Entre gris clair et gris foncé.
Ayé je commence à deviner un semblant de scénar'!!! (Au bout de trois chapitres, y serait peut-être temps me direz vous)
DONC pour ma bêta-lectrice par intermittence, j'ai nommé… ISHIMARU TSUKIYO !!! (tadaaaam !), ça y est, c'est fait, j'ai fait un semblant de résumé potable… (alors me tape pas s'il te plait!!!)
Et pour ma femme, ma senseï, ma padawan et accessoirement ma copinheu (comme bécassine, vous savez, Chantal Goya… bref) pour ma Netissi à moi (et rien qu'à moi, nan mais). Ben déjà un gros LOL, suivis de près par un mdr, OUI, AAA, pouipoui et bouiboui (elle me comprend, c'est l'essentiel). La fin de Yellow est en travaux ET en très bonne voie, seulement je fignole (et pis en plus y'a tout le monde qui me fous une pression monstre alors . )… Sinon, t'étais où hier soir ??? Et puis voilà, bizoux !
Pour continuer sur une note plus sérieuse, je n'en suis pas revenue quand j'ai ouvert ma boîte email… 26 review, rien que pour les 2 premiers chapitres !!! (Record Yellow battu XD)… Alors un grand merci à tout le monde, franchement je suis toute émotionnée là !
Staphyla : Alors, c'est vrai que cette fic est intégralement en POV Naruto, donc forcément y'a beaucoup de narration, donc des gros paragraphes… Et puis c'est compliqué et déprimant, je m'en excuse, mais j'assume totalement vu que c'est ma méthode à moi d'évacuer mes idées noires (en passant ma dépression aux autres gniark gniark… oui oui je suis sadique)… En espérant ne pas t'avoir donné trop mal à la tête !!!
Ayura-Chan : C'est gentil de penser à la santé de mon système digestif dis donc ! Heu… Pour les cigarettes, il vas falloir que je me calme un peu, c'est vrai… Mais en même temps le fait de faire fumer mes personnages me permet d'extérioriser d'avantage certains de leurs états d'âme (et ça, c'est ce qu'on appelle intellectualiser le problème pour se justifier)… Et pour le chapitre 1, Sasuke au téléphone, c'est vrai que ça fait pitié et c'est fait pour XD (des précisions dans le prochain chapitre)
Soleeiia : haha… en fait tes interrogation quant à la véritable identité de Sasuke ne se verront pas satisfaites avant un bon moment vu que c'est justement lui le nœud du problème. (et un nœud, dans une histoire, ça se défait lentement…)… En tout cas merci pour cette review toute sympathique !
La Fougere : Vraiment, j'adore tes reviews. Clair, développé, précis (quand même, compter les lignes XD)… Donc je vais dire « oups » pour le mini paradoxe temporel, et puis je m'en vais de ce pas corriger ça. Et puis c'est vrai que je fait pas mal de recherches pour cette fic. Ca faisait un bon moment que je réfléchissait au moyen de faire une histoire semi fantastique sur fond de réalité, dans le Japon contemporain. J'avais essayé le concept dans « Yellow », mais c'était vraiment pas assez poussé. En tout cas, vraiment merci pour ta review !
Shika : Alors oui, tu a parfaitement raison pour le « kombanwa », il y avait bel et bien une faute d'orthographe… Le problème c'est que ça se prononce bien « kombanwa », mais je sais pas si il faut écrire le N ou pas… Pourquoi Sasuke a fait un bisou à Naruto ??? Je l'expliquerait plus tard, tout comme la brûlure. Et puis si tu veux un bisou, moi je t'en fait un !
Cactus07 : (serais-tu ardéchois(e) à tous hasard ???) Tout d'abord, je suis vraiment flattée d'avoir été élue en tant que ta fic du moment ! (la Milie qui a le sourire jusqu'aux oreilles). Après la lecture de ce chapitre tu me dira si la tournure des évènements te plait toujours autant
Naruto-girl : Alors là je suis très fière que tu aies qualifié cette fic de « bizarre » parce que le bizarre, c'est bien ! (haem haem, ceci se nomme un argument à deux balles)… Pas des masses d'infos sur le Japon dans ce chapitre par contre, et puis dans les suivants j'ai l'intention de quitter un peu Tokyo…
Ilkaria : Alors non seulement je ne suis jamais allée au Japon de ma vie (mais je compte bien rectifier ça l'hiver prochain !), mais en plus je ne parle absolument pas japonais (deux trois phrases de base, et quelques mots par ci par là…). Ah bah tiens, je vais t'en apprendre une ! « gero o shite imasu ». (traduction: "j'ai la dhiarée", ça sert à rien mais c'est marrant à dire)… Et puis vraiment merci pour tous tes encouragements !
