Disclaimer:A mon grand regret les personnes comme Harry ou Draco ne m'appartiennent pas et ne seront jamais en possession et cela que je le veuille ou non. Je doute que J.K.Rowling accepte de me les livrer comme cadeau.

Raiting:La fanfiction est un R/NC18 mais le chapitre lui est un PG13. Avis aux âmes sensibles, si vous pleurez pour un rien, ne lisez pas ce chapitre (ni la fic d'ailleurs). Le chapitre est sombre et triste donc vous êtes prévenu.

Titre:Très sincèrement...au bout de huit chapitres vous avez encore besoin de vérifié si le titre n'a pas changé ?

Résumé:Je ne change pas à mes habitudes. Draco se fait lyncher. Quelqu'un pour le consoler? (n/a: ça veut pas forcement dire baisade parti avec Draco...)

Note : Pour l'intrigue, si l'un des hommes a ouvert le ventre de Draco c'était pas pour faire mumuse. Enfin, peut être un peu mais y a une raison. Vous aurez donc toutes les réponses à vos questions au fil des chapitres. Patience…

N/A : …euuuuuh...Je sais que je suis un peu inexcusable pour ce retard mais bon, y a toujours pire que moi, non ?

Sur ce, bonne lecture !


Le lendemain matin, Draco gigota dans son lit avec la désagréable sensation qu'il venait de dormir sur un matelas mouillé.

Il ne s'était quand même pas fait dessus ? Si ?

Il se réveilla complètement. Son pantalon aussi était trempé de ce liquide poisseux et blanc.

…Blanc ?

Il jura. Il ne s'était pas uriner dessus (ce qui était tout de même rassurant). Il venait d'éjaculer sa semence et vu l'ampleur des dégâts, cette nuit aussi avait été chaude. Mais c'était quand même gênant. Surtout quand vous partagez votre chambre avec quatre autres colocataires…

Il prit sa baguette et nettoya les résultats d'une nuit passée à fantasmer sur mille et une choses toutes aussi torrides et érotiques les unes que les autres.

Il partit se doucher en évitant de penser aux rêves qu'il avait eu. Celui-ci était diffèrent des autres. Les scènes qui s'étaient succédées ressemblaient à des visions. Des flashs, puissants et jouissifs. Et il semblait si réel… Il aurait presque pu sentir réellement le corps chaud et doux du Gryffindor serré contre lui.

En tout cas, son phallus l'avait bien sentit lui. Draco se mordit les lèvres. Il n'avait pas du tout envie de s'exciter seul, dans la salle de bain. Surtout que là, il était conscient.

Quand il dormait, son subconscient prenait la relève et le torturait mentalement. Jouant chaque soir avec ses nerfs.

Draco sortit de la salle de bain, habillé. Depuis son retour à Hogwarts, il ne s'était plus jamais baladé torse nu devant ses camarades après être sortit d'une douche. Leurs regards certainement sans arrières pensés l'auraient gênés. Il ne pouvait plus être lui-même en étant si peu habillé. A présent c'était comme si sa haine et les vêtements étaient ses uniques remparts.

Sa haine pour ne pas craquer mentalement. Et les vêtements… c'était parce qu'il ne pouvait et ne voulait plus exposer la moindre parcelle de son corps.

Lorsqu'une personne le frôlait accidentellement, il ne pouvait s'empêcher d'avoir une crainte. La crainte de se faire prendre à nouveau et de se refaire séquestrer. Il était prêt à tout endurer mais pas ça. Jamais il ne voudrait revivre cette maudite expérience. Etrangement, il n'en voulait pas à son père même si celui-ci était la cause de son kidnapping.

Tout ce qu'il complotait, manigançait, le laisser froid. Les activités du mangemort ne l'intéressaient pas.

Et puis le lendemain de son retour, Dumbledore lui demanda de venir à son bureau. Arrivé là, il y trouva son directeur de maison, Severus Snape. Il attendit qu'on lui donne l'ordre de s'asseoir. Malgré son visage indifférent, à l'intérieur de lui-même il était tout sauf de marbre. Il avait peur. Peur parce qu'il devinait déjà de quoi ils allaient tous les trois parler. Peur de tout avouer. Peur de tout revivre. Scène par scène, avec chaque détail.

Ses craintes s'avérèrent exactes et le nœud qu'il avait dans l'estomac s'accentua davantage. Il n'était pas à l'aise. Il ne pourrait plus jamais l'être après ce qui c'était passé. Il était détruit. Mais il s'était juré, quelques heures après son retour, assis le plus loin possible de son lit dans une position fœtale que jamais, jamais personne ne découvrirait cela.

Le directeur lui demanda ce qui s'était passé. Et il cru bon de rajouter que les moindres détails étaient importants.

A ce moment là, Draco regardait obstinément le bout de ses ongles. Il voulait à tout prix éviter le regard de Snape. La seule personne qu'il eu jamais apprécié et pour qui, le moindre de ses paroles avait une importance. Il se demanda alors si les détails de son viol étaient importants. S'il devait dire qu'il s'était senti humilié. Qu'il se voyait comme un déchet, une immondice souillée de toute part. Dumbledore le regardait toujours avec ce même regard.

Grave avec un mélange de tristesse. Comme s'il se doutait déjà de ce qui s'était passé.

