Bonjour ! Voici la suite, en espérant que vous ne serez pas déçus... Merci beaucoup pour vos encouragements, qui me motivent beaucoup ! Je suis très inquiète pour cette fic, beaucoup plus que pour les autres que j'ai postées. Je ne sais pas pourquoi.
Blackhaired Kitty m' a inquiétée en me disant qu'elle n'avait pas reçu ma "review reply". Si vous ne l'avez pas reçue, pour le chapitre 1 ou le 2, sachez bien que j'ai répondu à tout le monde, et que je suis profondément désolée si mes remerciements (et mes remarques hautement comiques, ah !) ne vous sont pas parvenues...
J'espère que vous savez que vos reviews me touchent énormément !
Sous la peau
Chapitre 3Faire de la magie sans baguette, songeait Harry avec mauvaise foi. La première fois qu'il l'avait fait, il n'était qu'un enfant et ne savait même pas comment il avait fait… à la grande frayeur des Dursleys. Mais il oubliait qu'il avait eu un mal de chien à reproduire cet exploit.
Le sort que Draco tentait de lancer demeurait mystérieux car rien ne se produisait. Harry eut un sourire en coin. Draco le vit.
- Dis donc, tu me cherches, Potter ? menaça-t-il d'une voix aiguë et menaçante.
Il y eut soudain dans ses yeux un tel éclair de folie que Harry recula et esquissa le geste de saisir sa baguette. Mais la lueur inquiétante disparut aussitôt. Il n'y eut plus qu'un Draco conciliant, comme à son habitude.
- Excuse-moi, je suis stressé. Je n'y arrive pas.
- Ca viendra. J'ai eu du mal au démarrage…
Pourquoi ces banals mots d'encouragement avaient-ils tant de mal à sortir ? Draco n'était plus la petite ordure qu'il haïssait. La guerre l'avait changé ; Hermione le répétait, Snape aussi. Pourquoi n'y croyait-il qu'à moitié ?
- Tu parles ! Tu es le meilleur de l'école en Défense. Tu maîtrises le Patronus depuis une éternité, protesta Draco avec un sourire crispé. L'examinateur des BUSE t'a mis un Optimal grâce à ça !
- Remus me l'avait enseigné pour repousser les Détraqueurs. A ma place aussi, tu l'aurais appris drôlement vite !
- Ne joue pas les modestes. Tu es un sorcier puissant. Tout le monde le sait. Tu pourras faire ce que tu voudras de ta vie.
Harry se sentit mal à l'aise devant ces compliments. Parce qu'ils venaient de Draco ? Parce que Draco était dans une situation opposée à la sienne ? Il n'en savait rien.
- Tu sais, je te suis très reconnaissant de ton aide, reprit le Serpentard.
La voix douce arracha à Harry un frisson de déplaisir, comme un son trop aigu qui agresse les tympans.
- Refais un essai, dit-il froidement. Je voudrais passer voir Snape, après.
- C'est bien, tout ce que tu fais pour lui. Il a quand même été un Mangemort.
- Toi aussi.
- Je n'ai jamais été considéré comme un loyal serviteur ! Lui si. Et il a tué Dumbledore.
- Snape est resté du côté de l'Ordre du Phénix, même si ça m'a arraché les tripes de le reconnaître au début. Toi, quand tu as failli le tuer, c'était pour Voldemort. Excuse-moi de te dire que ce n'est pas pareil !
Draco rougit violemment et lui glissa un regard mauvais. Harry le fusilla du regard en réponse. Draco céda le premier.
- Je suis désolé. Je t'assure que je ne voulais pas… Voldemort avait menacé ma mère.
- Je sais.
- J'ai quand même appris beaucoup de choses chez les Mangemorts, fanfaronna soudain Draco. Des choses qui te surprendraient ! Je pourrais même en remontrer à Snape en Potions !
- Je te crois, répliqua Harry.
