Date : Juillet 2007
Fin du chapitre précédant : Remus resta quelques instants devant ce morceau de papier. Venait il de rêver ou bien Sirius partageait il ses sentiments ? Sans réfléchir, il se dirigea en courant vers la cabane hurlante.
Chapitre : le troisième et donc le dernier (bien que je pense à écrire un épilogue)
Rappel : l'histoire se passe du temps des maraudeurs, lors de leur septième année.
Bonne lecture !
Chapitre 3 :
Quand tout semble bien finir pour les deux tourteraux
Remus n'avait jamais couru aussi vite de sa vie. Il ne pouvait plus attendre, plus réfléchir, sans qu'il ne puisse rien y faire et d'ailleurs il ne le souhaitait pas, il se ruait vers le saule Cognard, sous les regards étonnés des élèves qu'il croisait. Il ne réalisait pas vraiment encore ce qui se passait, tout ce qu'il savait c'était que Sirius, l'être qu'il aimait le plus au monde partageait ses sentiments et l'attendait, dans la crainte d'une réponse négative. Il voulait le rassurer, le serrer contre lui et lui crier la force de ses sentiments. Il se moquait des regards, des cris d'étonnement et du fait que tout le monde chercherait à savoir ce qui avait pu déstabiliser ainsi le calme Remus Lupin.
Après quelques minutes de course effrénée, il atteignit enfin l'arbre que les autres élèves évitaient, cet arbre si dangereux.
Cet arbre qui représentait tant de choses pour lui.
C'est ici que son amitié avec les autres maraudeurs avait été testé et renforcé. Jamais il n'aurait cru pouvoir un jour partager son secret avec quelqu'un d'autre que Dumbledore dans cette école. Bien sûr, il s'entendait très bien avec Sirius et James, mais les loups garou avaient toujours été rejetés et ce n'était pas prêt de changer… Et puis, qui voudrait être ami avec un hybride qui un soir de pleine lune, pouvait transformer votre vie en cauchemar ou pire, vous tuer ?
Il leur avait donc menti le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'il découvre, à force d'espionnage, la vérité. Et à son grand étonnement, ils n'avaient rien dit, mis à part Peter qui avait eu l'air effrayé, les deux autres ne semblant y accorder une grande importance, ils s'étaient contentés de le disputer et de lui reprocher de ne pas leur avoir dit la vérité. C'est ce soir là, que Remus avait tant redouté, imaginant qu'il signifierait la fin de cette amitié qui lui était si chère qu'ils avaient fait leur pacte de loyauté, tous les quatre, scellant leur destin à jamais s'étaient ils promis.
Comme il l'avait fait tant de fois, il ramassa un petit bâton et appuya sur le tronc avant de s'engouffrer dans le tunnel menant vers la cabane hurlante. Combien de fois avait il pu l'emprunter, il se souvint avec un sourire qu'il se cognait autrefois la tête contre le plafond, qu'il trébuchait sur le sol inégal, à présent, il connaissait par cœur toutes les irrégularités du chemin et aurait pu le suivre les yeux fermés. Il utilisa cependant un sort de lumière « lumos » en effet, ce n'était vraiment pas le moment de se blesser. Il tremblait de tout son être lorsqu'il poussa la porte de sortie. Il pénétra dans la vieille maison. Tout était aussi poussiéreux que d'habitude, tout aussi abîmé. On pouvait discerner ça et là dans traces de morsures sur les meubles, traces qu'il avait lui-même causées lors de ses premières années. En effet, avec Sirius et James à ses côtés, il était bien moins violent et même s'il restait un loup garou, une partie de lui résistait à l'animal ce qui le rendait bien moins violent et beaucoup plus calme.
Personne n'était présent dans cette pièce. Un doute assailli soudain le jeune Griffondor, suivant aussitôt d'un long frisson qui lui parcoura la colonne vertébrale.
- Et si ce n'était qu'une blague.
