Scribouilleuse : Lymnilia
Disclaimer : pas à moi…ça vaut peut-être mieux…
Série : Saiyuki
Pairing : HxS
Rating : H, pour Hot ! Ou M, si vous préférez.
Résumé : Hakkai et Sanzo et compagnie, mais là la compagnie est joyeusement zappée, sont coincés dans une auberge de village… avec une certaine provision de bouteilles que les deux compères se descendent joyeusement. Alors forcément, étant aux mains d'une yaoïste, la soirée dérape et finit mouvementée…Sauf qu'au matin, Sanzô à tout oublier. Oui mais voilà, la mémoire parfois revient !
Note : héhéhéhéhé…Le Chapitre avec un grand C pour lequel touuute la fic a été conçue. Bave, bavons, bavez bande d'abondants baveurs, car il est enfin lààààà ! Et joyeux noël (j'ai pensé attendre le 25, et puis…)
Chapitre 4 : Après la pluie…(en l'occurrence, pendant, parce qu'il faut bien passer le temps)
Sanzô regarda le corps posé sur le matelas crevé.
Sa peau claire, son visage lisse, ses jambes longues, longues, interminables, et souples comme son corps mince, étiré, et offert au plus offrant. Vraiment miteuse, l'auberge.
Peu importait, au fond.
Il étudiait donc le garçon endormi à côté de lui. Il était jeune, pas plus de vingt ans, pas beaucoup moins. Plus un enfant depuis longtemps.
Il avait quelque chose qui donnait l'impression au bonze de le connaître. Quelque chose…
Et non, ça n'était pas seulement les yeux verts bouteille, ni les cheveux sombres qui cachaient en partie le visage, ni la peau décidément bien trop blanche. Non, c'était quelque chose dans la cambrure du dos, dans le sourire…
Tatsuya lui avait dit avoir quelques gouttes de sang Yokaï dans les veines. Pas assez pour devenir violent, juste pour avoir certaines…pulsions. Alors que son frère lui était devenu fou, comme les autres, et était parti dans la forêt, et leur campent avait été brûlé par les villageois après la disparition d'enfants.
Sanzô se demandait comment un garçon comme lui pouvait bien se retrouver dans ce genre d'endroits. Il lui avait dit ne faire ça que parfois, par nécessité absolue…mais quand même.
Enfin bref.
Le bonze décida que se poser des questions sur un inconnu qu'il aurait oublié quelques heures plus tard ne lui servait à rien mis à part à terminer sa cigarette,et se laissa aller aux bienfaits du sommeil.
Sanzo se retrouva dans cet état si particulier, si nébuleux, qu'est le rêve.
Il se retrouva dans la chambre qu'il avait partagé avec Hakkai la veille, se vit allongé sur le sol, le magicien assis sur lui.
Rien que ça.
Et puis il sentit le corps de Hakkai sur ses hanches.
Et il sentit sous ses lèvres la texture de son cou… son épaule… Et puis descendre, lentement, le long de son torse.
Il se vit attraper la nuque de son-pas-encore-amant-mais-ca-ne-saurait-tarder et l'attirer à lui pour l'embrasser.
A vrai dire, il écrasa plutôt ses lèvres sur celles du brun.
Les mains du dit brun le caressaient, sans tendresse, sans douceur, parce que dans la vie tout n'est pas doux et romantique, et puis déjà qu'un mec romantique c'est dur à trouver alors deux d'un coup c'est une quête interminable, enfin bref, revenons à nos moutons, Hakkai caressait donc le corps du blond avec toute la force de l'urgence diffusée par l'alcool dans leurs veines, brûlant leurs membres et fourmillant sous leurs peaux.
Leurs lèvres elles se cherchaient, se cherchaient, se trouvaient, s'aspiraient, se fuyaient pour le plaisir de se retrouver ; leurs langues se caressaient dans un chaos total et jouaient ensemble à les enchaîner l'un à l'autre.