Il s'efforça de ravaler sa colère et de changer de sujet. Celui-là était trop miné. Il reprit ses explications sur la concentration nécessaire pour lancer un sort par la force seule de l'esprit. Le sort avait besoin de se nourrir d'une volonté profondément enracinée, pas d'une envie fugace. Il n'était pas un mauvais professeur. Ses amis de l'AD pouvaient l'attester.
Mais Draco n'avait pas une volonté de fer. Il avait toujours été faible. Et les deux années qui venaient de s'écouler avaient chamboulé sa vie. Le garçon n'avait dû sa réintégration qu'au soutien de McGonagall. Il pouvait légitimement s'interroger sur son avenir.
Harry le savait. C'était bien pour cela qu'il se trouvait dans cette pièce, pour lui venir en aide. Mais il ne put s'empêcher de regarder sa montre pendant que l'autre faisait une énième tentative de magie sans baguette.
HPHPHPHP
Chaque jour, Harry aidait Snape à faire quelques pas dans les jardins de Poudlard. Ces petites sorties étaient bonnes pour sa rééducation musculaire, après plusieurs mois d'immobilité, mais elles le laissaient épuisé. Son rétablissement complet prendrait du temps. Et serait-il réellement complet ?
Snape se laissa tomber sur un banc avec un soupir et se hâta de lâcher Harry. Celui-ci sentait fort bien que son ancien professeur détestait être aidé, comme il détestait être faible. Il devinait pourquoi les médicomages de Sainte-Mangouste avaient prié McGonagall de le reprendre : ils ne le supportaient plus !
Snape se passa la main sur le front d'un air de dépit.
- Vous reprenez des forces, assura tranquillement Harry. Mais ça ne viendra jamais aussi vite que vous l'espérez.
- Merci, docteur.
Harry leva les yeux au ciel devant la sécheresse du ton.
- Evitez de me rembarrer. Je fais tout ce que je peux pour vous aider, mais si vous me mettez en fuite, vous vous retrouverez seul comme un nigaud. Personne d'autre que moi ne supportera vos sautes d'humeur.
Snape vira au rouge brique, mais parvint à se contenir.
- Auriez-vous la présomption de vous croire indispensable ? Je suis persuadé que monsieur Malefoy vous remplacerait avantageusement.
Cette dernière phrase eut le don de dissiper la belle assurance de Harry. Il se crut presque de retour en cours de Potions, où Draco était outrageusement favorisé. La rage lui tordit le ventre.
- Vous pensez encore que Malefoy est le meilleur en tout ? Heureusement qu'on ne l'a pas attendu pour lutter contre Voldemort, parce que le serpent serait Ministre de la magie à l'heure qu'il est ! Il ne sera pas plus efficace comme garde-malade.
- Je n'ai nul besoin de garde-malade, Potter. Vous avez pris l'initiative de vous imposer ce rôle.
La voix de Snape était relativement conciliante, comme s'il prenait conscience que Harry était bouleversé.
- Je m'impose ? répéta Harry, encore plus furieux. Très bien, je ne vous encombrerai pas davantage. Allez donc vous adresser à la fouine ! Il vous dira « Oui, professeur » toute la journée, il sera toujours d'accord avec vous et vous vous emmerderez comme un rat mort !
Il se détourna mais une main ferme le retint par le poignet.
- Restez, Harry. Je vous prie.
La voix cinglante, impérieuse, démentait presque la requête. Harry, le cœur en ébullition, choisit d'écouter les paroles plus que le ton. Il resta.
- Je ne veux pas vous faire fuir, énonça Snape en choisissant ses mots.
- Je ne veux pas fuir. Je ne veux pas non plus que Malefoy me remplace.
- Aucune chance.