Après tout, cela n'aurait pas été si étonnant que cela de la part de Sirius. Même s'il n'avait auparavant jamais joué avec les sentiments de personne mais après tout, comment aurait il pu être au courent que Remus lui-même éprouvait quelque chose pour lui. Il n'aurait pas fait délibérément cette blague s'il avait compris la manière dont il pensait toujours à lui, dont il rêvait même de lui mais ce n'était pas le cas.
Le jeune loup garou faillit quitter cette maison en courant, submergé par le désespoir et la déception. C'est à cet instant qu'il entendit des pats dans l'escalier. Il se trouva alors face à une silhouette qu'il connaissait bien… Sirius Black lui faisait face, plus beau que jamais, abordant un sourire des plus doux et tenant entre ses doigts un morceau de papier que Remus ne mis pas longtemps à reconnaître puisqu'il s'agissait de la lettre qu'il lui avait écrite la veille.
Il rougit légèrement.
- Pourvu que ce ne soit pas une blague marmonna t il
Cette pensée bien que totalement injustifiée commençait à l'obséder…
Sirius s'approcha de lui, lentement et gracieusement, comme toujours...
- Ainsi donc tu es venu.
Ses doigts effleurèrent sa joue avec une douceur divine, sa voix était plus grave que d'habitude : il ne plaisantait pas. Lupin en fut bien entendu soulagé mais le stress l'envahi : serait il à la hauteur de cet amour ? Après tout, que pouvait il bien lui apporté lui qui n'était qu'un pauvre loup garou. Un deuxième frisson le parcouru.
- Remus, je t'aime vraiment.
Le jeune homme hésita et affronta alors le regard de son compagnon, toujours la même franchise, cette manière si honnête et directe de crier ses sentiments, décidément Sirius ne changerait jamais. Il décela alors dans les yeux nuits du jeune Black une infinie douceur mais aussi de la peur et un peu d'espoir. Sirius n'osait plus bouger. Il ne voulait pas brusquer son ami et même s'ils avaient le même âge, Remus avait toujours été celui qu'il protégeait, il ne voulait surtout pas lui faire de mal. Rassemblant tout le courage dont il était capable Lupin voulu parler mais il n'y arriva pas. Le regard de Sirius, la proximité si intime et nouvelle de leur deux corps ainsi que le stress engendré par une telle situation, à un tel moment, le paralysait.
- Allez que diable tu es un griffondor Remus, il faut que tu lui dises qu'il ne s'est pas trompé, il t'a déjà dit qu'il t'aimait, que risque tu ?
Comprenant qu'il n'arriverait jamais à le lui dire, le griffondor n'hésita plus et en guise de réponse, il posa ses lèvres contre celles du jeune Black, geste qui étonna ce dernier qui se rendit bien compte du courage que son ami avait du rassembler pour y parvenir… Leur premier baiser fut dune douceur sans nul autre pareil, chacun savourant le contact des lèvres de l'autre sur les siennes, ces lèvres qu'ils avaient tous les deux si ardemment désirés pendant de longues années alors qu'elles étaient à leur porté. Chacun espérant que cet instant ne s'éteindrait jamais. A regret, Sirius se retira tendrement, il voulait le voir, il voulait serrer contre lui son compagnon. Ses yeux se posèrent sur les pupilles dorées du loup garou, ils restèrent longtemps ainsi, à se regarder sans parler, sans briser cet instant exceptionnel par une chose aussi futile que des mots. Sirius entoura alors le jeune garçon de ses bras, dans une étreinte protectrice et rassurante. Lupin posa sa tête contre l'épaule de son amour, soupirant de bien être et de bonheur. Sirius commença alors à parler et Remus savoura le son de sa voix, si douce et tendre.
