Chapitre 3
«N'oublies pas que tu dois m'aider pour le devoir de potion, Dragouneeeet.
- Blaise, je te jure si tu oses ne serait-ce que murmurer cet idiotie encore une fois, j'accrocherai ta tête dans ma chambre. Hum oui, ça rendrait parfaitement bien avec …
- Ola, tu dérailles vieux, je ne sais pas ce qu'elle t'a fait Pansy mais…»
Blaise Zabini, un élève de Serpentard et une des rares personnes à être appréciée par Drago, s'interrompit en voyant Malefoy sortir sa baguette. Ce dernier lui lança un regard noir et grimpa les escaliers vers sa Salle Commune sous le rire gras de son ami. Il se laissa mollement tomber sur son lit et soupira bruyamment. L'après-midi avait été longue, très longue. Il avait tout d'abord passé une heure avec Zabini dans le parc, puis était parti faire un tour dans le château à la recherche de quelques retenues à donner. Et, pour finir, il avait passé les quelques dernières heures dans l'immense baignoire de la salle de bain des préfets, improvisant une sieste.
Bref, l'ennui total quoi.
Après avoir posé sa baguette sur sa table de chevet, Drago ramena ses mains sur son ventre et ferma les yeux. Dans trois semaines se déroulerait le bal de Noël. Encore une des idioties de ce vieux fou de Dumbledore, pensa-t-il en grimaçant. Heureusement, ce n'était pas lui qui devait se charger de cette si pénible tâche. En effet, c'était un Poufsouffle, dont il avait oublié le nom, et le castor à ressort qui, grâce à leur statut de préfets en chef, avaient eu l'honneur de s'occuper de la préparation du bal. Il sourit en pensant à Granger qui devait être stressée pour un rien. Miss Je-sais-tout avait peur de ne pas être à la hauteur…
Il se redressa, prit son sac sur ses genoux, et se posa contre le mur froid. Tout à l'heure, en cherchant un morceau de parchemin dans son sac, il avait cru voir un livre qui ne lui appartenait pas. Mais, pressé, il n'y avait pas fait attention. Et maintenant, il voulait vérifier. Il ouvrit sa sacoche à l'aide d'un sort et regarda à l'intérieur. Effectivement se trouvait un livre qui lui était étranger.
Sans vraiment savoir pourquoi, il sortit précautionneusement l'ouvrage. Il souffla dessus pour enlever le mince filet de poussière qui s'y trouvait, et lu le titre. «Journal de Nevane Stips» Quelqu'un avait donc insérer sans qu'il s'en rende compte – ce qui relevait de l'impossible – un journal intime dans son sac. Ok. Et pour quoi faire?
La porte du dortoir s'ouvrit lentement, laissant passer un peu de lumière. Drago leva la tête pour voir l'intrus. Dans la pénombre de la pièce, il ne distinguait pas grand-chose, mais, à son grand effroi, il reconnu le parfum du nouvel arrivant. Il paniqua une seconde, se ressaisit rapidement et, après avoir caché silencieusement le livre sous les draps, fit mine de dormir. Soit ses talents d'acteurs étaient partis aux oubliettes, soit cette personne était décidée à parler au jeune Malefoy.
«Qu'elle soit maudite, qu'elle soit maudite» pestait-il intérieurement. Il émit un faux ronflement. La personne resta immobile quelques instants, puis sortit nonchalamment une baguette. Elle murmura une incantation et la baguette émit une vive lueur, éclairant lugubrement la pièce.
« Drago…
- Parkinson »