Ishimaru Tsukiyo (deux réponses pour le prix d'une, y'a pas cher) : Alors en fait pour la drogue… Je vais me répéter, mais le fait que mes personnages fument me permet de créer des situations bien spéciales sur le plan symbolique (le genre de trucs que vous ne capterez que si vous avez un esprit vraiment tordu ou si vous avez lu des bouquins de psychologie), et également d'accentuer leurs états d'âme (quand un perso dit qu'il a besoin d'une cigarette, c'est pas pour rien et etc…). Quand à la drogue, c'est comme l'alcool : un moyen de fuite, d'oublier ou d'atténuer certaines douleurs… Ou tout simplement une expression de la lâcheté du personnage. Et puis bingo, t'as deviné qui c'était le piti garçon… (et meeerdeu, spoil)
Et enfin, Netissi (et oui, encore elle) : Oui c'est vrai qu'au début c'était pas Sasuke, c'était Itachi… Mais rajouter encore un personnage, c'était galère, déjà qu'elle est pas mal compliquée comme ça cette fic… Pour le titre de la fic, ben j'avais pas d'idée de titre, et puis y'a une chanson de Jean Jacques Goldman qui s'appelle comme ça, j'ai trouvé que ça collait bien avec l'histoire alors voilà. PS : Moi nan plus j'aime pas le pamplemousse XD. Par contre, je te conseille les carottes.
Chapitre 3 – Tout ce que je mérite.
"Where do bad folks go when they die? They don't go to heaven where the angels fly. They go down to the lake of fire and fry..."
Kurt Cobain
Au bout de quelques temps, je me suis souvenu qu'il avait glissé quelque chose dans ma poche… Une liasse de billets, et pas des petits en plus! Il doit bien y en avoir pour 300 000 yens là dedans! Largement de quoi payer son addition…
Je suis allé voir Temari, c'est elle qui c'était occupé de le servir et elle m'a dit qu'il avait déjà tout payé par carte de crédit. J'ai eu peur de comprendre… Alors tout cet argent serait pour moi?
Etant donné qu'il avait payé le chef pour qu'il me donne ma soirée, je suis rentré chez moi avec trois heures d'avance. Le métro était quasiment vide, il n'y avait aucun bruit pour meubler le ronronnement de la rame. Idem quand je suis arrivé dans le quartier populaire abritant mon minuscule appartement. Personne, pas un chat.
C'est gris, c'est sombre, c'est vide.
J'aime pas le vide.
Je serre toujours la liasse de grosses coupures dans mon poing. Cet argent arrangerait bien des choses dans ma misérable petite vie. Pour commencer, je pourrait m'acheter un radiateur électrique, et aussi un absorbeur d'humidité parce qu'en période des pluies le plâtre de mes murs se gorge d'eau et emplit mon logement d'une odeur douceâtre.
J'allume la lumière. "Home, sweet home" disait mon père lorsqu'il rentrait le soir après avoir passé la journée à la caserne. Je me contente de lancer un "tadaima" dans le vide. Je n'ai même pas un chat ou un poisson rouge pour donner le change dans ce minable deux pièces de banlieue.
Un crochet par la cuisine. Je jette un coup d'œil au contenu du frigidaire. Des sushis lyophilisés, un pot de teriyaki périmé et quelques canettes de dango… Pas faim.
Et maintenant je fais quoi? J'ai même pas la télé pour m'accaparer l'esprit. Je regarde l'argent. Je me dis qu'avec, je pourrais acquérir un home cinéma avec lecteur DVD et son dolby. Le tout prendrait la moitié du salon, et puis j'ai même pas de canapé. Je regarde ma montre: 22h. Il est encore tôt… Je fais quoi?
