Chapitre 13 : Premier contact
Sangoten était allongé, bras croisés derrière la tête, laissant le soleil lui chauffer la peau. Le petit garçon joyeux et insouciant avait laissé place à un jeune homme taciturne et renfermé qui préférait s'isoler pour réfléchir et méditer. La grande question qui le préoccupait en ce moment était de savoir, qui il était réellement. Un guerrier de l'espace ? Un terrien ? Les deux à la fois ? Il ne connaissait pratiquement rien des origines de son père. Il lui avait demandé une fois s'il avait des souvenirs mais son père ne se rappelait de rien. Sangoten ne savait même pas le nom de ses grands-parents, juste le nom de son oncle Raditz. Il avait été tenté de demander à Végéta mais il s'était rappelé que ce dernier et son père n'étaient pas du même rang.
Soudain son esprit fut alerté par l'arrivée d'un engin spatial. La capsule rebondit sur les parois avant de finir sa course dans un ravin, sans que rien ne puisse l'arrêter.
« Où est-ce qu'il a eu son permis de conduire cet andouille ? Dans une pochette surprise ? »
Mais poussé par la curiosité il alla voir. La capsule était dans un sale état, fendillée, hublot brisé. Un visage était appuyé. On aurait dit celui d'une femme. Sangoten vola autour et chercha un moyen d'ouvrir l'engin. Quand il réussit, ce n'est pas qu'un corps mais deux qu'il extirpa et il se dépêcha de les emmener au palais de Dendé. Une chose le préoccupait, l'homme ressemblait étrangement à son père.
Quelques heures plus tard…
« C'est bon, Sangoten. Je les ai soigné et ils se réveilleront dans quelques heures. »
« Je te remercie Dendé. »
« Tu comptes prévenir ton père ou même Végéta ? »
« Non. Je veux d'abord savoir qui ils sont et me faire ma propre idée. De toute façon je ne bouge pas d'ici et je te protégerai en cas de besoin. Tu ne trouves pas que l'homme ressemble beaucoup à Papa ?»
« Si et je ne sais pas quoi penser. »
«J'en déduis qu'ils viennent de la même planète que Papa ou Végéta, mais d'après Végéta, Végitaseï a explosé il y une quarantaine d'année, par Freezer?»
« Oui c'est ce qu'il a dit. »
« C'est bizarre cette histoire. Attendons leur réveil pour en savoir un peu plus. Je vais dormir ici ce soir au cas où. Inutile de me préparer une chambre je resterai là sur le balcon. »
Le lendemain matin quand Sérébia ouvrit les yeux, elle se sentit bien pour la première fois. Elle s'assit sur le bord du lit et se gratta la tête. Elle regarda autour d'elle. L'endroit lui était inconnu. Elle attrapa le détecteur et l'alluma. Mais l'appareil ne put lui fournir de renseignement. Cette planète ne faisait pas partie de sa base de donnée. Où avait il bien pu atterrir ? Cherchant son mari des yeux, elle remarqua qu'il avait laissé son armure et ses vêtements. Elle devina où il était.
Badack était habillé seulement d'une serviette nouée autour de la taille. Il finissait de se laver le visage quand Sérébia entra.
« Salut » dit-il.
« Salut » répondit-elle.
Elle s'approcha de lui et l'entoura de ses bras minces. Cette marque d'affection lui fit comprendre qu'il avait failli la perdre plusieurs fois et que c'était un miracle s'ils étaient vivants aujourd'hui. Hors-la-loi mais vivants et libres comme elle le lui aurait dit.
« Je t'ai fait couler un bain. Décrasse-toi et après on ira examiner les lieux. »
Sangoten se releva brusquement quand il sentit la présence des deux guerriers. De nouveau il fut frappé par la ressemblance de l'homme avec son père. Même coupe de cheveux, même trait. De son côté Badack se demandait comment ce jeune garçon pouvait avoir des cheveux aussi touffus et aussi épais comme les guerriers de sa race.
« Je suppose que vous devez avoir faim. Suivez-moi. »
Sangoten se disait qu'il n'aurait jamais vu quelqu'un manger plus vite que son père.
« Ma parole on dirait qu'ils n'ont pas mangé depuis des jours. »
« Vous venez de loin ? » demanda-t-il au bout d'un moment.
« Assez » répondit la jeune femme.
Elle regarda son mari pour donner une expression chiffrée.
« Ca fait bien longtemps que je ne calcule plus les distances. Et puis qu'est-ce que ça peut vous faire ? On est juste de passage. »
« Votre capsule est bien endommagée. Il vous faudra du temps pour la réparer et je ne sais pas si vous trouverez les pièces ici. »
« Et où sommes-nous ? »
« Votre ordinateur de bord a déclaré planète FX-50 je crois. Enfin vous êtes sur la Terre. »
Badack se demanda pourquoi le nom de cette planète ne lui était pas inconnu. Et il eut le déclic.
« Manquais plus que ça. Pourquoi faut il que le destin s'acharne contre moi ? Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça ? »
Serebia se tourna vers l'horizon et alluma son détecteur. Elle cherchait la présence de son fils mais ne la trouva pas. Soit le détecteur était cassé soit la puissance de son fils était si faible que l'appareil ne le détectait pas. Elle décrocha l'appareil et réfléchit.
« Mais qu'est ce qu'il fout Carot ? Il devrait être en train de nettoyer cette planète ? »
« Mais nous ne sommes pas dans une période de pleine lune. Arrête de t'impatienter comme cela. Je te rappelle que c'est un bébé qui a été envoyé ici. »
Sangoten réfléchissait. Carot était le vrai prénom de son père puisque Végéta l'appelait tout le temps ainsi.
« Attendez, vous dites avoir eu un enfant nommé Carot? »
« Oui et alors ? »
« D'où venez-vous exactement ? » demanda-t-il.
« Mais qu'est ce que ça peut vous faire ? » répondit Badack.
« Répondez ! » cria Sangoten.
« De la planète Végéta. »
« Et depuis quand êtes-vous partis ? »
« Il y a quelques jours ? »
« En quelle année ? »
« Et bien en 737. Et pourquoi vous me posez toutes ces questions ? C'est un interrogatoire ? »
C'est alors que Sangoten réalisa qu'ils avaient fait on ne sait comment un bond de 40 ans dans le temps. Il répondit :
« Au début j'ai cru que vous étiez un ultime frangin de mon père mais au vu de ce vous venez de dire c'est impossible. Donc en toute logique vous êtes le père de mon père donc mon grand père. Je m'appelle Sangoten et je suis le fils de celui que vous appelez Carot. »
En entendant cela Badack et Sérébia crurent qu'ils allaient s'étouffer…