- J'ai vraiment eu peur que tu me rejettes mon amour, j'ai eu tellement peur que tu me rejettes. Je craignait ta réaction, c'est pour cela que je ne me suis dévoilé qu'aujourd'hui, mais depuis la première année je t'aime. Bien sur, je ne l'ai pas compris tout de suite, mais peu à peu, j'ai remarqué que je te considérais d'une manière différente de James d'une manière plus protectrice et plus tendre aussi. J'étais tellement jaloux de ses filles à qui tu n'adressais que des banalités, je voulais te posséder pour moi seul, que tu ne me quittes jamais et que nous ne fassions plus qu'un. Mais j'avais peur de te l'avouer.
Il sanglotait presque. Evacuant tout le stress crée par l'attente de la réponse de l'être qu'il tenait à présent serré contre son corps. Ce dernier releva alors la tête et avec un de ces sourires qui faisaient fondre Sirius il se contenta de dire.
- Pareil pour moi.
Chacun plongea encore son regard dans celui de l'autre et bientôt ils s'embrassèrent de nouveau. Cette le baiser fut moins timide et bientôt leur langue commencèrent une danse enivrante. Les heures passèrent et ils restèrent dans cette pièce, allongés l'un près de l'autre, s'embrassant, se murmurant des mots doux. Seul la présence de l'autre suffisait à les réconforter. La lune apparut peu à peu à travers la fenêtre unique de la pièce, les étoiles suvirent.
- Je crois qu'il vaudrait mieux que l'on ne tarde pas plus non ?
Sirius grommela, enfouissant sa tête contre l'épaule de son aimé, cachant son visage dans la chevelure d'or de son amour.
- Tu sens bon.
- Sirius, je ne plaisante pas, nous risquons d'avoir des ennuis si nous ne sommes pas dans le dortoir, déjà que nous avons séchés toute la journée.
- Oui c'est vrai, mais tu sais, le jour de la saint valentin il y a toujours beaucoup d'absents. J'imagine que James n'est pas allé en cour non plus.
- Cela m'étonnerait fortement de Lily, elle est sérieuse.
- Oui, presque aussi sérieuse que toi et pourtant tu es resté avec moi.
Remus rougit face à cette remarque pleine de vérité. Sirius lui pris la main.
- Q'est ce que l'on fait devant les autres ?
- Nous pouvons le dire à James et Lily je pense, ils seront heureux pour nous. Mais les autres… mieux vaut ne rien leur dire. De toute manière, le plus important c'est que l'on soit ensemble non ?
- Oui, ensemble, nous vaincrons tous les préjugés du monde n'est ce pas mon petit loup garou ?
- Oui, ensemble. Répondit Remus, amusé par cet élan d'éloquence de son ami.
Un dernier baiser et les deux garçons se dirigèrent mains dans la main vers le château, illuminé par le croissant de lune et les étoiles et près à affronter le regard de leurs amis, de leurs ennemis et des anonymes qui devineraient la nature véritable de leur relation. Mais ensemble, ils ne craignaient plus rien.
Personne ou presque ne découvrit jamais leur secret, James et Lily furent les seuls mis au courent et leur réaction fut des plus joyeuses, même si James fut un peu étonné... Mais il fut aussi rassuré : au moins ni Lupin ni Sirius ne lui volerait jamais Lily.
Les années passèrent et ils restèrent ensemble, jusqu'à ce que le destin, le deuil et le doute qui le suivit ne détruise tout cela.
Non, leur histoire ne finit pas bien, une première séparation déchirante et pleine de souffrance les frappa puis une deuxième, définitive celle-ci…
Mais leur amour demeura dans le cœur de celui qui vivait toujours.
Et qui sait ? Peut être un jour, la mort les rapprochera elle ? De manière définitive.
Fin
Cela fait drôle de voir le mot fin sur cette fic, je m'y était attachée à cette fiction moi
Sinon, comme c'est le dernier chapitre, n'oubliez pas les reviews sur la fic en général
Un épilogue viendra mais pour cela, il faut me laisser le temps
