Entre gris clair et gris foncé.

Donc la suite de chapitre 4 que j'ai splitté en deux parties… Heu, je ne sais pas vraiment quoi dire dessus en fait… Bon, ben je vais passer directement à la réponse aux reviews que vous m'avez envoyés!

Netissi: Rooo ma 'Tissi (décidément j'adore ce surnom)... désolé, gomen, sorry, hier j'ai eu une crise de foie... Je te jure que c'est vrai! J'ai passé la nuit à vomir... Vraiment désolé... Maintenant je vais mieux, rassure toi XD. Nan mais c'est quoi ce regard sceptique? Je te le jure sur la tête de L que hier soir à 20h j'étais la tête dans les WC!!! Bon, bref, gne t'aime moi aussi!

Cactus07: Oui, c'est vrai qu'on est (relativement) pas très éloignées… Après ça dépend si tu est sur la côte ou plutôt vers la vallée l'Ossau XD. Moi, mes morceaux préférés de Mike Oldfield, c'est Amarok et Crises soit dit en passant. Et puis Tubular Bells 1, et aussi Platinium, et l'intégrale de The Songs Of Distant Earth… (ok je me tais) Bref, la suite et comme tu le dit j'ai un emploi du temps chargé (ouin, snif, bouhou, ô rage, ô désespoir…) En tout cas, merci de poster à chaque chapitre, et puis pour tout tes encouragements!

Lasurvolte: (mon idole XD) Bon, là ils n'essayent plus de se tuer, promis! Et puis Naruto n'est pas vraiment mort, don't worry! Après ce chapitre, tu me diras si tu te sens "satisfaite" XD! Merci un milliard de fois pour ta review!

Menaline: Nan pas Orochimaru! Ca m'énerve quand il est là, tout m'énerve avec lui… Sasuke l'a tué, alleluia! Du coup je le déteste un peu moins maintenant… (merde alors, va falloir que je me trouve un autre souffre-douleur…)

Kyu-chan: Ah ben te voilà toute excusée! Bonne chance avec ton ordi et merci pour tes reviews!

Staphyla: Ca faisait longtemps qu'on m'avait pas posté de reviews aussi longues… Les problèmes de postage de review, ça m'est arrivé aussi et c'est pas mal chiant, je te l'accorde. Bon, pour Yellow, la parole est à la défense: J'ai toujours eu énormément de mal à écrire la fin de mes fic (faudra que j'aille voir un psy d'ailleurs XD) et en plus j'avait vraiment plus d'inspiration, je partais dans tous les sens etc… mais finalement j'ai réussi à établir un plan avec ma senseï et là, j'ai presque fini. J'avance très lentement par contre, mais les deux derniers chapitres sont terminés et il ne me manque plus que l'épilogue. Mais je ne vais tout publier que quand je serais rentrée chez moi, dans deux semaines. Voilàààà… M'étripe pas s'il te plaît. Pour Marc Lévy, j'ai jamais rien lu de lui, j'ai juste lu la quatrième de couverture de "et si c'était vrai" alors en fait je n'ai qu'une idée très vague de l'histoire XD. Naruto n'est pas mort, désolé de chambouler tes habitudes (et les miennes) quand à la physionomie de Naru et Sasuke, c'est l'histoire qui veux ça (ouais, on vas dire ça…) et... oh punaise je me suis laché pour la réponse là... Bon, la suite au prochain chapitre et continue à être égoïste!!!

Darkbuterfly: Quand sasuke est comment? Faible? Ouais, moi aussi j'adore le rabaisser, mouhahahaha…

La Fougere: Ta "review qui sert à rien" a au moins servi à quelque-chose: me remonter le moral! En tout cas, merci de me lire et à très bientôt!

Et puis pour Yuik-sama, merci bien pour ta review du chapitre 1!!!


Chapitre 5 – Dialogues, 2ème partie.

"Si un arbre meurt, au coeur de la forêt Amazonienne, et que personne n'est là pour le voir, l'arbre est-il vraiment mort?

Est-ce que quelqu'un peux continuer d'exister alors que personne ne sais qu'il existe?"

Quand j'ai essayé de me relever, j'ai été pris de vertiges. Alors j'ai laissé tombé les cigarettes et mon projet de me rendre au salon. Je suis retourné me réfugier dans la chaleur des draps blancs du lit. J'ai envie de vomir. Encore. Je me sens vraiment pas bien. Bon sang, mais où il est passé l'autre?