Sanzô lui-même perdait tout contrôle de son corps, de son traître corps qui partait à la recherche de celui du brun, leurs bassins ondulant l'un contre l'autre, projetant des milliards d'étincelles comme autant de frissons qui remontaient de son bas-ventre jusqu'à le prendre à la gorge et serrer ses cordes vocales.
Il sentit l'air sec et froid glisser sur sa peau et comprit qu'une des mains de Hakkai venait de le quitter.
Il ne trouva la force de protester qu'en sentant le magicien quitter ses lèvres, et se redressa quand il réalisa que sa chaleur avait totalement disparu.
Il se décida alors à rouvrir les yeux, retrouva même sa voix
« Qu'est-ce que tu fous ? » croassa-t-il en regardant l'ancien humain jauger d'un œil expert la quantité d'alcool restant dans une bouteille poussiéreuse de bourbon. Hakkai lui sourit et revint s'asseoir sur ses hanches, la bouteille à la main., posant un doigt sur ses lèvres pour le faire taire.
Il but quelques gorgées au goulot de la bouteille, les yeux à demi-fermés, un sourire aux lèvres, observant Sanzo qui regardait, fasciné, son cou se contracter, sa gorge monter et descendre en rythme… et puis cette goutte qui avait quittée la commissure de ses lèvres et glissait doucement sur son menton, et puis dans son cou, et que le bonze intercepta au moment où elle atteignait cette parcelle de peau si sensible où la nuque rejoignait l'épaule, épaule qu'il mordilla pour la forme –après tout, le brun monopolisait la bouteille et Sanzo avait soif. Certes, il aurait pu prendre une autre bouteille, mais elle n'aurait pas le goût sucré des lèvres du brun et c'était tout de même une grosse perte, alors il préférait attendre et se venger sur la peau humide et salée.
« Egoïste. »
Il attrapa le poignet du brun et attira la bouteille vers lui.
Hakkai, souriant encore et toujours devant l'éternel, versa quelques gouttes d'alcool entre ses lèvres entrouvertes.
Sanzo accueillit la boisson avec des frissons de joie ; la sensation de l'alcool sur sa langue, son amertume brûlante, le goût sucré des lèvres de son amant sur le verre, la chaleur qui envahissait sa gorge et s'aggravait dans tout son être, tout tendait à lui faire perdre le peu de lucidité qu'il avait.
Il se sentait glisser, lentement, très lentement, sur la pente du désir comme on glisse dans le sommeil : sans rien faire pour résister, sans le vouloir ni le pouvoir.
Mais Hakkai était rendu maladroit par l'alcool, alors quelques gouttes glissaient sur la peau du blond, gouttes qu'il recueillit du bout de la langue, en profitant pour goûter la peau blanche au goût de fumée.
Il suivit la forme des muscles étrangement contractés et remonta pour prendre entre ses dents un des boutons de chair brune et granuleuse qu'il mordilla, suça, caressa jusqu'à le sentir complètement dressé entre ses lèvres.
Il releva la tête et regarda les yeux brumeux de son amant, hésitant sur le chemin à suivre.
Apparemment, Sanzo avait plutôt envie qu'il suive les dernières gouttes du liquide brun, bien avancées sur la route du Sud.
C'était une bonne idée, il faisait plutôt chaud au sud à cette période de l'année.
#ben ici aussi hein…#
Toujours là elle ?
#ben ouais…#
Il détacha le pantalon du blond, libérant °pas trop tôt° son excitation comprimée. Le bonze le supplia à grands renforts de gémissements de continuer sur sa lancée, il était si bien parti…
Mais Hakkai et son ami l'alcool se sentaient d'humeur joueuse.
Alors, ensemble, ils décidèrent de ne pas assouvir immédiatement la souhait, la supplication du blond.
L'ancien humain commença pas poser ses lèvres à l'intérieur des longues cuisses écartées, traçant un chemin de baisers jusqu'au bout, l'extrémité du gland tressaillant et fièrement dressé ; juste le temps que Sanzô réalise le contact avant de se retirer.