Le temps alors sembla se figer. Harry avait soudain très chaud ; il lui semblait avoir rougi de la tête aux pieds. Il regardait les yeux de Snape sans pouvoir s'en détacher. Il entendait presque sa petite voix le presser : « Vas-y. Vas-y. »
Mais il hésitait, demeurait paralysé, frémissait. Il n'était pas sûr d'avoir bien interprété la curieuse émotion qui le traversait. Il n'était même pas sûr de savoir ce qu'il voulait vraiment…
L'expression de Snape montrait une telle intensité qu'elle lui tira des frissons. Le visage émacié, comme tendu par une rage intérieure, les mâchoires serrées, tout indiquait qu'il était affecté par le même trouble.
Harry fit un pas en avant. Emerveillé de sa propre audace, il posa sa main sur la joue de Snape.
Instantanément, les yeux noirs s'agrandirent, alarmés. Snape s'adossa au banc, échappant au contact. Comme si la main de Harry l'avait brûlé.
Harry se sentit en plein désarroi. S'était-il trompé ? Pourtant non, il était sûr…
- Monsieur…
- Harry…
Ils avaient parlé en même temps. Snape reprit la parole avec autorité.
- Je crois que vous méprenez votre dévouement pour tout autre chose. Heureusement pour vous, je suis trop vieux pour m'abuser sur vos réels sentiments.
Harry commença à protester vivement. Il savait très bien ce qu'il faisait… Quoiqu'à la réflexion… Snape l'interrompit en levant une main impérieuse.
- Vous me dites que vous savez ce que vous voulez. Cependant, votre supposée attirance pour moi vient seulement de vous apparaître, il y a une minute.
L'honnêteté força Harry à admettre la véracité de cette remarque, par un silence. Mais il reprit bravement :
- Je viens juste de le réaliser. Cela ne veut pas dire que c'est imaginaire.
- Croyez-vous, Potter ? Je suis accoutumé à votre imagination débridée, à votre goût pour les défis. Laissez-moi donc en-dehors de vos illusions adolescentes. Je suis fatigué.
Les paroles étaient dures et le cinglaient comme une cravache. Mais Harry vit surtout l'air las de Snape. Celui-ci était profondément blessé, pas seulement par Voldemort, mais par son passé tout entier. Il considérait ses relations avec quiconque avec une grande méfiance.
Combien de temps lui avait-il fallu pour accepter Harry près de lui ? Pour croire qu'il ne lui voulait aucun mal, qu'il ne cherchait pas à se venger mais à comprendre ?
Des mois.
- Ce ne sont pas des illusions ! lança Harry, véhément. Avec tout ce que j'ai vécu moi-même, je…
- Epargnez-moi le couplet sur votre enfance volée, merci infiniment. Cela ne modifie en rien le fait que je sois un objet inapproprié pour votre affection. Outre le fait que j'ai l'âge d'être votre père, je n'ai pas d'avenir…
- Bien sûr que si ! Je sais que vous êtes encore sous le coup de ce qui vous est arrivé. Mais vous ne devriez pas vous détourner du monde. Vous n'êtes pas vieux et vous avez un avenir, quoique vous en pensiez. Vous êtes exactement ce que je veux.
Snape inclina la tête en arrière pour rire désagréablement. Il regarda Harry avec une expression condescendante.
- Ce que vous voulez, pour votre caprice, n'est rien moins qu'un être humain ! Puisque vous avez passé l'âge des peluches et des vifs d'or, il vous faut un autre jouet. Je constate que vous êtes toujours un gamin imbu de lui-même. Le monde entier ne tourne pas autour de vous. Ce que vous voulez n'a aucune importance à mes yeux.
Harry sursauta, profondément blessé. Soudain, Snape lui apparut à nouveau comme le professeur détesté, l'homme cruel et insensible. Il lui fallut toute sa volonté pour ne pas battre en retraite immédiatement. Il put maîtriser sa peine et sa colère suffisamment pour glisser froidement :
- Au revoir, monsieur.
Et il reprit le chemin du château. Snape n'aurait qu'à appeler la fouine pour l'aider à regagner sa chambre.