Mon état c'est empiré par la suite. J'ai alterné des périodes où je tremblais de tous mes membres et d'autres où j'avais horriblement chaud. Des hauts le cœur me soulevait le ventre par moments et je ne sais pas par quel miracle je suis parvenu à ne pas recracher mon repas. La fièvre me fait délirer, j'ai l'impression à chaque instant de l'entendre revenir mais, quand j'ouvre les yeux, je ne vois que cette luxueuse chambre d'hôtel désespérément vide.

Et si il ne revenait pas? Si il me laissait seul ici? Je ne veux pas être seul…

"Les épines, à quoi servent-elles?"
-Les épines, ça ne sert à rien, c'est de la pure méchanceté de la part des fleurs!
-Oh!"
Mais après un silence il me lança, avec une sorte de rancune:
"Je ne te crois pas! Les fleurs sont faibles. Elles sont naïves. Elles se rassurent comme elles peuvent. Elles se croient terribles avec leurs épines…"
Je ne répondis rien. A cet instant-là, je me disais: "Si ce boulon résiste encore, je le ferai sauter d'un coup de marteau." Le petit prince dérangea de nouveau mes réflexions:
"Et tu crois, toi, que les fleurs…
-Mais non! Mais non! Je ne crois rien! J'ai répondu n'importe quoi. Je m'occupe, moi, de choses sérieuses!"
Il me regarda, stupéfait.
"De choses sérieuses!"
Il me voyait, mon marteau à la main, et les doigts noirs de cambouis, penché sur un objet qui lui semblait très laid.
"Tu parles comme les grandes personnes!"
Ca me fit un peu honte. Mais, impitoyable, il ajouta:
"Tu confond tout… tu mélanges tout! Il y a des millions d'années que les fleurs fabriquent des épines. Il y a des millions d'années que les moutons mangent quand-même les fleurs. Et ce n'est pas sérieux de chercher à comprendre pourquoi elles se donnent tant de mal pour se fabriquer des épines qui ne servent jamais à rien? Ce n'est pas important la guerre des moutons et des fleurs? Ce n'est pas plus sérieux et plus important que les additions d'un gros monsieur tout rouge? Et si je connaît, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète? Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit: "Ma fleur est là, quelque part…" Mais, si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient! Et ce n'est pas important ça!"

La voix se tais. Encore cette histoire de fleur… C'est bizarre quand-même d'être amoureux d'une fleur. Apparemment il est revenu, à moins que je délire encore.

J'ouvre les yeux et devine dans la pénombre sa silhouette sur le canapé, à l'autre bout de la pièce.

Donc il est bien de retour.

Si on m'avait dit la veille que je serais soulagé de le savoir près de moi, j'aurai cru à une mauvaise blague. Et pourtant c'est la vérité: Je suis soulagé.

Je tremble encore, j'ai toujours envie de vomir, mais ça vas déjà un peu mieux.

-Vous étiez où?

Bon, je suis aussi énervé parce qu'il c'est barré pendant un bon bout de temps alors qu'il a tant insisté pour que je reste ici.

-Sasuke.

-Hein?

-Vous avez demandé mon prénom au réceptionniste. C'est Sasuke.

-Ah, d'accord… Et vous étiez parti où alors?

-Disons que j'avais besoin de réfléchir.

-C'est pas une réponse ça.

-Vous abandonnez jamais une question vous.

-Et vous, vous avez la sale manie de répondre à côté.

Il a un faible rire. Ca m'énerve, j'ai la sale impression qu'il se fout de ma gueule. J'allais lui envoyer une remarque cinglante quand un autre haut le cœur me soulève. Bon sang, mais qu'est-ce qui m'arrive?

-Vous vous sentez mal, Uzumaki-san? me demande t-il, une pointe d'inquiétude dans la voix.

-Ca se voit pas assez?

Il pose son livre et s'approche de moi. Et puis, à quelques pas à peine du lit, il se ravise.

-Heu… Je peux vous ausculter?

-Depuis quand vous me demandez mon avis?

-Depuis que vous avez essayé de m'étrangler.

-… Vous êtes docteur ou quoi?

-Si on veut.

