Merci à TchingTchong pour sa review !!!

Les roses blanches.

Les sanglots longs

Des violons

De l'automne

Blessent mon cœur

D'une langueur monotone.

Tout suffocant

Et blême, quand

Sonne l'heure

Je me souviens des jours anciens

Et je pleure.

Et je m'en vais

Au vent mauvais

Qui m'emporte

Deçà, delà

Pareil à la

Feuille morte.

De Paul Verlaine, Chanson d'automne.

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
de Victor HugoLes Contemplations

Souviens toi de moi quand je serai partie
Partie loin dans le monde silencieux;
Quand tu ne pourras plus me tenir par la main,
Quand je ne pourrai plus me détourner à demi pour partir.
Et pourtant rester ...
Souviens toi de moi, quand, au jour le jour,
Tu ne me parleras plus des projets que tu formes.
Souviens toi seulement de moi, tu comprends,
Il sera tard alors pour conseiller ou pour prier,
Pourtant si tu dois m'oublier un moment,
Et ensuite te souvenir, ne pleure pas
Car si la noirceur et la corruption épargnent
Un vestige de pensées que j'ai eues,
Mieux vaut que tu oublies et que tu souries
Plutôt que tu te souviennes et sois triste."
de Christina Rossetti.

Parce que la mémoire s'efface, le cœur n'oublie jamais.

Sarah Stowell.

BONNE LECTURE.

India était assise sur le canapé dans la salle commune de Griffondor. Quelques élèves étaient présents, surtout des cinquième années qui révisaient pour leur dernier examen de cet après midi. Le reste des étudiants avaient fini leur année et profitait du beau temps pour rester dehors avec leurs amis. Les septièmes années passaient ce matin leur dernier test puis ils avaient fini. India prit à côté d'elle son journal et l'ouvrit à une page vierge.

Elle poussa un long soupir.

Elle prit un crayon et écrivit…

31 Mai 1978.

Cher journal,

Voilà un moment que je n'ai plus écrit, disons que je n'en avais plus le goût pourtant j'ai promis…et je tiendrais ma promesse. Depuis nos dernières vacances de nombreuses choses nous sont arrivées. De retour à Poudlard, tout se passait bien…le groupe était encore plus uni que d'habitude, mes rapports avec Sirius étaient à l'apogée et notre relation parfaite…Sarah et Remus se rapprochait doucement…Ils étaient tellement mignon, le plus beau couple disait-on. Les cours reprirent rapidement avec des devoirs en abondances et je me félicitait d'avoir fini mes études…Comme c'était futile, alors !

Elle stoppa quelques secondes d'écrire, regarda dehors le soleil qui brillait pleinement. Une boule s'installa dans son estomac.

Les jours avancent, les heures passent et dans quelques jours je partirai avec Sirius pour vivre chez lui. Les maraudeurs quitteront Poudlard pour ne plus y revenir, tout du moins deux n'y reviendront plus jamais. Je me sens si seul et à part…j'aurai du partir depuis longtemps, j'aurais du savoir… Tout se passait bien durant les premières semaines, en tout cas c'est ce qu'on pensait, c'est ce qu'on espérait. J'ai toujours cru que Voldemort serait notre perte à tous, que c'était lui LE coupable de nos malheurs…J'avais enfin trouvé quelqu'un sur qui reposer toutes nos fautes, tous nos problèmes, toutes nos larmes. J'avais tout faux…je l'ai compris il y a trois semaines…quand tout a basculé sur notre nuage de rêve…quand j'ai réalisé la chance que nous avions de vivre……

C'était il y a trois semaines… loin des soucis que tout a commencé…loin de la peur, loin des larmes… Tout était parfait ce jour là : il faisait beau…nous étions heureux…insouciant… mais surtout ignorant…C'était peut être trop parfait pour durer…

India immobilisa son poignet et ferma doucement les yeux :

C'était un beau après midi du mois de mai, les élèves de Poudlard profitait de ce dimanche pour se reposer dehors. Les examens approchaient à grand pas et les élèves révisaient de plus en plus. Mais malgré la masse des devoirs qui s'accumulait pour chacun, les septièmes années décidèrent de lever leurs yeux de leurs livres pendant seulement une après midi.

Tout le monde était d'accords pour dire que cette journée était magnifique. Les maraudeurs, Lily, India et Sarah se tenaient près du lac, sous l'ombre rafraîchissante d'un arbre. Les conversations allaient de bon train et des rires fusaient de tous les côtés.

India était allongées dans l'herbe, sa tête appuyé contre les jambes de Sirius. Leurs visages rayonnaient.

Lily se trouvait juste devant James, son dos appuyé contre son torse, ils se tenaient la main, les doigts entrelacés.

Sarah et Remus était côté à côte et se touchaient délicatement les mains, s'amusant à faire des petit rond.

Peter quand à lui, il se tenait à plat ventre, sa tête posée sur ses deux mains.

En cette fabuleuse journée, les soucis de la guerre, des examens, des morts n'existaient plus . Ils étaient heureux. Tout était parfait. A ce moment précis, personne ne se doutait qu'un nuage noir viendrait cacher le soleil pour abattre sur Poudlard un torrent d'eau.

-Il nous faudrait des après-midi comme ça plus souvent ! Déclara Peter.

-Je suis tout à fait d'accord ! s'exclamèrent James, Sirius et Remus dans un parfait trio.

Les filles sourirent devant l'expression rêveuses des garçons.

-Ne vous emballait pas, les garçons ! déclara Sarah. Aujourd'hui est la dernière journée où vous allez pouvoir vous vautrer dans l'herbe ! Vous verrez bientôt, les examens vont arriver, les professeurs seront aussi cruels avec nous que l'est Rusard. Nous serons surpomblés de devoirs et…..

-Pourquoi prends-tu toujours un malin plaisir à nous rappeler la terrible vérité ? questionna Sirius sur un ton faussement boudeur.

Sarah éclata de rire.

-Mais parce que dans la vie, j'ai appris qu'il fallait faire fasse à la vérité aussi monstrueuse soit-elle !

-Quand même ! s'écria James. Nous gâcher une si belle après midi avec ses….

-Pourquoi se fatiguer à les raisonner, Sarah ! Intervient Lily. Tu sais très bien que les garçons sont les êtres les plus fainéants de la terre toute entière ! Ils préféreraient fermer les yeux plutôt que venir te secourir quand tu as besoin d'aide !!

-Tu exagères ! s'exclama James. C'est souvent que je viens t'aider quand tu as besoin d'aide.

Lily se pencha et l'embrassa sur la bouche puis déclara :

-Bien sur, seulement tu viens m'aider que quand ton aide m'est dispensable !

Elle éclata de rire sous la mine déconfite de James puis déposa un baiser sur ses lèvres.

-Pourquoi tu crois qu'un baiser va me faire oublier ce que tu as dit ? s'étonna James.

Lily haussa un sourcil.

-Très bien ! Je ne t'embrasse plus dans ce cas.

-Non !! Non !! s'écria t-il. Je plaisante Lily ! Embrasse moi encore !!!

Tout le monde éclata de rire et même si James ne comprit pas très bien pourquoi au début, il réalisa vite sa stupidité et sourit à son tour.

Cette journée avait tout pour être parfaite, même India en avait oublié sa haine envers Peter, elle riait même de ses blagues, elle riait avec lui. Lily était plus tolérante que d'habitude et n'empêcha pas James de taquiner Severus. Même Sarah n'avait plus cette expression tellement triste sur son visage qu'on lui voyait souvent ces derniers temps. Quand ses yeux s'emplissaient soudainement de larmes et que ses mains tremblaient légèrement. Personne n'arrivait à percer son trouble mais ils finirent tous par se ranger à ce que Sarah disait. « Pourquoi faites-vous tant de soucis ? Ce n'est rien d'autre que la fatigue et les nerf qui lâchent juste avant les examens ! » Et elle retrouvait de nouveau le sourire comme si rien ne s'était passé. Tout du moins c'est ce qu'elle réussissait à leur faire croire…

-Si on marchait un peu ? demanda Sarah entre deux fou rires. J'ai besoin de me dégourdir les jambes quelques minutes.

Les quatre garçons prirent leurs airs fatigué et s'étirèrent davantage sur l'herbe fraîche. Les trois filles se levèrent donc sous le regard amusé des maraudeurs et commencèrent à s'éloigner, profitant pleinement de la chaleur du soleil sur leur peau. Elles se promenèrent durant une heure autour du parc de Poudlard. Lorsqu'elles revinrent sur leur pas pour rejoindre les garçons, elles remarquèrent que quelque chose venait de se passer. Remus et Sirius se tenait l'un en face de l'autre, une main sur leur baguette, l'autre levée près à taper. Leur visage était rouge de colère et ils se criaient dessus. Soudain, Remus donna un crochet droit à Sirius qui se retint de peu pour ne pas s'écrouler par terre. Sirius allait riposter quand James s'interposa entre eux deux pour les calmer mais chacun des deux maraudeurs semblaient beaucoup trop furieux pour entendre raison.

Les filles s'approchèrent.

Sarah n'entendait pas ce qu'ils se disaient mais ça paraissait plutôt grave pour qu'ils perdent à ce point leur sang froid, surtout Rémus. Elle fut soudain prit d'une grande fatigue, son souffle devint très irrégulier et la chaleur de son corps disparut.

Elle frissonna.

Autour d'elle, tout se mit à bouger mais personne ne sembla remarquer son malaise.

« Pas maintenant ! » pensa t-elle « Pas tout de suite…s'il vous plait… »

Ses jambes devinrent lourdes, ses yeux lui piquaient. Elle vacilla.

Elle tenta de s'accrocher à la manche de Remus mais manqua sa prise. Elle s'écroula sur le sol.

Sa tête tapa fortement sur le sol.

Lily cria.

Elle entendit quelques voix affolées.

Des visages se penchèrent sur elle mais tout était flou.

Sarah s'évanouit.

La porte de l'infirmerie claqua, laissant apparaître l'imposante carrure de Dumbledore sortir. Dans le couloir, six élèves étaient appuyés contre un mur, un silence tendu entre eux. Depuis deux heures maintenant, aucun d'eux n'avait pris la parole. Chacun à sa manière, il se sentait coupable. Coupable de quoi? De n'a pas avoir vu Sarah tomber ? De ne pas avoir insisté sur ses coups de faiblesse ? De s'être battu ? Deux heures qu'ils patientaient, deux heures sans nouvelle, deux heures pendant lesquels chacun se faisait du souci. Leur inquiétude s'accentua lorsque Mme Pomphresh envoya chercher Dumbledore.

Le voilà maintenant qui sortait , son visage impassible mais avec dans le regard une étrange lueur. A la vue de leur directeur, les six amis se levèrent dans un même mouvement pour s'en approcher.

-J'ai longuement discuté avec Miss Stowell, commença t-il. D'après ce qu'elle a pu me dire, vous ne devez en aucun cas vous sentir coupable de quoi que ce soit.

Il resta silencieux quelques secondes puis rajouta :

-Elle vous attend.

Il partit ensuite vers son bureau dans une démarche fatiguée et hésitante.

Les six griffondors restèrent encore un petit moment dehors puis Remus rentra le premier bientôt suivi de toute la troupe.

Sarah était allongée sur le dernier lit à côté d'une fenêtre. Elle était légèrement assise et regardait l'extérieur cachant ainsi son visage à ses amis. Dès qu'elle les entendit, ses yeux dérivèrent vers les nouveaux arrivants. Leur visage était inquiet et ils semblaient hésiter à s'approcher davantage.

