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III - Aveu

Lorsque la mer commença à prendre des vagues reflets ocres dûs aux tout premiers rayons du

soleil, le prince Zuko étira ses bras et frotta ses yeux fatigués d'un revers de manche.

Encore une nuit blanche. Une nuit à éviter le cauchemard qui l'assaillait dès qu'il relachait son attention et qu'il s'assoupissait n'aurait-ce était que durant une fraction de seconde. Zuko leva les yeux et porta son regard ambré vers le soleil levant.

Une journée qui s'annoncerait bien. Car il ne permettrait plus que les choses aillent de travers. Tout irait parfaitement bien. Il avait l'avatar, et bientôt la place qui lui était dûe au sein de la famille Royale. Rien ne pourrait gâcher sa victoire...

Il retourna dans sa chambre, tandis que des hommes de main commencaient déjà à s'affairer sur le pont du bateau, puis se passa de l'eau sur le visage afin de se maintenir eveillé. Cet étrange rêve ne le lâchait plus depuis deux nuits consécutives.

Que faire? Il n'avait jamais eut de troubles du sommeil, si on ne comptait pas evidemment les nombreuses fois où il se reveillait en sursaut après avoir revécu avec horreur le jour où son père l'avait marqué à tout jamais... Devait-il aller voir Iroh? Sa sagesse saurait sans doute l'éclairer, mais...

Inutile de s'en faire de tout manière. Il leur restait encore une bonne semaine avant de regagner les terres de sa nation. D'ici là les choses s'arangeraient.

Zuko sortit de ses quartiers et descendit pensivement dans la calle où se trouvait l'avatar. Il devait une nouvelle fois lui administrer la drogue afin de le garder hors d'état de nuire. Précaution nécessaire. Le prince prit la clef qui ne quittait jamais sa poche et la tourna dans la serrure.

La porte s'ouvrit dans un grincement désagréable de gonds, et ses yeux se posèrent sur le jeune adolescent assit en tailleur. Voilà trois jours qu'il ne mangeait plus : ses joues s'étaient sensiblement creusées.

-Bonjours, avatar » Le salua sobrement Zuko.

Aang releva la tête et grinça des dents en lui jetant un regard féroce. Zuko eut une brusque réminiscence de la vision de sa captivité. Il soupira.

-Tu dois manger. » Dit Zuko en le fixant dans les yeux. « Sinon tu vas mourir. »

Puis il ajouta pour la forme:

- Et je n'aimerais vraiment pas repartir à la recherche de ta nouvelle réincarnation. Allez, Mange. »

-Je ne mangerai pas la nourriture de l'assassin de mes amis. » Fit Aang en lui jetant un regard lourd et déterminé.

Zuko planta ses yeux d'or dans leurs homologues bleus. Les yeux habituellement si vif et si plein d'entrain étaient à présent durs et méfiants. Zuko sentit un noeud dans son estomac. C'est vrai qu'il avait été cruel avec l'enfant, après tout il n'avait pas à reporter sur l'avatar la haine qu'il avait envers tout ceux qui l'avaient trahis : Aang n'était qu'un passe pour son pays, ca n'avait rien de personnel après tout...

-J'ai mentit. Je ne les ai pas tué. Ils sont toujours en vie. Le bison aussi. »

-Vrai? » S'illumina Aang en se levant précipitemment, le visage radieux. « Tu ne les as pas tués c'est vrai? C'est vrai, dis c'est vrai? »

Zuko regarda le garçon qui venait de changer d'humeur aussi brusquement que le vent de cap.

-Oui, c'est vrai, tes amis sont vivants et je ne suis pas leur assassin. » Promis le prince du feu. « Alors ne te laisse pas mourir, et mange. »

-Hmm... » Réflechit Aang en jetant un regard retors à Zuko.

Zuko se tourna vers lui et percut le regard du plus jeune. Il haussa un sourcil, l'enfant avait quelque chose derrière la tête.

-Je mangerais si tu me dis pourquoi tu ne dors plus. » Décreta Aang en se levant, les bras croisés et essquissant un leger sourire.