Je pense à Sakura. Elle doit encore être en train de trimer au restaurant. Depuis un peu moins de deux semaines, on ressort plus ou moins ensembles. J'ai passé plusieurs nuits chez elle, et puis hier elle "soufflé l'idée" de l'inviter au cinéma. Quand même, elle ne m'avait pas habitué à ce genre de choses. Avant, on faisait des sorties entre amis au bar du coin et on couchait ensembles, rien de plus. En fait je pensait qu'elle n'en avait rien à faire de nous deux. Apparemment j'étais dans le faux.
Elle va certainement m'appeler ce soir. Ca aussi c'est nouveau. Et puis elle me demande son avis sur pas mal de choses. "Tu aimes mes cheveux? Et ma robe? Je t'invite à manger ce soir chez moi, tu voudra manger quoi?" et ainsi de suite. Ca deviens compliqué cette relation. D'un côté ça me touche, de savoir que je compte un peu pour quelqu'un, mais d'un autre… Ben je sais plus comment réagir. Et puis en fait je commence à me dire que j'arriverais jamais à tomber amoureux d'elle…
Et l'autre… Je me demande à quoi peux bien être occupé un mec comme lui. Il doit être en train de se faire un rail de coke dans sa luxueuse chambre d'hôtel, le tout arrosé du saké le plus cher du marché. Je me suis jamais drogué, j'ai jamais fréquenté des gens qui le faisaient. Bon, un petit joint de temps en temps, mais c'est vraiment pas comparable. Je me demande ce que ces gens là recherchent en s'explosant la tronche avec ces trucs… En tout cas, une chose est certaine, c'est pas moi qui pourrait m'en acheter.
Pourquoi est-ce que ce gars s'intéresse tant à moi? Je vois vraiment pas ce que je pourrait avoir de plus qu'un autre. Un jeune à peine majeur qui a quitté sa province natale dans l'espoir de faire fortune et qui c'est retrouvé embourbé dans cette mégalopole, à trimer pour louer un appart' minable dans un quartier minable, pour pouvoir se payer des fringues minables et aller de temps en temps dans un resto minable, qui a deux boulots minables et un avenir non moins minable. Franchement, je ne vois pas ce que j'ai d'intéressant.
Et puis pourquoi il m'a donné cet argent? "Tu fais peine à voir, Naruto."…
-Vous désirez monsieur?
-Vous pouvez me rappeler le numéro de la chambre de M. Uchiwa s'il vous plaît?
-Certainement, c'est la 879, au…
- Cinquante quatrième étage, je sais. Merci.
-Attendez monsieur! Vous ne m'avez pas…
Trop tard pour le réceptionniste, je suis déjà dans l'ascenseur. J'ai tourné comme un fauve en cage hier soir dans mon appartement, et puis finalement j'ai compris. Alors me voilà de nouveau dans un des hôtels les plus luxueux de Tokyo, à huit heures du matin, fermement décidé à faire bouffer son argent à ce monsieur Uchiwa.
Je sors de l'ascenseur et traverse d'un pas décidé l'immense couloir. Chambre 879… J'y suis.
Je frappe vivement à la porte qui s'ouvre d'elle-même. Il ne ferme pas à clé?
J'appelle. Pas de réponse. Timidement, je passe la tête pas l'entrebâillement de la porte et demande si il y a quelqu'un, mais rien.
Allons bon, je n'ai tout de même pas traversé la moitié de la ville pour rien! Alors j'entre et referme la porte derrière moi. Je me mets en quête d'une quelconque feuille de papier et d'un stylo, mais à part trois paquets de feuilles slim, du tabac, de la Marijuanna et quelques sachets de poudre – sans oublier d'innombrables cadavres de bouteilles, il n'y a rien dans ce luxueux salon privé.
Tant pis alors. Je pose la liasse de billets sur la table basse, il comprendra bien. Et puis je fait demi-tour et repasse la porte d'entrée.
-Uzumaki-san?
Je sens mes cheveux se hérisser sur mon cuir chevelu en entendant sa voix dans mon dos. Je me retourne et fouille la grande pièce du regard, mais je ne vois personne. Et puis un mouvement attire mon attention. Il est là, assis sur l'accoudoir d'un fauteuil en cuir, dans un coin sombre.