Puis il recommença, juste pour retenir le goût de la peau si fragile à cet endroit.
Et encore pour sentir le tressaillement qui envahissait le corps tout entier du blond, le laissant incapable du moindre mouvement.
Et puis pour entendre à nouveau ce délicieux gémissement qui échappait à ses lèvres.
Et il s'amusa à les faire varier, ces gémissements, en passant ses lèvres sur le membre tout entier, plus ou moins longtemps, plus ou moins vite, avec plus ou moins d'insistance.
Il jouait sur la gamme de la voix de Sanzô et s'amusait follement à le rendre fou. Il décida de changer de clé et donna de légers, d'infiniment éphémères coups de langue sur la chair chaude.
Les gémissements se firent plus longs, plus profonds, plus graves ; les longs doigts du bonze trouvèrent un chemin dans les cheveux bruns qu'ils caressèrent , cajolèrent, cherchant un moyen d'amadouer le cruel magicien planqué dessous.
Le dit magicien décida que ça suffisait, que le sadisme c'était drôle mais que bon, voilà. Alors il l'engloutit, d'un coup, entièrement, assouplissant sa gorge pour le prendre entièrement, et le cri que poussa Sanzô à cet instant déclencha l'explosion de milliards d'étoiles au creux de ses reins, de même que tout ceux qui suivirent chaque mouvement, chaque accélération, chaque caresse.
Les cris devenaient des grognements quand les dents cherchaient à leur tour à s'inviter ; puis s'approchaient de miaulements quand la langue câline venait cajoler l'endroit blessé.
Il fut décidé que Sanzo était l'instrument idéal.
Toujours accordé, il répondait au moindre effleurement par une note toujours juste. Hakkai sentait bien que son amant ne tiendrait plus longtemps, alors il accéléra le tempo, juste légèrement, pour le soulager, pour le mener à cette jouissance qui explosait et se répandait dans sa gorge.
Le brun avala difficilement la semence, puis s'offrit quelques secondes de rappel pour graver le corps du bonze dans sa mémoire.
Ses yeux glissaient sur les lèvres entrouvertes, sur les cuisses écartées, sur le corps abandonné au plaisir qui réclamait qu'on s'allonge sur lui, qu'on le couvre de baisers et de caresse, qu'on le possède enfin, sur le cou long et fin qui suppliait Hakka de le marquer pour que personne d'autre ne s'y risque (enfin ça c'était sous entendu).
Et soudain Hakkai se sentit faible, incapable de résister à cet appel lancinant…et surtout incapable de réprimer son propre désir, ce qui au fond est un facteur important.
Il s'étendit sur le corps clair, posa ses lèvres dans le cou au goût de tabac et de gingembre et pinça la peau tendre, joua avec du bout de la langue, du bout des dents, ne la lassant qu'un fois sûr que le bonze arborerait une marque conséquente le lendemain.
Sanzô quant à lui essayait tant bien que mal de contrôler le tremblement de ses mains afin de défaire le pantalon de son amant, qui finit par céder parce que bon, un bout de tissu ça n'a pas des masses de volonté hein ; et le dit pantalon finit à son tour par apprendre à voler à travers la pièce.
Il (le bonze, pas le pantalon)prit entre ses doigts l'excitation du brun et commença à le caresser, lentement, doucement, du bout des doigts, de haut en bas, de bas en haut, sans s'attarder, faisant gémir le magicien dans son cou, contre sa peau, contre sa bouche, contre ses lèvres entrouvertes, sur sa langue…
Hakkai attrapa sa main, caressa son poignet, se plaça entre ses cuisses qui s'ouvraient en faisant murmurer la peau contre le bois nu du parquet comme une invitation à le posséder enfin entièrement. Puis le sol se mit à tourner sous le dos de Sanzô, l'emmenant dans sa ronde alors qu'il ne faisait plus qu'un avec le magicien, leurs deux corps imbriqués l'un dans l'autre qui bougeaient en cœur.
