Note de l'auteur : Aaaaah, je suis contenteuuuh, j'ai réussi à le finir quand même ce chap 3 . Et puis, c'est le pied, je suis dispensée de cours jusqu'au 15 Octobre à cause d'une sale opération (là c'est moins le pied...). Donc, j'en profite pour écrire :P Par contre après, j'imagine tous les cours à rattraper (beaucoup moins le pied.) En fait, c'est pas le pied du tout, TT . Mais faut bien que je fasse quelque chose en attendant, pendant deux semaines (ouark, c'est vraiment long quand même XX) !
Ensuite, concernant l'histoire, j'annonce que je changerais sûrement de point de vue au fil de l'histoire. Comme je le précise dans le chapitre, il n'est théoriquement pas concevable d'espionner le personnage principal en permanence. Donc, ça va varier : Eileen, Typhaine, Sirius, ou moi, en tant que narrateur externe. Voila. N'oubliez pas le ptit bouton clik en bas regard suppliant XD. Bisous !
Chapitre 3 : Ami-ami ?
Mardi matin, 3 Septembre. Un tableau s'ouvre devant Typhaine qui découvre, non sans étonnement, une immense pièce dans laquelle se trouve un magnifique bureau où trônent déjà plumes et parchemins. Une mini bibliothèque se trouve tout au fond, et est essentiellement constituée de livres très vieux. À la toute droite se place un grand lit deux places à deux matelas, mhmm. En plein milieu se dresse, collée au mur, une cheminée à l'air très ancien, autour de laquelle sont aménagés un divan rouge et deux fauteuils. Le sol est entièrement recouvert d'une moquette aux couleurs criardes, pleines de vie et de lumière. Près du lit, s'élève ainsi une gigantesque armoire, et c'est là que me protégée se rend compte de quelque chose. Et moi aussi…
« Monsieur » dit-elle en se tournant vers le vieux directeur qui l'accompagne, « je n'ai aucune de mes affaires ! »
« Vi, c'est ce à quoi j'étais en train de penser. Je n'avais pas fait attention à ce détail auparavant. Ah la vieillesse sans doute… » répond Dumbledore, amusé.
Je ne te le fais pas dire, papy.
« Mais, comment… » commence Typhaine.
« Rien de bien compliqué, il suffira de faire envoyer le tout par le moyen d'une cheminée avec l'aide de vos parents ; le ministère s'occupera de ça cet après-midi, je les aient déjà mis au courant de votre affaire et nous devons en discuter dans une heure, lors d'une réunion au ministère à laquelle je suis donc convié. Même s'il ne me plaît guère d'y aller, je n'ai pas le choix. »
« … »
« Bien, ne vous étonnez donc pas si, au cours de la journée, des valises atterrissent soudainement dans la cheminée. Maintenant je vais vous laissez vous poser et si vous le désirer, vous pouvez faire un tour du château. Demain après-midi nous nous reverrons pour planifier vos cours avec le professeur particulier qui sera envoyé par Monsieur le Ministre. »
« D'accord. » répond ma protégée docilement.
« Et j'espère vous voir au dîner de ce soir, j'en profiterai pour vous présenter. N'oubliez pas que le mot de passe de votre chambre est ''choubizi''. Bonne journée. » dit le directeur avant de s'en retourner vers d'autres lieux.
Et la porte se referme ainsi sur Typhaine, la laissant se mettre à explorer sa nouvelles chambre, et dans un premier temps, les bouquins…ciel…et si tu regardais par la fenêtre ? Certes, il ne fait franchement pas beau, mais au moins, c'est loin de toutes lettres tracées à l'encre…bon, d'accord, laissons-là dans sa contemplation culturelle. Je vais faire un tour.
°O°
Que ces élèves sont bruyants…je tourne à l'angle d'un couloir et deux personnes me traversent d'affilée. Ouch…est-ce ainsi que l'on traite une défunte envoyé par le bon Dieu ? Ils parlent avec énergie…mais…je connais ces voix ! Je tourne la tête pour mieux les voir. Mais oui, ce sont deux de nos compères adorés. Attendez voir leurs noms…heu…ah oui ! James et Sirius, hé hé. Et si je les suivaient ? Comment ça, c'est mal ? Et Typhaine alors, faut bien la laisser respirer !
