Note de l'auteur (crevée) : Waaaw, j'ai cru que j'allais jamais y arriver, . C'est le chapitre le plus chiannnt que j'aie fait. Enfin, non pas totalement, je l'aime bien quand même, ça va de soi. Mais bon, il me plait moins parce qu'il est celui qu'on pourrait qualifier de fondation pour l'histoire. Bref, le voici. Merci des reviews. Je signale au passage que j'ai repris mon LJ et que je répondrait donc au reviews, un jour avant de poster chaque nouveau chapitre. Je vous tiendrait au courant de tout le tralala de mes fics (ainsi que de ma ptite vie merdique et mes délires ) Ah et j'aime toujours autant ma ptite (mais très grande) Typhaine, pour qui est cette fic . Cheese ma poule.

Bizouuuux.

Chapitre 2 : Une autre route.

Espèce d'empoté. Les gens d'aujourd'hui hein, plus aucun tac. Surtout les mecs. Après un voyage somnolant dans le train, voici que 2 nouveaux personnages viennent de faire leur apparition. Un petit gars tout timide, apparemment appelé Peter et un gros prétentieux à lunettes (je sait, Typhaine aussi à des lunettes…) qui se voit maintenant en train d'observer ma protégée comme une bête curieuse du haut de son mètre quatre-vingt. En fait, nous sommes dans une sorte d'infirmerie. Ma misérable n'a toujours pas retrouvé ses esprits. Elle doit manquer de sommeil, si vous voulez mon avis. Bref…elle dort toujours, dans un lit, et ce sale binoclard du nom de James si j'ai bien compris, penché au-dessus d'elle, tel un danseur de classique, ne me plaît pas du tout du tout du tout.

J'ai eu rapidement le temps de faire le tour de quelques représentants de cette école. Une espèce de cinglée pour infirmière, qui tient tellement à la santé de ses patients qu'elle en donnerai sa chair, un directeur qui se prend pour la science infuse pure et dure, une co-directrice liftée au chignon, et quelques gamins mal élevés qui ne peuvent s'empresser de jeter un coup d'œil sur une pauvre jeune fille en perdition. Oui perdition, parfaitement. Maintenant qu'elle est ici, ma protégée n'aura pas tellement le choix. Si elle possède un quelconque don, elle devra l'exploiter…dans cette école. D'un côté, ce serait tellement plus palpitant pour moi, hihi. Mais d'un autre…est-ce qu'elle réussira à vivre dans un tel monde ? Débarquer, comme ça, sans rien connaître d'autre que l'habituel trinitrin quotidien d'un mortel normal. Vous parlez d'un changement…

« Mhm… »

Mhm ? Aha ! On dirait que ma protégée sort de ses vapeurs. Prostrée sur la table de chevet juste à côté, j'observe d'un œil critique James, qui se penche un peu plus sur Typhaine. Elle bat des paupières…« oui, tu peux le faire, tu peux ! » Elle commence à ouvrir les yeux… « on y est presque ! » Elle finit par voir la lumière du jour. « Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! » Je ne suis pas tellement étonnée de la voir sursauter tel un singe lorsqu'elle aperçoit les yeux de l'autre imbécile. Elle se redresse vivement sur son oreiller tandis qu'il recule, pour aller se placer à côté de Sirius (ze 'l'aime bien celui-là, par contre). La jeune fille se frotte les yeux et cherche désespérément ses lunettes. Bonne âme que je suis, je les pousse discrètement vers elle. Elle les attrape et les pose vivement sur son nez. Son regarde commence alors à vagabonder partout. Elle s'attarde un instant sur chaque personne présente dans la pièce. À gauche, un grand barbu qui ne semble pas connaître les rasoirs, à côté, un type tout maigre qui ne connaît pas la dernière marque de shampoings en rayon, une infirmière dont la ride inquiète se creuse de plus en plus profondément à mesure qu'elle observe la protégée, une vieille femme a lunettes, nos trois autres ados du quai et…deux autres garçons qui sont venus s'ajouter au lot.

« Bonjour. » dit le barbu, tout sourire.

