Gribouilleuse en retard : Lymnilia

Disclaimer : pas à moi, pas de fric, point.

Rating : M

Note :Ce chapitre est microscopique et n'a que trop tardé, donc pas de réponse aux reviews, juste merci de continuer à lire.

Toute la pluie… :Vient (quelque chose)

La désertion de Sanzô passa tout d'abord inaperçu. Tout simplement parce qu'après un combat de cette violence, le tout premier réflexe est de s'inquiéter pour sa propre peau. On se repasse la scène dans la tête, en se demandant comment on a pu rater tel coup, échapper à te autre. On laisse à l'adrénaline le temps de redescendre. Le cœur bat lentement, et fort, tellement fort qu'il fait vibrer les côtes. On est épuisé et on se sent soudain épuisé, totalement.

Tout ça en simultané, pendant quelques secondes. Ensuite seulement on s'inquiète des autres, on se souvient qu'il existe un monde avec des gens.

Hakkai expérimentait tout ça, avec en prime ses temps qui battaient sous sa peau et lui rappelaient la gueule de bois carabinée dont il était victime. Une fois toutes ces étapes passées, il regarda autour de lui.

L'ennemi était au sol.

Mort.

Ils ne savaient pas son nom, ne savaient pas pourquoi il les avait attaqués, ne savaient rien de lui. Il n'y avait plus rien à savoir, de toutes façons.

Goku aussi était au sol, mais vivant lui. Gojyo était penché sur lui, ses cheveux cachaient ses

traits. Il avait l'air de parler.

Il y avait du sang autour de Goku. Il avait reçu un coup d'épée dans le ventre, il avait la peau déchiquetée, les yeux fermés, il était pâle, pâle comme la mort et Gojyo aussi qui essayait d'arrêter l'hémorragie, agenouillé dans la boue, dans le sang.

Hakkai se sentit submergé par une vague d'empathie pour le métis. Et si c'était Sanzô étendu sur la mousse verte, qu'est-ce qu'il ressentirait ?

D'ailleurs, il était où, Sanzô ?

Le brun sentit une vague de panique le saisir à la gorge. Et s'il était blessé, lui aussi, en train de se vider de son sang entre deux arbres, dans un bosquet ? Son estomac entama une série de sauts périlleux qui dessécha sa gorge et vida son crâne.

Même la gueule de bois avait disparu. Se désintéressant de Goku, il s'enfonça entre les arbres, appelant le bonze de toutes ses forces. Il ne savait même plus s'il avait envie de le voir. Dans son esprit défilait les pires images de Sanzo, de Sanzo mourrant au sol, de Sanzo inconscient dans une mare de sang, de Sanzo abandonné à sa douleur.

Alors non, il n'avait pas envie de le retrouver. Il voulait que le bonze vienne à lui, sur ses jambes, certes un peu amoché mais bien là, vivant, droit devant lui.

Hakkai revient sur ses pas, sur la route marécageuse, les yeux dans la boue, se repassant le combat dans la tête, cherchant à se souvenir de si Sanzo avait été blessé ou pas. Mais rien, pas un souvenir, pas moyen de retrouver.

Les yeux fermement plantés dans la boue, il continua à espérer. Espérer un indice, une trace, un goutte de sang, espérer voir son ombre s'étirer, courbée et claudicante, dans la boue. L'espoir fait vivre. Il pouvait aussi empêcher de devenir fou, surtout.

Et l'espoir était parfois payé de retour.

Là, dans la terre humide et meuble, il y avait une trace de pas. Et une autre un peu plus loin.

Hakkai se sentit d'immense affinités avec les scouts.

Les traces, irrégulières, comme si le marcheur boitait, s'éloignaient entre les arbres, en direction de la sortie du bois.

Sanzô était vivant. Vivant, vivant, parti mais vivant ! Maintenant, restait à savoir où il était parti.

Hakkai se re-consacra à Goku (qui lui, au train ou allaient les choses, le resterait pas longtemps, vivant), aidant Gojyo à l'installer dans la Jeep. Puis il démarra, en direction du village le plus proche.

Fin ! nan, je déconne. On se revoit dans deux mois pour le dernier chapitre ! (oui, entre temps, moi j'aurai passé mon bac…)