Ils fixaient Sarah.

Elle avait la peau aussi blanche que la craie, ses cheveux blonds étaient presque gris et ses beaux yeux bleus ne brillaient plus de cet éclat malicieux. Ses traits étaient crispés et ses yeux rougis. Elle tenait ses mains contre sa poitrine et était considérablement affaiblie. Devant l'expression horrifiée de ses amis, elle éclata de rire. Tout du moins, elle essaya car le son qu'elle émit ne ressemblait en rien à son rire cristallin. C'était un son presque inaudible, faible et nerveux.

Elle leur fit un mince sourire et les invita à s'assoire d'un geste de la main.

-Comment tu te sens ?demanda Remus.

-Bien.

-C'est ce que tu nous dis depuis des semaines ! remarqua Lily.

-Parce que c'est la vérité, je vais bien, pas très bien mais bien.

-Comme…Pourquoi tu t'es évanoui ? questionna Sirius coupable. C'est à cause de ma dispute avec Remus ? Si c'est le cas, sache que c'est entièrement ma faute…

-Non ! coupa Sarah. Ça na rien à voir ! En tout cas, Remus t'a bien eu, Sirius. C'est un jolie coquard que tu nous portes là.

Sirius sourit et passa sa main sur son œil violet.

-Tu devrais demander à Mme Pomphresh de te guérir. Annonça t-elle.

-Oh, ce n'est rien de bien méchant,ça partira bien tout seul ! Ce n'est pas comme si…

Il se tut et regarda Sarah.

-Comme si tu étais mourant. Termina Sarah. Mais dans ce cas là, la médecine ne sert plus à rien Sirius.

-Elle peut toujours apaiser la douleur. Proposa Remus.

-Apaiser ?

Sarah rit.

-Quand vous en êtes au point de finir votre vie, la douleur n'est rien puisque c'est déjà fini.

Elle semblait soudainement très sereine. Elle commença à parler d'une voix affaiblie mais douce et déterminée. Ses mots semblaient sortir par enchantement de sa bouche, aucun tremblement dans la voix ne la parcourut. Elle parla plus pour déverser ce qu'elle ressentait que pour leur expliquer.

-Je suppose que vous le savez tous, ma mère est une moldue et mon père un sorcier. Il fut un temps où nous vivions tous les trois ensemble dans une belle maison. Nous étions heureux puis, ma mère est partie un soir après une violente dispute. Elle n'est plus jamais revenue. Mon père est mort peu de temps après. J'avais cinq ans. Je l'ai vu petit à petit s'éteindre pourtant c'était quelqu'un de fort, et jamais une maladie ne l'avait affaiblie à ce point. Pendant ces vacances, j'ai revu ma mère. Nous avons passées quelques journées ensemble à discuter d'abord puis à nous connaître ensuite. Elle m'a avoué avoir une leucémie, maladie dont elle mourut à la fin des vacances. Etrangement, je n'ai pas été triste comme lorsqu'on perd une mère, car moi, je l'ai perdu le jour où elle a quitté la maison. Je ne dis pas que je n'ai rien ressenti, car elle faisait tout de même parti de moi, c'était la femme qui m'a mise au monde, qui m'a porté et nourrit pendant neuf mois et ces liens là, rien de ne peut les rompre. Pendant les quelques heures ensembles, je lui ai parlé de moi surtout, de vous, de l'école de mes loisirs jusqu'à ce qu'elle s'aperçoivent enfin, comme vous tous que j'avais souvent des malaises. Je n'ai pas réussi à lui mentir et ni à me montrer forte. Je pense que j'avais besoin d'en parler à quelqu'un, de me confier. Je suis malade. Depuis toute petite je le sais mais je n'ai jamais vraiment su l'accepter. C'est à ce moment là qu'elle me parla de mon père. De sa mort plus particulièrement. Il travaillait jadis au département des mystères. Il était langue de plomb. Il étudiait un projet de plus haute importance qui mélangeait des produits moldus et sorciers, jouant sur l'organisme des humains. Un jour, il s'aperçut que ce qu'il faisait était destructeur et que ça tuait. Il a démissionné mais c'était trop tard il était contaminé et il allait mourir. Contaminé par quoi ? Je ne sais pas. Ma mère non plus et je ne crois pas qu'un jour quelqu'un le sache vraiment. J'ai appris récemment après différente recherche qu'il était retourné au département et avait tout détruit. Il est mort un matin, dans notre cuisine. Tout ceux qui avait travaillé sur le même projet que lui, finirent exactement de la même manière. Morts. Ils se sont éteints à petit feu. Leurs os devenaient aussi fragile que de la paille.

« Depuis toute petite, on retrouve chez moi les même symptômes mais en plus petit et moin dévastateur. Les madicomages ont cru que j'allais survivre jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent que plus mon corps luttait plus la maladie se développait avec plus de puissance et plus rapidement. Si vite, que bientôt on ne put plus rien faire, si ce n'est apaiser mes douleurs. Pendant des années je n'arrivais pas à l'accepter, je ne voulais pas mourir maintenant ! Pas si jeune alors que je n'ai encore rien vécu de ma vie. J'ai pendant longtemps cherché des solutions en vain. J'ai du me résoudre. J'ai appris à vos côtés énormément en peu de temps. Il ne sert à rien de s'acharner contre quelques choses d'inévitable et de gâcher ainsi sa vie. J'appris à vivre, à être heureuse avec ma maladie, à aimer et à être aimer même pour un lapse de temps. Mourir est dans l'ordre des choses, tout le monde meurt un jour où l'autre seulement certains c'est plut tôt. J'aurais vécu pendant dix sept ans une vie extraordinaire et je suis heureuse de ma vie, aussi courte soit-elle.

Sarah se tut.

Un silence s'installa.

Remus regardait Sarah en secouant la tête.

India et Lily avaient les larmes qui coulaient le long des leurs joues.

James, Sirius et Peter étaient figés sur place.

-Je sais que tout cela est dur à assimiler. Moi même j'ai eu du mal au début, j'en voulais à tout le monde, aux médicomages pour ne pas trouver de remède. A mon père pour ses recherches, à ma mère pour m'avoir abandonné là sans me soutenir. Même à celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom alors qu'il n'a rien à voir la dedans ! J'en ai voulu au monde entier, m'apitoyant sur mon sort mais à quoi cela m'a t-il servi en fin de compte ? A rien. Et vous voulez savoir pourquoi ? Parce que même si la vie est courte, elle vaut être vécut et qu'on soit laid, handicapé ou mourant, rien ne vaut la vie ! Vivre est un cadeau qu'on a m'a fait, et c'est la plus belle chose qu'il existe sur terre. La Vie. Quand on comprend ça, on s'émerveille de la moindre petite chose, des moindres petits bruits, des moindres petits signes de vie.

-Mais il doit bien y avoir un moyen ! s'exclama Remus en plein désespoir. Avec la magie, on pourrait…

-La magie n'est pas la solution à tous les problèmes. Déclara posément Sarah.

-Combien de temps ? coupa India la gorge nouée comprenant où voulait en venir son amie. Combien de temps te reste-t-il ?

Un silence.

-une semaine maximum…….. Peut être trois jours………. Ou une heure……..

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La nouvelle avait effondré tout le monde. Le soir même, ils s'étaient regroupés dans la salle commune, les uns à côtés des autres, se tenant la main.

Personne ne parlait.

Une semaine maximum…….. Peut être trois jours………. Ou une heure……..

Lundi matin, comme tous les autres jours de la semaines, ils allaient la voir à l'infirmerie. Ils se relayaient et ne la laissait jamais un seul jour sans pleurs mais seulement dans la joie. Ils voulaient lui faire oublier ….. Chacun à leur manière, ils lui faisaient passer des moments joyeux.

Sirius lui racontait sans cesse des blagues et parlait avec enthousiaste de sa moto, si bien que Sarah en connaissait les moindres détails.

James lui parlait du Quiddich et lui exposa son dernier plan pour le prochain match.

Remus lui confia sa lycanthropie et il lui raconta les ballades nocturnes réservées au maraudeur.

Peter lui apportait toujours de bonnes choses à manger pour lui changer de ces éternels repas et lui racontait les derniers « potins » de Poudlard.

Lily et India discutaient des derniers livres et de tous les sujets qui entourent les filles.

-Tu seras un prochain auteur, dit Sarah en regardant India dans les yeux.

-Moi ? s'étonna t-elle. Comme j'aimerais bien mais…

-Il n'y a pas de « mais », coupa Sarah. Tu écris formidablement bien et il faut seulement que tu prennes un peu plus confiance en toi. Promets que tu écriras toujours, quoiqu'il arrive ! Que tu ne renonceras jamais à ce don.

-…

-S'il te plait, promet le moi !

India la fixa un moment puis doucement, elle acquiesça :

-Je te le promets, Sarah.

Les journées passèrent et Sarah s'éteignaient petit à petit. Elle devenait de plus en plus faible, des cernes apparaissaient sous son beau visage. Un moindre geste, un tout petit sourire, la fatigué et épuisait toutes ses ressources !

Les jours filaient…

Mardi…., Mercredi…. Jeudi…….,Vendredi….et la fin arrivait…..

Samedi soir, les maraudeurs rentrèrent dans l'infirmerie et se glissèrent délicatement à côté de Sarah. Ils enlevèrent leur cape d'invisibilité et la regardèrent dormir quelques minutes.

-On ne devrait peut être pas le réveiller, chuchota Remus. Elle a l'air tellement fatigué et si….

-Pour une fois, j'avoue que je ne veux pas prendre de risque ! continua James. Surtout que là, ce n'est nous qui sommes en jeu.

Les autres garçons approuvèrent de la tête mais lorsqu'ils voulurent repartir, une main attrapa Sirius. Sarah ouvrit les yeux et regarda les maraudeurs avec étonnement.

-Je ne dors pas, susurra t-elle. Pourquoi êtes vous là ?

-Remus nous a dit que tu rêvais de faire une petite ballade les célèbres et séduisants maraudeurs ont l'habitude d'entreprendre ! déclara Sirius dans une petite révérence.

Sarah rit.

-On avait pensé que si tu t'en sentais le courage, on aurait pu te faire visiter le parc de Poudlard en profondeur. C'est impressionnant ce qu'on trouve la nuit quand tout le monde dort !!!avoua James.

-C'est vrai ? questionna t-elle. Vrai de vrai ? Ce n'est pas une blague ?

-Oui-oui et oui.

Ces quelques petits mots redonnèrent à Sarah un visage éclatant qui s'illumina de plaisirs. Elle se redressa dans son lit et sa fatigue sembla disparut.

-Je suis prête ! déclara t-elle.

Les quatre garçons sourirent en même temps et l'aidèrent à se mettre debout. Ils lui firent enfiler un manteau et lui donnèrent une potion revatilisante.

-On l'a piqué dans la réserve de Slugorhn, avoua Sirius dans un chuchotement.

Elle sourit.

Une fois préparée, elle passa ses bras autour de ceux de Remus et James. Sirius ouvrait la marche et Peter surveillait sur la carte des maraudeurs les alentours.

Grâce à cette escorte expérimentée, Sarah arriva très vite l'extérieur. La fraîcheur traversa son manteau mais pas sans la déplaire. Elle respirait enfin la liberté.

