Entre gris clair et gris fonçé.
Bon, vu qu'apparament, personne veux m'aider à trouver des idées pour la suite, bah je suis obligée de me débrouiller toute seule XD… Au secours, je suis en train de partir en sucetteuuuuu!!!
Un grand merci à Kyu-chan, Cactus07, shika et Murasaki-kun pour leurs encouragements!
Et puis réponses aux autres reviews en vrac... Merci à Elaelle qui, avec ses suppositions, m'a donné pleins d'idées (en fait j'ai publié ce chapitre alors que je n'aavait absolument aucune idée de scénario XD... et c'est à peu de choses près pareil maintenant). pour liline, en fait je n'en sais pas beaucoup plus que toi alors je pourrait pas te répondre . Et enfin, pour Ilkaria (ma première review, je suis contenteuuuuuu!!!) merci merci merci!!! (j'en pleurerait presque d'émotion avec tout ça...)
PPS: Ce chapitre n'est qu'une ébauche, il y a 98 pourcent de chances que je le modifie très prochainement parce qu'il ne me satisfait vraiment pas... Donc si il ya des trucs qui vous plaisent pas, ou autres, (même pour me dire qu'il y a une faute d'orthographe), une review... les menaces de mort sont aussi acceptées.Chapitre 2 – Le rêve.
"la réalité, c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire."
Philip K.Dick
-Uzumaki, y'a un client qui veux te parler.
Je hausse un sourcil perplexe à l'intention de ma supérieure qui se tiens de l'autre côté de la paroi de plexiglas. Bizarre, c'est la première fois en deux ans qu'un client me réclame. Et puis, comment savoir que c'est vraiment à moi qu'il veux parler? On a tous le même nom chez NipponTel.
-Je te le transfère tout de suite.
-Bien, Sayoko-sama.
Mon oreillette émets une série de bips stridents et j'appuie sur le bouton qui me sers à décrocher.
-Kyô Sayu, NipponTel, j'écoutes. dis-je d'une voix mécanique.
-Bonjour Uzumaki-san.
Mon sang se fige. C'est lui… Il c'était écoulé plus d'une semaine depuis ma rencontre avec se drôle de type, je l'avais presque oublié. Presque.
-Monsieur Uchiwa?
-Lui-même. Vous avez passé une bonne nuit?
Je jette un coup d'œil nerveux autour de moi pour m'assurer que personne n'écoute.
-Ne vous en faites pas, Uzumaki-san, votre chef est retournée dans son bureau et vos collègues sont bien trop occupés à démarcher des particuliers pour faire attention à notre conversation.
-Comment savez-vous…
-Vous fumez des Américaines, Uzumaki-san? Mmm… Des Camel à vue de nez.
-Attendez, comment vous savez tout ça? Vous me suivez ou quoi?
Je l'entends rire à l'autre bout du fil. Il commence à me faire flipper ce mec.
-Vous suivre? Oui, en quelque sorte. Disons que vous êtes quelqu'un d'intéressant, Uzumaki-san.
-Vous… Vous êtes un grand malade!
-Plus que vous ne pouvez l'imaginer. Mais peut-être pas dans le sens où vous l'entendez.
-Quoi? Qu'est-ce que vous voulez dire?
-Allez vous souvent prier, Uzumaki-san?
J'ai du mal à y croire: un junkie pété de thunes rencontré par hasard hier au téléphone est en train de me parler de religion au boulot… Je nage en plein délire. Et pourtant… Malgré moi, je répond.
-Pas vraiment. Je suis athée.
-Vous me prenez pour un fou, n'est-ce pas, Uzumaki-san? Un junkie en train de se taper un mauvais délire. Je me trompe?
-Non, ce n'est pas ce que…
-Etes vous déjà allé voir l'Hie-jinja(1)? Que diriez-vous de s'y retrouver disons… demain, à dix-neuf heures? C'est votre jour de congé au restaurant, je me trompe?
Co… Comment il sait?
