Badack laissa Serebia dormir encore deux heures avant de la réveiller en lui lançant un seau d'eau au visage.
« Aller debout ! Tu as assez dormi comme ça paresseuse ! Tu as du pain sur la planche ! »
Serebia fusilla du regard le guerrier.
« Ca ne vous a pas suffit de me faire trimer sur le nettoyage de votre vaisseau. Vous voulez quoi encore ? »
« Y'a plus rien à manger. Je vais aller chasser et tu viens avec moi. »
La jeune fille soupira et ne répondit rien.
Ils marchèrent pendant plusieurs heures sans rien rencontrer, puis le gibier commença à pointer son nez.
Badack s'immobilisa. Il regarda Serebia et lui dit
« Maintenant c'est à toi de jouer. »
« Quoi ? Vous ne voulez quand même pas que.. »
« Qu'est ce que tu crois ? Que je vais me taper tout le boulot ? »
Et ce fut un véritable exercice physique où il fallait courir après la proie à la vitesse de l'éclair et malheureusement Serebia manquait de résistance. Plusieurs animaux lui passèrent sous le nez. La jeune fille tomba à genoux, en larmes.
« Ce n'est pas en restant à terre que tu vas y arriver. Allez relève toi ! »
Mais Serebia fut incapable de bouger. Badack s'avança vers elle et il la mit sur pied. Il la secoua un bon coup et il lâcha.
« Règle n°1 : un guerrier ne se met pas à genoux devant son adversaire. Règle n°2 un guerrier ne pleure pas même quand il éprouve les pires difficultés. Règles n°3 on verra plus tard. Alors maintenant tu retournes chasser et tu ne t'arrêteras que lorsque je le jugerais nécessaire.»
Il la poussa rudement et Serebia se remit au travail.
Cette partie de chasse se termina trois jours plus tard. Quand ils revinrent au chalet, le soleil se couchai lentement. Serebia était éreintée. Elle rentra dans le chalet mais Badack l'interpella.
« Où tu vas comme ça ? »
« Me coucher ! CRETIN ! »
« Personne ne t'y as autorisé ! Ta performance d'aujourd'hui est inacceptable ! Et tout porte à croire que tu as de sacrés progrès à faire ! Il ne sera donc pas question pour toi de dormir pour l'instant. Je démarre ton entraînement.»
« Dans tes rêves ABRUTI ! » lui répliqua t'elle.
Badack lui empoigna le cou et la souleva de dix centimètres.
« Ecoute moi bien maintenant. A partir d'aujourd'hui je commence ton entraînement. Je t'entraînerai jour et nuit s'il le faut. Une dernière chose, je ne te ferai pas de cadeau. »
Il la reposa à terre et la jeune fille porta ses main à son cou.
« Dans quoi je suis tombée ? Dîtes-moi dans quel enfer suis-je tombée ? » se demanda Serebia….