Je fais trois quatre bons et me place à leur hauteur, comme si nous étions potes. Ils discutent.
« T'as rien écouté du cours, Sirius, franchement, c'est pas cool. »
« Ce n'est pas si grave, tu vas toujours pouvoir m'expliquer. »
« Oui mais ne compte pas sur moi pour le faire indéfiniment. »
Sirius soupire. James s'arrête et lui prend le bras pour l'emmener un peu plus à l'écart des autres.
« Ou tu tiens la promesse que tu m'a faite, ou avoue-moi en face que tu ne veux pas. »
« Ne dis pas de bêtises. »
« Je ne déconne pas. Je ne veux pas que tu t'en sente obligé vis-à-vis de moi. »
Sirius le regarde un moment, hésitant. Et moi, je commence à me poser de sérieuses questions…
« Je t'ai déjà expliqué pourquoi je le voulais aussi. Ce n'est pas si dramatique que tu le penses, James. »
« J'espère bien. »
Ils se regardent un instant, droit dans les yeux, sans ciller, attendrissants. Une voix s'élève.
« Comme cela est mignon de vous voir comme tel, suis-je censée pleurer ? »
Nous nous mettons tous à dévisager la nouvelle venue. Nouvelle ? Mais non, c'est la rousse que j'ai vue dans ce bar. Tiens, tiens.
« Lily. » dit James, un peu stupidement.
« Pour toi, ce sera Evans. Merci. »
« Evans. » dit le brun, beaucoup plus froidement.
« Casse-toi. » dit Sirius, qui visiblement n'a pas apprécié l'intervention de la jeune fille.
Remarque, j'avoue qu'il y avait autre chose de plus sympathique à dire de sa part.
« Charmant, Black, ta galanterie m'a toujours plue. » répond Lily avec ironie.
« Tu n'as rien de plus intelligent à dire ? » demande James, énervé. « Alors fais ce qu'il dit, casse-toi. »
Je vois se peindre sur le visage de la jeune Evans une certaine incrédulité en observant ''la binocle'', qui lui-même la regarde, mais avec une agressivité déconcertante. Lily brise le contact visuel, et se détourne, s'en va, sans demander son reste. Là, pour le coup, j'avoue qu'il y avait de quoi la rembarrer…
« Je ne vois vraiment pas pourquoi tu t'acharnes, James. Cette fille est une peste, pure et simple. À croire qu'elle n'aime que Servilo, tant elle le défend. »
Servi-quoi ?
« Elle ne t'aime pas et ne mérite franchement pas le…l'amour si j'ose dire, que tu lui portes. »
« Sirius, la ferme. »
Oo.
Mon brun au regard métallique ne dit plus rien, mais regarde son ami avec une certaine tristesse.
« Rien n'entrera dans ce crâne de bois, même si je t'en parle jusqu'à l'infini. »
« Je ne vois pas en quoi cela te regarde. »
« Tu es mon ami. Mon meilleur ami… »
James le regarde et tourne ensuite la tête.
« Ouais, c'est bien pour ça que tu me fais franchement chier des fois. » dit-il avec une once d'amusement dans la voix.
Sirius sourit gentiment. Je ne m'attendais franchement pas à ce genre de choses lorsque j'ai décidé d'aller me promener. Mais, au final, je me rend maintenant compte qu'il est pas si nul que ça ce Potter. Je pourrais même l'aider dans sa pauvre histoire d'amour. Héhé, je ferais d'une pierre deux coups. On me donnera peut-être une couronne de houx ! Gé-nial.
°O°
Une heure…elle lit depuis une heure. Et depuis une heure, je bâille. J'ai envie de lui tordre son joli cou blanc. Quoique ce qui est positif c'est qu'elle lit un bouquin de magie. De la culture. Elle n'est pas encore sortie de sa chambre ; remarque, c'est pas plus mal, vue que sa tête est inconnue au bataillon, et que sa tenue n'est…disons pas très façon ''sorcier''.