« Qui êtes-vous ! Où suis-je ! » s'écrie alors Typhaine en reculant tellement en haut de sont lit, qu'elle s'en retrouve assise sur son oreiller.

Ça y est, la crise de panique commence. C'est typique de tout mortel ça. Mes ailes commencent à frissonner.

« Calmez-vous mademoiselle, nous allons tout vous expliquez. » continue le barbu, en s'approchant.

« Restez où vous êtes ! »

Le vieux stop net sa course. Et essaie néanmoins d'avancer encore.

« HA ! »

Stop encore. Bouge un pied.

« Je vous ai dit de ne pas bouger ! » s'écrie ma protégée.

Elle saute au bas de son lit et va se réfugier loin au fond de la salle contre une armoire. Le souffle court, elle semble enfin reconnaître Sasha, la seule personne qu'elle connaisse ici. Elle tourne vivement la tête vers elle.

« Où sommes-nous ! Qu'est-ce qui se passe ? Qui sont ces gens ? »

« Laisse-nous t'expliquer, viens t'asseoir. »

Quelque peu tremblante, Typhaine secoue négativement la tête.

« Dis-moi maintenant, là. Je ne bougerai pas ! »

« Très bien…bon écoute-moi bien. Voilà, il y a eu un petit…imprévu. Voilà, tu as…comment dire…trébuché, et…tu es…passé de l'autre côté. »

« De…de l'autre côté ? » répète Typhaine, n'étant pas sûre de comprendre.

« Sur le quai du Hogwarts Express. » répond simplement son amie.

« …je…je suis…dans…ton école ? » s'étonne ma protégée.

« Eh bien, oui. »

Typhaine ne dit plus mot. Elle regarde Sasha, horrifiée. « La science » décide d'ouvrir la bouche.

« Je suis Albus Dumbledore, directeur de cet établissement. Je suppose que vous vous demandez comment vous avez pu atterrir ici ? »

Mais…MAIS BIEN SÛR, ESPECE DE censuré On veut savoir !

Ma protégée hoche timidement la tête et le vieux reprend la parole.

« Eh bien, en théorie, vous n'êtes pas une sorcière… »

Waaaaaw…

« Mais voilà : vous avez passé la barrière, normalement réservée aux sorciers. Vous auriez du vous assommez sur le mur, mais non ; vous êtes passée. Et ceci n'est possible que si vous possédez une seule petite parcelle de magie en vous. »

« Et ça veut dire… » commence ma protégée.

« Que tu es une sorcière ! » s'écria joyeusement James Potter (grrrr).

« Ahhh vous ! Sortez ! Tous les élèves, dehors ! » s'écria la vieille au chignon. « Sauf Miss Myre. »

Ils ne se le font pas dire deux fois, et décampent tous rapidement. Bon débarras.

« Vous allez bien ? » demande le directeur, voyant que ma protégée ne réagit plus.

« …je…je voudrais comprendre un peu mieux…comment… »

« Est-ce possible ? J'ai peut-être une explication. Mais je ne suis pas sûr de mes dires. Alors voilà je pense que vous avez du talent depuis longtemps mais, à priori, quelque chose nous a échappé. Nous n'avons pas détecté vos pouvoirs, ni vos…ondes magiques. »

« Et…ça arrive souvent ? »

« Non au contraire, c'est très rare, d'autres directeurs avant moi en ont connus mais pour moi, vous êtes la première. J'avoue donc ne pas pouvoir vous en dire plus. C'est un problème peu étudié vu que pas très répandu… » dit 'La science '.

« Alors…je suis…enfin, j'ai quelques…dons ? » demande ma protégée.

« Je puis vous l'assurez. » sourit le directeur. « Maintenant, voulez-vous revenir dans votre lit, vous resterez ici encore une petite journée, le temps d'organiser un peu votre…arrivée précipitée. Miss Myre est, si je l'en croit, une très bonne amie à vous ; c'est une chance. Elle se chargera de vous expliquez comment fonctionne le système ici, et vous fera visiter…si tout ça ne l'embête pas, bien sûr. » ajoute-il en jetant un œil vers Sasha.

« Bien sûr que non, professeur. » assure Sasha.

