Le soleil se levait à peine éclairant de ses premiers rayons la plaine. Serebia s'étira et bailla avant de se faire reprendre par Badack.
« C'est pas le moment de dormir ! Tu as du pain sur la planche. »
Il lui donna un seau, une brosse, du savon et il lui dit :
« Je veux que tu nettoies le vaisseau intérieurement et extérieurement. »
« Mais attendez je suis pas venue pour ça moi ! »
« Tu feras ce que je te dis de faire un point c'est tout ! »
« Dans vos rêves oui ! »
Elle lui redonna sèchement le seau, la brosse et le savon. Badack fit de même mais avec plus de force et elle tomba par terre.
Il en profita alors pour l'immobiliser. Il plaqua brutalement avec son pied et exerça une pression de telle sorte qu'elle est du mal à respirer. Serebia étouffait. Ses mains agrippèrent tant bien que mal la botte du guerrier.
« On fait moins la fière maintenant … Le seul maître à bord ici c'est moi. Les emmerdeuses de ton genre je les aime pas et je leur fais la vie dure. Et si ce que je te demande de faire ne te plaît pas tu le feras quand même. Les choses sont-elles claires ? »
Serebia ne répondit rien voulant garder un semblant de dignité mais Badack accentua sa pression et elle murmura un vague oui.
Vaincue et humiliée, la jeune fille se mit au travail. Au bout d'une heure elle s'arrêta. Elle essuya la sueur qui coulait de son front. Elle n'avait pas fait un quart du vaisseau et cela la découragea. Elle avait mal dans les bras à force de frotter et ses mains étaient rouges à cause de l'eau glacée.
Badack l'avait surveillé du coin de l'œil et trouvant qu'elle n'allait pas assez vite il décida de la réveiller à sa manière. Il alla chercher un autre seau, il le remplit de l'eau du lac et arrivant par derrière il le lui renversa.
Serebia fut saisie par la température de l'eau et attendit quelques minutes avant de bouger. Elle sentit la colère monter en elle. Brusquement elle se retourna et frappa le guerrier au visage. Si Badack n'avait rien vu venir, sa réaction fut instantanée et Serebia se retrouva également avec un coup. Il n'ajouta rien et s'en alla. Elle ne put retenir ces larmes et se mit à pleurer.
Badack rentra au chalet. Il sortit une pochette de glaçons, la plaqua sur son oeil et s'assit. Il soupira. Elle était plutôt coriace celle là. Les autres n'auraient même pas tenté quoi que ce soit. Mais il se demandait pourquoi, il ne l'avait pas amoché un peu plus ? Pourquoi s'était-il retenu ?
Serebia passa sa main sur son œil et sursauta sous la douleur. Il n'y a pas été de main morte se dit-elle. Elle essora son tee-shirt et s'assit par terre pour profiter du soleil. Hélas ce ne fut pas long puisque Badack resortit à ce moment là et il lui ordonna de se remettre au travail.
Elle mit quatre jours pour nettoyer le vaisseau de fond en comble. Les pauses qu'elle avait ne lui semblait pas nombreuses et courtes. En plus c'était Badack qui décidait à chaque fois…
Au matin du quatrième jour Il la trouva endormie au pied du véhicule. Le vaisseau avait l'air d'être propre mais il ne se décida pas pour autant à commencer son entraînement.
« On va à la chasse…Je t'enseignerai les premières règles de base. »
