salle de bain, poster cette lettre.

Remus resta quelques instants devant ce morceau de papier. Venait il de rêver ou bien Sirius partageait il ses sentiments ? Sans réfléchir, il se dirigea en courant vers la cabane hurlante.

A suivre

Pitite review ? (regard de chien battu emprunté à Sirius)

Plus qu'un chapitre et c'est la fin.

A moins que…

Peut être

Un jour

Ou l'autre

Je continue avec un petit épilogue

Peut être demain

Qui sait ?

Peut être moi

Peut être pas moi

Cela dépend certainement…

De beaucoup de choses…