-Non, pas question! » Refusa catégoriquement Zuko en balayant l'air d'un geste vif de la main. « Sache que je dors très bien, et quand bien même ce ne sont pas tes affaires! »

-Très bien, alors pourquoi tu as des cernes a en tomber par terre? » Fit Aang en s'approchant du prince Zuko, une expression moqueuse.

-Ca ne te regarde pas, avatar... » Siffla Zuko qui était à présent nez à nez avec Aang qui arborait un air à la fois curieux et goguenard.

-Parfait, alors je vais me laisser mourir de faim pace que, comme tu dis, c'est hyper facile pour moi de me réincarner... Ah ouais c'est quoi déjà àprès? Oh maître de la terre, cool j'ai déjà hâte d'y être! »

Zuko leva le yeux en signe de capitulation. Ah les gosses et leur caprices... agacant.

-Alors? Pourquoi tu ne dors plus? » Demanda avec curiosité Aang de toute ouïe.

-Parce que... Je fais des cauchemards. » Lâcha le prince en tentant de masquer sa gène.

Aussitôt, Aang laissa tomber son air amusé et une expression grave se peignit sur son jeune visage. La tension piqua brusquement en flèche dans la pièce exigüe.

-A propos de moi? » Fit Aang sur un ton qui tenait plus de l'affirmation que celui de la question. « Hm, tu n'as pas la conscience tranquille... »

Zuko ouvrit la bouche pour répliquer mais Aang le devança:

-Tu as l'air préoccupé. »

Zuko soupira et planta son regard dans les yeux du dernier maitre du vent.

-Ecoute, avatar.. »

-Aang » Le corrigea machinalement son vis-àvis. « Et n'essaye pas de TE convaincre du contraire... En fait, tu sais parfaitement que même si tu me livres à ton père, tu ne retrouvras pas ton honneur. »

-NON! » Cria Zuko « C'est faux! C'est vrai que j'ai tout perdu: mon honneur, mon pays, ma famille... Mais dorenavant tout cela appartiendra au domaine des souvenirs. »

-Vraiment? » Rétorqua Aang sans broncher devant Zuko qui serrait les poings, tremblant de rage. « Arrête de tenter de te rassurer... »

Zuko allait cingler une réplique, quand soudain, la porte de la cellule s'ouvrit à la volée. Un garde affolé entra dans la pièce et fit d'une voix rapide:

-Prince Zuko! Montez! Nous avons des ennuis! »

Pour qu'un garde ose déranger impunement le prince, il fallait que ca soit grave. Zuko marmonna un juron et sans un regard de plus, sortit à grande enjambées pour suivre le soldat qui s'était déjà élancé au dehors.

Aang haussa un sourcil et tendit le cou. Plus personne ne semblait prêter attention à lui. Il laissa passer une minute et percut le bruit d'une explosion bruyante sur le pont du bâteau. Qu'est ce qu'ils fichaient tous en haut?

-Ohooo? Ya quelqu'un? » tenta Aang en tirant sur la maudite chaîne qui le retenait solidement bloqué à la coque.

Explosions, cris et bruits en tout genre se succedaient en haut : un combat semblait faire rage sur le pont. Aang n'avait pas pour but suprème dans la vie de finir tué par des malades, aussi il se mit à tirer comme un dément sur sa chaîne.

Evidemment, les mailles de métal n'étaient pas le moins du monde impressionnées par les vains efforts, quand soudain Aang fut prit d'une subite inspiration. Avec cet altercation innatendue, Zuko avait oublié de le droguer... Peut-être que...

Il se vida de ses émotions, et se concentra sur ses poumons, comme lui avait appris les moines depuis son plus jeune âge. Aang inspira profondemment et souffla brusquement sur l'attache de la chaine.

Le bois se fendit autour de l'attache et Aang, bien que la chaîne pendante toujours autour de son poignet gauche, quitta la pièce qu'il avait appris à haïr. Arrivé dans le couloir, Aang tendit l'oreille. Il cherchait la sortie. Les bruits du combat l'y meneraient bien. Il tourna à sa gauche et courut jusqu'à l'escalier en face de lui. Il leva les yeux et vit, après de jours passé à la lueur d'une bougie, l'éblouissante lumière du soleil.

