Scribouilleuse : Lymnilia
Genre : nawak, yaoï, lemon, O.O.C… bref on cumule
Disclaimer : Ils sont pas à moi...même si j'voudrais bien un pitit sanzo…
Rating :…j'en suis restée aux anciens moi ! on va dire R, pour la suite de la fic.
Blabla inutile et RAR pas inutiles: voire à la fin ; je crois que le chapitre s'est assez fait attendre comme ça
Toute la pluie…
Chapitre 2 : Et moi je fais comme si (et je le fais bien)
L'inconvénient de l'alcool, c'est que si sur le coup, on est très bien, au réveil c'est une autre histoire.
Pour ceux qui ont reçue la visite de la fée ivresse, ils ont souvent droit aux bienfaits de sainte aspirine et à de touchantes retrouvailles avec leur amie la cuvette des toilettes.
Ceux qui, comme Hakkai, n'ont pas eu la chance de bénéficier des largesses de l'alcool se demandent comment ils ont fait pour se foutre dans des situations pareilles, une fois les dernières vapeurs de joie éthylique effacées.
Par exemple, Hakkai se demandait pourquoi il se retrouvait nu, allongé sur le parquet alors que le lit était à côté, avec Sanzô, nu, comme au jour de sa naissance, lové contre lui.
Endormi.
Pas que ce soit désagréable, hein, mais comme les souvenirs de la nuit précédente lui revenaient, il se sentit rougir. Et puis pâlir. A vrai dire, il était aussi passé par le jaune et le vert et le rose, sans en avoir conscience.
Dire que Hakkai regrettait la nuit précédente serait faux. Il ne regrettait pas vraiment, parce que c'était le bonze qui avait fait le premier pas, et que par la suite il n'avait absolument pas cherché à le repousser.
Il se sentait coupable.
Et déçu.
Parce que sur le coup, il avait bien eu conscience que le blond était ivre, et pas forcément dans son état normal.
Et puis parce que quitte à passer la nuit avec lui, autant qu'il s'en souvienne le lendemain matin - or vu l'état de la pièce, Sanzô n'aurait sûrement aucune idée de ce qu'ils avaient bien pu faire
#Vous avez fait tellement de choses qu'il se souviendra bien d'un truc, nan ?#
Dans un élan de pudeur, qui, il le savait, lui avait fait cruellement #tu parles !# défaut pendant la nuit, Hakkai partit à la recherche de ses vêtements dans le champ de bataille #et quelle bataille !# qu'était devenue la chambre.
Violente la bataille.
Sensuelle.
Charnelle.
Sexuelle.
Purement, uniquement, obstinément, sexuelle.
Quelques fois, on est obsédé par une pensée qui refuse de nous laisser en paix, qui tourne, qui tourne et dont on arrive pas à se débarrasser. En l'occurrence, à cet instant, Hakkai pensait trois choses, et rien, que ça, ça faisait un sacré barouf sous son crâne.
Tout d'abord, qu'il n'aurait jamais, jamais du faire ça. Parce que le blond était ivre et inconscient, parce que même s'il en rêvait depuis qu'il le connaissait -et ça commençait à chiffrer-, il n'avait jamais voulu que ça se passe comme ça… enfin, si, pour être honnête, mais on avait vue mieux comme grande première quoi.
Ensuite, que s'il n'aurait jamais dû faire ça, ben… il ne regrettait aucune seconde passée à faire l'amour -parce que c'est bien de ça qu'on parle hein- au blond, même si lui ne se souviendrait très certainement de (plus ou moins) rien.
Et pour finir, que le bonze était vraiment trop tentant dans cette absence de tenue et que ça n'allait vraiment pas aller, et que donc qu'il avait plutôt intérêt à se tirer très vite parce qu'il ne répondait décidemment de rien, même pas de son propre corps décidemment porté sur la traîtrise.
Sanzo entendit la porte se refermer alors qu'il ouvrait les yeux. Il se demanda tout d'abord pourquoi il dormait au sol ; ensuite, pourquoi il souffrait de (à peu de choses près) tous ses muscles et en particulier d'une zone de son anatomie que nous ne citerons pas pour ne pas choquer une certaine partie de notre lectorat(et non, ce n'est pas la gorge, même si ça pourrait) ; pourquoi est-ce qu'il dormait nu -au sol ou pas, peu importe- ; où est-ce qu'il pourrait trouver une potion magique contre la gueule de bois.
Et enfin pourquoi est-ce qu'il avait cette sensation étrange au creux du ventre, comme un abandon, à mi-chemin entre la trahison et la grosse connerie.
Il est de notoriété publique que les questions ne servent à rien si elles n'ont pas de réponse. Celles de Sanzo ne faisant qu'aggraver son mal de crâne, il les laissa rapidement de côté. Jeep allait mieux…plus ou moins… juste assez pour faire un morceau du chemin avant que la pluie leur retombe sur le coin de la tête.