-Vous partez déjà, Uzumaki-san?
-Depuis quand êtes vous là?
-Oh, depuis que vous êtes entrés.
-Et pourquoi ne m'avez-vous pas répondu quand j'ai appelé?
-Je vous observais.
D'un geste souple, il descend de son siège et s'approche de moi. Je me rend seulement compte qu'il est en peignoir. Apparemment il sors juste de la salle de bain puisque ses mèches noires sont encore gorgées d'eau.
-Et que me vaut l'honneur d'une visite aussi matinale, Uzumaki-san?
-Je suis venu vous rendre votre argent.
-Ah bon? Et pourquoi donc?
-Je ne veux pas de votre pitié. Je vous ai jamais demandé la charité.
Il a un petit rire qui plisse à peine la commissure de ses lèvres. Je le vois s'asseoir dans le grand canapé en cuir et s'affairer avec sa drogue. Ca me met mal à l'aise de le voir faire ça sans aucune honte devant moi. Mais bon, il ne me regarde pas, c'est déjà ça.
-Après tout, vous n'êtes pas si cartésien que ça.
-Quel est le rapport?
-En général, les esprits cartésiens aiment les cadeaux d'ordre matériel ou pratique. L'argent en fait partie. Donc soit je me suis trompé sur votre compte, soit vous avez énormément de fierté, soit vous cherchiez une bonne excuse pour venir me voir… Ou bien un peu de tout cela.
Je préfère garder le silence. J'ai envie de nier tout en bloc, mais en même temps, il est dans le vrai. Oui je ne suis pas si matérialiste que ça, oui je suis fier et oui… j'avais envie de le revoir. Il m'invite à m'asseoir. Moi qui il y a à peine quelques instants était décidé à l'envoyer chier vite fait, bien fait, me voilà assis en face de lui à le regarder sniffer sa dose de coke matinale.
En vérité, ce gars là a beau m'insupporter, il m'intrigue aussi de plus en plus. Une question surtout me brûle les lèvres, mais il reprend la parole avant que je n'aie le temps de la poser.
-Pour ne rien vous cacher, je vous ai donné cet argent parce que je savais que vous viendriez le me rapporter. Tel que je vous connaît, vous devez être d'assez mauvaise humeur, n'est-ce pas, Uzumaki-san?
-Vous ne me connaissez pas.
Ca y est, la colère a repris le dessus sur la curiosité. Mais de quel droit un mec comme lui, avec qui je n'ai absolument rien à voir, se permet de me juger? Ce gars là doit avoir un problème d'ego, je ne vois pas d'autre explication.
-Oh que si je vous connaît. Mieux que vous-même. Je vous connais comme si je vous avais enfanté, Uzumaki-san.
-Ah vraiment? Et bien dans ce cas dites-moi quelque chose que tout le monde ignore. dis-je sur un ton volontairement ironique.
Si j'avais pu prévoir sa réaction, je n'aurai certainement pas dit ça… Il m'a répondu d'un ton calme et détaché, sans me lâcher une seconde du regard. Toujours ce regard. Je ne supporte plus ça.
-Pour votre première fois, vous aviez 15ans. C'était avec une bonne amie de votre lycée, vous l'avez fait dans votre chambre, pendant les vacances scolaires d'été.
Je lui lance un regard sceptique. Ce genre de choses est assez banal et il n'a donné qu'une réponse vague. On peut aisément mettre ça sur le compte de la chance.
-Vous avez échangé votre premier baiser à 12 ans, avec un autre garçon. Votre père vous a abandonnés vous et votre mère alors que vous aviez 10 ans et avant cela, il vous frappait régulièrement. Quand vous étiez à l'école primaire, vos camarades vous jetaient des pierres en vous traitant de "sale gaijin" et de "démon jaune". Vous êtes né ne 14 février 1985 à l'hôpital national d'Ishigaki. Pour rentrer plus dans les détails, je peux vous dire que lorsque vous étiez petit, vous parliez avec des animaux et que votre mère vous croyait posséder par un démon. Elle vous a d'ailleurs confié à un moine Taoïste pendant trois semaines afin qu'il purifie votre corps. Je peux dire que pendant votre adolescence vous vendiez vos aquarelles sur la plage principale d'Ishigaki pour vous faire de l'argent de poche. Votre plat favori, ce sont les râmens au teriyaki. Vous aimez tous les types de musique, avec un faible pour les albums de Mike Oldfield. Vous parlez couramment l'Okinawaïen, le Japonais et l'anglais. Vous avez fumé votre première cigarette…
-STOP!
