Comme d'habitude je ne saurais assez remercier tous les reviewers !
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VI – Epilogue
-Tu n'es pas concentré, Aang... » Fit Zuko, l'oeil critique devant l'enchaînement de son élève.
Aang se crispa et grinça des dents.
-Et tu es crispé... » Ajouta le prince constatant avec amusement l'impatience grandissante du plus jeune.
-Y a pas assez d'action! » Se plaignit Aang qui, pour la dixième fois consécutive, exécutait les trois premières séries du Ka no kata en laissant son professeur toujours insatisfait. « J'en ai marre. »
-De l'action. » Répéta Zuko tandis qu'un sourire dont Aang aurait dû s'inquiéter se peignait sur son visage.
En moins d'une fraction de seconde, Zuko placa deux doigts devant ses lèvres et cracha une vague de flammes qui se précipita sur l'avatar. Aang, prit de surprise, fit aussitôt naître un tourbillon sphérique de vent qui dispersa le feu autour de lui sans l'atteindre.
-Qu'est ce que je disais... » Commenta Zuko d'un ton léger en faisant quelque pas vers la petite rivière qui glougloutait derrière eux.. « Tu n'es pas concentré. Le vent reste ton élement premier... Mais là, c'est du Feu qu'il s'agit. Un véritable maître du feu riposte par le feu. »
Sans prévenir, il se retourna brusquement et une nouvelle déferlante de flammes s'abatit sur Aang qui poussa un cri de surprise. Néanmoins, il laissa glisser le feu sur lui comme le lui avait son professeur, et passa à l'offensive.
Zuko aquiesca d'un signe de tête approbateur, appréciant la puissance considérable du brasier que déclancha le plus jeune, et évita sans peine cette attaque. Aang fronça les sourcils : Zuko avait toujours tellement de facilité à ignorer ses assauts que s'en était rageant.
-Ne t'énerve pas Aang, sinon je vais encore gagner... » Sourit faiblement Zuko.
Aang reprit son souffle. Sa maîtrise du feu était encore bien en deçà de la sienne. Ils savaient parfaitement tous deux qu'un jour, Aang, en tant qu'Avatar, dépasserait sans aucun doute la maîtrise du prince, mais pour le moment, Zuko était incontestablement le meilleur des deux.
Aang contre-attaqua sous la nouvelle tempête de flammes qui s'abattit sur lui. Il était certain que Zuko faisait toujours attention et qu'il n'y avait pas de danger réel, mais parfois il n'osait se demander ce qui se passerait s'il était plus lent d'une seule seconde.
Aang jeta un rapide coup d'oeil circulaire. S'il partait sufisamment sur la droite, il pourrait lui tendre un piège et se rabattre par l'arrière. Ca pourrait peut-être marcher.
Aang courut et mis son plan en action. Plan qui ne portât pas ses fruits, car Zuko se retourna vivement, et balayant sèchemment les jambes de son adversaire, celui-ci se retrouva sur dos, complètement à la merci de l'autre qui pointait à présent deux doigts juste sous sa gorge. Perdu.
Zuko esquissa un léger sourire mi-victorieux mi-amusé.
-...Bats-toi, avatar. »
Aang grimaça. Zuko venait de l'appeler « avatar ». L'avatar n'était-il pas le maître des quatres élements? Alors autant s'en servir...
Toujours sous l'emprise de Zuko, Aang éleva ses deux mains d'un geste parfaitement symétrique, et aussitôt mue par cet ordre gestuel, une colone de terre de plusieurs mètres de haut s'éleva juste sous les pieds de Zuko. Celui-ci fut déséquilibré un instant, mais au moment de tomber, il se redressa et parvint à se rétablir avec un équilibre digne d'un félin aguerri.
Sans attendre, le prince souffla vers le responsable, ne laissant le temps à Aang que d'utiliser à nouveau une tornade miniature pour disperser tant bien que mal la vague de flamme qui se prolongea une bonne vingtaine de secondes.
Chancelant, le regard du plus jeune tomba soudainement sur la petite rivière qui descendait d'amont en aval à quelque mètres d'eux.