Le trajet avait quelque chose d'étrange. C'était comme s'il manquait quelque chose. Et pour cause : si Goku et Gojyo se bagarraient à l'arrière, pour une sombre histoire de repas que personne ne comprenait tout à fait, si Jeep ronronnait tranquillement – quoique qu'il eut l'air un peu enroué, mais peut-être n'était-ce dû qu'à l'effort qu'il fournissait pour faire sortir ses roues de la boue-, si la forêt grouillait de murmures plus ou moins inquiétants pour qui n'avais pas le moral d'acier de nos quatre amis, il manquait deux choses. Les coups de gueule de Sanzô et le rire relativement blasé de Hakkai se faisaient cruellement désirer. Même les cris des deux autres s'en ressentaient : sans personne pour les arrêter, ils commençaient à manquer sérieusement d'insultes (à partir du moment où Gojyo était transformé en limace à pustules suintantes, ils estimaient qu'ils pouvaient considérer la situation comme problématique).
Et pour tout arranger, la pluie était revenue. Elle les aimait bien, la pluie. Ils avaient des bonnes têtes, des gueules sympathiques qui donnaient envie de les accompagner un bout de chemin et peu importait leur avis Elle avait envie de passer un peu de temps avec eux, quoi, du bon temps, si possible. Enfin bref, elle était là, et eux ben ils étaient trempés (Jeep n'avait pas de bâche, malgré ses nombreuses qualités). Ils en étaient venus à espérer un bon…
« VOS GUEULES DERRIERE ! » accompagné du magistral « BANG » du baffeur rencontrant un crâne, en l'occurrence celui de Goku qui laissa entendre un gémissement d'incompréhension -du moins avait-il arrêté de hurler.
« BANDE DE CRETINS, VOUS ARRETEZ JAMAIS OU QUOI ? »Sanzo était visiblement déchaîné, ce qui était plutôt mauvais pour son estomac et pour les tympans du reste du monde ; mais selon Hakkai, c'était un semblant de retour à la normale. Oui, un semblant. Enfin bref, sortons de sa tête et observons les réactions et autre échanges doux et affectueux de paroles aimantes... l'amitié masculine dans toute sa splendeur…
« TA GUEULE, PUTAIN DE BONZE PSYCHOPATE ! TU TE PRENDS POUR QUI ? » Gojyo n'aimait visiblement pas le principe du bonze qui tape et des autres qui prennent. Après tout, peu de gens auraient aimé.
« POUR UN MEC QUI EN A MARRE DE VOUS ENTENDRE HURLER ! »
Ah, la fierté masculine… Fort heureusement, ils sortaient de la forêt et la pluie les avait quittés –elle attendrait qu'ils aient fini de hurler, se disant que les mâles terriens avaient une propension aux vocalises assez impressionnante. Pendant que Sanzo et Gojyo se prenaient pour des coqs sur un ring, Goku avait réglé le problème original –son engueulade avec Gojyo- en engloutissant les derniers suis, la raison de son engueulade avec Gojyo, et aussi pour laquelle il ne participait pas au concours de coup de becs organisé entre le métis et le bonze : Sanzo lui avait appris à ne pas parler la bouche pleine, et là, elle était sacrément bourrée…tenez, au moins autant que Sanzo la veille.
Une fois à l'auberge, Sanzo lâcha la réplique tant attendue :
'Ce soir, le premier qui vient me faire chier, je le bute. » Ce qui, de l'avis de Hakkai, avait l'avantage d'être clair. #Même si ça arrange pas tes affaires#. Même s'il était vrai que Hakkai aurait aimé lui parler. Eventuellement, évoquer de loin, de très loin le sujet de la veille. # ...Moi je dirais plutôt ce matin, mais bon…#
Mais il décida de sacrifier son besoin de communication au très profond et très difficilement négligeable instinct de survie.
« Qu'est-ce qu'il a Sanzo ? »Goku avait cette détestable habitude de poser les mauvaises questions. Fort heureusement, Gojyo savait toujours quoi lui répondre.
« Cherche pas le singe, il nous tape une crise. Si ça se trouve, il est juste en manque. Dommage pour lui, parce que ça manque sérieusement de gonzesses ici. »
Tout le délicatesse et le bon goût de Gojyo venaient de s'exprimer.
« Me traite pas de siiiiingeuuuh ! Et puis parle pas de Sanzo comme ça ! »
C'était étrange, tout de même, la façon qu'avait Goku de défendre Sanzo à chaque occasion…vraiment étrange. #Tu tournerais pas jaloux toi ?#Non, il n'était… si, bon, il était jaloux du gosse. De l'adoration quasi inconditionnelle qu'il avait pour le bonze….Tiens, Gojyo avait pas l'air content non plus. Hakkai choisit de s'isoler à son tour et Gojyo eut l'air de lui en être reconnaissant. Quelques fois, Hakkai avait du mal à comprendre ce qui se passait autour de lui.