Je hoche la tête en signe d'approbation et il s'assoit sur le bord du matelas, près de moi. Il m'ordonne de m'allonger, soulève la couverture et pose ses mains froides sur mon ventre.

J'aime pas les docteurs et les hôpitaux. J'ai donc des souvenirs très précis de chaque consultation que j'ai eu. Et là je ne comprend pas pourquoi il ne regarde pas ma gorge, mes oreilles, me tripote le ventre en me demandant si ça fait mal… Il se contente juste de garder les mains plaquées sur mon ventre, de part et d'autre de mon nombril, et de fermer les yeux.

-Vous faites quoi là?

-Je vous soigne.

-En général, on soigne avec des cachets et des injections.

-Taisez-vous s'il vous plaît, et essayez de vous concentrer sur mes mains.

Il en a de bonnes celui là… Comment ne pas penser à ses mains alors qu'il les a appuyées sur mon abdomen et qu'elles sont horriblement froides? Enfin, pas si froides en fait… Tièdes… Non, chaudes. Très chaudes. Mes tremblements s'apaisent peu à peu, mon estomac cesse de me faire mal… Comment il fait ça?

Ses mains finissent par quitter mon ventre, il me recouvre de l'épaisse couette et retourne s'asseoir sur le canapé. Il s'allume une cigarette. L'envie de fumer me revient…

-Je peux en avoir une?

Sans un mot, il me jette le paquet qui ateris sur le lit. J'en prend une, la porte à mes lèvres et l'allume. Il y avait un briquet dans le paquet. Bon sang, ça fait du bien!

Il s'écoulera un long moment de silence pendant lequel nous fumerons chacun dans notre coin; lui les yeux fermés et moi lui jetant des regards à la dérobée. Ce gars m'intrigue. Son changement d'attitude vis-à-vis de moi, le fait qu'il soit maintenant si attentionné…

-Sasuke?

Son prénom est sorti tout seul. Je ne voulais pas l'appeler, je ne faisais que penser à son prénom. Ca me rappelle quelque chose, mais je ne saurai dire quoi. Il sursaute en m'entendant l'appeler, ouvre ses yeux sombres et les poses sur moi.

-Pourquoi vous avez dit que je suis mort?

Pour toute réponse, il tire une longue bouffée sur son américaine et regarde ailleurs.

-Enfin je veux dire… C'est pas possible que je sois mort, vu que je suis là. Je fume, je mange, je parle, j'avais envie de vomir y'a pas longtemps, je peux vous toucher et vous pouvez me toucher… Si j'étais un fantôme, ce serait comme dans les films, personne pourrait m'entendre, et puis je passerais à travers les murs et tout. Et en plus les fantômes, ça n'existe pas alors…

-Tout être vivant est composé de trois choses: le corps éthérique, la chair, les os; le corps astral et l'âme. Le corps astral est le récipient de l'âme. Il est relié au corps éthérique par une sorte de cordon ombilical. Quand on meurt, ce cordon se rompt. C'est ce qui c'est passé avec vous. Seulement, j'ai en quelque sorte recollé ce lien qui vous unit à votre corps éthérique.

-Hein?

-Pour simplifier, je vous ai ramené à la vie.

Bon ok, là ça me dépasse complètement. Je sens la migraine monter et préfère changer de sujet.

-Comment vous avez su que j'étais en train de me suicider? Je vous ai vu, juste avant de perdre connaissance.

-Je vous ai entendu mourir.

-Ca vous enuirait d'être plus explicite dans vos réponses?

-Oui ça m'ennuie.

Bon. Je sens que ça va être dur là…

-Vous étiez parti où?

-Ca vous obscède tant que ça? me dit-il dans un petit rire.

Il m'énerve! Recevoir des réponses comme ça, c'est encore pire que de ne pas en avoir du tout! Ce gars là, il devait être sphynx dans une autre vie…

-Pourquoi avez-vous arrêté de dessiner, Uzumaki-san?

-Je… Je ne sais pas.

Sa question m'a pris de court. Pourquoi j'ai arrêté de dessiner? Avant, je passais mon temps à dessiner. En cours, à la maison, au travail, la nuit, quand je faisais des crises d'insomnies… J'ai tout arrêté depuis que je suis à Tokyo.

-Je crois que c'est parce que j'ai fini par comprendre que je n'avais aucune chance de vivre un jour de mes dessins.