Aang fléchit un genoux et incitant de par ses mains l'eau à venir à lui, il propulsa vers Zuko un véritable torrent qui ne manqua pas d'éteindre immédiatement le feu logeant au creux de ses poings.
-Zuko: 1; Aang: 1 ! » Fanfaronna Aang enchanté. « Match nul! »
Aang se tourna vers le prince et se mit à rire:
-On dirait un petit chien mouillé qui vient de passer sous la pluie! » Rit Aang devant un Zuko trempé qui semblait avoir piqué une tête dans un lac tout habillé.
-Un... un chien!? » S'étrangla le prince.
Conservant sa dignité royale, il poussa une exclamation de défaite solennelle et généra un courant chaud qui dégaga un nuage de vapeur avant de le laisser parfaitement sec.
-Bien. Exercices respiratoires à présent. » Ordonna Zuko.
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Iroh posa sa pièce sur le plateau nouvellement acheté de Pai Sho et Katara assise en face de lui poussa une exclamation de ravissement:
-Oh c'est splendide! »
-Certains l'apellent le coup du Lion! » Expliqua sagement Iroh à la jeune fille. « C'est ma botte secrète! »
Aussi étrange que cela pusse paraître, Katara s'était révelée être une passionée tout aussi fervente que Iroh en matière de Pai Sho. Cela c'était avéré plutôt ennuyeux pour les trois autres qui passaient désormais des soirées entières à entendre des débat longs, complexes et ennuyeux au sujet de tactiques tel que le « dragon blanc », « l'attaque du bambou », et caetera.
-C'était une très belle partie! » Déclara Iroh alors qu'il achevait d'expliquer avec de nombreux détails la finesse exemplaire du « coup du Lion » et sa fameuse variante « le coup du lion sauvage ».
Katara finit par se tourner vers son frère aîné occupé à polir avec passion son boomerang et demanda:
-Est-ce-que Aang et Zuko ne sont toujours pas rentrés ? »
C'était devenu une habitude. Bien qu'il changeassent quotidiennement de lieu de campement, Zuko en tant que professeur attitré, partait avec Aang chaque jour pour lui enseigner la maîtrise du Feu. Devant une bonne volonté aussi évidente, Katara en venait à songer qu'elle avait peut-être maljugé Zuko.
Sa rédemption auprès d'eux l'avait tout d'abord méfiée par son invraisemblance, puis étonnée par sa sincérité, et elle avait fini par accepter. Comme la plus part des gens de la tribu de l'eau, Katara était une jeune fille de nature conciliante et conscentante au pardon.
-Momo, rends-moi ça tout de suite! »
Katara se tourna vers le cri et vit son frère qui tentait à présent de recupérer désèperement le boomerang dérobé par le lémur.
Même, s'il faudrait du temps à Katara pour oublier tout le mal que Zuko leur avait causé, Sokka quant à lui avait totalement digéré l'information sans plus de mal. Son frère combattait même parfois avec le prince, exellent guerrier et entrainement pour lui.
-Ils sont drôlement en retard » Fit-elle. « Je vais les chercher. »
Ils n'avaient sûrement pas dû voir le temps passer, car ils avaient bien au moins une heure de retard. Et malheureusement pour eux tous, ils ne pouvaient se permettre de rester trop longtemps au même endroit. Elle se leva et se mit en marche.
Depuis que les deux hommes avaient rejoins leur groupuscule, leurs compatriotes de la nation du feu s'étaient fait de plus en plus pressants pour les retrouver tous, et avaient placardés partout des affiches promettant une forte récompense à quiquonque les livrerait. Inutile de préciser que la somme interessait plus d'un et qu'il leur devenait difficile de circuler librement dans les villes.
Evidemment, pour la nation du feu une telle alliance n'avait rien de souhaitable : maitenant que Aang disposait enfin d'un professeur pour lui enseigner la maîtrise du feu, l'avatar devenait un ennemi plus redoutable que jamais.
-Aang ?! Zuko?! » Appela Katara, se faufilant parmis les arbres et ecartant le feuillage abondant du bois luxuriant.