Mais alors que je commence à m'endormir, totalement affalée sur le dos du divan, un boum sonore se fait entendre dans toute la pièce. Les bagages sont donc arrivés, hé. Typhaine en a sursauté tellement fort que ses lunettes s'en sont retrouvées de travers et que son livre a bien failli lui échapper des mains. Elle replace les verres sur son nez et marque la page de son bouquin pour aller s'occuper de ses affaires. Elle met à peine dix minutes à tout ranger et se remet ensuite à lire. Déconcertant…ma chérie n'a-t-elle point envie de se faire des amis ? Ah quelle belle civilisation d'aujourd'hui. Oo.
°O°
Ah j'y crois pas…elle sort ! Elle sort ! Le tableau se referme derrière elle, puis, au beau milieu du couloir, elle regarde à gauche, à droite. Ben oui…elle ne sait pas où aller la nouvelle…mais il faut bien qu'elle aille manger. Et se présenter…devant tout le monde. Je vois déjà les yeux ronds de tous ces bambins rivés sur ma protégée. Comme ça OO. Il est 19 h 00.
Mh. Un coup de pouce ? Je me rappelle à peu près des chemins empruntés lorsque j'ai fais ma petite visite. Tiens regarde donc par là. Oui, parfait, aller, en avant !
Ma protégée se dirige directement vers la gauche et je lui fais traverser encore d'autres couloirs avant de finalement descendre deux escaliers. La grande salle se trouve juste devant. Des bruits de conversations se font entendre, accompagnés de tapotis de fourchettes sur les assiettes. Alors que j'allais pénétrer dans cette atmosphère, je n'en doute pas, chaleureuse, je m'aperçois que Typhaine ne bouge plus d'un centimètre. Ah zut alors, avance ! Ouiiiii, courage, on y est presque. Nous y sommes.
Plus de bruits. Plus de tapotis. Des billes comme ça OO dans les orbites. Comme je l'avais pensé. Ma protégée a déjà fait deux pas et je sens qu'elle ne souhaite plus que se sauver à l'autre bout du château. Alors qu'elle commence à se préparer pour courir, une voix accueillante se fait entendre dans toute la salle.
« Ah mais voici notre charmante hôte ! Approchez, approchez ! » s'écrie le dirlo.
Avec un sourire crispé comme jamais, raide, Typhaine avance lentement vers une table qui se dresse en travers des quatre autres, tout au fond. Ben tiens, elle a vachement l'air naturel comme ça, pff.
Elle se plante devant la table, et Dumbledore se lève alors et commence son blabla.
« Comme je vous le disais tout à l'heure, cher élèves, nous accueillons ici une nouvelle camarade fraîchement débarquée. Je ne m'étendrais pas sur le sujet, mais je tiens à clarifier certains points. Elle ne suivra pas de cours dans aucune maison de cet établissement, compte tenu de son important retard. Je vous demanderais de l'accueillir et de la guider comme il se doit pour cette année seulement. »
Ben dis aussi qu'ils en seront vite débarrassés quoi.
« Merci, vous pouvez continuez à manger et à bavarder en toute tranquillité. »
D'un signe de tête, ''la science'' indique à ma protégée où se trouve Sasha, qui l'appelle déjà de sa table, accompagnée de ses deux copines.
« Comment tu vas ? Je ne t'ai pas vue de la journée ! » dit la jeune brune avec énergie.
« J'ai un peu lu… »
Un peu. Waw l'euphémisme. Oo
« Haha, je comprends. Bon, allez, mangeons. »
Typhaine salue rapidement Lily et Sharon, qu'elle a déjà vues dans ce café il y a quelques semaines, et commence à se servir. D'ailleurs je commence à la cerner la rousse…je me façonne un nuage façon coussin et m'installe dessus, observant ce qui se passe autour de moi.