Gojyo claqua la porte, déclenchant une contraction brusque des muscles de Hakkai, due à une stimulation inattendue des nerfs moteurs. Pour être plus clair, il le fit sursauter assez violemment.
« Qu'est-ce que je peux… »Hakkai ne devait jamais finir sa phrase. Le métis l'avait plaqué contre le mur, manquant lui arracher une grimace douloureuse. Manquant. Non mais oh.
« Tu m'explique ? » Hakkai avait tendance à estimer que c'était plutôt à lui de demander des explications, mais se tut. Il prit sa plus belle voix de standardiste- souvenir de sa jeunesse, quand il fallait remplir le porte monnaie .
« A quel sujet ? »
« Qu'est-ce qu'elle a la blondasse ? Et fais pas l'innocent, je vous aie entendus l'autre soir.»
Hakkai sentit son visage virer au rouge vif mais décida de ne pas s'attarder là-dessus. Après tout, si Gojyo les avait entendus, ça n'était pas la fin du monde, et puis il n'avait pas l'air tout à fait traumatisé. Hakkai se lança donc dans la recherche de sa mémoire enfouie sous des litres d'alcool et une sacré dose de refoulement. Les bouteilles apportées par le métis l'aidèrent de leur mieux dans sa quête des souvenirs perdus… enfin, tout le monde a compris le principe.
Sho Gojyo aimait profiter de la vie. Sho Gojyo aimait s'amuser. Sho Gojyo aimait rire. Et il ne s'en privait que rarement. Surtout après une histoire pareille. Remarquez, avec ce fichu pèlerinage, il en avait pas beaucoup, des occasions de se marrer, et il était sacrément en manque d'endorphines. Du coup, même les histoires de fesses de Hakkai et Sanzo réussissaient à le faire rire. Même si visiblement, c'était un peu plus qu'une histoire de fesses – et quelles fesse, mine de rien. Il avait envie de…
« J'vais t'aider.» Hakkai se sentit soudain paniquer. Ca ne sonnait pas DU TOUT comme une bonne idée.
« Pas la peine, franchement. On est adultes , on peut régler ça. »
« On parle de la blonde, là. » Gojyo venait de toucher un point sensible. Ils parlaient de Sanzo. Sanzo qui, tel qu'ils le connaissaient, ne reparlerait peut-être jamais de ce qu'il s'était passé, quitte à ne pas reparler à Hakkai pendant tout ce jamais. Mais de là à accepter l'aide de Gojyo… Au fond, il n'y avait qu'un pas qu'il était prêt à franchir. Bon, certes, un grand pas. Mais pas non plus un marathon. Ca restait faisable…envisageable… # A tes risques et périls# En son âme et conscience #T'es mignon, tu me mêle pas à ça# Hakkai décida qu'au point où il en était, même Gojyo ne pouvait plus faire empirer les choses. Ce qu'il ne dit pas, de peur que le Kappa ne fasse volontairement empirer les choses.
Je suis liiiiiiiiiiiiiiiibre ! I'm freeeeeeeeeeeeeeee as a bird ! C'est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Non, pas la fic, rangez les armes (sinon y aura pas de suite, je vous préviens d'avance. Si vous me tuez, je fais grève.)
Donc, le blabla : pour le retard…héhé. Pas d'excuse. Je me suis consacrée pendant des mois à la suite de la fic, me lançant dans un exercice de style tout nouveau pour moi et du coup : feuille blanche. Mais bon, il est là maintenant, tout beau tout chaud tout nouveau !
Rar :
Yatsumi la fleur des enfers : Le lemon ? Patience ! Ca viendra en temps voulu. Bientôt , bientôt…
Tsuki : Vache, moi ? en effet. Voire sadique. Si si. Vous êtes pas au bout de vos peines !Quant à la fondation d'aide aux parquets… C'est un drame pour tous les parquets qui comptaient sur nous. Suite à un scandale de détournement de fonds, l'association a été dissoute par arrêté judiciaire et son trésorier condamné à 6 mois fermes. La nature humaine est ainsi faite…(et moi je manque cruellement de café, mon cerveau est en pause)
Skuld46 : pour les parquets, voir la réponse à Tsuki…Quant à la petite voix, elle y peut rien, elle est dans la tête de Hakkai, alors elle est obligée de voir ce qu'il se passe (on va pas la plaindre) . Et merci pour le compliment, ça me touche beaucoup renifle
Angeyumi : Ma chériiiiiiiiiiiiiiiiie ! ET voilà la suite, sur un plateau ! Mais comme tu peux le voir, pas de lemon pour l'instant… Ca vient ! Lentement mais surement. Et juste pour dire : le contrat, je le respecte jusqu'au bout ! non mais ! on m'a encore jamais vue me défiler face à un défi ! La douche froide a fait effet, au fait ?
See you soon ! Si tout va bien, aux vacances…soit dix jours au moment où j'écris… Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire ! (ca se passe en bas…à gauche… mais si, vous allez trouver…nan, je vous aide pas plus, sinon c'est moins drôle !)