Elle entendit une voix et se dirigea vers la source. Elle aperçut maître et élève dans un exercice de concentration. Par peur de déranger, elle décida de rester en retrait.
Aang était assit en tailleur, les yeux fermés, devant trois bougies dont les flammes grandissaient et s'amenuisaient au rymthe de sa respiration. Zuko l'observait debout, les mains jointes dans son dos.
Elle n'avait encore jamais vu Aang maîtriser le feu exepté le jour où il l'avait malencontreusement blessée. Depuis lors, Aang semblait faire un blocage pur et simple et refusait d'employer cet élement destructif en sa présence.
Le jeune moine rouvrit les yeux et aperçut son amie. Les bougies s'éteignirent et il sourit à la jeune fille. Zuko se retourna pour voir ce qui venait d'interrompre son élève et croisa le regard de la maître de l'eau.
Il se sentait toujours mal à l'aise et ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine gène lorsqu'il se trouvait face à elle. Aprés tout le mal qu'il lui avait fait, comment aurait-il pu la regarder en face?
-C'est très impressionnant, Aang! » Commenta Katara en souriant à son cadet. « Est-ce que tu te sens... préparé à présent? »
Leur but était à présent fixé. Aang maîtrisait l'air, l'eau et la terre. Restait le feu. Dès lors que cet élement serait aquis, la guerre entre l'avatar et la nation du feu commencerait pour de bon. Ce n'était plus qu'une question de temps.
-Il est encore trop tôt. » Objecta catégoriquement Zuko en illustrant sa décision par un geste tranchant de la main.
Il n'était pas seulement perfectioniste. Il était également réaliste. Le prince savait parfaitement qu'une maîtrise du feu partiellement aquise ne serait en aucun cas profitable. L'avatar devait completement contrôler cet élement s'il voulait une chance contre la nation du Feu. Pour y avoir passé toute son enfance, il était bien placé pour le savoir.
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Regard fixe, au loin.
En commencant du pied droit: un pas, deux pas, trois pas.
En-Ushiro-ate
Aang executa le dernier mouvement du Kata, salua son professeur et se demanda quelle serait son appreciation. Il leva les yeux vers Zuko et celui approuva par un battement de cil affirmatif. Après de nombreux jours à recevoir l'enseignement du Prince, Aang savait qu'un battement de cil valait encouragements élogieux de sa part. Première fois que Zuko ne trouvait aucune objection à faire sur sa demontration
-Tu es prêt maintenant. » Lâcha simplement l'adolescent aux cheveux longs.
Aang ne réalisa pas tout de suite ce que Zuko entendait par là. Prêt? Prêt à quoi? Prêt à... affronter... Ozaï?
Zuko observa le garçon resté muet devant lui, puis leva les yeux vers les nuages lourds laissants se profiler un bel orage. Par le passé, il avait combattu son propre père... Et bien que n'ayant pas voulu lutter contre son paternel, il savait parfaitement quelles étaient les techniques de défenses et d'attaques de celui-ci.
Et Aang était prêt.
Aang était devenu son égal en matière de Feu, et il ne doutait pas qu'il progresserait encore avec le temps... Mais c'était justement de temps dont ils manquaient tous. Sa patrie qui l'avait renié et qu'il avait reniée augmentait l'étendue de son pouvoir sur les autres peuples de jours en jours. Ils devaient agir en conséquence: le plus tôt possible.
Zuko soupira. Qu'allait-il devenir? S'il était resté auprés de ses pairs, il n'aurait été qu'un Prince du feu déshonnoré combattant pour un pays qu'il n'avait jamais vraiment vu comme le sien. Et à présent, considéré comme traître à sa nation, il serait sans doute exécré pour son origine par les peuples dont il défendait désormais la cause.
-Personne ne te laissera, Zuko. »
Le prince banni tourna rapidemment la tête sur sa droite, surpris de ne s'être pas rendu compte que l'enfant s'était approché. Il reporta de nouveau son regard vers le soleil , symbole de son élement, et eut l'ombre d'un sourire. Aang ne finirait pas de l'étonner. Cet enfant n'avait pas besoin de la parole pour ressentir parfaitement ce que les gens éprouvaient et arriver à mettre le doigt dessus.