« Bien, je vais vous laissez aux bons soins de notre infirmière, Mme Pomfresh. Demain après-midi normalement, vous pourrez accédez à vos appartements. »

« Elle ne sera pas dirigée vers une des 4 maisons ? » s'étonne Sasha.

« J'ai bien peur que non. Son retard est bien trop important et elle ne pourrait pas suivre de cours normaux. »

Y a rien de normal ici, à la base…

« Elle aura des cours particuliers par un professeur que nous enverra sans doute le ministère. Mais d'abord, il faut demander tout ça à vos parents, Miss Sheridan. » dit le vieux en se tournant vers Typhaine.

« Heu…oui… »

« Je les ferait venir ici dès demain. En attendant, pour ne pas qu'ils s'inquiètent ce soir, le professeur Mcgonagal ici présent se chargera de les prévenir. Avez-vous des questions ? »

« N-non…non, non… » répond ma protégée, encore quelque peu déboussolée.

« Bon eh bien, nous allons vous laissez. Reposez-vous bien. »

« Merci…professeur. » remercie ma protégée.

Une minute plus tard, il ne reste plus dans la salle Sasha, Typhaine, et moi. Enfin, moi je ne compte pas en fait, hin…presque immédiatement, une tornade humaine arrive pour déposer 4 garçons qui se mettent à harceler Typhaine de questions. Grrr. Je vise le type à lunettes, à un mètre de moi, tend le bras et l'envoie valser ailleurs. Et pis, comme une circuit de dominos, il met à terre tous les autre garçons. Bien fait, hihi, je suis FIERE ! Si après, on dit là-haut que je ne m'occupe pas de mes protégés…ils se relèvent douloureusement, tandis que Sasha est pliée de rire, et que Typhaine sourit gentiment… Gentiment…gentiment ! Cette fille-là est bien TROP gentille justement…

« Bon, laissez-là tranquille les gars, elle ne vous connaît même pas… »

« Moi elle me connaît ! » dit Sirius avec un grand sourire.

Je tourne la tête vers le jeune homme et le dévisage longuement. Beau, plutôt sympathique…pourquoi ne pas essayer de le caser avec ma Typh' ? Enfin, d'abord il faudrait que j'en sache plus sur lui…j'irais le suivre un jour tiens, hinhin…en attendant, ma protégée lui rend son sourire, et…rougis quelque peu…intéressant, sortons le calepin imaginaire.

« Elle connaît aussi Remus. »

« Oui, oui, vite fait. » dit Sasha.

« Bon eh bien présente-nous. »

« Vous vous présenterez plus tard. » dit une voix dure et sévère.

Tout le monde se retourne vers l'infirmière qui à décidé de rajouter son grain de sel. Désolée mais je ne l'entend pas de cette oreille… 'alors maintenant, vous allez retournez dans votre bureau et laissez ces jeunes tranquilles.' Ça marche. Aucun humain ne résiste aux ordres des anges. Ou ptet le vieux barbu… Quoiqu'il en soit, l'infirmière change soudain de tête et s'en retourne vers son bureau. Voilà une bonne chose de faite. Cependant, tout le monde la regarde s'en aller avec des yeux en forme de soucoupe. Soyez contents, ce sera pas comme ça tous les jours pour tout le monde…

« Pfff, elle a dut se prendre un coup sur la tête. » dit James.

« Ouais, ouais, reprenons. » lance Sirius. « Je disais donc : présente-nous ! »

« Mais laissez-là ! » soupire Sasha.

« Non. » dit ma protégée.

Tout le monde se tourne vers elle.

« Heu…je veut dire…ils ne me dérangent pas. »

« Sûre ? Sinon, je peux les dégager. » assure Sasha ( dehors le binoclard, dehors !).

« Ah bah voilà une belle façon de traiter ses amis. » s'insurge Sirius.

« Y a pas à dire, c'est du propre. » rie le timide Peter.

« Non, je t'assure. » répond ma protégée à son amie.

« Ohhh d'accord : bon, tu connais Sirius, Remus. Le type aux lunettes, là, c'est James Potter et à côté Peter Pettigrew. Ce sont…mes copains ! De près ou de loin, je sais pas, haha, mais, ce sont des bons gars, va. »

« De près, c'est parfait. » affirme Sirius en s'approchant.