Aang monta les marches quatre à quatre et passa la tête au dessus de la trappe qui menait dans les soutes. Sur le pont, le prince Zuko et son oncle Iroh se démenaient contre leurs assaillants. Etrange : tous des soldats du feu.

Aang vit le bateau à côté de celui de Zuko et comprit ce qui se passait quand il vit l'amiral Zhao.

Ils étaient venu le voler.

Aang n'aurait su dire si c'était le fait qu'il soit considérer comme une espèce de marchandise ou le fait qu'une personne arnaque de la sorte une autre qui le mit le plus en colère, quand brusquement, il vit le commandant Zhao lancer un puissant souffle de feu sur le prince,qui tomba à la renverse pour le coup.

-Vous ne pouvez gagner, Zuko. » Fit Zhao d'une voix triomphante, un pied sur son corps en signe de victoire. « Vous autres, allez me trouver l'avatar! »

-Je suis là! » S'exclama Aang, provocateur, en faisant un signe de la main.

Zhao fit volte face et s'appreta à lui porter une attaque de flammes, mais avant même que son geste fut amorcé, Aang lui avait envoyé un souffle d'air si puissant que l'amiral se retrouva projeté par dessus bord. Il tomba directement dans la mer.

Aussitôt, tout les soldats entrèrent en action contre lui, et une situation aussi étrange qu'improbable commenca sur le pont du bateau : Zuko, Iroh et Aang combattaient ensemble contre des soldats du feu, dont le chef barbotait avec les poissons.

Iroh et Zuko semblaient parfaitement sinchronisés dans leurs assauts tandis que Aang sautait avec une souplesse et une agilité dont aucun des guerriers ne disposaient, lancant des attaque de vents destructrices sur les assaillants. Il reconnut même plusieurs d'entre eux qui avait été, à l'origine, sous l'ordre de Zuko, et qui, maintenant, avait retournés leur veste au commandement de Zhao.

Ses gestes se trouvaient genés par la chaîne toujours lâchement accrochée à son poignet, et il décida d'en finir au plus vite.

-Derrière moi! »S'écria Aang à l'intention de Iroh et son neveu qui lui obéirent sans protestation.

Aang leva ses mains dans un geste habile et mesuré, accompagnant une vague grandissante qui se formait au rymthe de son mouvement. Il abaissa brusquement son geste, et comme pour suivre ses mains, la vague se précipita sur les soldats, éteignant leur feu et les poussant à rejoindre leur amiral.

Aang étira ses doigts sur la mer, et instantanement, tous les hommes se retrouvèrent prisonnier d'un glacier, tout comme le bateau du commandant Zhao à présent figé dans la glace.

-Il faut partir, maintenant. » Fit Aang d'une voix autoritaire en se tournant vers Iroh et Zuko. « La glace finira par fondre. »

Iroh aquiesca et répondit:

-Je vais voir combien de nos machinistes nous sont restés. Merci de votre inestimable aide, avatar Aang. »

Aang se tourna ensuite vers Zuko qui le regarda droit dans les yeux, le visage impassible.

-Pourquoi nous as-tu aidé? » Demanda Zuko au plus jeune.

Aang le regarda un instant puis porta son regard sur les hommes du feu prisonniers de la glace s'élognaient progressivement. Est ce qu'il le savait lui même ?

-Tu n'as pas tué mes amis, je suis certain tu as quelque chose de bon au fond de toi. Tu me fais penser à cet ami que j'ai eut il y a longtemps, et qui comme toi était un fils du Feu. »Répondit doucement Aang. « Il faut que tu comprennes que tu fais fausse route. »

Puis il tourna le yeux pour les planter dans le regard de son interlocuteur:

-La Nation du Feu t'a trahi. »

Zuko resta impassible, sans prononcer le moindre mot.

-Comment puis-je régler ma dette envers toi? » Demanda simplement Zuko au bout d'une minute, les yeux toujours tournés vers la mer.

-Hein? »

-J'ai désormais une dette envers toi. Comment puis-je la solder? »

Aang cligna des yeux, sourit, et bien que conscient de l'importance de ce qu'il aller lui demander, le sollicita:

-Enseigne-moi la maîtrise du feu. »

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