Je n'ai pas pu me retenir de crier. C'en était trop, j'en pouvais plus. Franchement, se faire déballer toute ça vie comme ça, par un inconnu dont vous ne savez pratiquement rien, et ben ça fait bizarre. Bon sang mais de qu'elle planète il vient? Tout à coup il me fait peur. Franchement peur. Je m'étais dressé sur mes jambes lorsque j'avais crié, et je recule maintenant vers la porte d'entrée sans le quitter des yeux.
Lui est resté tranquillement assis en tailleur dans le canapé. Il y a peut-être l'espèce de lueur rouge dans ses yeux charbons qui c'est terni, mais rien de plus. J'en ai rien à faire. Maintenant, tout ce que je veux, c'est quitter cet endroit au plus vite. Je pose la main sur la poignée et jette un dernier regard vers lui. Il est occupé à aspirer par la narine une ligne de poudre.
-Uzumaki-san, vous devriez vous interroger sur le sens de votre vie.
-Occupez-vous de votre vie plutôt. Je pense que vous avez plus de problèmes que moi.
-Cela m'étonnerait.
-Je vais partir. Ne m'appelez plus. Je ne veux plus vous voir.
-Je vous fais peur, Uzumaki-san?
-Vous êtes malsain.
Il relève la tête vers moi. Il a encore quelques traces de cocaïne sous le nez. Son expression me trouble, mais je ne m'y attarde pas. Je sors de la pièce dans le silence ce plus complet. Cependant, sa voix s'élève une dernière fois avant que je n'aie complètement refermé la porte sur moi:
-Au fait, toutes mes félicitations, Uzumaki-san…
Je n'ai même pas cherché à comprendre ce qu'il m'a dit. Je sais pas pourquoi il me félicite, j'en ai rien à faire. La seule chose à laquelle je pense en cet instant, c'est de mettre un maximum de distance entre cet hôtel et moi…
De retour chez moi, j'ai fermé la porte à clé et je me suis effondré, à bout de souffle, dans le couloir. Bon, on se calme. Respire. Il n'y a pas de qui s'affoler. Bon, okay, un junkie que j'ai rencontré par hasard par le biais de mon boulot viens de déballer certains détails de mon passé dont je n'ai jamais parlé à personne, mais… Il y a forcément une explication logique à tout ça! Je sais pas moi, c'est une sorte de super agent secret, ou alors il fait partie du FBI, d'INTERPOL, ou que sais-je? C'est peut-être à cause de mon père. Il a fait des conneries aux USA et je sais pas pourquoi mais à cause de lui les services secrets américains s'intéressent à moi. Quelque chose de plausible bon sang!
Mon téléphone sonne. Pffiou, j'ai failli faire une crise cardiaque en l'entendant. Maintenant je regarde le vieil appareil posé à même le sol avec de grands yeux effrayés. J'ai peur de décrocher… Et si c'était lui? Allons, ressaisis-toi Naruto, c'est qu'un téléphone! Un tas de câbles et de circuits imprimés sous une coque en plastique. Ca n'a jamais tué personne un téléphone!
Avec des gestes tremblants, je décroche le combiné et tente d'articuler un "moshi moshi" qui se voudrait normal, mais ma voix tremble trop.
Je ne peux réfréner un soupir de soulagement en reconnaissant la voix de ma supérieure. Soulagement qui ne dure pas longtemps d'ailleurs…
-Uzumaki, vous êtes viré.
-Quoi? Mais comment? Pourquoi?
-Non seulement vous êtes un incapable, mais en plus vous avez plus de deux heures de retard! Il y a déjà un bon moment que je songeait à vous licencier, et votre absence de ce matin est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Nous vous enverrons le chèque des deux dernières semaines de travail dans les plus brefs délais.