-Heu, oui mais je… Je suis occupé demain soir vous voyez, j'ai une petite amie et on devait…
Mon mensonge est coupé par sa voix qui prends soudain une teinte agacée.
-Appelons un chat un chat, Uzumaki-san. Si vous ne voulez pas venir, dites-le moi.
-Non, non! Ce n'est pas du tout ça monsieur Uchiwa, mais je…
Une suite de "bips" résonnent à mes oreilles: il a raccroché. Je pousse un soupir de soulagement, mais en même temps je me sens mal de lui avoir menti… Oh et puis merde, j'ai pas de comptes à lui rendre! N'empêche que je me sens quand-même coupable, et ça m'énerve. Et pire que tout: je suis déçu qu'il ai raccroché. J'aurai voulu savoir pour le métro, et pour les Camel aussi…
Dix huit heures. J'étais tellement préoccupé par mon appel que j'ai complètement merdé au boulot. Résultat des courses, cette pétasse de Sayoko m'a fait perdre la face devant les collègues, et ce pendant un bon quart d'heure! Conasse vas… J'accroche une blonde à mes lèvres et l'allume. Mon regard s'attarde sur ma brûlure. Les cloques commencent déjà à guérir. Je passe mon doigt dessus et fronce les sourcils: j'arrive toujours pas à me souvenir comment je me suis fait ça… Bref, j'ai pas fini ma journée.
Dans la rue, je ne suis pas tranquille. Je n'ai de cesse de jeter des coups d'œil nerveux par-dessus mon épaule. "Oui, en quelque sorte."… Vu la fortune qu'il semble posséder, ce type a peut-être embauché des hommes pour me suivre. Non voyons, c'est absurde! Qui pourraît bien être assez taré pour suivre un mec aussi fade et insignifiant que moi?
Cette pensée me rassure quelque peu, et c'est le cœur un peu plus léger que je m'engouffre dans la rame de métro.
Quand même, j'ai un mauvais pressentiment.
Il s'écoulera encore une semaine avant que je n'ai à nouveau des nouvelles de ce Sasuke Uchiwa. Le lendemain de son appel, je suis allé passer ma soirée au Sweet Basil(2), un club de jazz situé dans le quartier de Roppongi, histoire de me changer les idées. C'est un club assez grand, mais il y a quelques petits salons en sous-sol.
C'est sympa comme établissement. Chaleureux et enfumé, avec toujours en fond quelques notes de saxo ou de contrebasse. Je me dirige directement vers mon petit bout de comptoir attitré: dans l'angle, près de la caisse enregistreuse. De là je suis suffisament à l'écart des autres pour ne pas me faire bousculer sans arrêt, et cependant assez près pour pouvoir jouir d'une bonne vue sur la petite scène où se produisent les musiciens.
Le jeudi est le seul jour où j'ai ma soirée de libre. La plupart du temps je la passe ici. Il m'arrive aussi d'aller au cinéma, mais c'est plus rare. J'ai mes petites habitudes ici. Et puis le barman est aussi le petit ami de longue date de Temari, alors j'ai des tas de conso gratuites.
-Kombanwa(3), Naruto!
-Kombawa, Shika. Alors, c'est quoi le programme de ce soir?
Nos conversations commencent toujours comme ça quand j'arrive ici. Il ne répond jamais tout de suite, il a l'habitude de me servir un verre d'alcool de litchi avant. Ce n'est qu'après avoir prélevé une gorgée de mon verre qu'il s'accoudera au comptoir pour m'énumérer d'un air nonchalant les artistes de passage pour la soirée. S'enchaînera une longe discution sur la relation que j'entretiens avec Sakura et qu'il n'est jamais parvenu à comprendre. Je lui avouerait qu'à vrai dire, moi non plus je ne l'ai jamais bien su et puis de toute façon c'est pas le plus important.
Les commandes commencent à affluer au comptoir et Shikamaru devra me laisser pour remplir verres sur verres dans un "pfff, fait chier" qu'il aime répéter à longueur de temps.