Les maraudeurs l'emmenèrent à différents endroits. Près du lac, dans la cabane hurlante puis finalement dans la forêt interdite. Ils marchèrent un petit moment avant d'arriver dans une clairière. Sarah s'émerveilla qu'un lieu aussi simple et discret pouvait être autant magnifique et « magique ». Oui, magique était le mot le plus significatif qui lui vint à l'esprit.

Remus fit apparaître une chaise sur laquelle Sarah s'assit. Elle observa la clairière. Elle était éclairée d'une lumière brillante et sereine. La demi lune était légèrement cachée derrière les feuillages qui dansaient délicatement au gré du vent. Elle entendit les hiboux huer, d'étranges sons lui parvinrent certains angoissants quand on ne connaissait pas le nom de l'animal qui émettait un tel bruit. Mais aujourd'hui Sarah n'avait pas peur, elle était en bonne compagnie et avait appris la délicatesse de la vie. Elle n'était plus effrayée de la mort alors désormais ces petits sons quotidiens ressemblaient davantage à un chant qu'à des cris déments. Son regard se posa sur ses amis.

-C'est magnifique, dit-elle. Je n'aurais jamais cru que la forêt pouvait être aussi attirante et fantastique.

Sirius éclata de rire.

Il regarda Remus.

Hochement de la tête.

Alors, ce fut dans une concordance parfaite que James, Remus et Peter se transformèrent sous les yeux de Sarah. A la place de chacun, se trouva trois animaux.

Une chien, un rat, un cerf.

Trois amis.

Sarah poussa un long « oh ! » admiratif comme la petite fille de cinq ans qu'elle fut autrefois. Ses yeux bleus brillaient d'un éclat étincelant.

-Je comprends enfin l'origine de vos surnoms !! s'exclama t-elle rieuse.

Un jappement heureux se fit entendre.

Sirius s'approcha rapidement d'elle et lui lécha amicalement la main.

James faisait des petites cabrioles.

-Ils sont de vraies animagus depuis notre cinquième année. l'informa Remus. Ce fut quand ils ont appris pour ma lycanthropie que nous avons entrepris ça ! Bien sur le gouvernement n'est pas au courant !

-Ça explique votre réussite. Remarqua Sarah pour elle même

Remus posa délicatement sa main sur son épaule et il fit signe de lever les yeux vers le ciel. Des milliers d'étoiles illuminaient l'univers de leur éclats scintillants.

-Regarde là-bas, indique Remus dans un murmure montrant un groupe d'étoile. C'est la constellation du grand chien. L'étoile la plus brillante, c'est Sirius mais tu as aussi Muliphen, Murzim, Furud, Adhara, Wezen et Aludra. A gauche tu as la constellation du Loup puis celle du scorpion et en haut celle du centaure.

-Quand j'étais petite, déclara Sarah, mon père disait qu'à chaque fois qu'une personne mourrait, une nouvelle étoile apparaissait pour veiller sur les proches en deuil. Bientôt j'irai rejoindre mon père là haut et je vous protégerai… Je ne vais pas disparaître totalement, en fait…

Remus acquiesça doucement de la tête, d'une manière las et désolée.

Vers trois heures du matin, Sarah et les maraudeurs rentrèrent. Ils l'accompagnèrent jusqu'à l'infirmerie et restèrent près d'elle jusqu'à ce qu'il furent sur qu'elle soit bien installée. Au moment où Remus allait fermer la porte Sarah, l'apostropha :

-Remus ! Je voulais…je voulais te dire merci pour cette soirée…

-De rien, Sarah ! je l'ai fait avec plaisir !

-Remus ?!

-Oui ?

-Je…ne change jamais, Remus. Reste tel quel ! Je…t'aime vraiment beaucoup, tu le sais ?

-Oui…Sarah…je le sais ! Bonne nuit Sarah.

-Bonne nuit Remus.

Il allait sortir quand il se retourna et déclara :

-Je t'aime Sarah.

Et il referma doucement la porte après un dernier regard.

Sarah s'appuya contre son coussin et poussa un long soupir. Elle sourit, ravi. Elle se redressa dans son lit et malgré la fatigue et la douleur de ses muscles, elle sortit sa baguette et l'agita. Elle devait avant de s'envoler dans les bras de Morphée, faire quelque chose. Elle ne dormirait pas encore,… pas avant un moment,… pas tout de suite…

0o0o0o0o0o0

Le lendemain matin, les maraudeurs déjeunaient en silence, dehors le soleil brillaient d'un lueur étrange mais apaisante. Lily et India arrivèrent à leur tour et s'assirent à côté de leurs amis. Remus semblait un peu plus joyeux que d'habitude et discutait plus gaiement.

Soudain derrière la table des professeur une agitation attira leur attention.

Une porte s'ouvrit.

Chuchotements précipités.

Mc Gonagall et Dumbledore apparaissent.

Elle demanda le silence puis elle alla s'asseoir, le visage crispé.

Le directeur prit la parole…mais un petit groupe de griffondor avait déjà compris…

LE pire était arrivait. Aucun d'eux n'entendirent les mots du directeurs.

Chacun était pris d'un mutisme effroyable.

Seuls quelques mots parvinrent à leurs oreilles…

« Miss Stowell est décédée ce matin au levé du soleil. »

Des larmes coulèrent le long des joues de Lily et India.

Un cri dans l'assemblée.

Des regards pleins de larmes.

Peter, Sirius et James avait la gorge noué.

Remus se leva et sortit de la grande salle.

Sarah était morte.

Les cours de la journée furent annulés, les élèves quelques soit la maison avait été affectés par cette nouvelle. Une élève était morte !

Une jeune fille de 17 ans ! Une personne comme eux sortant juste de l'enfance. Une femme pas encore mère.

L'enterrement avait eut lieu en fin de soirée près du lac. Tout le monde était réunis autour de son cercueil de bois massif. Le soleil brillait encore. India tenait la main de Sirius et la serrait avec fermeté comme si elle avait peur qu'il disparaisse à son tour. Lily pleurait à chaude larmes dans les bras de James.

Elle était leur amie.

Remus fixait le cercueil d'un œil absent.

Elle avait disparut. Sarah était morte. Elle, qu'il avait vu il y a quelques heures à peine.

A la fin de la cérémonie, Remus se leva et s'avança au centre. Il regarda la feuille dans ses mains, le discours bien formulé du ministère. Il la jeta par terre. Il parla. Tout le monde se tut.

-Je ne pense pas avoir besoin d'un texte préparé par le ministère dans lequel il exprime leurs condoléances ! S'il était vraiment soucieux de Sarah, il n'aurait pas attendu qu'elle soit morte pour venir la voir ! Leurs mots ne qualifient en rien Sarah. Ils ne l'ont jamais connu… Sarah était une jeune fille extraordinaire mais simple. Elle avait un caractère bien à elle mais elle possédait une grande gentillesse et bonté d'âme. Jamais elle ne bous blessait, jamais elle ne vous dénigrait. C'était quelqu'un de fier, de sage et d'aimable. Elle souhaitait devenir Medicomage et s'occuper d'enfants en difficultés. « Sauver les bébés ! » comme elle disait !

Il rit nerveusement puis continua :

-On ne lui en a pas laissé le temps. Sa maladie l'a rattrapée et ses derniers instants n'ont pas toujours été facile ! Je suis fier d'avoir été son ami et je la considère plus forte que la plus part d'entre nous, plus courageuse : Elle a affronter la mort sans jamais fléchir ! Sarah Stowell avait 17 ans, elle aimait la musique, adorait lire, s'émerveillait à chaque flocon de neige et rêvais d'une vie futur. Elle est désormais un ange…

Il déposa une rose blanche sur son cercueil, accompagné d'une larme qui roula le long de sa joue. India se leva à son tour et bientôt suivi de tout le monde, déposant une rose blanche.

Le cercueil fut bientôt couvert d'une robe blanche de roses.

-Elle adorait les roses blanches…murmura Lily.

James passa ses bras autour de ses épaules.

Ils rentrèrent tous les six au château, les uns à coté des autres dans un silence de mort.

Une fois arrivée dans la salle commune, ils s'installèrent devant la cheminée, regardant les flammes danser. Sarah n'était plus là. Ce soir là, les six griffondors pleurèrent en silence une amie disparue. Chacun leur tour, ils montèrent dans leur dortoir pour essayer de trouver le sommeil.

Remus n'avait pas bougé. Ses yeux rougis par ces larmes ne pleurait plus. Il tenait dans les mains une lettre accompagnée d'un ruban rouge. Sur l'enveloppe, la fine écriture de Sarah apparaissait. Leur six noms étaient inscrit. Quelques temps avant la cérémonie India était venu la lui remettre.

-Nous l'avons tous lu, déclara t-elle. Garde là. Elle te revient de droit.

Il se leva et fourra dans sa poche et sortit dans le parc. Il marcha un long moment sans but précis ne sachant où il souhaitait aller. Lorsque ses jambes lui rappela sa fatigue, il s'assit dans l'herbe et ferma les yeux. Quand il les ouvrit, il se trouvait dans la clairière, exactement au même endroit que Sarah, il y a maintenant 24 heures. Elle était alors encore vivante. Il leva les yeux au ciel mais aucune étoiles étaient présentes, pas ce soir…

Find me here, Trouve moi ici.

And speak to me Et parle moi.

I want to feel you Je veux te sentir

I need to hear you J'ai besoin de t'entendre

You are the light Tu es la lumière.

That's leading me to place Qui me mène à l'endroit

Where I find peace again Où je retrouverais la paix.

Des larmes roulaient le long des joues du lycanthrope pour venir se déposer sur la terre. Sarah avait disparu. Jamais plus Remus ne pourrait la voir sourire, jamais plus il lui parlerait. Il se souvint de son dernier regard. Il était plein d'amour, un amour qu'ils n'avaient pas eu le temps de se dire.

You are the strength Tu es la force

That keeps me walking Qui me fait avancer

You are the hope Tu es l'espoir

That keep me trusting Qui continue à me faire croire

You're the light to me soul Tu es la lumière de mon âme

You're my purpose Tu es mon but

You're everything Tu es tout..

Sarah avait seulement 17 ans, elle venait de lui dire qu'elle l'aimait. Pendant trop longtemps, ils avaient refusé de se l'avouer, pendant trop longtemps il ne l'avait pas abordé mais maintenant c'était trop tard. Il ne pourrait plus jamais lui dire ses sentiments, il ne pourrait pas lui crier son amour. Non, il ne lui restait plus que des larmes et sa tristesse.

And how can I stand with You Et comment puis-je rester ici avec toi

And not be moved by You Et de ne pas être ému par toi

Would you tell me Pourrais tu me dire

How could it be Comment ça pourrait être

Any better than this Mieux que cela?

Jamais plus il ne croiserait son regard bleu océan. Jamais plus il ne verrais ses cheveux cendré virevolter au gré du vent, ni son sourire lorsqu'elle voyait les premiers flocons de neige. Elle ne lui parlerait plus de sa voix douce et sensuelle qui réussissait à calmer la rage qu'il avait des fois en lui…

You calm the storms Tu calmes les tempêtes

And you give me rest Et tu me donnes le repos

You hold me in your hands Tu me tiens dans tes mains

You won't let me fall Tu me laisseras pas tomber

You steal my heart Tu voles mon Cœur

When you take my breath away Quand tu emporte mon soufflé

Would you take me, in take me Deeper Veux tu m'emmener, m'emmener plus loin

now? Maintenant?