HPHPHPHP
Harry se laissa tomber sur le canapé de la salle commune avec rage. Il venait de se prendre virtuellement une gifle retentissante.
Au moment où il venait de mettre un nom sur ce qui le poussait vers Snape. Bien joué, Harry.
Peut-être le professeur avait-il raison. Peut-être s'était-il emballé, avait-il foncé tête baissée. Ce ne serait pas la première fois.
S'il n'avait fait que se bercer d'illusions, il ferait mieux dorénavant de se tenir à distance de Snape. S'il cessait de le voir, cessait de lui venir en aide, il pourrait effacer son coup de cœur pour lui.
Mais cette idée lui était insupportable.
Harry ôta sa cape et la jeta à l'autre bout de la pièce dans un geste furieux.
Hermione s'arracha à son livre pour l'interroger :
- Qu'y a-t-il ?
Harry soupira sans répondre. Ron aussi posa sur lui un regard intrigué.
- Oui, dis-nous ce qu'il y a…
Harry réfléchit très vite. Il brûlait d'envie de se confier, mais pas d'entendre des exclamations horrifiées et des remises en question de sa santé mentale.
- Tu peux tout nous dire, assura Hermione.
- Tout, vraiment ? ironisa Harry. Même si c'est un truc qui va vous faire hurler de dégoût ?
- Quoi, Hagrid sort avec Trelawney !! s'exclama Ron avec horreur avant de reprendre son expression placide : Allez, crache le morceau ! Ce n'est pas comme si nous étions de grands sensibles…
Harry prit sa baguette pour un sort de Silence, puis une profonde inspiration et lâcha :
- J'ai fait des avances à Snape, qui m'a envoyé bouler.
Il y eut un grand silence, comme Harry s'y attendait. Hermione et Ron se regardèrent.
- On se demandait si tu te lancerais un jour, remarqua la jeune fille en regardant ses ongles. Moi je pensais que tu attendrais un peu plus longtemps.
- Co… Comment ça ? Vous saviez que j'allais… ? Mais comment, alors que moi-même je ne le savais pas ce matin !
Hermione agita les mains d'un air exaspéré.
- Oh, voyons… Tu n'as pas lâché la main de Snape depuis sa blessure. Tu vas le voir tous les jours. Tu ne parles que de lui. Tu es prêt à mordre ce pauvre Draco dès qu'il a le malheur de l'approcher. Nul besoin de sortir de l'académie des Aurors…
- Elle a raison, ajouta Ron, l'air mi-agacé, mi-résigné. Franchement, je n'y aurais jamais cru… Mais même pour moi, c'était très clair.
Harry se prit la tête dans les mains. Clair pour tout le monde, sauf pour lui. Etait-il vraiment si aveugle ? Cette conversation lui ouvrait soudain une autre perspective : si ses sentiments avaient été percés à jour, cela signifiait qu'ils existaient vraiment. Ils n'étaient pas qu'une illusion d'adolescent, comme avait prétendu Snape.
Cette pensée le ramena à la dure réalité. Snape n'en voulait pas, de ses sentiments.
- Il m'a dit que ce que je ressentais, il s'en tamponnait avec une batte de Quidditch.
- Je doute fort qu'il t'ait sorti ça tel quel, sourit Hermione.
- Exact. Mais je te prie de croire que l'idée y était !
Ron avait les mains dans les poches et hochait pensivement la tête.
- Ben, tu lui as peut-être fait peur. Si tu es aussi doué avec les mecs que tu ne l'étais avec les filles…
Harry le fusilla du regard.
- Ron a raison, souligna Hermione. Même s'il ressent, hum, quelque chose, il n'est pas du genre à se laisser aller.
- Je parie là-dessus. C'est quelqu'un qui doit refouler tout ce qu'il ressent comme une faiblesse, continua Ron avec une sagesse inattendue. Surtout si c'est toi.
- Ron a raison. Ce ne sont pas les arguments qui manquent.