« Aha, sois gentil, va jouer ailleurs. » dit Sasha, en s'écartant.

« Recalé. » se moque James.

« Les gars, désolé de casser l'ambiance, mais il faudrait peut-être bien aller en cours. »

« Ouais, allez on y va. » dit Peter.

« À plus tard. » dit Sasha.

« Yep, à plus tard…salut Typh' ! » dit Sirius, en sortant, suivi des autres.

« Il commence déjà les familiarités, lui. » dit Sasha, roulant les yeux, amusée néanmoins.

« Il est plutôt gentil. » dit ma protégée.

« Très excité aussi… » appuya Sasha en s'asseyant sur le rebord du lit. « Mais pour en revenir à toi…tu vas bien ? »

« …je…je ne sais pas comment réagir. Il faut que je voit ça avec mes parents…je suis perdue…et fatiguée… »

« Dors alors, je reviendrait demain, sûrement avec le directeur et pis, si t'es assez reposée, vous en parlerez avec tes parents. Enfin, voilà, quoi, vous verrez tout ça. Aie confiance en Dumbledore, c'est un bon directeur. »

Ma protégée ne peut que sourire faiblement et Sasha lui souhaite de beaux rêves avant de sortir. Ma protégée se couche et s'endors rapidement. Au bout d'une demi-heure d'ennui, scotchée sur la table de nuit à jouer avec de petites auréoles miniatures explosives, je décide aussi de piquer un somme. Je fait apparaître un magnifique nuage moelleux et m'installe dessus, suspendue au-dessus du lit de Typhaine. Et puis…après…j'irai.. j…zzzzzzzzzzzz…

°O°

Je m'étend paresseusement sur mon nuage, alors que la nuit vient juste de tomber. Je jette un coup d'œil à ma protégée. Elle dors toujours. Et moi, je ne ressens pas l'envie de dormir autant qu'elle…je décide donc d'aller faire un tour, d'inspecter les lieux. Le nuage se meurt et je me dirige vers une fenêtre, que j'ouvre d'un coup d'aile, et m'envole dehors, laissant le vent la refermer derrière moi, silencieusement.

L'air bat fort sur moi, et je décide d'aller me poser sur le haut d'une grande tour. Je commence à regarder attentivement ce qui se trouve autour de moi. Je me rend alors nettement compte de l'énorme superficie qu'englobe l'enceinte de cette école. Un lac gigantesque à perte de vue, un château plus qu'immense et une forêt si noire qu'on en frissonne d'avance. Mais je n'aime pas tellement cette atmosphère de ténèbres…je bouge de nouveau et m'efforce de trouver une quelconque entrée. Après avoir fait un peu le tour, je trouve finalement un petit ponton, qui relie deux tours l'une à l'autre, et j'y descend, afin de pouvoir pénétrer dans l'une d'elle, et regagner le cœur du château. Je me retrouve alors en plein couloir. Tout est désert, pas un seul bruit ne règne. Je marche lentement et continue de longer ces longs corridors dont les murs sont recouverts de toutes sortes de tableaux, qui, parfois, me regardent curieusement à la lueur des torches enflammées. Un petit chevalier, du nom de catogan je crois, m'a même mise au défi de l'affronter en duel. Ne nous étonnons pas de voir une quelconque once de défaillance mentale ensuite chez le personnel…

Je continue presque toute la nuit ma visite touristique. J'entre dans des salles de classes, visite des tours, et même certains bureaux de professeurs, ainsi qu'une gigantesque salle remplie de longues tables. Sûrement la salle à manger…

Par contre, ce que je voudrais également, ce serait voir les fameuses salle communes…malheureusement, j'ai beau chercher, je ne trouve rien. Il faut dire, c'est tellement vaste. Et puis, maintenant, j'en ai marre. Je décide de retourner à l'infirmerie. Ouais…mais comment retrouver le chemin ! Je parcours de nouveau le château pendant près d'une demi-heure avant de finalement retrouver le lieu où dors ma chère Typhaine. Je décide, pour le reste de la nuit, de dormir à nouveau. Allez va, ça ne me fera pas de mal.