Remus hurla son nom dans un cri de désespoir. Sa voix résonna longtemps dans la nuit puis disparut laissant place au bruissement des feuilles. Son cœur était serré, ses yeux le piquaient et sa voix était noué. Remus avait mal. Il avait perdu une amie mais aussi une femme.. la femme qui faisait battre son cœur. Il le savait maintenant, il savait que c'était elle ! Elle qui le rendait heureux. Elle qui le faisait sourire, elle qui lui donnait envie de se lever le matin sans avoir peur de ce qu'il affrontera. C'était ELLE….

Cause you're all I want Parce que tu es tout ce que je veux

You're all I need Tu es tout ce dont j'ai besoin

You're everything…everything Tu es tout...tout

You're all I want

You're all I need

Everything…everything

And how can I stand with you

And not be moved by You

Would you tell me

How could it be

Any better than this

Would you tell me How could it be

Any better than this.(1)

Tout doucement, il essuya ses larmes , porta sa main jusqu'à sa poche et en retira la lettre de l'enveloppe.

Si seulement on pouvait changer le passé…pensa t-il.

Il déplia délicatement la feuille où la fine écriture de Sarah apparut. Ses lettres étaient bien formés et arrondis. Remus baissa les yeux sur le parchemin et commença sa lecture…

Sirius, James, Lily, Peter, India et Remus…

Cette lettre doit probablement vous surprendre et ça doit être la dernière chose à laquelle vous devez vous attendre. Je sais que les moments que vous allez passer ne sont pas les plus faciles de votre existence, que votre cœur va souffrir et je suis désolée d'être la cause de tant de peine ! Si ça ne tenait qu'à moi, je vous effacerais à tous la mémoire pour que vous puissiez de nouveau sourire et être joyeux ! Ne croyez pas que c'est impossible ! Je ne suis peut être plus là mais la vie continue pour vous tous. Je souhaiterais que vous ne vous souveniez pas de moi comme la petite fille malade de cette dernière semaine. C'est une des raisons pour laquelle je ne vous ai rien dit plus tôt ! Souvenez vous des moments que nous passions ensemble, de tous sans exceptions et souriez, riez et pleurait si l'occasion le demande ! n'ayez pas peur de vos larmes car chaque goutte est un hommage que vous rendez à la personne destinée. N'hésitez pas à hurler de colère, à pleurer de chagrin et à rire de plaisirs ! Ce sont des sentiments naturels qui ne doivent pas être un sujet de honte ! Nous sommes des humains, qui ont comme tout le monde un cœur. Pleurez le temps qu'il faudra mais ne rester pas trop dans votre mélancolie, n'oubliez pas que la vie continue. Votre deuil doit durer un temps limitée, ne l'éternisait surtout pas ! Profiter de la vie tant que vous l'avez !

Ecrire est le seul moyen que j'ai trouvé pour vous dire ce que je ressens. Certes, je n'écrirais pas aussi bien que India, je ne trouverais pas toujours les mots adéquat aussi facilement que Lily. Je n'aurais pas le sens de l'humour de Sirius, la maladresse de Peter et la franchisse de James, ni même la délicatesse de Remus. C'est en votre compagnie à tous que ma vie avait un sens. J'ai pendant longtemps cherché un remède à ma maladie, je n'en dormais plus la nuit, je ne vivais même plus. Seulement grâce à vous j'ai compris une chose : ce n'est pas la longueur d'une vie qui compte mais ce dont en fait et la plus belle chose qu'on peut faire sur terre, c'est aimer. Moi, j'ai aimé. Je vous ai aimés chacun d'entre vous d'une façon particulière. Aujourd'hui je sais que ma vie n'aurais jamais pu être mieux, que j'ai eu énormément de chance en vous rencontrant.

India, jeune fille pleine de vie. Tu apprécies la sincérité et tu aimes avec passion. Tu as eu très tôt des épreuves mais tu as su les surmonter. Généreuse et serviable, tu as su me donner l'envie de me battre. Merci

Lily, « la rouquine » du clan. Ton caractère explosif et ton regard émeraude à tout de suite su faire fondre le cœur de James. Tu es intelligenet et fière. Ta vie n'est pas toute rose mais tu as réussi à y faire face. A tes côtés j'ai appris à faire confiance au gens et j'ai pu ainsi mieux vous connaître. Merci

Sirius, le séducteur. Tu possèdes un charisme fou et tu sais en jouer. D'un humour hilarant, tu sais toujours débloquer les situations les plus gênantes. Ton caractère têtu et ta volonté de réussir peut t'emmener très loin. Tes blagues m'ont permis de rire même dans les moments les plus sombres. Merci

Peter, toujours là pour soutenir. Un peu maladroit de nature et discret, tu as su te faire intégrer parmi un groupe de « déjanté » . Peu de personne serait capable de se dévouer ainsi pour ces amis. Même tes maladresses répétitives, tu as toujours persévéré et grâce à toi, j'ai appris à ne jamais baisser les bras. Merci

James, le brillant attrapeur. Doué presque dans tous les domaines, tu dépasses de loin tout le monde dans le quiddich. Excellent attrapeur, tu excelles dans ton poste et en tant que Capitaine. Après 7 annése d'acharnement, tu as réussi à conquérir Lily. Ta franchise et ton franc parler, te rend singulier. Tu as été pour moi, le frère que je n'ai jamais eu. Merci.

Remus, qui tient une place particulière dans mon cœur. Toujours aimable, délicat, sensible et prêt à aider. Un sourire de toi, un regard de toi, un geste de toi, et j'étais transportée dans un monde merveilleux. Mes mots sont insuffisants pour vraiment te dire ce que je pense même si tu l'a compris ce soir à l'infirmerie. Merci d'être tout simplement toi.

Au moment même, où je me suis retrouvée seule après notre escapade nocturne, j'ai su. J'ai su que c'était fini. J'ai su que je ne vous verrais plus. Loin d'être terrifiée, je suis apaisée. Je sais que vous allez vous en sortir pour moi, pour vous. La mort ne me fait plus peur. Je reverrais peut être mon père et ma mère et nous vivrons de nouveau tous les trois comme avant. Je veillerais aussi sur vous, en vous attendant, prête à vous accueillir. N'oubliez pas d'observer les étoiles…Continuez à vivre…et si lors d'un moment de tristesse vous venez à ne plus espérer, rappelez vous alors que les gens qu'on aime ne nous quitte jamais vraiment. C'est dans mes dernières heures de vie que je vous dit merci d'avoir fait parti de ma vie, d'avoir été présents pendant mes derniers instants, d'avoir rit avec moi de m'avoir aimé…Et Sachez que parce que la mémoire s'efface, le cœur n'oublie jamais.

Une amie sincère et heureuse d'avoir connu la vie…

Sarah.

0o0o0o0o0o0

India ouvra ses yeux et reporta son attention sur son journal. Elle écrivit de nouveau :

Quand Sarah est morte, ce fut je crois le jour le plus dur pour tout le monde. On n'aurait jamais cru qu'elle puisse réellement s'en aller laissant derrière elle, son souvenir, son odeur… Depuis que je connais le monde magique, j'ai toujours espérer que seul Voldemort pouvait ôter ainsi la vie, du moins à force de l'espérer je l'ai cru. Voir partir Sarah sans pouvoir se battre, à été très dur. Ses funérailles ont été pour tous un moment épouvantable, c'était le moment qui affirmait sa mort, qui l'éloignait de nous pour toujours, loin de nos yeux. Sa mort nous a tous porté un coup dur et les jours qui suivirent furent les plus durs, les plus cruels. Chacun était plongé dans sa peine, les nerfs près à lâcher pour soutenir les autres… Les jours qui ont suivies furent interminables…

Trois jours depuis l'enterrement, trois jours après la mort de Sarah. Les cours ont repris dès le lendemain avec les devoirs, l'approche des examens, tout était presque normal. Lily était complètement abattue et se laissait complètement aller si bien qu'India devait sans cesse la pousser. Remus se noyait dans les révisions espérant peut être oublier et fuir le monde, s'enfermant dans un mutisme. James se défouler dans les airs en augmentant sans cesse les heures de révisions du Quiddich jusqu'à épuisement total. Peter se renferma un peu plus sur lui-même et ne parlait à plus personne. Et Sirius se plongea dans l'alcool en venant au point où il rata des heures de cours tellement il était saoul . Dans tout ça, India ne trouvait pas sa place, elle n'arrivait pas à se poser quelques secondes et bougeait sans cesse. Leur groupe était plus éclaté que jamais malgré les différentes tentatives d'India pour les réunir.

Un jour, alors qu'ils étaient tous dans la salle commune, plongé dans leur pensée, India demanda :

-Où est Peter.

Aucune réponse.

-Il est midi, on va manger ?

Vers elle cinq regards se levèrent. Lily acquiesça doucement puis tenta de se lever.

-J'ai pas le temps, répondit James, il y a entraînement !

-J'ai pas fin ! dit Remus replongeant son nez dans son livre.

-Sirius ?tenta t-elle.

Il la regarda quelques secondes puis secoua négativement la tête…

-j'ai pas le goût.

-Tu n'as pas le goût ? cracha India. Mais peux-tu me dire à quoi tu as le goût si ce n'est de te bourrer comme un porc ?

Elle le fusilla du regard.

-J'EN AI MARRE ! Regardez-vous, bon sang ! On dirait des vieux incapables de bouger de deux centimètres ! Ça va faire trois jours…trois jours…. Je vous demande pas d'oublier mais….ELLE EST MORTE ! hurla t-elle.

Sa voix défailla. Elle ravala les larmes qui menaçaient de sortir.

-Vous ne vous parlez même plus ! C'est presque un miracle si on vous trouve dans la même pièce ! Sarah est morte et ce n'est pas en étant ainsi que vous allez la faire revenir ! Je ne vous comprends plus ! Je comprends que vous ayez mal car au cas ou vous auriez oublié, c'était aussi mon amie ! Moi aussi je souffre mais je ne me laisse pas croupir dans un coin, espérant que ça passe ! Ça ne passera jamais ! la douleur s'atténuera peut être au fil du temps mais jamais elle ne disparaîtra et si un jour ça arrive, c'est que vous l'aurez oubliée ! Je sais que ça nous a fait un coup, personne pensait que Sarah puisse nous quitter si brutalement…personne n'y était préparé mais croyez vous que ça vous donne le droit de rester comme ça ? Imaginez que je réagisse comme vous !

Des larmes coulaient le long de ses joues.

-Où en serions-nous ? Que dirait Sarah, si elle vous voyait comme ça ?

Elle les fixa un petit moment puis monta rageusement les marches des escaliers menant à son dortoir. Elle ferma brutalement la porte. Devant elle, le lit de Sarah était intacte avec sa valise posée juste devant. A droite, sur son bureau traînait sa brosse dont quelques fils jaunes étaient encore accrochés, une boite de ses bonbons préférées, un devoir sur les potions entamé et un cadre avec l'unique photos qu'elle avait de ses parents.

India s'approcha vivement de la valise qu'elle ouvrit, elle prit les affaires sur le bureau et les fourra dans le sac qu'elle referma immédiatement.

Elle poussa un soupir.

La porte s'ouvrit laissant place à Sirius. L'ignorant, elle continua de ramasser les affaires de Sarah qu'elle trouva un peu partout dans la chambre.

-Nous sommes désolés, India. Tu as raison et nous ne devons pas continuer ainsi. Viens, avec nous, on va manger en bas.

Elle secoua négativement la tête.