Peu à peu, je m'aperçois que plusieurs élèves se sont rapprochés et bombardent ma protégée de questions incessantes et pertinentes. Je vois bien que ça l'embête un peu. Mais je n'interviendrai sûrement pas,. Elle doit apprendre à envoyer balader les gens parfois, enfin. Au bout de cinq minutes, j'entends alors une voix masculine balayer les questions qui s'entremêlent. Sirius est en train de faire un forcing à travers les enquiquineurs pour venir se laisse tomber à côté de Typhaine.
« Allez secouez vos puces ailleurs tout le monde. » tonne-t-il gentiment. « Vous aurez bien le temps de la questionner un autre jour. Elle n'a même pas le temps d'avaler une bouchée ! Ouste ! »
Grognant quelque peu, les élèves commencent à se disperser. Efficace, dis donc. oo
Je remarque Sasha qui observe du coin de l'œil, le regard soupçonneux, Sirius se tourner vers ma protégée et lui offrir un grand sourire. Qu'elle lui rend quelque peu. Bien, ça prouve qu'elle est civilisée.
« Merci… » dit-elle, les yeux rivés sur son morceau de viande.
« Merci de m'être assis à côté de toi ou d'avoir fait fuir ces volatiles agressifs ? »
« …er… »
« Toi aussi tu en fais parti de ce nuage volatile. Tu ne vois pas que tu la gênes ? » lance mollement Sasha.
« Ah mais non. Je cherche à discuter, pas à jouer les journalistes. » proteste le brun.
« Mouais… » grogne la jeune fille.
Sirius éclate de rire.
« Petite rageuse. » dit-il l'œil brillant.
« Lourdaud arrogant. »
« Arrogant, certes…mais lourd, certainement pas ! »
« Pour le moment. »
« Je serai toujours beau et svelte, n'est-ce pas Typhaine ? » demande subitement Sirius à ma protégée.
Celle-ci, prise de court, sursaute violemment. Je dois avouer que cette situation m'amuse clairement.
« Je…certes. » (n/da : Typh' tu me permets ? HAHAHAHAHA !)
« Tu peux l'envoyer balader tu sais. » dit tranquillement Sasha.
« C'est…non, il est…sympa. » dit Typhaine, les doigts crispés sur sa fourchette évitant de regarder l'intéressé.
« Tu vois, elle m'aime déjà. » dit le brun en jouant des sourcils vers Sasha.
Puis, à mon grand effarement, il passe un bras autour des épaules de ma protégée, qui ne sait plus où se mettre. Je dois reconnaître que ce garçon ne manque ni de répartie, ni de culot. Il n'a pas peur de se prendre une baffe ? Quoique, il doit se douter que Typhaine est trop gentille pour ça…mh.
« Hey Padfoot, arrête de draguer ! » crie James un peu plus loin.
« Quelle accusation ! Ah, je ne fais que sympathiser ! » s'écrie le beau brun.
« Tu sais, quand on veut sympathiser, on évite de paraître trop…accroché, disons, à la personne en question. » dit Sasha en posant un œil sur le bras de Sirius, entourant toujours les épaules de ma protégée.
« Oh…peut-être bien. Hem, mon bras te dérange Typh'…aine ? » dit-il sentant le regard de Sasha.
« Ben…nan. » répond l'intéressée timidement.
« Faut le dire, sinon. »
« Je te l'aurais déjà dit si ça avait été le cas. » dit ma protégée avec un peu plus d'assurance.
« En même temps, les gens pourraient penser qu'il se trame quelque chose entre toi et moi. Je ne voudrais pas te faire passer pour une allumeuse à ton premier jour. »
Sirius enlève donc sa main. Qu'il est charmant, OO ; presque romantique.
« Sage décision. » approuve Sasha.
Alors que le jeune homme s'apprête à parler, Sasha le devance.
« Dis-moi Typh', quels livres as-tu lu récemment ? » demande-t-elle.
« Eh bien…il y a Sula, de Toni Morrison ; H2G2, 2, de Douglas Adam ; Le Portrait de Dorian Grey, d'Oscar Wilde ; Entretien avec un vampire, d'Ann Rice ; ah et les deux premiers tomes de la saga de Stephenie Meyer. »
« Stephenie Meyer…j'ai entendu parler d'elle et de ses romans. Une histoire de vampires, non ? »
« Oui. J'aime beaucoup le début de cette saga. » dit Typhaine.