°O°

Les premiers rayons du soleil m'irradient totalement et je me lève avec une rapidité incontestée. Je retrouve, après avoir un peu profité du calme de la nuit, entièrement mes esprits et regarde autour de moi. Ma protégée est en train de se réveiller. À ce moment-là, une tornade humain déboule dans la pièce et voici que l'infirmière se plante-là, devant elle, un flacon de sirop à la main.

« Ha, vous vous réveillez, parfait. » dit-elle, un brin de sadisme dans la voix, selon moi.

« Mh ? » fait Typhaine, encore dans les vapes.

C'est alors que la cinglée en blouse blanche pose la sirop sur la table de chevet, l'attrape fermement par les épaules, et la redresse en eux temps, trois mouvements. Presque choquée, ma protégée se réveille complètement et observe l'infirmière bizarrement, les bras repliés sur elle, comme pour se protéger. Quant à moi, je vais m'accroupir à l'autre bout du lit, histoire d'avoir une vue en direct sur ses pratiques un tantinet douteuses…

« Vous allez me faire le plaisir de boire ceci. » reprend l'infirmière en attrapant le sirop et en sortant une cuiller de sa poche.

« Qu'est-ce que c'est ? » demande Typhaine, en s'éloignant un peu.

« Rien qui ne puisse vous faire du mal. » assure la sadique.

« Vraiment…? Je peux aisément m'en passer, je crois… »

« Taratata. Il suffit, avalez. » dit gentiment, mais fermement l'infirmière, en lui tendant une cuiller pleine de sirop.

« … »

Sans prévoir ce qui allait se passer, j'observe l'infirmière pincer le nez de ma protégée et lui ouvrir de fait la bouche pour lui enfouir la cuiller. Pis, elle lui maintiens la mâchoire, tête renversée, pour être sûre qu'elle déglutisse.

« Voilà qui est génial. » dit l'infirmière, satisfaite, un énorme sourire traversant son visage. « Vous ne devrez pas manger pendant une petite heure. »

« … »

« Je vous laisse, maintenant. Ce midi, vous aurez une deuxième cuiller. »

Et elle s'en va. Je regarde ma protégée qui commence à tourner au cramoisi. Elle se laisse alors retomber au fond de son lit, toute enveloppée dans sa couverture, comme une malade à l'agonie. Je me rapproche alors d'elle, et, comme je l'avait déjà fait auparavant, je lui envoie un souffle d'air pur made in Angel. Mais cette fois-ci, je le fais plus pour qu'elle ne tombe pas dans les pommes en fait. J'ouvre mentalement une fenêtre, pour laisser passer également l'air de dehors. Ma protégée semble peu à peu aller mieux. Pis, elle commence à se rendormir. Bon, ça lui fera du bien. Surtout pour affronter la suite de la journée. Ses parents ne tarderons pas à arriver…

°O°

Midi. Ma petite Typhaine est en train de manger, tandis que moi je m'amuse avec les poupées de Dieu et Satan. J'espère qu'ils ne me voient pas là-haut, sinon je n'ose pas imaginer ce qu'on va m'envoyer dans la tronche…j'observe les deux poupées se battrent sauvagement ; Satan, avec sa fourche et ses cornes ; Dieu, avec son auréole et ses éclairs, il nous la fait à l'amazone. Niéhé, j'espère que ce foutu diable va gagner. Dieu m'en a tellement fait baver que j'aimerait bien le voir s'aplatir un jour. Je voit ainsi Satan lui trouer le ventre de sa fourche. L'esprit du bien lui fait alors avaler sa si belle auréole, et lui plante un éclair dans la gorge…je voit de la paille voler et le diable s'effondrer. Dommage…faut croire que le bien gagne toujours, en fait. C'est nul…Dieu s'est mis à danser. De rage, j'écrase la poupée de ma main gauche ; elle ne tarde pas à se volatiliser, tout comme Satan…

VLOUM !