-Je sais que tu nous en veux mais…

-Non ! dit elle en se retournant brutalement. Je ne vous en veux pas du tout parce que votre réaction est normale et que…que j'aurais moi aussi voulu me laisser aller comme vous seulement je n'y arrive pas ! J'aimerais pouvoir me laisser aller à tout oublier, à boire jusqu'à ne plus savoir où je suis, à vous fuir mais… C'est plus fort que moi, je n'y arrive pas car je me suis déjà retrouvée seule après un décès et ce n'est pas une bonne chose. A la mort de mes parents, je me suis privée de tout, éloignée de tout le monde car je n'avais plus personne. Aujourd'hui je vous ai vous mais, vous, vous fuyez…. Retournez manger, moi il faut que je finisse de ranger …tout ça…. Je ne supporte pas de les voir tous les jours….

Elle continua de mettre de l'ordre dans ses affaires.

Sirius s'approcha d'elle et posa sa main sur son épaule pour l'obliger à la regarder.

-Tu n'es pas obligée de le faire, maintenant India. Viens manger et je t'aiderais après.

-Non, je n'aurais pas le temps.

Elle s'écarta et s'agenouilla près de la valise de Sarah qu'elle ouvrit. Elle rangea le linge à l'intérieur. Sirius ne bougea pas.

-Laisse-moi, s'il te plait ! demanda t-elle. J'ai besoin d'être seule.

-Mais tu viens de me dire que…

-LAISSE MOI ! hurla t-elle.

Sirius la regarda, fatigué.

-India…murmura t-il.

Elle se retourna brusquement, lui lançant un livre dessus.

-FICHE MOI LA PAIX !

Elle se leva brutalement et tenta de le pousser hors de la pièce.

-DEHORS !

Des larmes coulèrent sur ses joues.

Sirius résista.

Elle se mit à lui taper à coup de poing sur sa poitrine.

-LAISSE MOI !! pleura t-elle.

Il lui attrapa les poignets.

-India… Calme toi…

-NON ! TU COMPRENDS PAS ! C'EST MA FAUTE !

Ses coups redoublèrent en même temps que ses sanglots.

-Ce n'est la faute de personne, India….

-SI ! J'AVAIS VU QU'ELLE N'ALLAIT PAS BIEN MAIS JE N'AI RIEN FAIT ! J'AURAIS DU LE SAVOIR… J'AURAIS PU LA SAUVER SI….SI…J'aurais du le savoir.

Ses coups s'arrêtèrent et elle s'effondra par terre dans un son plaintif.

Sirius s'accroupit à côté d'elle et l'entoura de ses bras. India se calla contre lui et pleura pendant longtemps.

Ils restèrent ainsi durant plusieurs heures, seulement dans le confort l'un de l'autre, pleurant une amie disparu. Dehors le soleil brillait d'un bel éclat, illuminant un énorme bouquet de roses blanches.

0o0o0o0o0

Sirius marchait d'un pas tranquille dans le parc, quand il aperçut près du lac Remus. Il s'approcha doucement de lui et s'assit à côté de lui. Il étendit ses jambes droit devant lui et s'appuya contre un arbre. Remus fixait l'eau.

Ils restèrent un moment sans se parler puis Remus rompit enfin le silence :

-Elle a toujours eu peur de l'eau…murmura Remus, je me demande bien pourquoi.

Sirius leva la tête étonné.

-Elle avait peur de l'eau mais pas de la mort, continua t-il. C'est à n'y rien comprendre !

-C'était une femme courageuse, Remus mais ça ne veut pas dire qu'elle ignorait la peur! Plus ta peur est petite, plus elle est dangereuse car tu l'as sous-estime…

-C'est..C'est une femme courageuse…

Sirius acquiesça doucement de la tête puis regarda de nouveau son ami. Remus semblait plus fatigué que lors des pleines lunes, ses yeux étaient cernés de noirs et d'énormes traits de fatigues écorchaient son visage.

-Je suis désolé Remus. S'excusa Sirius d'une voix lasse. Je comprendrais si jamais tu m'en veux pour la dernière fois ! Je n'aurais jamais du dire ça…, je ne le pensais pas vraiment, tu sais…

-……

-Je voulais seulement vous aider, je ne voulais pas vous causer du tort…. Sarah l'a su… Je le lui ai dit…. Au début, j'ai cru qu'elle allait m'écorcher vif sur le coup mais au lieu de ça, elle a éclaté de rire…

-Je sais. Coupa sèchement Remus.

Sirius baissa la tête, coupable.

-Je voulais que tu saches que je m'excuse, je n'aurais rien fait si j'avais su… J'est toujours admiré Sarah et vous …formiez un beau couple…

Sirius se leva et commença à partir. Remus l'interpella.

-Je ne t'en tiens pas rigueur, Sirius. C'était seulement sur le coup. Sarah et moi, nous t'en avons jamais voulu. C'était une bonne intention, quand même.

Sirius le remercia d'un signe de tête puis Remus rajouta :

-On en parle plus, Sirius. On oublie ! Et puis, moi aussi je devrais m'excuser, tu as eu un bel œil pendant plusieurs jours…

Sirius sourit.

-Ça sera à garder dans les mémoires ! Remus a réussi à coller un œil au beurre noir à Sirius Black !

Remus rit.

Le sourire de Sirius s'accentua.

« Premier vrai rire depuis l'annonce de la maladie de Sarah ! pensa Sirius. »

0o0o0o0o0

Quatre jours depuis sa mort.

Cinq jours...

Six jours……

Sept jours…...

Poudlard se remettait doucement de cette tragédie bien que la bonne humeur soit encore loin.

Beaucoup tentait de détendre cette atmosphère orageuse mais sans l'aide des maraudeurs dont la douleur était encore trop vive, personne ne réussissait vraiment à rendre à Poudlard sa bonne humeur d'antant.

Quelques Serpentards essayèrent de reprendre leur activité de tyran mais ils apprirent bien vite, qu'un maraudeur blessé était encore plus dangereux. Ce fut même étonnant que toute une population de gens se sentait concerné par le malheur d'un seul groupe. Les élèves s'arrêtaient de rire dès que Lily, India où les maraudeurs étaient dans les parages, comme s'il n'en avait pas le droit.

Tous assis autour d'une table à la bibliothèque, Sirius s'exclama :

-JE ne supporte plus de les voir nous regarder avec ces yeux là !

Lily acquiesça et poussa un long soupir.

-Laisse les faire, Patmol ! conseilla James. Ça passera avec le temps, tout passe avec le temps…, non ?

Remus leva la tête de son livre et regarda James droit dans les yeux.

-Oui, Cornedrue. Répondit il.

Remus ramassa ses affaires qu'il fourra vite fait-bien fait dans son sac. Il se leva, prit sa veste dans un bras et quitta la bibliothèque après un vague « salut ». Comme tous les jeudi, il se dirigea vers son cours de Rune ancienne mais cette fois-ci il était seul. Sarah ne l'accompagnait pas.

« Vas-y, Fais moi réviser ! Déclara Sarah en tendant son livre à Remus.

-Pourquoi ? s'étonna t-il. Tu dois déjà tout connaître par cœur.

-Oh, ne sois pas bête, Remus ! dit-elle. Je ne suis pas comme Sirius et James. J'ai besoin de travailler !!

Remus lui sourit puis accepta.

-D'accord, dit il en attrapant le livre. Quel page, déjà ?

-146 à 160.

Remus ouvrit le livre à la page indiquée et commença son interrogatoire orale. Sarah réfléchit quelques secondes puis répondit à la question. Ainsi alla les quelques minutes qui les séparaient de leur classe de cours. »

Remus arriva et pénétra dans la pièce qui émanait une chaleur étouffante. Le professeur était assis à son bureau et lui fit un grand sourire quand il rentra. Remus se sentit mal. Il marcha entres les différentes tables et finit par s'asseoir à sa place habituelle depuis sa troisième année. Elle était près de la fenêtre d'où il pouvait clairement voir le lac et la cabane d'Hagrid. « J'ai l'impression que je pourrais m'envoler! » Il se posa et sorti ses affaires. Quelques élèves lui dirent bonjours et d'autres le regarda avec compassion. Remus les ignora. Mr Dublich commença son cours lorsque tout le monde fut installé. Toutes les places étaient prises, exceptées celle à côté de la sienne. Sarah manquait à l'appel. La première fois depuis cinq ans.

« Remus rentra dans la salle de cours. Son professeur Mr Dublich était déjà installé. Remus lui dit bonjour. Aucune réponse.

-Le jour où il va te sourire, c'est que tu seras dans son grande estime, murmura une voix derrière lui.

Il se retourna et observa Sarah qui arborait un grand sourire.

-Bonjour, Remus ! s'exclama t-elle.

-Bonjour.

Ils s'écartèrent de l'allée principale et s'enfoncèrent entre les tables.

-Pourquoi tu dis ça ?

-J'ai une amie en septième année qui le connais plutôt bien…en réalité c'est son père ! D'après ce qu'elle a pu me dire, c'est un bon professeur mais qu'il a un caractère de cochon.

Remus sourit.

-Oh ! Installons-nous près de la fenêtre ! s'exclama t-elle. J'adore voir la vue ! C'est magnifique ! Regarde, on peut apercevoir, toute l'étendu du lac, avec les montagnes tout au loin ! J'ai l'impression que je pourrais m'envoler… !!

-Bienvenue dans mon cours de Runes anciennes, les troisièmes années, déclara le professeur coupant toute les conversations. Si vous êtes ici, c'est que vous avez pris comme option…

Il continua ainsi de parler pendant vingt bonnes minutes pour exposer son cours et les différents point qu'ils allaient voir tout au long de l'année que chacun de ses élèves suivront pendant 5 ans. »

La sonnerie sorti Remus de ses pensées mélancoliques et comme un automate, il se leva et quitta le cours…

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Après avoir vu India faire trois-quatre va-et-vient entre son dortoir et le vas des escaliers les bras chargés de cartons, James assis seul sur le canapé, s'exclama :

-Mais que fais-tu ?

-Je descends les affaires de Sarah, annonça t-elle en posant à plat un gros cartons. Mc Gonagall va venir les chercher tout à l'heure.

-Tu comptes en faire quoi ? demanda t-il en regardant les paquets d'un œil douloureux.

-Avec Lily nous avons décidé de donner ces trois là, à St mangouste pour les personnes qui doivent rester un long moments. Il y a ses livres et quelques vêtements.

-Tu veux que je t'aide ?

-Non merci, James. Il ne m'en reste qu'un. Celui avec ses affaires personnelles : photos, lettres, brosses et autres ustensiles.

-Et celui là, vous allez…

-On ne sais pas ! coupa t-elle rapidement.

James acquiesça. India tenta de sourire puis remonta les escaliers et rentra dans son dortoir. Elle se dirigea vers le dernier carton posé sur le lit et le prit dans ses bras. « Vous pensez qu'on sera où dans quelques année ?? »

Elle hésita…le reposa et s'assit à côté.

Que pouvait-elle bien faire de ce carton ? Elle ne pouvait pas le donner, c'était trop personnel. Elle ne pouvait pas non plus le garder. Ça ne lui appartenait pas ! Cette boite était remplie de souvenirs, d'objets propre à Sarah, des objets qu'elle s'était appropriés et qui étaient désormais impossible de les imaginer à quelqu'un d'autre, sur quelqu'un d'autre.

« India et Lily étaient assise sur le lit de Sarah en pyjama et regardaient un album photo.

-C'est qui le garçon à côté de toi sur cette photo ? demanda India en parlant fort.

Sarah sortit de la salle de bain, finissant de sécher ses cheveux avec une serviette, s'approcha des filles et regarda la personne en question.