En revanche Snape lui n'affichait rien sur son visage. Aucune émotion. Il était totalement impénétrable. Il observait silencieusement son élève, ne disant aucun mot jusqu'au départ de Draco.

Durant tout l'interrogatoire qui suivit son explication, Draco avait prit le soin de ne pas leur informer que Potter était aussi présent et qu'il avait participé à leur « fête ». Il ne raconta rien sur l'homme et ses interventions sur son estomac. Il se contenta de rester vague malgré les encouragements que lui prodiguait le directeur. Il commençait à éprouver de la colère. Il détestait cette pitié qu'il offrait continuellement.

Enfin, il fut libéré et libre de toute activité. Il avait manqué les cours. Toute la matinée, après que ses camarades furent sortis, il quitta lui-même sa cachette pour se poster dans la même position qu'il avait prit lors de son arrivée. Ses bras entourant ses genoux repliés contre lui-même, le dos rond, la tête enfouie sous ses bras. Parfois il se balançait lentement, très lentement, alors que les larmes inondaient de nouveau son visage. Il s'en voulait. Il était un faible et seul les faibles se permettaient de pleurer. Ce n'était pas des hommes mais des lâches, des bons à rien.

C'était les paroles que lui avait souvent dit son père lors de leurs rares discutions.

Il rata le petit-déjeuner ainsi que le déjeuner. Et il faillit en faire de même pour son dîner si Dumbledore ne l'avait pas convoqué une heure plus tôt par le biais de Zabini.

Mais arrivé dans la Grande Salle, il traça droit devant lui pour sortir par la porte d'en face. Il ne pouvait pas manger. Il savait que s'il ingurgitait quoi que ce soit, son estomac le rejetterait immédiatement. Il s'arma de courage et après s'être tenu longuement devant son lit, il se pencha et prit de ses mains tremblantes les couvertures et les rejeta afin de lui permettre l'accès au matelas. Lorsqu'il posa sa tête contre l'oreiller, il se força à respirer calmement en chassant tous les souvenirs qui remontaient dans sa mémoire.

Et une semaine s'écoula. Depuis le deuxième jour après l'incident, il s'était juré qu'il devait sauver les apparences. Son père n'en savait rien et n'en saurait rien tant qu'il était encore en prison. Il devait donc continuer de jouer le rôle qu'il avait parfaitement bien tenu jusqu'à présent. Celui d'un Malfoy digne de porter le sceau de la famille.

De son côté Harry avait lui aussi subit le même interrogatoire que son ennemi. A la différence près qu'il y avait Minerva Mc Gonagall et que sa réaction avait été très différence de celle de Draco. De plus, il devait expliquer pourquoi il se trouvait à Pré-Au-Lard à cette heure et comment y était-il parvenu ? Il ne répondit ni à la première question, ni à la seconde. Il savait que leur dire qu'il avait eu besoin de marcher loin d'Hogwarts n'aurait pas convaincu son directeur. D'autant plus que Minerva était là et sans le vouloir, sa présence le rendait bien plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà. Il ne raconta pas l'épisode avec Draco mais son kidnapping, son emprisonnement et pour finir sa fuite. Quelques minutes plus tard il était libre. Son entrevue s'était déroulée vers le début d'après-midi et avait été plus courte qu'elle ne l'avait été pour Malfoy. Son comportement lors de son retour n'avait pas changé. Physiquement il ne semblait ne rien avoir eu sauf de temps à autres, ses yeux qui le trahissaient en révélant la douleur qu'il portait. Intérieurement, il semblait comme vide. Il était perdu. Il ne savait pas quoi faire, ni comment réagir. Il s'interdisait d'en parler à ses amis. Il ne voulait pas leur révéler ce qui lui était arrivé. Il ne pourrait pas supporter le regard qu'ils lui porteront alors. Voir l'horreur et le dégoût sur leur visage l'anéantirait complètement. Et leur avouer la vérité aurait été comme une trahison venant de lui.

Déjà qu'il leur avait mentit sur son rendez-vous avec Dumbledore. A son retour, Ron, inquiet, l'avait harcelé de questions jusqu'à ce qu'Hermione intervienne pour le calmer, froidement. Elle avait remarqué qu'Harry ne se sentait pas dans son état habituel. Elle entendit son ami répondre que Dumbledore lui avait demandé s'il avait eu de nouveaux songes. Ron accepta cette réponse bien qu'il sentait qu'Harry lui cachait autre chose. Tout comme Hermione, il savait parfaitement que leur directeur était trop occupé avec l'Ordre et que jamais il ne demanderait à un élève d'interrompre ses cours pour venir le voir dans son bureau.

Ils avaient aussi remarqué l'absence du Slytherin mais n'avaient fait aucun lien avec leur ami. Ils ne se doutaient pas non plus que quelques heures plus tôt, Draco était à la même place qu'Harry pour les mêmes raisons.


N/A : Je suis contente de vous dire que je prépare actuellement un chapitre R. Bon il n'apparaîtra pas au prochain chapitre mais dans trois ou quatre chapitres (environ). Je vous laisse deviner qui sera les deux principaux acteurs. Pour les curieux, mon profil a été mis à jour ainsi que le lien "homepage".