Sans compagnie, je commence à me ronger les doigts. C'est un tic dont je n'ai jamais réussi à me défaire, c'est plus fort que moi, dès que je reste inactif plus de deux minutes, il faut que je me ronge les doigts. Beaucoup se rongent les ongles, et ben moi c'est les doigts. Je sais pas pourquoi.
Une petite goutte de sang perle au bout de mon index. C'était à prévoir. Dans un soupir, je vide mon verre et attrappe la bouteille derrière le comptoir pour me resservir. Encore et encore. Je n'arrive pas à me faire sortir cette conversation téléphonique de la tête… "Vous fumez des Américaines, Uzumaki-san? Mmm… Des Camel à vue de nez."…
C'est ça, une cigarette(4). Je farfouille avec peine dans les poches de mon blouson avant de mettre enfin la main sur mon paquet. Je porte le tube de papier estampillé du célèbre chameau à ma bouche et me remets à retourner mes poches à la recherche de mon feu.
J'entends le bruit d'une petite roulette métallique contre du silex qui surplombe un instant la voix du quartet se produisant sur scène. Je relève la tête et tombe nez à nez avec un gamin qui me tends la flamme d'un briquet.
Mais qu'est-ce qu'un gosse fous ici? Il doit avoir huit ans à tout casser, habillé des stricts uniformes flambants neufs que portent les élèves de l'école primaire internationale. Ses cheveux mi longs d'un noir de jais en bataille cachent en partie son visage, mais je le vois cependant m'adresser un grand sourire.
-Ben gamin, qu'est-ce que tu fait ici? Il est tard, tes parents sont pas avec toi?
Son sourire quitte ses lèvres aussi vite qu'il y est venu. Le petit plante ses yeux noirs dans les miens et j'entends sa voix aussi distinctement que si tout avait été scilencieux alentour… alors qu'il n'en est rien.
-La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier, Uzumaki-san. (5)
-Que…
-Oh, Naruto? Ca vas?
Je sens une main ferme secouer mon épaule et j'ai un sursaut. Ce n'est que Shikamaru. Je m'étais endormi. Je cherche le gamin des yeux, mais il a disparut. Tout ça n'était qu'un rêve… Et pourtant, j'ai entendu sa voix si distinctement… Sa voix, à lui.
On dis que les rêves sont comme de la fumée: que plus on essaye de s'en saisir, plus ils se diluent dans l'air et finalement, disparaissent. Mais cette fois, je n'ai pas réussi à oublier le sourire de ce gamin, et puis le son de sa voix.
Et je n'y arrives toujours pas d'ailleurs. Je ne dors quasiment plus depuis. En contre partie je fume de plus en plus, et je bois. Le peu de fois où je suis parvenu à dormir au cours de la semaine passée, je me suis réveillé en nage, le corps tremblant et l'horrible sensation de me retrouver comme un funambule marchant sur une corde raire dans une purée de pois. Et pour courroner le tout, une horrible migraine c'est installé entre mes tempes, et j'ai beau vider tubes d'aspirine sur tubes d'aspirines, rien n'y fait.
Et puis ma brûlure à la main me fait mal. Temari n'arrête pas de me dire d'aller à l'hôpital mais je ne veux pas. Je n'ai jamais aimé les hôpitaux…
Le mercredi c'est un peu mort au restaurant. C'est à cause du Loft(6), un LiveHouse situé juste en face. Ils font des concerts à prix réduits les mercredis. Ca fait râler le chef, mais moi ça me vas: au moins un soir dans la semaine où je ne suis pas sous pression. Là c'est ma pause, je suis en train de fumer ma clope à côté des poubelles, dans la ruelle de service. Et puis une masse de cheveux roses soigneusement arrangés s'offre à ma vue. Quand j'y pense, Sakura est vraiment une fille excentrique.
-Naru, y'a un client qui dit te connaître. Il est en terrasse, au premier.
-C'est qui?
Elle hausse les épaules avant d'ajouter:
-Je sais pas, mais il est vraiment pas mal! Tu me le présentera?
-Ouais, ouais, on verra… dis-je en écrasant ma cigarette.