-Marc ! C'est un copain que je me suis faite à l'orphelinat ! Sa mère l'a aussi abandonné et son père est alcoolique et lui a retiré la garde.

-Le pauvre ! s'exclama Lily.

-Il est plutôt mignon ! annonça India en le regardant de plus près. Tu as d'autre photos de lui ?

Sarah acquiesça.

-India, tu pourrais au moins compatir ! fit semblant de s'offusquer Lily.

-Oh, mais je compatis entièrement mais ça ne m'empêche pas de le trouver sexy ! Regarde ses fesses !

Sarah et Lily éclatèrent de rire.

India sourit et détacha son regard de la photo pour reporter son attention sur Sarah.

-Alors, tu vas parler à Remus ?

-Je ne vois pas de quoi tu parles ! déclara Sarah dans un demi-sourire, posant sa serviette au bord du lit.

-Tu lui as demandé si vous pourrez vous voir pendant ces vacances ?demanda Lily.

Elle secoua négativement la tête.

-C'est lui qui l'a fait !

Un cri de joie sortit de la bouche des deux compères et elles se redressèrent.

-Quand ?

-Où ?

-IL a dit quoi ?

-Doucement les filles…rit Sarah. Elle s'assit sur le bord du lit. Ce matin ! déclara t-elle, quand je l'ai croisé dans un couloir !

India se coucha à plat ventre. Sarah se posa le dot contre le lit et Lily s'assit en tailleur.

-Vous pensez qu'on sera où dans quelques années ? questionna Sarah.

Les trois filles se regardèrent puis sourirent en même temps.

Lily attrapa une petite peluche de Sarah. C'était un petit éléphant gris avec un bandeau rose.

-Je ne sais pas, en tout cas loin de poudlard, répondit Lily. Je me vois bien Aurors, ça me déplairait pas, bien que travailler dans le ministère au niveau de la communication entre les différents pays, serait super intéressant.

Sarah approuva de la tête.

-Moi, je travaillerais avec les enfants dans les hôpitaux…J'adore les enfants !

-Et moi, je n'en ai aucune idée ! déclara India. Qui sait, peut être que je vais finir vieille fille, et que je continuerais à travailler dans la bibliothèque ! Je serais devenu grincheuse et rabat-joie…

Lily éclata de rire.

-Je ne pense pas que Sirius te laissera ici à la fin de l'année et le connaissant, tu seras loin d'une vieille femme aigrie et geignarde ! Il n'aime pas ce genre de femme. Il te feras visiter le monde, découvrir tous les pays et t'éviteras ainsi une fin de vielle mégère !

-Mon sauveur !!! s'exclama t-elle en écartant les bras droit devant elle comme pour s'accrocher, avant d'éclater de rire avec les filles.

-Et Sarah, continua Lily entre deux fous rires sur un ton théâtral, tu seras l'adorable grand-mère qui gâtent ses petits-enfants plus que les moyens te le permettrons ! Remus et toi, serez le couple le plus distingué et le plus apprécié pour votre générosité, patience et votre sagesse !

-Mais, gare à ceux qui tenteront de les voler car ils ont beau être adorables et gentil, il faut mieux éviter de les mettre en colère ! poursuivit India.

Les filles éclatèrent de rire !!

-En tout cas, une chose est sûre, réussit à articuler Sarah, c'est que James va t'épouser Lily ! Vous allez nous faire cinq marmots ! Et si vous avez des filles, je les plains à l'avance car James les surveilleras sans arrêt ! Oui, ajouta t-elle après réflexion, vous serez une grande famille !

-Mais dites, moi les filles, exposa Lily, Quel merveilleux futur allons-nous avoir !

Elles éclatèrent de rire ! »

-India ? demanda la voix de James.

Elle secoua la tête et regarda James à l'entrebâille de la porte.

-Tout va bien ? Je m'inquiété, ça va faire 10 minutes que tu es déjà montée.

-Je ….bien…oui.

Elle se mordit la lèvre inférieur.

-Je vais bien merci ! Je suis seulement souvenu d'une soirée avec les filles…

James acquiesça en lui indiquant qu'il avait comprit.

-C'est le dernier paquet ? demanda t-il en indiquant le carton.

India approuva de la tête.

James avança et porta le carton. Il retourna dans la grande salle, suivi par India. Il le posa puis se tourna vers India.

-Voilà ! déclara t-il.

India le remercia et ils allèrent s'asseoir sur les fauteuils.

Ils se mirent à jouer au échec jusqu'à ce que James dû s'en aller pour son entraînement de Quiddich.

Il marcha dans les couloirs de Poudlard, mains dans les poches dans la direction du parc. Il rencontra en chemin quelques élèves de troisième année mais presque tout le monde était dehors pour profiter du temps, soit ils avaient cours. Une fois à l'extérieur le soleil l'aveugla et il lui fallut quelques secondes pour s'habituer à cet éclat. Il s'avança jusqu'au terrain de Quiddich qui était peuplé de quelques Serpentards de deuxième année.

-Fichez-le camps ! ordonna t-il. Vous n'avez rien à faire ici !

Les quelques garçons ricanèrent dans leur coin, le regardant d'un œil mauvais.

-Vous allez perdre ! cracha le plus grand. Vous aurez beau vous entraîner autant que vous voudrez, jamais vous gagnerez ! Vous êtes morts !

James sortit en un mouvement sa baguette.

-Mais si je me souviens bien, dit il d'une voix glaciale, c'est nous qui vous ont gagner la dernière fois, non ? alors c'est qui les vrai perdants ? Maintenant, Fichez-le camps où je vous transforme en strangulot !

Une fois, partis, il s'assit sur les gradins en attendant ses camarades. «C'est ce que tu appelles gardez ton sang froid ? »

Il respira à plein poumon l'air frais et s'étira doucement. Il ferma les yeux, laissa le soleil brûlant réchauffer sa peau.

« James Potter était assis sur les marches des tribunes et observait son terrain, là où il allait jouer son premier match de Quiddich de l'année dans quelques heures. C'était contre les Serpentards. Il était sûr de gagner ! Il devait absolument gagner ! Et pour cela, rien de mieux que des entraînements et entraînements, les uns enchaînés aux autres ! Il n'y avait que ça qui marchait…rien d'autre ne pourrait les mener à la victoire. Rien !

Un petit toussotement attira son attention. Il se retourna et vit Sarah. Elle lui fit un grand sourire et vient s'asseoir à côté de lui.

-Alors, angoissé avant le match ?

-Non, pas vraiment… Je suis sérieux ! rajouta t-il en la voyant douter. Techniquement, nous avons des meilleurs équipements, ensuite notre équipe est beaucoup plus stable que la leur et les joueurs meilleurs. En plus, leur attrapeur est pas du tout rapide et c'est limite s'il ne tombe pas de son balais...

-Alors, tout va bien ! annonça Sarah, contente.

-Oui, s'ils ne trichent pas, ceux qui est peu probable mais Sirius a déjà réglé son problème.

-Ah oui ?

Elle sourit.

-Oui ! On sait dit : pourquoi attendre qu'ils trichent pour ensuite nous venger, autant anticiper et jouer avant eux ! C'est sur, c'est pas notre technique d'habitude mais bon quand Sirius a une idée en tête, difficile de le faire changer d'avis.

Sarah approuva.

-Dit…je voulais savoir…demanda timidement James, est-ce que Lily va venir ?

-Bien sûr ! s'exclama Sarah. Elle ne raterait jamais un match, pourquoi cette question ?

-Et bien, je me disait que…si on gagnait…peut être qu'elle accepterait de venir avec moi au pré-au-lard ?

Sarah sourit.

-Il faudra lui demander.

-Tu crois qu'elle acceptera ?

-Pourquoi elle ne le ferait pas ?

-Je croyais qu'elle me détestait ! s'exclama James.

-Elle te l'a déjà dit ? Je veux dire, cette année ?

James secoua négativement la tête. Ses yeux brillaient de joie.

-Tu penses que…

-Je n'ai pas dit qu'elle accepterait de sortir avec toi, James ! le coupa t-elle. Seulement, je pense qu'elle serait d'accord. Cet été, elle a compris qui tu étais vraiment et vous avez tous les deux mûris. Elle t'apprécie, ça j'en suis sûre, elle t'aime même bien mais tu ne dois pas t'y prendre de travers ! D'abord, sois patient !

James sourit de plus belle.

-Et après ?

-Après, tu l'invites au pré-au-lard comme tu as prévu. Ne tente rien tout de suite, laisse les choses aller d'elle-même. Ne parle pas de tes victoires d'un air trop glorieux, demande lui des conseils pour le quiddich où ce qu'elle pense de ta technique.

-Je croyais qu'il fallait à toux pris éviter ce sujet ?

-Pas forcément. Lily adore le quiddich.

-Qu'est-ce que je dois faire en plus ?

-Achète-lui, du chocolat ! Elle adore ça. Prend la peine, de rentrer dans les magasins qu'elle aime et montre lui que tu t'intéresses à ce qui lui plait. Surtout, ne critique aucune de ses amies ! Les filles même si elles sont d'accord avec ce que tu dis, défendra son amie. Si c'est elle, qui commence le sujet, tu peux te montrer honnête mais soit quand même prudent. Evite à tout prix Severus et les Serpentards, et garde à tout prix ton sang froid !

-Mais je le garde souvent ! s'indigna t-il.

Sarah sourit.

-Parce que foncer tête baisser, comme tu fais avec Sirius, dès qu'un Serpentard te fait une remarque, c'est garder son sang froid ?

James grimaça.

-Je peux toujours essayer ! déclara t-il en hochant les épaules.

Des voix se firent entendre. L'équipe de Griffondor arriva en même temps que celle des Serpentards !

Les voix devinrent de plus en plus forte.

-Eh ! s'exclama James. Ils n'ont rien à faire ici ! Le terrain est à nous, je l'ai réserver !

Un jet rouge apparut.

Un Serpentard tomba sur le sol !

-Oui ! s'écria James en se levant ! Bien viser Patmol !

-C'est ce que tu appelles gardez ton sang froid ! annonça Sarah un grand sourire au lèvre.

James se retourna et la regarda, un sourire coupable sur les lèvres.

-Je crois que tu devrais y aller.

James acquiesça.

Il lui sourit et descendit vite faite les gradins pour rejoindre ses amis. »

James entendit des voix. Il ouvra les yeux et vit son équipe arriver sur le terrain. Il poussa un petit soupir puis se leva, doucement et les rejoignit. Il semblait avoir une discussion animée et personne ne le vit approcher.

-Il faudrait lui dire…

-Mais on ne sais même pas si c'est vrai !

-Moi, Je l'ai vu partir !

-James doit être au courant !

-Oui…

-De quoi dois-je être mis au courant ? demanda James en s'approchant.

Tout le monde s'écarta d'un bond surpris puis le regardèrent gênés.

-Où est Sirius ? questionna à nouveau James en parcourant le groupe.

-Et bien, Marc le gardien.

James haussa un sourcil, impatient.

-Des serpentards l'ont un petit peu cherché…et ils ont parlé de …Sarah. Débita t-il.

James ouvra grand les yeux !

-Et merde ! lâcha James en s'éloignant à grand pas du terrain. Commencez l'entraînement ! hurla t-il de l'autre bout du terrain.

Il commença courir, réfléchissant où ils pouvaient bien être.

-Sirius ! grogna t-il. Pourquoi faut il toujours que tu t'emportes si vite !

Il pénétra dans le château.