Au bruit, je fais un bond d'au moins deux mètres, et atterris de l'autre côté du lit de Typhaine, qui s'est stoppé net alors qu'elle allait avaler une bouchée de viande. Je vois débouler Sirius, accompagné de Sasha.

« BONJOUR ! » dit le jeune homme en sautant presque sur le lit, faisant ainsi voler de la sauce.

« Calme-toi » dit Sasha, l'œil critique.

Elle observe Typhaine qui tente de redonner un bon équilibre à son plateau et ouvre la bouche.

« Ca va ? »

« Très bien oui. » répond la jeune fille.

« Normalement, tes parents arrivent bientôt non ? »

« Ben, aujourd'hui… »

« D'accord…ben on va te laisse, j'était venue voir comment tu te portais aujourd'hui et cet imbécile (elle désigne Sirius, tout souriant ) m'a rejoint en route. Allez, on y va. Bonne chance, tu me fera savoir ce qu'il s'est décide. Si tu dois repartir, j'aimerait pouvoir te dire au revoir. »

« Ok. Je te tiendrait au courant… » répond ma protégée.

Sasha serre la main et embrasse ma protégée, pis emmène Sirius, en le traînant presque (« moi aussi je veux faire un bisouuuu ! ») et Typhaine se retrouve à nouveau seule…enfin, pas totalement je suis là mais ça, elle ne le sait pas bien sûr. Elle termine de manger, et passe le reste de son temps à lire. Lire…lire ? Mais, d'où il sort ce livre ? Oo… « Rêves et vies d'un autre temps ». Bah, ça lui fait une occupation. Et moi…j'attend. Pff…

°O°

15 h 00...la porte qui grince tout à coup. Je vois entrer le vieux directeur accompagné de sa co-directrice liftée, suivi de…les parents de ma protégée je suppose. Un homme de, je dirais, 1m73, lunettes, cheveux bien courts, laissant apparaître les prémices de la vieillesse, . Cependant si j'étais encore en vie, je n'aimerait pas me prendre un pain de sa part, Oo. Sa mère, quant à elle, doit avoir dix centimètres de moins, et…elle à l'air à la mode pour avoir de ces cheveux ! Courts, de couleur châtain aux mèches blondes et rouges. Maman cool je suppose.

« Bonjour, Miss Sheridan. » dit « la science », tout sourire.

Voici que maman Sheridan se jette dans les bras de sa fille, soulagée de la voir saine et sauve, comme si une tornade était passée par là. Elle la lâche finalement et son père la serre à son tour.

« Tu vas bien ? » lui demande-t-il.

« Très bien. » répond Typhaine, souriante.

Les parents de ma protégée s'assis sur chaque bord du lit et Dumbledore se racle la gorge.

« Bien…nous avons expliqué toute la situation à vos parents, mademoiselle. Je suis heureux de constater qu'ils connaissent déjà notre monde de part mademoiselle Myre. Nous avons ainsi parlé d'une éventuelle prise en charge de votre scolarité et de cours particuliers, au cas où vous accepteriez de rester ici pour développer vos dons. Mais nous allons vous laissé discuter et je repasserais ce soir avec le professeur McGonagal. Si vous aurez besoin de plus de temps, il n'y aura pas de problème. À ce soir… »

Et il s'en va, suivi de la vielle. J'aimerait bien m'en aller aussi, seulement je suis tenu de coller aux basques de ma protégée. Bon, ptet pas lorsqu'elle va aux toilettes ou à la douche, mais vous voyez ce que je veux dire.

« Bien… » dit le papa, d'une voix plutôt grave.

La mère et la fille ne disent rien.

« Il va falloir se décider ! » s'exclame Mr Sheridan.

« Et bien, exprime ton avis ! » répond durement sa femme.

« Tu le connais déjà, je ne veux pas que Typhaine reste ici, ce n'est pas un endroit pour elle. Elle se doit d'avoir une vie normale. »

« Ah parce que selon toi, ces gens ne sont pas normaux ! Je te signale qu'ils ont un corps et un visage, comme toi. La seule différence est qu'ils ont un don que tu n'as pas ! Et il se trouve que Typhaine en ai un également ! »

« Ma réponse est non ! Que tu le veuille ou non, ma fille étudiera normalement ! » réplique le père en se levant brutalement.