-Quand vous dessiniez, comment vous sentiez vous?

-J'étais concentré… dis-je lentement, fouillant dans mes souvenirs. Je tirais souvent la langue. J'avais l'impression que tout devenait simple. J'oubliais ce qui se passait autour, je n'existais plus que par mon crayon. Et puis quand j'avais fini, je pouvait passer des heures à regarder mon dessin, et je me disait qu'il y avait au moins une chose que je savait faire.

Je lève les yeux vers lui, attendant une quelconque réaction de sa part. Mais il se contente d'écraser son mégot dans le cendrier. Au bout d'un moment, sa voix s'élève à nouveau.

-Sakura Haruno en est à quatre mois et demie de grosesse.

Un énorme poids semble tomber dans mon estomac. Sakura…

-Et… Elle va bien?

-Elle a failli perdre son enfant quand elle a appris votre mort. Maintenant elle se fait héberger par un couple d'amis et est suivie médicalement. Sa santé est très fragile et elle a une grosesse difficile.

-Elle croit que je suis mort?

-Oui, comme tout le monde. Officiellement, vous vous êtes fait incinérer le 15 décembre.

-Quoi? Mais comment ça?

-Avec de l'argent, on obtient tout ce qu'on veut, Uzumaki-san. J'ai soudoyé la morgue pour récupérer votre corps et en faire incinérer un autre à votre place.

Je n'arrive pas à y croire… Sakura, Temari, Shikamaru, ma mère, tout le monde. Tout le monde croit que je suis mort et enterré! Mais je suis vivant, je suis vivant! Il faut qu'ils le sachent, il faut que je les préviennent!

Sans réfléchir plus avant, j'attrappe le combiné du téléphone qui est posé sur la table de chevet, compose le 0, suivi par le numéro du portable de Sakura. J'entend quatre fois le La…

-Allô?

Je raccroche. Bon sang, mais qu'est-ce que je fait? Je ne sais pas, je ne sais plus… Je suis mort, je n'existe plus aux yeux de tous… Je ne suis plus Naruto Uzumaki, ce jeune sans avenir qui bossait sept jours sur sept pour avoir à peine de quoi vivre. Je ne suis plus obligé d'assumer cette paternité que je n'ai jamais voulue, plus obligé de mentir à ma mère à chaque fois qu'elle m'appelle, plus obligé de supporter mes patrons qui me gueulaient dessus sans arrêt. Plus de famille, plus d'amis, plus de travail, plus d'appartement, plus de comptes à rendre à personne.

Plus rien.

Je n'ai plus rien.

Et je ne sais pas quoi faire.

Je regarde ce jeune homme, Sasuke Uchiwa, celui qui est à l'origine de tout ça…

Non. Si je ne m'étais pas suicidé, je n'en serais pas là. Mais si lui m'avait laissé crever tranquillement, je serais véritablement mort et je reposerais en paix comme on dit.

Lui aussi me regarde. Depuis tout à l'heure, il est resté assis dans ce grand canapé en cuir. Entre ses doigts fins, une nouvelle cigarette brûle à petit feu. Parfois il la porte à ses lèvres rosées. Alors le petit charbon prend un instant une lueur encore plus rouge, et il recrache lentement la fumée de sa bouche entrouverte. Mais il ne voit pas que je vais mal? Il ne voit pas que je suis complètement paumé? Il pourraît m'aider, je sais pas moi, un geste, rien qu'un tout petit geste pour qui me prouverait qu'il n'en a pas rien à foutre de ma pomme!

Les larmes finissent par franchir le barrage de mes yeux. J'ai eu le courage de me tuer une fois. Maintenant que je sais ce que c'est, maintenant que j'ai vu l'enfer blanc, je sais pertinamment que je n'aurai pas la force de recommencer. J'ai peur. Pas peur de la douleur, ça j'y suis habitué. J'ai peur de me retrouver de nouveau seul dans tout ce blanc, ce vide… Je n'aime pas le vide.

J'ai honte de pleurer comme ça devant lui. Je me recroqueville, cache mon visage rougi par les larmes dans les couvertures et tente d'être le plus silencieux possible.