-Attendez, vous ne pouvez pas me…
Trop tard. Elle a raccroché. Et merde, il me manquait plus que ça! Ce travail était vraiment merdique, et j'avais de plus en plus de mal à supporter cette conasse de Sayoko, mais c'était sur ce salaire que je vivais! L'autre emploi, c'est qu'un mi-temps, avec je gagne tout juste de quoi payer les factures et remplir le frigo.
Merde, merde, merde! Et tout ça pour rendre du putain de fric à un connard de gosse de riche! J'aurai jamais du aller le voir, j'aurais jamais du lui rendre son argent, j'aurai même jamais du cliquer sur son nom y'a deux semaines!
On frappe à la porte. Décidément, y'a pas moyen d'avoir la paix dans son malheur cinq petites minutes? J'ouvre d'un geste brusque et aboie un "quoi encore?" à l'intention de mon visiteur qui s'avère être…
-Sakura? Tu veux quoi?
-Heu, bonjour Naruto je… Je voulais te parler. J'ai téléphoné à ton boulot mais ils ont dit que tu n'étais pas venu ce matin alors je suis passée…
-Ouais ben repasse plus tard.
-Non! C'est important, il faut que tu m'écoutes… S'il te plaît.
Je la dévisage un moment. Bon sang, ils se sont tous passés le mot aujourd'hui pour me pourrir l'existence ou quoi? J'allais lui refermer la porte au nez quand j'ai vu qu'elle avait les yeux rouges. Alors je m'écarte pour la laisser entrer. Soupir… Pourvu qu'elle fasse vite.
Je ne l'invite pas à s'asseoir, je ne lui propose pas à boire. Je me plante en face d'elle et croise le bras.
-Bon, tu veux quoi?
-Je… J'ai du retard.
-Du retard dans quoi? Si t'étais plus précise ça serait pas mal.
-Du retard dans mes règles, voilà!
Bon sang, me dites pas qu'elle est venue jusqu'ici juste pour me parler de ses problèmes de menstruations! J'ai une de ces envies de la foutre dehors… Tout ce dont j'ai besoin là, maintenant, tout de suite, c'est d'être tout seul. Et de me prendre une bonne cuite. J'ai envie d'être au calme et de recasser dans ma tête toutes les emmerdes qui me tombent dessus depuis quelques temps, et puis aussi de chercher une solution pour me sortir la gueule de la merde.
-Bon, et qu'est-ce que tu veux que ça me foute que t'ai tes machins en grève?
-Mais c'est pas possible ça! T'es con ou tu le fait exprès?
-Bon, si t'étais venue pour m'insulter, tu peux dégager tout de suite!
Et ça y est, elle se met à pleurer… Bon, j'ai peut-être été un peu dur là, et puis j'ai crié aussi, mais en même temps c'est elle qui vient me faire chier!
-Sakura, arrête de chialer s'il te plaît… soupirais-je.
-Tu… Tu ne comprends pas, c'est… Tu sais, je t'aime moi…
-…
Là je sais pas quoi dire. C'est la première fois qu'elle me dit ça, alors que ça fait plus ou moins un an et demie qu'on est "ensembles". Ca y est, elle a réussi avoir mon attention. Je consens à la prendre dans mes bras pour tenter de la consoler. Elle viens appuyer son visage contre mon torse et s'agrippe à mon pull en continuant à pleurer. J'aime pas quand les gens pleurent. Je me retrouve comme un con, je sais jamais comment réagir. Le seul truc que je trouve à faire, c'est de lui tapoter le dos maladroitement.
-Je… On a pas une vie facile tous les deux, et puis t'es un petit ami bizarre. M'enfin, c'est vrai que moi aussi mais bon… Moi je te l'avais jamais dit, j'aurait peut-être du… Je t'aime, et puis c'est dur de voir que toi t'en a rien à faire. C'est vrai quoi, t'es jamais jaloux, tu me fait pas de cadeaux, tu pense pas à ma fête, ni à mon anniversaire, jamais de compliments. Y'a que quand tu me fait l'amour que j'ai l'impression de compter pour toi. Quand je te sens en moi, quand tu me serres contre toi et tout… Et puis après, quand tu t'endors en me tenant dans tes bras. Mais maintenant ça sera plus pareil… J'ai peur Naruto!