0o0o0o0o0

Sirius se tenait debout dans un couloir au sous sol du château, les poings serrés le long de son corps tenant dans une de ses mains sa baguette. Son visage était crispé de colère et un sourire dément se dessinait sur ses lèvres. On n'insulte pas Sirius Black sans en subir les conséquences ! «Tu es quelqu'un de bien, Sirius. Ne laisse jamais personne t'en faire douter ! » Il savourait encore sa victoire. Voir les serpentards courir comme des fillettes apeuraient après leur avoir donnée une bonne leçon, le remplissait de joie. Il ne savait pas depuis le temps qu'il ne fallait pas s'attaquer à un maraudeur ! Et surtout ne pas insulter un de leur ami, qui plus est, qui est morte

Sirius serra les dents !

Il sourit intérieurement à la pensée des Serpentards se regardant dans une glace.

-Ils vont être surpris ! lança t-il dans un rire.

Il se décontracta un petit peu et pourrait presque avouer que se défouler ainsi lui avait fait du bien. Il s'approcha d'un mur et se laissa glisser le long pour finir assis par terre.

Il prit une grande inspiration.

Quel meilleur moyen que des Serpentards pour évacuer ses tensions ?

« Sirius marchait tranquillement le long du couloir d'un pas tranquille. Il rentra dans la grande salle et s'assit à la table des griffondors pour prendre son petit déjeuné. Il pencha sa tête sur son bol de soupe. Il trempa sa cuillère dedans et commença à faire des ronds, sa tête appuyé sur une de ses mains.

-Tu en fais une tête, Black ! déclara Sarah en s'asseyant en face de lui.

Sirius leva la tête et regarda sa camarade de classe avec désinvolture.

-Depuis quand mon sort t'intéresse ? demanda t'il. Je croyais qu'avec ton groupe, vous nous détestiez ?

-Lily seule vous dit ça. Moi, jusqu'à preuve du contraire, je ne vous ai jamais crié dessus.

Elle sourit.

-Je ne suis pas ton ennemi, rajouta t-elle. Mais dit moi, c'est rare qu'on ne te voit pas avec James. Vous vous êtes disputés ?

-Bien sur que non ! s'écria Sirius comme si une telle chose lui semblait impossible. Il a rendez vous avec McGo. Pour son orientation.

-Ah ! s'exclama Sarah. C'est aujourd'hui ?

Sirius acquiesça.

Il ne semblait pas très ouvert à la discussion et replongea son attention dans son assiette. Sarah n'insista pas et le laissa tranquille. Il en fut soulager. Il ne souhait pas la remballer mais il ne voulait pas parler. Après être rester un quart d'heure à touiller sa soupe sans y toucher, il se leva et partit en direction de sa salle commune. Il traînait les pieds quand il rentra dans son dortoir puis brutalement il donna un violent coup de pied sur le rebord de son lit. Il attrapa sa valise qu'il jeta par terre puis bouscula son bureau.

-Remus ! Tu pourrais me passer ton livre de…

Sarah s'arrêta net quand elle vit l'état dans laquelle la chambre se trouvait. Sirius s'assit lourdement sur son lit, les mains tremblants.

-Sarah hésita quelques secondes puis rentra finalement dans la pièce et vint s'asseoir près de Sirius.

-Que se passe t-il ? demanda t-elle gentiment.

-Rien ! répondit sèchement Sirius, ne la regardant toujours pas. Les affaires de Remus sont dans le coin là-bas.

Sarah regarda le bureau de l'autre côté de la pièce, se leva et prit le bouquin qu'elle voulait.

-Tu pourras dire à Remus que…

-Oui !

Elle reporta son attention sur Sirius.

-Avant de me crier dessus et de me jeter dehors, j'aimerais que tu m'écoutes. Ça va faire cinq ans qu'on se connaît même si on ne se parlait pas énormément, surtout depuis que James harcèle Lily et je te connais assez pour savoir que quelque chose ne va pas. Si tu ne veux pas en parler, ce n'est pas grave, j'en suis sur que James et Remus te convaincront mieux que moi mais ne t'imagine pas que je te haie. Lily a beau vous montrer une haine inqualifiable, ça ne veut pas dire que c'est de même pour moi ! Et puis elle ne vous déteste pas tant que ça, si vous la connaissez bien. Oh bien sur, elle ne l'avouera jamais mais c'est souvent qu'elle vous défend quand des Serpentards vous attaquent. Elle est seulement plus discrète. Ensuite, tu dois savoir que mes opinions ne sont pas forcément les siens ! Te souviens-tu le jour où tu m'as défendu avec James pendant notre deuxième année contre les serpentards ?

Sirius acquiesça.

-C'est ce jours là que je me suis fait ma propre idée sur vous. C'est là que j'ai compris qui vous étiez vraiment. Pas le garçon macho qui rêvent d'être vu par tout le monde ! Pas le coureur de fille de maintenant, mais simplement Sirius Black, un griffondor au caractère bien forgé mais qui a bon cœur. Tu es d'une manière le « Héros » des demoiselles en détresse.

Elle rit puis reprit.

-Je ne sais ce qui te tracasse mais sache que tu es quelqu'un de bien, Sirius. Il y en aura toujours qui te rabroueront de coups et tenteront de t'accuser à travers ta famille mais tu n'es pas eux ! Tu as tes propres opinions et tes propres amis. Ne laisse jamais personne t'en faire douter !

Elle se dirigea vers la porte.

-N'hésite jamais à avouer que tu as besoin d'une amie, Sirius. Même si c'est pour parler, rire et t'amuser.

Elle allait sortir quand Sirius l'interpella.

-Je n'ai pas besoin de plus d'amis, Sarah, déclara t-il. J'ai déjà James, Peter, Remus et toi ! Ça me suffit.

Sarah se retourna, étonnée.

Elle lui sourit.

-Merci, murmura t-elle avant de sortir. »

-Sirius ! s'exclama James à bout de souffle, voyant son ami assis par terre. Tu vas bien ?

Sirius leva les yeux.

-Oui !

James souffla de soulagement.

-Tu m'as fait peur ! Les autres ont dit que…

-Oh ! Tu sais ceux sont des vrais trouillards ! scanda Sirius. Ils sont partis en courant comme s'ils avaient le diable au trousse. Si tu avais vu ça !

-Patmol…souffla James.

-Non James ! Ne dit rien ! Ca faisait longtemps que je rêvais de le faire ! J'avais besoin de me défouler et ils m'ont cherché ! Ces derniers temps n'ont pas été facile pour nous, hein ? J'ai encore du mal à réaliser. J'ai toujours l'impression qu'on va la voir débouler d'un côté avec son petit sourire malicieux au coin des lèvres et nous crier que c'était qu'un mauvais rêve.

-Je sais, patmol. C'est pareil pour moi.

James tendis sa main à Sirius puis l'aida à se lever.

-Et comment réagit Lily ?

-Assez mal mais elle ne le montre pas. India m'a dit qu'elle faisait des cauchemars toutes les nuits et elle se réveillait en sanglot.

Sirius baissa la tête.

Ils commencèrent à marcher.

-C'est Remus qui m'inquiète…continua James. Il est si distant…

-Je sais mais je crois qu'il a besoin d'être seul pour encaisser. Il ne nous reste plus qu'à espérer que le temps nous permettent d'apaiser la douleur.

Les deux garçons avancèrent côte à côte s'enfonçant dans les couloirs noirs de Poudlard.

0o0o0o0o0o0

Lily marchait d'un bon pas vers la cabane d'Hagrid. Elle toqua deux fois puis attendit tranquillement. La porte s'ouvrit quelques minutes après laissant place à l'importante carrure de Hagrid.

-Lily ! S'exclama t-il de sa voix bourrue. Je suis heureux de te voir ! Rentre ! Je vais vous préparer une tasse de thé !

Il s'écarta de l'entrée pour la laisser rentrer. Elle s'assit dans le grand fauteuil et observa Hagrid s'agiter. Il prépara le thé, passa une tasse à Lily et vint s'asseoir en face d'elle.

-Comment te sens-tu ? demanda t-il.

Il se tapa la tête !

-Je suis bête ! Je suppose que c'est dur !

Lily acquiesça doucement.

-Hagrid ! commença t-elle. J'étais venue vous voir pour vous demandez une faveur.

Elle se tut quelques secondes, but une gorgée puis continua :

-j'aurais voulu savoir si c'était possible de planter un rosier près de l'arbre vers le lac.

-Le grand arbre ? Celui où vous êtes toujours ?

Lily approuva.

-Je ne vois pas où pourrait être le problème. Quel genre de roses, tu préférerais ? Les rouges.

-Non ! Les roses blanches. Les mêmes qu'à l'enterrement de Sarah. C'était ses préférées.

Hagrid ouvrit la bouche puis la referma immédiatement.

-Ça sera fait. Déclara t-il. Après tout, ce n'est pas grand chose.

Lily le remercia puis le quitta.

Elle marcha le long de la forêt interdite puis alla s'asseoir près du lac, trempant ses doigts dans l'eau. L'eau était froide. Quelques roses blanche flottaient ….Elles resta quelques secondes ainsi jusqu'à ce qu'une main vienne se poser sur son épaule. Lily leva la tête et regarda James. Elle lui sourit. « Tu es chanceuse d'avoir trouver l'homme qui possède ce petit truc unique qui n'existe qu'une fois, alors ne gâche jamais cette chance là, Lily ! »

-Tu viens ? C'est l'heure de manger.

Lily acquiesça. Elle se leva et passa son bras dans le dos de James, appuyant sa tête contre son torse.

-Comment s'est passé ton entraînement ?

-Bien.

« Lily et Sarah étaient couchés en maillot de bain au bord d'un lac. Le soleil brillait et une chaleur étouffante planait dans l'air.

-J'adore les vacances d'été ! déclara Lily. L'eau…, le soleil…, les amies…, C'est parfait.

Sarah se tourna vers Lily.

-C'est vrai ! C'est super ! Dit moi, je pensais à une chose…

-la quelle ?

-Tu es sure que personne viendra ?

-Non, peu de personne connaisse ce lieux à Londres.

-Alors pourquoi James et Sirius arrivent droit sur nous ?demanda t-elle peu rassurée.

-QUOI !!???? s'écria t-elle en se levant d'un bond et se recouvrant de sa serviette. Où ça ?

Sarah se mit à son tour debout et plia sa serviette de bain autour d'elle. Elle leva son bras et indiqua la direction opposée à la leur. Les deux garçons marchaient avec nonchalance, torse-nue, une serviette sur leur épaule.

-Ah la la la la la !!paniqua Lily regardant autour d'elle à la recherche d'un abris. Pourquoi faut-il qu'il me suive partout où je vais ?

Elle remarqua un buisson à quelques mètres d'elles et se mit à pousser Sarah dans ce sens.

-Vite ! Vite !

Elles mirent à courir aussi vites que leur permettait leur serviette et se cachèrent. Lily s'assit en tailleur, resserrant sa serviette.

-Maudit soit Potter et Black ! bougonna t-elle. Ils vont bien finir par gâcher mes vacances !

-Chut ! rit Sarah. Ils approchent.

Les filles se turent et observèrent les garçons s'installer. Ils posèrent par terre leurs serviettes.

-Ils sont plutôt bien foutu ! reconnut Lily, en penchant la tête de côté.

Elle se redressa vivement.

-Qu'est ce qui me prends ? s'interrogea t-elle.

-Et bien, je crois que tu viens de découvrir James Potter d'une autre manière, ma chère ! déclara Sarah dans un sourire.