Je sens un poids dans mon dos et des bras qui m'entourent. Je n'ai pas la force de le repousser. Quand je pense qu'il y a un peu moins de 24 heures, il m'écoeurait et me faisait peur. Maintenant je me sentirais presque bien, à le sentir contre moi. Mes larmes redoublent et je me mets à serrer convulsivement ses avant-bras qu'il a croisés sur ma poitrine.

Finalement il n'est pas si indifférent que ça. Tout ça, c'est de sa faute. Seulement, je ne lui en veux plus. Je lui suis même reconaîssant d'être là. Je ne comprend pas tout, je ne comprend rien en fait: Ses motivations, pourquoi il a fait tout ça, pourquoi il continue, pourquoi il est venu me prendre dans ses bras. J'aimerai comprendre, c'est tout…

Son visage tiède c'est posé contre mon épaule et sa bouche, qui se trouve maintenant tout près de mon oreille, se met à murmurer:

-Quand mes parents son morts, j'avait onze ans. Mon père était ambassadeur du Japon en France. J'ai vécu là bas pendant cinq ans. Jusqu'à ce que mon frère tue toute ma famille en fait. Quand j'étais petit et que j'étais malheureux, ma mère chantait pour moi… Après qu'ils soient morts, j'ai grandi dans un orphelinat… Je ne suis pas doué en relations humaines, Naruto. Alors quand tu pleures comme ça, je ne sais pas quoi faire…

-Chante… lui dis-je entre deux sanglots.

-Je n'ai jamais chanté.

-C'est pas grave.

Alors il c'est mis à chanter. D'une voix très faible et tremblante…

Tu sais qu'il y a un bateaux qui mène au pays des rêves
Là-bas où il fait chaud, où le ciel n'a pas son pareil
Tu sais qu'au bout cette terre, oh oui les gens sèment
Des milliers d'graines de joie comme pousse ici la haine

On m'avait dit p'tit gars, là-bas on t'enlève tes chaînes
On te donne une vie, sans t'jeter dans l'arène
Comme ici tout petit après neuf mois à peine
On te plonge dans une vie où tu perds vite haleine

Alors sans hésiter, j'ai sauté dans la mer
Pour rejoindre ce vaisseau, et voir enfin cette terre
Là-bas trop de lumière, j'ai dû fermer les yeux
Mais rien que les odeurs remplissaient tous mes vœux

I just wanna be free in this way
Just wanna be free in my world
Vivere per libertà
Vivere nella libertà

Mes pleurs ont cessés, mes tremblements se sont calmés. C'était du français, je n'y ai rien compris. A part les deux phrases en anglais. "Je veux seulement être libre sur cette route, je veux seulement être libre dans mon monde." C'est un peu naïf au fond…

Ses bras glissent de mes mains, le poids dans mon dos s'en va. Il se lève et j'attrape le bas de son t-shirt pour le retenir.

-Qu'est-ce que je vais faire maintenant?

-C'est à toi de le savoir. Mais sache que tu as tout ton temps.

-Merci.

Il me lance un petit sourire triste avant de quitter la pièce, me laissant seul pour sécher mes larmes. Il a laissé le paquet de cigarettes sur la table de chevet. Je tourne le dos au chameau estampillé dessus et m'enfonce dans la couette blanche…


Et voilà la fin du chapitre 4… C'est un peu court ici, et puis il ne s'y passe pas grand chose… Bon, j'ai écrit ça un peu vite et je ne sais pas si j'ai bien réussi à exprimer tout ce qui se passe dans la tête de Naruto… Ca, c'est votre boulot XD. Bon, la suite je ne sais pas vraiment quand… Au plus tard dans deux semaines (c'est-à-dire à la fin de ma formation, plus que deux semaines OUAIIIIIIIIIIIIIIIS!!!)

Les crédits maintenant: La lecture de Sasuke est un extrait du Petit Prince (mais ça je pense que tout le monde l'avait deviné), et ce qu'il chante, c'est le début de "Liberta" de Pep's (et wi ma 'Tissi, je l'ai quand-même casée cette chanson, même si t'en voulait pas dans Yellow, NA!) vous pouvez écouter ce morceau en allant sur et si vous ne connaissez pas, allez y (ce n'est pas un ordre mais presque) cette chanson est vraiment belle… (Mon coup de cœur du moment XD)

Et puis en passant, un petit mot pour les éventuels lecteurs(trices) de Yellow, la suite et fin sera publiée dans deux semaines aussi!