Hakkai allait, venait, sortait pour mieux revenir dans le corps chaud et accueillant , toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus fort, perdant tout contrôle du rythme et des gémissements qui sortaient de sa gorge tout comme Sanzô ne parvenait pas à retenir ses cris en sentant l'ancien humain bouger au plus profond de lui. De toute façons, il n'avait pas envie de les retenir. L'alcool l'empêchait même de penser à les contrôler ; mais même s'il en avait eu la possibilité il n'aurait rien fait pour être discret.
S'il avait été lucide, il aurait pu dire que c'était une fusion parfaite de leurs deux corps ; qu'ils ne faisaient qu'un, qu'ils cherchaient la source qui leur apporterait l force d'aller jusqu'au bout de leur mission.
Que dalle.
D'abord parce qu'il n'était pas lucide, du tout, sinon il aurait au moins pensé à entraîner son amant sur le lit, le matelas étant moins éprouvant que le sol. Ensuite parce que même lucide il ne dirait pas ce genre de mièvreries dégoulinantes.
Là, il serait plutôt du genre à dire, tout simplement, que Hakkai le rendait fou de plaisir et que le sol tournait de plus en plus et que le plaisir montait en lui comme de la lave plus fort plus fort plus haut et que c'était ça qui le forçait à aller à la rencontre du corps de son amant de plus en plus vite, à le prendre plus profondément en lui, à fermer plus fort les yeux pour ne pas voir le monde, à faire abstraction de doigts qui s'enfonçaient dans ses hanches, de la douleur insidieuse qui remontait son dos en même temps que le plaisir, de la sensation rugueuse du sol contre sa peau, de tout ce qui n'était pas Hakkai avec lui, sur lui, en lui.
Dans le petit monde de Sanzô, ayant échappé à l'invasion des lapins roses et des papillons bleus, trois choses comptaient : leurs deux corps emmêlés l'un dans l'autre, la jouissance qui montait, montait, montait, et menaçait d'exploser, et la voix étranglée qui lui murmurait de l'attendre, entre autre, mais il n'entendait pas le reste tant ses oreilles étaient pleines de leurs soupirs, et s'il l'avait entendu il n'aurait pas su répondre alors mieux valait qu'il soit sourd quelques temps.
Hakkai se perdait totalement, irrémédiablement dans le goût de sa peau, dans sa voix, dans la délicieuse étroitesse du corps qui l'accueillait. Il ne savait même plus ce qu »il disait, ce qu'il lui murmurait à l'oreille, à vrai dire il s'en foutait , vu qu'il ne savait même pas qu'il parlait et qu'on ne peut pas s'inquiéter de ce qu'on ignore ; et il se sentit partit loin, loiiiiiiin à l'intérieur du corps de son amant, et revint à temps pour ne pas s'effondrer sur le corps de son amant…
Qui lui en aurait été reconnaissant s'il ne s'était pas réveillé au même moment, en sueur et les draps portant une trace de ses souvenirs aussi vivace que celle qu'ils avaient laissé dans son esprit.
Puis il regarda le jeune corps posé sur le matelas crevé et lové contre son flanc.
Et il se dit qu'il était déjà pas dans la merde.
Over ! nan, à suivre Alors, qu'en dites vous ? (j'ai honte…j'ai honte… ah, tiens, non). Pas de réponses aux reviews individualisées cette fois non plus pour cause de flemme intense.Juste, un graaaand merci.
Lymnilia, éleveuse de citrons en liberté, appellation contrôlée, yaoiste irrécupérable.
Y a pas à dire, les cours d'allemand ça inspire (puis vidoll aussi) ! Si mes profs savaient qu'au lieu d'apprendre mes cours j'écris des scènes de cl de cinq pages, j'aurais des problèmes…