-Mais de quoi tu parles? De quoi t'as peur?
-J'ai peur de ta réaction parce que…
-Oh merde à la fin, Sakua! Crache le morceau!
-Je… Je suis… J'attends un enfant.
-Quoi? De qui?
-De toi. Il est de toi.
-Non, c'est pas possible ça…
Moi? Etre père? C'est impossible. Ca ne peux pas être vrai, je refuse d'y croire!
-Mais t'es sure de ton coup là? Je veux dire, t'as fait des analyses, t'es allée à l'hôpital?
-Oui, j'ai tout fait.
-Mais… Depuis quand tu le sais?
-Hier soir. J'ai eu un malaise alors Temari m'a emmenée à l'hôpital.
-Et t'es sûre que c'est moi le père?
Et voilà, c'est reparti pour les larmes. Mais cette fois c'est une véritable explosion; elle se débat, elle me frappe le torse de ses petits poings crispés… Et puis elle se met à hurler que je ne suis qu'un monstre, qu'elle n'est jamais allée voir ailleurs elle, qu'elle m'aime et qu'elle ne ferait jamais une chose pareille. C'est bien ma veine. Moi ça m'aurai arrangé qu'elle aille voir ailleurs justement. Et puis j'ose enfin poser la question fatidique:
-Et tu vas te le faire enlever, hein?
-…
-Sakura… Tu peux pas le garder!
-Je… Je veux pas, tu m'entends? JE VEUX LE GARDER!
-Sakura, calme toi!
-Non je me calme pas! Je refuse d'avorter! C'est notre enfant!
-Mais je peux pas m'en occuper. Je veux pas d'enfant!
-Je… JE TE DETESTE! SALAUD, SALAUD, SALAUD!
Et la revoilà à me frapper de toute sa faible force. Moi je ne fait toujours rien pour me défendre. De toute façon mon cerveau c'est déconnecté. Finalement elle s'arrête et, avant de quitter l'appartement, me crache au visage qu'elle souhaite de tout son cœur que je finisse seul car c'est tout ce que je mérite.
La porte qui claque. Je n'ai pas bougé d'un pouce. Tout ce que je mérite…
Je me dirige lentement vers les placards de la cuisine et ouvre un tiroir. Je suis seul. J'ai toujours été seul. Tout ce que je mérite…
Le whisky bon marché me brûle la gorge, mais qu'importe. Ce que je cherche, c'est cet état second dans lequel ce liquide ambré amène les gens.
"Vous devriez vous interroger sur le sens de votre vie"… Avant, le sens de ma vie, c'était de dessiner. J'ai perdu ça en venant ici. Depuis, ma vie n'a plus de sens. Je travaille, je mange, je bois, je sors une fois par semaine, et puis je dors. Ma seule véritable "vie sociale", c'était Sakura, et encore… Tout ce que j'ai eu, j'ai fini par le perdre. Et c'est entièrement ma faute.
J'ai tout raté dans ma vie. Il me reste quoi? De toute façon j'ai jamais rien eu. Tout ce que je mérite, maintenant, c'est de mourir avec le peu de fierté qu'il me reste. Ce ne sera pas un harakiri en bonne et due forme, avec public et compagnie, mais bon. A chacun d'orchestrer la mort qu'il peux.
Pas de testament. De toute façon j'ai rien à donner. Pas de lettre d'adieu. Je saurai pas quoi dire à ma mère, ni à Sakura. Je me mets à genoux, face à la fenêtre. Le couteau bien calé dans la main droite. Une dernière volonté?
Une cigarette.
Je l'ai fumée jusqu'au filtre. Elle c'est consumée trop vite. C'était la dernière du paquet. Je sens la petite lame émoussée du couteau de cuisine qui s'enfonce dans mon avant-bras, l'entaillant dans le sens de la longueur. Plus grosse est l'entaille, plus vite le sang s'en va.
C'est long.