« C'est à elle de décider de sa vie ! Pas à toi ! »

C'est chaud…les parents se retournent alors vers leur fille, et attendent. Ma protégée prend alors la parole, avec difficulté cependant.

« Je…je pense que…après tout, peut-être est-ce…une opportunité ? »

« Pardon ? » s'étrangle son père.

« Je…j'aime ce monde et…j'ai envie de devenir quelqu'un. J'aime la littérature, mais je déteste cette routine et cette solitude qui emprisonnent ma vie. Je veux me donner une chance ici ! »

« C'est totalement absurde ! » s'insurge le papa.

« C'est mon choix… »

Le père ne dit rien et regarde alternativement sa femme et sa fille.

« Merde, William ! Pense un peu à ce que veut ton enfant et pas toi ! »

« … »

Il serre fort la mâchoire dis donc. Il réfléchit, ça se voit. Ce qui veut dire qu'il n'est pas forcément d'accord avec lui-même. Mh…

« C'est vraiment ce que tu veux ? » demande-t-il finalement, se tournant vers sa fille.

« Pour le moment, oui. »

Silence…le père finit par ouvrir la bouche.

« Bon…je ne peux pas vraiment te contrer. D'accord, on attend ce vieux directeur et on voit. »

« Merci papa… »

Mr Sheridan se lève et commence à faire les cent pas, tandis que sa femme entame une discussion avec ma protégée. Cela semble durer une éternité, avant l'arrivée du directeur, toujours collé par sa co-directrice. Sans que je le veuille, de sales images se mettent à tourner dans ma tête, les mettant en valeur dans d'incroyables galipettes artistiques. Brrrr…

« Avez-vous eu le temps de discuter ? »

« Largement, oui… » répond le père.

Dumbledore pencha la tête et observa la petite famille par dessus ses lunettes en demi-lune.

« Parlez-nous de l'enseignement dont suivra notre fille. » dit la mère, regardant le directeur, dont les lèvres s'étaient étirées en un petit sourire.

« Eh bien, il est clair, comme je vous l'ai dit, qu'elle ne suivra pas d'études comme les autres, dans une des quatre maisons de Hogwarts. Et, malgré ce que vous pouvez penser, elle n'aura, dans un premier temps, ni baguette, ni chaudron ou de devoirs. En vérité, nous allons d'abord essayé de trouver sa racine magique, c'est à dire quels sont ses dons premiers. Pour ça, elle suivra des cours de méditation, d'amélioration des sens, ainsi que culturels, et nous verrons bien ce que nous donne la suite. »

« Et…question argent ? » demande Mr Sheridan.

« Il n'est pas question d'argent ici. » sourit le vieil homme.

« Très bien…et…où logera-t-elle alors ? »

« Dans une salle à part, protégée par un mot de passe, qu'elle seule connaîtra. Avec salle de bain personnelle bien sûr. »

« Bien… »

« Si vous n'avez pas d'autres questions, le professeur Mcgonagal ici présent va vous raccompagner à la gare. »

« Non… tout est clair. Nous allons donc y aller. » conclue la mère de ma protégée.

Elle s'approche de sa fille et la serre à nouveau dans ses bras et l'embrasse, avant de lui souhaiter bonne chance. Son père fait de même, même s'il se montre toujours un peu réticent face à son choix.

« Tu nous écriras. » dit sa mère, souriante, avant de sortir, accompagnée de son mari, guidés par la liftée au chignon.

« Bien…ce soir, normalement, si vous vous sentez apte, vous pourrez vous rendre dans vos appartements. Puis, dans les jours à venir, un professeur particulier arrivera. En attendant, je vous laisserait aux bons soins de miss Myre. Je vous souhaite une bonne nuit. »

« Merci monsieur… »

Le vieil homme sourit, et s'en va. Quelques heures plus tard, l'infirmière sors de son bureau et lui donne une potion d'aide à l'endormissement. Rapidement, ma protégée s'évade dans les bras de Morphée, alors que la nuit noire règne, tel un voile de mort, transpercé par la brillance de la lune…