-Ne raconte pas de sottises…

Sarah sourit.

-Avoue qu'il te plait bien, Lily ! On est que toutes les deux, tu peux me le dire à moi !!!

-Et bien…

Soudain des cris féminins attirèrent leur attention. Trois grandes filles au corps bien formé, s'approchaient.

-Pas du tout ! trancha Lily sur un ton catégorique ! Il ne m'attire en aucun point.

Elles se turent et écoutèrent les conversations.

-Sirius ! grogna James. Je croyais que c'était une sortie entre mec ? Pour résumer : sans filles !

-Oh mais je ne leur ai rien dit ! Je ne savais même pas qu'on viendrait ici !

-Alors tu peux me dire ce que ces deux cruches font ici ? Elles étaient bien avec toi, il y a une semaine ?

-Oui, mais c'est loin ! Et puis je croyais que personne connaissait ce coin de Londres ? rétorqua Sirius.

-Oh, peut importe ! marmonna James. Elles ne nous ont pas encore vu, on a qu'à se cacher ! Viens !

Il tira Sirius par le bras, l'emmenant vers le buisson des filles.

Lily commença à paniquer !

Sarah tentait de calmer son fou rire.

-Ce n'est pas marrant ! dit Lily entre ses dents.

Sarah secoua la tête de haut en bas, incapable de parler.

Lily recula de plus en plus du buisson puis soudainement James et Sirius apparurent.

-Lily ? s'étonna James.

Il la regarda rougir puis s'aperçut qu'elle était peu couverte.

-Vous êtes aussi venu vous baigner ? demanda innocemment Sirius en remarquant à son tour leur tenu. Vous vous cachez de qui ?

Il recula d'un pas et regarda James, ses yeux malicieux.

Sarah éclata de rire.

Lily se leva brusquement.

-NE DIT PLUS AUCUN MOT! hurla t-elle. NE T'AVISE MEME PAS DE FAIRE UNE SEULE REMARQUE ! JE… VOUS…ARGH !

Elle s'éloigna furibonde, ses cheveux se balançant le long de ses épaules.

Sarah la suivie tentant à grande peine de se calmer.

-Si jamais un jour, je commence à ressentir un tant soit peu de sentiments pour cet homme, Sarah ! jure moi de m'assommer sur le coups !

Sarah la regarda étrangement.

-Rien que le fait de mentionner cette éventualité, Lily, prouve que c'est déjà fait !

-Non, si c'était le cas, je le serais.

Sarah poussa un soupir.

-Dans ce cas, je vais devoir t'assommer pour te remettre les idées en place. Rit –Sarah. Tu aimes, James. Et le pire, c'est que tu aimes, son côté maraudeurs, son foutu caractère comme tu dis et à chaque fois qu'il te parle, tu meurs d'envie de te jeter à son coups. Tu es chanceuse d'avoir trouver l'homme qui possède ce petit trucs unique qui n'existe qu'une fois, alors ne gâche jamais cette chance là, Lily !

Elle lui sourit.

-Bon, je suppose qu'on rentre maintenant ? »

0o0o0o0

Il était 20h30. India sortit de table avant tout le monde puis se dirigea vers le parc. Elle avait besoin de respirer l'air frais et de marcher un peu.

-India ! l'apostropha Remus.

Elle se retourna et l'attendit. Il la rejoignit vite puis une fois à sa hauteur, ils continuèrent à avancer.

Ils restèrent plusieurs temps sans parler puis Remus demanda avec dans la voix un peu de rancœur :

-Est-ce que tu le savais ?

-A propos de quoi ?

-De la mort de Sarah ! Est-ce que tu étais au courant qu'elle allait mourir ?

India s'arrêta brusquement et regarda Remus, blessée.

-Non ! dit-elle sèchement. Je n'arrive pas à croire que tu puisses penser une seule seconde que… C'était aussi mon amie, Remus ! Je ne pourrais jamais laisser mourir quelqu'un si j'ai la possibilité de la sauver !

India s'immobilisa. Remus ne remarqua pas son malaise.

-Je voulais juste savoir ! répondit-il d'une voix lasse. Je te demande pardon, j'aurais du savoir mais je me suis que peut être… J'ai été stupide !

-Ce n'est pas grave Remus !

Elle lui sourit.

- Je suis fatigué, India. Fatigué de devoir tous les matins affronter cette réalité mais pourtant je ne souhaite pas mourir. Tous les matins je me réveille et je réalise que ce n'était pas un rêve. Le plus dur dans tout cela, c'est que pendant quelques secondes, je suis heureux et je l'entends rire en bas. Pendant ces quelques secondes, je retrouve l'espoir et je me dit : Ce n'est qu'un rêve Remus ! Pendant trois secondes, j'ai l'impression de revivre.

A chaque instant de la journée, il y a toujours quelque chose qui me fait penser à elle. Son fauteuil vide le soir quand on n'est tous réunit, sa grosse part de gâteau au chocolat qui reste, ses leçons de morales et même ses malaises. Il m'arrive souvent de retourner à l'infirmerie pour voir si elle n'y est as mais son lit est toujours vide. Vide ! C'est comme ça que je me sens, India. Vide ! j'ai l'impression d'être moi-même parti. Tout ce que je fais, ce n'est que par automatisme… Je n'en peux plus… C'est comme si une moitié de moi était parti avec elle…

Une larme coula le long de sa joue. India s'approcha et le prit dans ses bras. Ils restèrent quelques minutes comme ça, comme un frère et une sœur pleurant et se soutenant mutuellement.

-Hum…Hum… ! toussa Sirius.

India et Remus se séparèrent, après que Remus est soufflé un merci dans le creux de l'oreille d'India.

Sirius les regarda, haussant un sourcil.

Remus sourit !

-Jaloux, Patmol ? demanda t-il dans un rire.

Sirius regarda India puis Remus.

-Pourquoi il a toujours droit à des câlins et pas moi ? bouda t-il. Je sais que tu le considères comme ton frère mais quand même, c'est pas juste.

India et Remus éclatèrent de rire.

James et Lily arrivèrent à leur tour et furent surpris de voir la petite troupe, rire au éclat.

-Que se passe t-il ?questionna- Lily.

Les rires s'arrêtèrent puis Remus déclara :

-On apprend de nouveau à s'amuser, après tout, la vie continue. Il s'avança près du lac et s'assit juste en face. Ils vinrent tous s'y regrouper. Ils s'allongèrent les uns à côtés des autres, observant le ciel. « Je ne vais pas disparaître totalement, en fait… »

Remus soupira.

-Il y a des étoiles, ce soir ! remarqua Remus avant de sourire.

0o0o0o0o0o0

Le lendemain matin, les maraudeurs se réveillèrent tôt. Le silence régnait dans la cour des griffondors. James était dans la salle de bain, Peter dormait encore et Remus se levait.

-J'ai faim ! grogna Sirius en ouvrant les yeux.

-Tu as toujours faim, remarqua Remus.

-Nia Nia Nia Nia ! geignit Sirius.

Remus sourit et lui lança son cousin dessus.

-Argh ! Je suis mort ! s'écria Sirius en mettant ses bras en croix puis se levant brusquement et lança à son tour son cousin que Remus reçut en pleine tête. Je suis désolé, Lunard, je ne t'avais pas vu !

Sirius souriait.

Remus haussa un sourcil puis s'approcha de Sirius, deux coussins en mains.

-Non ! ordonna Sirius en s'éloignant. Non ! Recule !! Ça ne te vas pas du tout, de faire le méchant ! Non !

Il marcha à reculons, prenant au passage le coussin de Peter.

-JAMES !! Hurla t-il.

Ce dernier sorti de la salle de bain et avant de pouvoir comprendre ce qu'il se passait, reçut trois coussins en pleine tête.

-Sauf qui peut ! s'écria Remus en poussant Sirius hors du dortoir.

Ils dégringolèrent les escaliers et vinrent prendre les coussins dans la salle commune puis se cachèrent derrière deux fauteuils.

-C'est pas du jeu ! lança James en arrivant à son tour. Premièrement vous m'avez pris de surprise, et deuxièmement vous êtes deux contre un !

-Non ! trois contre un ! déclara Sirius en tirant vers lui, Peter. Oh, super Queudvert ! Tu as apporté ta baguette !On va pouvoir avoir des munitions à volonté !

Remus éclata de rire.

Des bruits de pas retentirent laissant la placé à Lily et India.

James poussa un cri de joie et les attrapa toutes les deux par le bras.
-Dites moi, mes demoiselles , ça vous direz de m'aider ?

James leur résuma rapidement l'histoire.

-INDIA ! s'écria Sirius. Tu ne vas pas me trahir ?

Il arborait un sourire charmeur qui disparut très vite derrière un coussin.

-Je crois que ça veux dire « oui », dit Remus.

-La guerre est déclarée ! lança Sirius.

Pendant plus d'une heure, ils réveillèrent leur camarade dans une guerre remplie de fou rire incontrôlable et de blagues et quand ils allèrent manger, cette ambiance joyeuse ne diminua pas. Poudlard avait fini son deuil.

Au loin, dehors près du lac, sous l'ombre d'un arbre un rosier blanc venait d'être planter. Dans quelques années, les roses blanches fleuriront et égayeront les élèves de Poudlard. Toute chose à une fin pourtant seul le souvenir et l'amour ne permet pas d'oublier et nourrit ainsi des années plus tard le cœur du bien aimée. C'est comme la rose qui grandit au fil du temps pour devenir la plus belle puis doucement meurt laissant place à l'hivers frigorifiant. Cependant grâce à la beauté de la nature, c'est dans l'émerveillement qu'elle apparaît l'été suivant, plus resplendissante encore.

0o0o0o0o

Nous nous sommes tous remis peu à peu même si la douleur est toujours présente. Nous avons passé les jours suivant chacun dans le travail. Je devais récupérer tous les livres empruntés et ils devaient réviser. Dans quelques jours, je vais quitter Poudlard. Je n'aurais jamais pensé que je vivrais ça un jour mais c'est arrivé et je ne changerais cela pour rien au monde ! Lors de ma discussion avec Remus, j'ai enfin eu ma réponse à ma question. En réalité, je la connaissais depuis le tout premier jour mais je n'avais pas encore compris. Être spectateur de la mort des gens qu'on aime alors que l'on a la possibilité de les sauver est impossible, sinon c'est qu'on ne les aime pas vraiment. C'est ce jour là, que j'ai décidé de les sauver…

India posa son crayon et ferma son journal. Elle soupira.

Elle se leva et sortit de la salle commune.

Elle regarda sa montre. Il restait cinq minutes avant la fin de leur examen. Bientôt, ils auront fini…

Elle sortit dans le parc et marcha jusqu'au rosier.

India sourit.

Une rose blanche était apparue.

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(1) : chanson de Lifehouse « Everything »

Voilà ! Ce chapitre est fini ! Je l'ai en tête depuis le début de ma fic et je suis contente de l'avoir fini ! C'est un de mes préférés ! Ne croyez pas que j'ai tué Sarah parce que je ne l'aimais pas ! Bien au contraire, j'adorais ce personnage mais c'est essentiel pour l'histoire. JE suis désolée… (Mais bon faut pas s'apitoyer ! lol, petite dédicace à ma sœur !! Tu me comprendras !)

Dites moi ce que vous en pensez !

Il ne reste plus que quelques chapitres ! (3 ou 4) Mais il y aurait une suite…

Gros bisous et merci pour ceux qui suivent cette histoire !