« Tu peux me parler un peu du héros ? »
« Il s'agit d'une jeune fille, Bella, qui part vivre avec son père et quitte donc l'Arizona. Là-bas, dans son nouveau lycée, elle rencontre Edward Cullen, qui est un vampire et qui s'immisce peu à peu dans sa vie. »
« Tu aimes les histoires fantastiques, Typhaine ? » demande Sirius en s'incrustant de nouveau.
La question est bonne, parce que ça, je n'en avais également pas connaissance…
« Oui, assez. » répond ma protégée.
Quelle nouvelle ! Il faut finalement croire qu'ils ne voient pas tout sur tout là-haut. C'est vachement réconfortant, je trouve !
« Juste à titre d'information : Sirius n'a jamais lu de bouquin de sa vie et je pense définitivement que ce n'est pas prêt d'arriver. »
« C'est vrai ? » demande alors Typhaine, surprise.
« Disons que je ne suis pas un super lecteur…je crains de ne pas avoir assez de patience pour ça. » répond le brun.
« Pourtant…la lecture est quelque chose de très bénéfique. » explique ma grande mortelle à lunettes.
« Par exemple ? »
« Tu apprends des choses. Tu…les romans font rêver. »
« Pas au point d'oublier la réalité j'espère. »
« Non, pas du tout. Mais dis-moi, n'as-tu pas déjà rêvé, toi ? D'un bon travail…de…d'une famille ? D'apprendre telle ou telle chose. Et n'as-tu pas espéré l'existence possible d'un autre monde ? »
« Peut-être. Mais toi, alors, tu es une très grande rêveuse, une romantique. Je ne lis pas, mais laisse-moi te dire que la communication est aussi très bénéfique. »
« À chaque chose sa bénédicité. » dit Typhaine, d'un air que je ne lui connaissais pas.
Eh bien, de surprise en surprise. Je dois reconnaître que cette jeune fille possède une capacité à la conversation dont je ne me serais pas douté…peut-être mes supérieurs l'ont-ils mal regardée…après tout, ils ne vivent pas avec elle. Cette fille est une perle, j'en suis pratiquement convaincue. Je vois le beau brun sourire sincèrement à ma protégée et se tourner vers son assiette et ses amis.
« Tu sais que tu viens de lui garantir ton amitié prochaine ? » demande Sasha, amusée, en se penchant.
« Qui te dit qu'il me parlera de nouveau ? » demande Typhaine, tout bas.
« On voit que tu ne connais pas Sirius. » dit Sasha.
« Pourquoi s'intéresserait-il à moi ? »
« Simplement parce que c'est un garçon ouvert d'esprit. Il n'est pas vraiment du genre à juger les gens comme ça…sauf peut-être les élèves de la maison Slytherin. »
« Les vert et argent ? Pourquoi ? »
« C'est…compliqué. Une histoire familiale. Si tu finis par devenir une de ses amies un jour, alors peut-être te parlera-t-il de lui…j'aimerai bien le faire mais…ça ne me concerne pas. »
« Bien sûr… » approuve ma protégée buvant une gorgée d'eau.
Soudainement, tous les plats des tables se volatilisent et laissent place à de succulents desserts de toutes sortes. Gâteaux aux fruits, au chocolat, mélange de divers parfum, pâtisseries du monde et quelques autres merveilles de cuisine. Tout le monde commence à se servir avec une ardeur amusante et j'observe ma protégée finir de manger avec de milliers d'interrogations à son sujet dans la tête.
°O°
Le soir arrive rapidement sans que je le vois et j'ai pris conscience de certains choses. Tout d'abord que je ne vais pas pouvoir suivre Typhaine comme ça tout le temps. Ce n'est pas possible. Autant pour elle que pour moi. Il y a une bulle d'intimité dont je ne peux pas franchir les limites. Alors je rentrerai quand même là-haut de temps en temps, pour dire comment les choses évoluent. Et puis, on peut très bien l'observer d'un nuage aussi. Deuxièmement, il faudra peut-être que je prenne forme humaine pour pouvoir mieux assurer ma mission première. Ce qui rajoute une autre mission à ma liste : s'approcher de Typhaine. Sans qu'elle n'y voit quelque chose de douteux. Ça s'annonce mal. Il va falloir que je trouve une solution, et vite.