-Quoi? Tu deviens jaloux maintenant? me lance t-elle d'un air mutin.
Avant de retourner à l'intérieur, je la dévisage et déclare d'un ton neutre que j'en ai rien à faire. Jaloux, moi? Et pour elle en plus? Elle est marrante la fille. Comme si j'avais que ça à faire, être jaloux…
Quand j'ai vu qui était ce fameux client, j'ai aussi tôt fait volte face… Je commençait à redescendre les escaliers dans l'espoir qu'il ne m'ai pas vu, mais sa voix s'élève dans mon dos.
-Bonsoir, Uzumaki-san.
Soupir. Son dernier coup de fil m'avait laissé sur un sentiment de culpabilité, mais maintenant que je le sais ici, je n'ai plus aucune envie de le voir. Mais c'est malgré tout un client… Alors je m'approche, et me plante à deux mètres de lui, attendant qu'il m'explique la raison de sa venue.
Encore ce regard posé sur moi, à travers moi… Bon sang, que je déteste ça! Il prends son temps, tire sur sa roulée, bois quelques gorgées de saké. Maintenant que je le vois en pleine lumière, je le découvre vraiment. Il a des cheveux très noirs qui tombent négligemment sur ses épaules étroites. Il est assez maigre, ça se voit malgré son t-shirt manches longues un peu trop grand pour lui. De grandes mains fines, il se ronge les ongles apparemment. Son visage est stupéfiant; des traits si fins et délicats, et malgré ça, l'ensemble donne un visage équilibré et masculin. Et puis ses yeux… J'aime pas ses yeux. Je le remarque maintenant: ses pupilles charbon ont des reflets rouges. J'aime pas le rouge.
-Vous m'étudiez, Uzumaki-san? finit-il par demander.
Je ne réponds rien et détourne les yeux d'un air gêné. C'est vrai, je suis tout de même un peu curieux. J'ose à peine me l'avouer, mais je me demandais à quoi pouvait ressembler ce gars qui me rends malade depuis deux semaines. La seule fois que je l'avais vu, il faisait très sombre. Et maintenant que je le vois en pleine lumière, je suis déçu. Je l'avais deviné grand, plus âgé que moi, une carrure qui en impose. Alors qu'en réalité, à le voir à la pleine lumière, il aurait presque l'air fragile… si ce n'était son regard.
-Asseyez-vous, vous êtes mon invité.
-Je vous signale que je suis en train de travailler, monsieur Uchiwa. répondis-je, légèrement sur la défensive.
Il se sert un nouveau verre de saké, qu'il vide d'un trait.
-J'ai payé votre patron pour qu'il vous donne votre soirée. Asseyez-vous.
Le ton est autoritaire, malgré le miel dans sa voix. Je ne sais pas pourquoi mais j'obéis, de plus en plus mal à l'aise. Il remplit le verre qui se trouve en face de moi d'alcool de riz. Je ne le touche pas, me contentant de noyer mes yeux dedans dans l'espoir d'oublier ce regard fixé sur moi. J'attends qu'il en ai marre de boire en face d'un gars muet comme une tombe et qu'il me congédie enfin.
Cela semble mal parti… Il bois, bois, bois et bois encore. Un vrai gouffre. Et puis il semble prendre un malin plaisir à me fixer sans arrêt de derrière la cruche d'eau en terre cuite.
-Savez vous que le saké est une boisson qui fût introduite au Japon par les Chinois au IIIème siècle, Uzumaki-san? A l'époque l'on nommait cet alcool kamosu(7) car les gens mâchaient le riz cuit un long moment avant de le recracher dans une outre. La salive servait de ferment naturel.(8)
Je garde le silence. L'historique du saké, j'en ai absolument rien à faire. Hélas mon silence ne semble pas le troubler le moins du monde puisqu'il continue son barratin…
Je risque un coup d'œil dans sa direction pour voir qu'il ne m'observe plus à présent. Il a le regard perdu, son visage délicat tourné vers la fenêtre. Ses doigts fins effleurent le bord de son petit bol à boire.