Harry leva la main pour lui signifier qu'il voyait fort bien de quoi elle parlait.
- Si tu y tiens vraiment, va falloir y aller doucement, poursuivit Ron. D'un autre côté, peut-être ferais-tu mieux de t'attacher à quelqu'un d'autre. Tu aurais une vie plus facile.
- Ron a raison.
- Tu veux bien arrêter avec tes « Ron a raison » ? grogna Harry. Vous croyez que ça se contrôle ? Si ça se contrôlait, vous seriez encore ensemble, vous deux !
Ron et Hermione se renfrognèrent immédiatement. Harry regretta son coup bas. Il s'était réjoui de leur liaison, l'année dernière, mais elle avait duré à peine quelques semaines. Ron et Hermione étaient d'excellents amis, mais avaient échoué à former un couple. L'amour était bien plus compliqué que ça.
- Pardon, soupira Harry. Il me rend dingue et je dis n'importe quoi. Je suis désolé.
Hermione reprit des couleurs et esquissa un sourire.
- C'est vrai, tu es dingue. Ce n'est pas nouveau.
Tous les trois restèrent silencieux un moment. Le monde de la sorcellerie les considérait comme des héros. Mais eux savaient qu'ils étaient encore jeunes, avec des soucis superficiels, ridicules, qui leur arrachaient pourtant le cœur.
Seamus rompit ce moment pénible en s'approchant.
- Malefoy est derrière la porte. La Grosse Dame refuse de le laisser entrer. Il dit qu'il vient voir Hermione.
Celle-ci lissa inconsciemment ses cheveux en se levant prestement.
- Oui, je dois l'aider en Transfiguration.
- Décidément, il mendie de l'aide dans toutes les matières ! maugréa Harry.
- Harry ! Tu ne vas quand même pas lui reprocher de reconnaître ses lacunes, s'écria Hermione. Il montre beaucoup de courage en piétinant son orgueil pour demander de l'aide.
C'était indéniable. Surtout l'aide de Hermione. Et elle-même piétinait sa mémoire en oubliant comment Draco l'avait traitée durant six ans… Harry garda le silence. Après tout, lui aussi oubliait volontiers la manière dont Snape l'avait traité par le passé. Il avait une bonne raison : il était amoureux…
Il regarda Hermione aller convaincre la Grosse Dame d'accueillir l'ennemi héréditaire dans la Tour de Gryffondor.
Draco entra, avec l'air pincé de quelqu'un qui ravale ses commentaires désobligeants. Les Gryffondors présents tombèrent aussitôt dans le mutisme le plus complet et le regardèrent avec surprise.
- Draco, tu as bien fait de venir ! claironna Hermione en le prenant par le bras. Là, nous serons bien pour travailler.
Elle le lâcha après l'avoir poussé dans le sofa à côté de Ron. Les autres finirent par détourner les yeux. Les conversations reprirent.
- C'est moi ou la température a brutalement chuté ? demanda Draco en pinçant les lèvres.
- C'est toi, répliquèrent en chœur Ron et Harry, avant de s'esclaffer.
- Ne les écoute pas, intervint Hermione en fronçant les sourcils. Si tu veux tout savoir, nous étions en train d'évoquer les déboires sentimentaux de Harry.
Cela eut le don de faire s'étrangler le garçon concerné alors que le rire de Ron s'amplifiait.
- Des déboires sentimentaux ? s'enquit Draco, la voix un peu sourde.
- Hermione…, prévint Harry.
- Elle a raison, lança Ron, hilare. Tu t'es déclaré et tu t'es fait envoyer sur les roses. Rien d'autre à dire…
Le rire incontrôlable de Ron gagna Hermione. Ils se tenaient les côtes sur le canapé, alors que Draco seul gardait son sérieux. Comme il semblait n'y avoir de choix qu'entre l'hilarité de ses amis et l'air glacé de Draco, Harry se mit finalement à rire.
(à suivre)