SLAM !
Moi et ma protégée sursautons violemment au son d'une porte qui s'ouvre. Enfin, d'un tableau qui se déplace plus exactement. Son tableau. Celui de ses appartements. Quelqu'un vient d'entrer. Typhaine pose doucement son livre (hinhin…) sur son divan et se met sur les genoux ; elle se penche pour regarder vers l'entrée…encore…un peu…toujours…et finit par s'écraser par terre dans un bruit sourd sur le tapis. Je soupire. C'était évident enfin ! Bon, il est vrai que j'aurais pu la retenir…mais le visage rieur du visiteur maintenant identifiable qui vient de s'approcher, alerté par le bruit, me persuade que j'ai fait le bon choix. Niark.
« Typhaine ? »
Au son de la voix grave et masculine de Sirius, ma protégée se relève en deux temps, trois mouvements, s'appuie contre la cheminée et tente de prendre un air naturel. Complètement raté.
« Sirius ! Que…qu'est-ce que tu fais là ? »
Les lèvres du jeune homme s'étirent dans un sourire, qui se transforme bien vite en éclat de rire retentissant. Typhaine rougit jusqu'à atteindre la couleur d'une pomme, et se mord la lèvre inférieure.
« Moqueur… »
Sirius s'arrête peu à peu, et se rapproche de son interlocutrice, lui demande :
« Pas de bobos ? »
« Non, ça va, ce n'est…qu'une petite chute. J'ai voulu me pencher pour voir qui arrivait et… »
« Merde, c'est de ma faute alors. »
« Oh non ! Non, non, non. Je n'aurai pas dû jouer les feignasses mais plutôt me lever… »
« Cela étant, c'était plutôt comique de te voir à moitié étalée par terre. » dit Sirius, tout sourire, hésitant entre rire de nouveau ou faire un effort pour se calmer.
Cependant, ma protégée est alors prise d'un petit rire nerveux au souvenir de sa boulette.
« Bref…dis-moi, comment es-tu entré ? »
« Tu sais…moi est mes potes, on connais ce château à peu près part cœur et ça passe plutôt bien entre nous et les tableaux alors, quelque fois, on leur demande un petit service et… »
« En gros, ce sont des mouchards. Je dois m'attendre à voir qui d'autre débarquer ? »
« Personne, ils ne le donnent pas à d'autres élèves ; ils nous connaissent assez pour nous faire confiance. Même s'ils ne devraient probablement pas. »
« Oh… d'accord…et…que fais-tu ici ? »
« Envie de te voir. »
« … »
Un air gêné se peint sur le visage de Typhaine et son regard se balade ailleurs. Sirius se sent sûrement obligé de répondre…
« Si tu veux, je peux repartir. »
« Non, reste. C'est juste que…ça m'étonne. Tu me connais à peine. »
« Et après ? Ça ne m'empêche pas d'être sympathique avec toi. Je pense que tu es une fille assez gentille et si ça ne te dérange pas j'aurai bien voulu que…toi et moi…on apprennent à se connaître. »
Ma protégée affiche un air franchement surpris maintenant et Sirius sourit toujours, néanmoins plus discrètement, plus timidement.
« Excuse-moi si je te dérange. Dis-le moi. » insiste le garçon.
« Non, je t'assure. » assure Typhaine.
C'est là que son regard s'attarde sur le livre ouvert.
« Tu lisais en plus. Je vais te laisser, je ne peux pas t'empêcher de t'instruire par l'amour de tes livres. » dit-il sur un ton, cette fois, plus joyeux.
Alors qu'il se tourne et s'en va, ma protégée semble prendre son courage à deux mains.
« Sirius… »
L'intéressé se tourne.