Ca doit faire un bon quart d'heure déjà que je me vide, mais c'est pas assez rapide. Je me souviens de mes cours de premier secours… Ils nous avaient appris à faire un point de compression sur les artères principales du corps en cas d'hémorragie. C'est ça, juste sous l'aisselle…
Cette fois le sang coule vraiment beaucoup. Je pense au propriétaire. Le pauvre, il devra changer intégralement la moquette… Putain, je suis en train de crever et je pense à mon proprio! Et dire que Temari me disait que je n'avait aucun sens de l'humour…
J'ai le tournis. Je m'allonge mollement sur le sol. Le peu de forces qui me restaient sont en train de m'abandonner. Mes paupières s'alourdissent, se ferment toutes seules…
-Allons, Naruto. Qu'est-ce que tu as fait?…
Cette voix… Dans un ultime effort, je ré ouvre les yeux pour le voir, lui, accroupi à mes côtés. Il me sourit. Pas de ce sourire creux qu'il m'adressait. Cette fois, c'est un vrai sourire. Un peu triste, mais il est beau. Je le vois prendre ma main droite, celle qui serre encore le couteau. Il la lève et pose sa joue dans ma paume.
-Ne vous en faites pas, Uzumaki-san. Je suis là.
Je ne sens plus mon corps. Je n'ai plus mal, je ne ressens plus rien. En fait je deviens indifférent à tout. Il fait noir. Non pas un noir vide et froid. Ce serait plutôt un noir empli de chaleur. Je pense que les fœtus doivent se sentir comme ça dans le ventre de leur mère.
Pourvu que je reste ici. Dehors, c'est pas bien. Dehors, c'est dangereux. Dehors, c'est pas ma place…
Et bien… Voilà que je deviens tragique. (Ça doit être parce que je viens de regarder l'Eurovision, ça m'a déprimé, cet étalage de conneries).
Bref, rassurez vous, Naruto ne vas pas mourir… M'enfin je dis ça mais je sais pas vraiment ce qu'il vas devenir en vrai XD.
NAN je plaisante! Ca serait ballot que je fasse crever le héros au troisième chapitre.
Un petit mot pour les lecteurs/lectrices un peu timides ou fainéants pour finir: (à prendre au second dergé, c'est un délire que je viens de me faire, et puis ça détendra l'atmosphère un peu de légèreté)
Review, définition.
-"Review" est un mot anglais signifiant "re-vue", autrement dit, littéralement, cela ne veux rien dire; ou bien cela veux dire que l'autatrice est une bille en anglais.
-La "review" désigne un commentaire écrit ou oral d'un texte.
-La "review" peut être positive ou négative, elle a le droit de comporter des fautes grammaticales ou orthographiques, elle permet de faire part à l'auteur de son ressenti par rapport à un texte bien défini.
-La brigade des mœurs ne lis pas les reviews. Vous pouvez donc poster en toute sérénité, sans peur des conséquences de vos dires.
-Le fait de "reviewer" n'entraîne aucune lésion physiologique ou psychosomatique. Vous pouvez donc en user à outrance en toute sécurité.
-Rédiger une "review" ne prend que quelques instants; à moins, bien sûr, d'écrire une critique hyper développée ou de faire part à l'auteur de ses idées ou suppositions pour la suite du récit, ou encore pour faire une analyse poussée dudit récit.
-La "review" est le salaire, la récompense, le dédommagement pour l'auteur du temps qu'il ou elle a passé à mettre au point un scénario et rédiger son récit. En d'autres termes, si l'auteur ne reçoit pas de reviews, il estimera que le temps qu'il passe à la rédaction de sa fiction est du temps perdu et cessera donc toute activité.
-Et enfin, si le lecteur qui se croit avisé se dit "bof, pas envie de reviewer, un autre le fera", qu'il sache que c'est en ayant cet état d'esprit que la France viens d'élire un président DE MERDE. (et si vous êtes Sarkoziste, je ne vous en veux pas... Mais bon.)
… Et je vais vraiment me creuser la tête pour le prochain chapitre XD… Ah làlàlà, dur dur de trouver une façon originale de pousser les gens à la review! PS: le paragraphe précédent ne vaut pas uniquement pour cette fic, c'est pareil pour tout le mondeuuuuu!!!
Bon, en attendant je remercie encore tous les gens qui m'encouragent et/ou qui portent un regard critique sur ce que je fais. Vous m'aidez bien plus que vous ne pouvez vous en douter!