Je ne sais pas pourquoi, mais soudain je n'ai plus si hâte que ça qu'il se lasse de ma compagnie. Le tableau vivant qu'il m'offre ravive en moi l'envie de dessiner. La position dans laquelle il est, ses jambes coisées, son pied qui s'agite doucement dans le vide dans un geste d'impatience. Son coude calé sur sa cuisse, le menton posé sur sa paume. Ses yeux en amande fixés sur un point vague.
Il a un profil très équillibré: un nez droit, ni trop long, ni trop court, la ligne de ses lèvres fines tombant légèrement, des pomettes à peine relevées, ses sourcils fins et très noirs faisant un léger plis. Et ses doigts qui glissent négligament le long du pourtour de ce petit bol en porcelaine.
Je ne comprends pas… Comment un garçon aussi beau, une personne dégageant autant de sensualité dans un simple geste inconscient de la main, puisse être aussi étrange et détestable?
-… En vérité qu'avons-nous inventés, nous les Japonais? Quand on creuse un tant soit peu, le terme même de "Japonais de souche" n'a aucun sens puisque nous sommes tous issus du sang Coréen, Thaïlandais ou encore Chinois… Qu'en pensez-vous, Uzumaki-san?
A mon nom, je sursaute. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point je le fixait. Je détourne les yeux d'un air gêné et bafouille un semblant de réponse:
-Heu… Ben vous savez, je ne suis pas vraiment un vrai Japonais alors…
-Beaucoup de pays Occidentaux enseignent à l'école que les Japonais sont des copieurs de génie, car ils n'inventent rien, mais améliorent tout. (9)
Je crois qu'il attend une réponse de ma part, mais je ne sais pas quoi dire. Je n'ai ni le temps ni les moyens de penser à toutes ces questions d'ethnologie. Ce que je sais, c'est que quand j'étais enfant, à l'école communale, les autres ne voulaient jamais jouer avec moi parce que j'étais un gaijin, un bâtard, un rejeton de ces enfoirés d'Américains qui se croyaient chez eux sur nos îles(10). Mais je suis aussi le fils d'une Okinawaïenne(11) de souche… Et les Okinawas ne se sont jamais réellement considérés comme des Japonais. Alors moi, au millieu de tout ça, je n'ai jamais bien su ce que j'étais.
A nouveau sa voix me tire de mes pensées. Son regard désagréâble est revenu, de même que sa voix distante.
-Avez-vous réfléchit à notre conversation de l'autre jour, Uzumaki-san?
-Non. répondis-je le plus sincèrement du monde.
-Vous auriez du, mais bon, vous allez y penser maintenant dans ce cas.
-Je n'ai aucune envie de parler religion.
-Vous allez le faire cependant. dit-il d'une voix plus ferme.
Cette fois ci je n'obéis pas, il commence à me courir ce fils à papa camé jusqu'à la couenne, avec ses injonctions à la con!
-Monsieur Uchiwa, je m'excuse mais je vais retourner travailler. Je préfère gagner mon salaire de manière honorable, plutôt que de discuter d'une chose sans intérêt avec un parfait inconnu. dis-je en me relevant.
-You don't wanna know for the underground?
Je suspend instantanément mon geste pour quitter la table. Il a vraiment un accent horrible, mais j'ai parfaitement compris ce qu'il vient de dire. "underground"… Alors je me rassois en face de lui.
-Si, je veux savoir. Comment vous avez su pour la ligne Asakusa?
-A votre avis, Uzumaki-san?
-Je n'en sais absolument rien, c'est bien pour ça que je vous pose la question.
-Vous pensez que prévoir ainsi un accident est…
-Impossible, parfaitement. Donc je veux savoir.
-Vous avez ce que l'on nomme un esprit cartésien, Uzumaki-san.
-Je vous demande pardon?
-Un esprit cartésien. Vous vous raccrochez à la logique et ne croyez qu'aux choses matérielles.
-Evidament! Les choses que l'on ne peux toucher ou sentir ne peuvent pas exister!
-Tout n'est pas aussi simple.