« Tu sais…la communication, c'est bien aussi…je trouve. »
Le brun semble hésiter puis finit par afficher un sourire et revient lentement vers Typhaine qui l'invite à s'asseoir sur le divan. Il attends un instant avant d'ouvrir la bouche :
« Alors…première impression sur l'école ? »
« Eh bien…c'est assez sympathique, l'ambiance est chaleureuse. Et puis, tu as le chic pour mettre à l'aise… » répond Typhaine, les joues rosies.
Sirius à un rire.
« J'espère que je ne t'ai pas paru trop extravagant. Je ne mords pas, tu sais. »
« Non ? » rie ma protégée.
« Sauf s'il existe une raison particulière… » ajoute le brun.
Typhaine ne peut que sourire timidement. Rohlala…de l'action !
« Alors…comment ça se fait que tu soies là ? Et pourquoi tu n'iras dans aucune maison ? »
« Je ne sais pas trop…j'aurais des cours particuliers apparemment. Il y aurait en moi une sorte d'onde magique ou je ne sais quoi qui se serait développée trop tardivement. Je suppose qu'on va essayer d'en savoir plus…donc je ne peux pas suivre de cours normaux comme toi, vu que je ne sais rien sur les 6 années précédentes. »
« Logique…tu vas donc suivre un enseignement spécial. »
« Voilà. »
« Dommage. » soupire Sirius. « J'aurais bien aimé que tu soies dans ma classe ! »
Ma pauvrette rougit encore plus que tout à l'heure.
« Et…est-ce que…tu as déjà développé un pouvoir quelconque ? Quelque chose d'anormal s'est-il développé autour de toi ? »
« Pas que je sache… »
« Je pense que ça ne devrait pas tarder. » sourit Sirius.
« Comment ça se manifeste d'ailleurs ? » demande alors timidement la jeune fille.
« Oh, de pas mal de façons différentes. Ça peut être la lévitation d'un objet, des changements physiques (mais c'est très rare), peut-être même une certaine influence sur les éléments…et puis les animaux le sentent aussi. Ils peuvent au choix avoir peur de toi et être agressif, ou au contraire être très attiré par ta différence et te coller. Enfin, voilà quoi, il existe une multitude de choses qui peuvent se produire comme ça. »
« Ah…toi, il t'est arrivé ce genre de choses ? »
« Assez souvent oui. Je me rappelle une fois où…ma mère m'avait engueulé parce que j'avais fait une connerie. J'étais tellement en colère que j'ai fait exploser un précieux vase qui coûtait une fortune et qui, comme pour rajouter à mon malheur, était cher au…cœur de ma mère. J'ai été doublement puni, même si ce n'était pas vraiment ma faute. Je ne l'avais pas souhaité mais pour ma mère c'était du pareil au même. »
« Arf… »
Ma protégée affichait une moue désolée. Néanmoins, je pouvais voir son curieux haussement de sourcils ce qui m'amena à penser qu'elle aussi avait remarqué son hésitation lorsqu'il parlait de sa mère.
« Mais ça peut être dangereux alors, quand même… »
« On apprend à se contrôler tu sais. » dit Sirius avec un petit sourire en coin.
Ma protége hoche la tête doucement.
« Je pourrais t'aider si tu veux… »
Typhaine lève les yeux vers Sirius, qui sourit doucement et gentiment. Elle s'humecte les lèvres et remet ses lunettes en place.
« Merci, c'est gentil. »
« Alors…maintenant, j'aimerais bien que tu me dises… »
« …oui ? »
Tandis que ma protégée commence à montrer des signes d'anxiété, Sirius se met à sourire d'une oreille à l'autre. Puis, il lui tend la main, paume vers le ciel.
« Ami-ami ? »
Typhaine regarde sa main, puis les yeux de Sirius, de nouveau sa main, ses yeux. Elle hésite. Puis finalement répond en rosissant :
« Ami-ami… »
« Tape-là ! » s'écrie le brun.
Ma protégée tend le bras en tremblant et doucement tape dans la main du brun, qui lui-même lui rend la pareille bien plus énergiquement.
« Ouch
! »
Et ça reste une dédicasse à ma grande bretonne !
Gros bezous bien baveux ma Lupy ! (my husband ! ptdr)
XD