Il s'assit dos à un arbre et Aang le rejoingnit.
-Tu n'as pas peur de la bataille qui s'annonce? » Demanda doucement le prince, ses yeux d'ambres toujours rivés vers le ciel gris.
-Si, bien sûr... » Répondit le plus jeune dans un souffle. « Quel genre de personne est Ozaï? »
Zuko tourna la tête et regarda Aang dans les yeux.
-Detestable. Sans coeur. » Fit Zuko d'une voix amère. « Cet homme est malfaisant. J'ai mis du temps à comprendre que je haïssais cet homme, que je haïssais mon propre père. C'est regrettable... »
Pendant de trop nombreuses années, Zuko avait aimé son père. Mais la vérité était que cet amour n'avait jamais été reciproque. A présent, il avait grandi, et une reflexion plus mûre lui faisait ouvrir les yeux. Il savait à quoi se tenir.
Zuko fit une pose, puis demanda plus doucement:
-Ca ne t'as jamais manqué de ne pas avoir été élevé par ton père et ta mère? »
-Pas vraiment... » Soupira le garçon. « Les moines ont été une véritable famille pour moi... »
Zuko vit le regard de l'avatar se perdre au loin et il eut une pincée au coeur pour lui. Aang n'était pas dans une position similaire à la sienne : orphelin car sans mère, rejeté avec dédain par son père, et méprisé par sa soeur. Non. Aang avait perdu à jamais une famille et tout un peuple. Son peuple.
Quand Zuko était plus jeune et qu'un précepteur royale lui enseignait l'histoire, on lui lui avait appris que les nomades de l'air avaient été totalement exterminés. Seuls les plus vieux de sa nation pouvaient se vanter d''en avoir vu. Pourtant c'était bien le dernier de ce peuple mythique qui se tenait assis à sa gauche.
Un grondement profond déchira soudain le silence. Aboutissement de la lourde chaleur de la journée, un éclair zébra le ciel. Aussitôt, une averse commenca à crépiter. Zuko fronça légerement les sourcils.
Il n'aimait pas la pluie. Toutes ces trombes d'eau transperçant les os allaient à l'encontre de ce qu'un fils du feu pouvait appeler « confort ».
Il remarqua soudain que fait la pluie ne l'affectait pas du tout, et il leva la tête pour constater qu'une bulle s'était formée au dessus de leur tête comme si un champ de force invisible déviait chaque gouttelette pour les proteger de l'intense pluie du dehors.
-C'est ce genre d'avantage qui compense le fait d'être avatar. » Sourit Aang.
Zuko sourit faiblement à son tour et avança sa main gauche dont les bouts des doigts rencontrèrent la pluie. Aang ferma les yeux et écouta la pluie tombante, telle les larmes des veuves qu'allait causer la guerre qui s'annoncait.
Alors qu'il avait cette pensée, l'averse cessa aussi subitement qu'elle avait commencée. Un présage?
Aang serra les poing et une farouche détermination emplit son regard.
Le monde allait changer irrémédiablement. En temps qu'avatar il en était responsable. Il allait tout d'abord reunir la resistance de chaque peuple et alors, la bataille commencerait.
Fin
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Fin ouverte, c'est vrau, mais fin quand même ! -hé oui-
C'est le moment, de me laisser votre avis sur cette fanfiction (si vous avez tenu jusqu'au 6ème chapitre vous avez sûrement quelque chose à dire?)
Autant ce que vous avez apprécié que ce qui vous a déplu m'interresse, tout comme vos eventuels conseils pour ameliorations (pour, qui sait, une prochaine fanfic sur Avatar ?), même chose si vous avez des questions.
Un simple petit commentaire est-il un prix trop exhorbitant pour tout le travail que je vous ai fourni ?
Gros bisous à tous
PS : j'ai remarqué que beaucoup de lecteurs lisant une histoire publiée il y a assez longtemps ne laissent pratiquement jamais de review... Même si vous lisez cette fanfic et qu'elle a été publié il y a plusieurs mois (voire années !), l'auteur existe toujours -et aime toujours les reviews hein!- (merci )
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