-Si, la preuve! et j'avance ma main pour toucher son épaule et la secouer légèrement. Je vous touche, donc vous êtes vivant, donc vous existez.
-On peux voir les gens qui passent dans la rue depuis sa fenêtre. On sais qu'ils existent et pourtant on ne les touche pas. Et paradoxalement, on peux toucher un cadavre, cela ne veux pas dire qu'il est vivant.
C'était un dialogue de sourd, ou un dialogue de fou. Au choix. En tout cas, le fait est que je venais d'acquérir la certitude que ce gars avait un problème avec sa tête, et que moi je perdais mon temps à lui faire la conversation. Je n'avais plus qu'une seule envie, retourner servir des plateaux brûlants aux touristes en me faisant gueuler dessus par le chef.
Il poussa un profond soupir avant de se lever.
-Tu me fais peine à voir, Naruto… me dit-il à l'oreille.
Je sentis qu'il glissait quelque chose dans la poche de ma chemise, et puis il déposa furtivement un baiser sur mon front avant de s'en aller.
Sur le coup j'avais été surprit par le tutoiement.(12) Et puis toute cette familliarité soudaine… Si je m'étais attendu à ça. Il a même osé m'embrasser. On peux dire qu'il ne manque pas de culot, ce junkie!
1 Hie-jinja: temple se trouvant dans le quartier de Akasaka à Tokyo, remarquable surtour par le chemin jalloné de torii (portes) rouges qui conduit au temple.
2 Le Sweet Basil, ou STB 139. C'est en réalité une sorte de très grand club regroupant des artistes de jazz plus ou moins connu. Il se trouve près de la station de métro de Roppongi.
3 Kombanwa: "bonsoir" en japonais pour ceux qui savaient pas encore… et bah maintenant c'est fait XD!
4 Je dois avouer que mon paquet de tabac en a pris un sacré coup lors de la rédaction de ce chapitre...
5 Et cette citation là, elle est d'Antoine de Saint Exupéry!
6 Le Loft, qui est un véritable LiveHouse (comme dans Beck XD). Il y passe essentiellement des groupes de Rock montants de la scène nippone. Ils ont un site internet… en japonais donc j'y ai rien compris, mais bon bref, là n'est pas la question et ce lieu a vraiment une importance secondaire dans l'histoire.
7 Kamosu, du verbe "kamu" qui signifie "mâcher".
8 Et là on dit "merci Wikipédia pour les zinfooooooooos!!!"
9 Dixit M.Chassanis, mon ancien prof d'histoire-Géo… gomen mais je ne pouvais pas ne pas lui rendre hommage!
10 Après la 2nde guerre mondiale, les Américains ont implantés des bases millitaires sur le sol Japonais, en particulier sur l'archipel d'Okinawa où il en reste encore de nos jours (le Japon ayant été démillitarisé après avoir capituler). Il faut savoir que pendant un bon nombre d'années, les millitaires américains installés là bas se sont permis pas mal de libertés… (je ne suis pas une encyclopédie après, donc si vous voulez en savoir plus… vous savez ce qui vous reste à faire XD!)
11 Les Okinawas (archipel du sud) et les Aïnus (Ile du nord) sont les deux principaux peuples autochtones du Japon.
12 Un des innombrables codes de la politesse japonaise: on n'apelle une personne par son prénom que lorsqu'on est très proche d'elle… Et puis les marques d'affection telles qu'un baiser sur le front ne sont pas choses courantes en public là bas.
Donc voili voilu voilà… Zarbe ce chapitre.
Décidément, c'est la 5ème fois que je le relis ce chapitre et il me plait pas... il manque pleins de trucs. Bref, je commence à entre appercevoir un début de scénario dans ma tête donc on verra bien...
Ah, et je rappelle à tout le monde que je n'ai jamais foutu les pieds au Japon… Donc tout ce que j'y raconte est à prendre au 2ème dergé!
PS: oubliez pas, une review c'est gratos, ça prends pas de temps, ça fait zizir à l'autatrice et ça facillite le transit intestinal!
